Avant toute chose... J'voudrais vous dire une chose...
MERCI !
Toutes ces reviews, plus de 120 au dernier chapitre... c'est juste incroyable !
VOUS ETES INCROYABLES ET JE VOUS AIME !
2701 reviews sur 24 chapitres...
Punaise ! J'en reviens pas... vraiment pas !
Comment vous remercier de tout ça, sérieusement ?
J'pourrais jamais vous rendre tout ça à la hauteur de ce que vous faites là!
*
Pour répondre à une question qui m'a été posé à plusieurs reprises au sujet de la contraception de Bella et de la protection de leur deuxième rapport dans le chapitre précédent : OUI ils se sont protégés ! J'en parle d'ailleurs un peu dans ce chapitre!
*
Un dernier détail sur le récit en général. Dans ce chapitre, vous allez trouver un POV Marcus. Avant que vous ne le lisiez, je voudrais que vous sachiez une chose : je n'ai pas cherché à lui trouver des excuses. Je ne voulais simplement pas d'un méchant "juste parce qu'il en faut un" ! Je m'intéresse beaucoup à la psychologie des personnages et ici, Marcus a ses raisons. Je ne dis pas qu'elles sont bonnes. Ce sont juste ses raisons qui font qu'il ressent tout ça en lui ! Donc j'espère que vous comprendrez vraiment ce que j'ai voulu faire !
Ca me tient sincèrement à coeur.
*
Le prochain chapitre c'est lundi !
Je vous embrasse toutes très fort !
J'espère que vous aimerez ce chapitre !
bonne lecture tout le monde =)
Point de vue d'Edward.
Bella et moi avions fait l'amour... Je lui ai fait l'amour deux fois... Ca y est ! J'ai enfin pu l'aimer, avec ma maladresse et mes angoisses, mais j'ai aimé chaque seconde en elle !
J'entendais plusieurs rires provenant du rez-de-chaussée en m'étirant mais la seule chose qui retenait vraiment mon attention était le corps de Bella blottis tout contre moi. Le paradis ? Elle bougeait faiblement en gémissant. Un millier de souvenirs relatifs à notre nuit me revenaient en mémoire. J'aurai voulu rester pour toujours au chaud sous cette couette avec Bella. Ca m'aurait vraiment pas dérangé de ne plus rien faire d'autre. C'était comme si j'étais totalement envahi par une plénitude apaisante... j'étais bien, serein pour la première fois de ma vie !
- Edward...
Je reportais mon attention sur le corps de ma compagne dans mes bras. Je la voyais bouger et s'étirer. Un léger sourire animait son visage et je sentais le mien vivre. Elle était toute belle lorsqu'elle émergeait...
- Bonjour Bella...
- Bonjour...
Elle replongeait contre mon torse, serrant ma taille de son bras. Je sentais ses lèvres sur mon tee-shirt et j'embrassais son front.
- Bien dormi ?
- Parfaitement bien, et toi ?
- Pareil...
Je ne me lassais pas de voir son sourire s'étendre.
- Il est quelle heure ?
- Je sais pas... tard sûrement ! Ta famille est levée en tout cas, je les entends parler depuis un petit moment.
Elle soupirait et se tournait sur le dos, ouvrant ses yeux. Je me redressais sur mon coude et embrassais la commissure de ses lèvres. Sa main attrapait le col de mon tee-shirt et glissait derrière ma nuque, m'attirant à elle. Elle était tout ce que j'avais de plus précieux et c'était comme si cette nuit avait scellé toutes ces promesses que j'aurai aimé lui faire.
Nos bouches se rencontraient tendrement pour un baiser et je reposais ma tête contre sa poitrine, écoutant battre son coeur. Ses doigts jouaient dans mes cheveux et sur mes épaules. Nous restions ainsi soudés un long moment, jusqu'à ce que son portable vibre sur la table de chevet. Bella soupirait et je me redressais pour lui attraper.
- C'est Angela... Elle veut savoir où on est passés hier soir...
Je souriais et elle embrassait ma joue avant de répondre à sa meilleure amie, lui disant simplement que nous étions rentrés tous les deux.
- Il est presque 14h...
J'écarquillais les yeux. 14h ? Wow la vache ! J'avais jamais dormi aussi tard !
- Ils vont rien dire tes parents ?
- Non, t'en fais pas ! Ils savent qu'on est sortis hier... Je vais prendre ma douche, tu viens ?
- Est-ce bien raisonnable ?
Elle éclatait de rire en caressant mon torse.
- Je serai sage !
Je lui adressais un petit clin d'oeil et nous nous dirigions dans la salle de bains.
Elle fut sage comme promis et nous profitions simplement de cette douche en commun pour nous câliner avec énormément de douceur. Nous nous lavions l'un l'autre et restions blottis à nous embrasser avant de sortir. En bas, Jasper discutait avec ses parents et trois personnes que je ne connaissais pas. L'un d'eux était âgé et en fauteuil roulant tandis que l'autre plus jeune, était costaud et très souriant. A côté du grand baraqué, une jeune fille à peine plus épaisse qu'une allumette, très brune avec un grand sourire également. Tous trois typés indiens.
- Jacob !
- Ah ben ils émergent enfin ! râlait Jasper du canapé
Jacob ? Comme LE Jacob de Bella ? En la voyant aller l'enlacer rapidement, mon coeur se serrait. Je savais qu'elle avait vécu son premier amour avec lui, mais tant qu'il n'existait dans mon esprit qu'en paroles et en souvenirs, il ne me dérangeait pas. Là, tout devenait plusconcret !
- Salut Bella !
- Mais qu'est-ce que vous faites là ? Salut Emily !
La jeune indienne s'approchait d'elle et l'enlaçait aussi.
- On est de retour de Seattle pour le week-end et on a croisé ton père ce matin qui nous a invité aujourd'hui !
- C'est génial ! Je suis vraiment contente de vous voir ! Alors, comment ça va là-bas ?
Jasper éclatait de rire du canapé, les bras croisés derrière la tête.
- Mon pauvre Edward ! Faudra attendre avant d'être présenté ! Viens là mon frère, moi je t'aime !
J'adressais un sourire à Jazz alors que Bella rougissait.
- Oh... pardon ! Je vous présente Edward, c'est mon copain.
Elle m'attrapait la main.
- Je te présente Jacob, sa copine Emily et son père Billy...
Le vieil homme s'approchait de moi pour me serrer la main.
- Bonjour Edward ! Enchanté !
- Moi de même...
- Salut Edward !
Je m'approchais de Jacob pour lui serrer la main. Putain quelle poigne le con ! La jeune femme s'approchait et je lui serrais la main également.
- Vous voulez manger ? Il reste trois parts de pizza au four !
- Merci Maman...
Bella m'entrainait dans la cuisine et se penchait pour ouvrir le four pendant que j'attrapais deux verres et les posaient sur le comptoir.
- Tiens !
- Merci...
Je versais du coca dans nos verres et nous nous asseyons sur le plan de travail de la cuisine pour déjeuner.
- C'est ton ex ?
- Oui, c'est lui !
- Baraqué le type !
Bella souriait en mordant dans sa pizza. Elle avait l'air sincèrement heureuse de le revoir... Est-ce qu'elle pensait encore à lui, même maintenant ? Elle prenait une gorgée de soda.
- Tu sais quand on a été camper avec mes frères, c'était dans la forêt de son père !
- Au bord de la plage là ?
- Ouais !
Les fameux indiens Quileutes !
- Ils sont gentils. Billy nous laisse ses terrains quand on veut y aller ! Même pas besoin d'un coup de fil !
- C'est cool !
- Tu fais la gueule ?
- Non, pourquoi ?
Sa question m'étonnait.
- Je sais pas... Je te sens renfrogné !
J'avalais une portion de pizza.
- Non, du tout... Je dois être un peu fatigué...
Elle m'adressait un large sourire et un clin d'oeil.
- J'aime te savoir fatigué pour «ça» !
Je ne pouvais que lui rendre son sourire. On avait fait l'amour deux fois cette nuit, c'était bien une preuve qu'elle ne pensait pas à Jacob ça, pas vrai ? Elle se penchait pour m'embrasser et je lui rendais son baiser. Elle pressait ma cuisse de sa main avec un petit sourire.
- Si tu te poses des questions par rapport à la présence de Jacob, tu n'as pas à t'en faire... On a vécu une histoire ensemble mais c'est fini et nous sommes totalement libérés de cette relation maintenant... Tu n'as pas à...
Je posais mon index sur sa bouche, l'interrompant et récoltant un peu de sauce tomate au-dessus de ses lèvres.
- T'as pas à te justifier, Bella... Tout est parfaitement ok pour moi ! Tu as eu ta vie avant moi et je le comprends et je le respecte aussi !
Je portais à ma bouche la sauce sur mon doigt en lui adressant un sourire pour essayer de la rassurer. En fait, bien sûr que j'admettais l'idée qu'elle ait eu une histoire d'amour avant moi, mais c'était surtout que j'avais pas envie d'en entendre parler... Ca la rendait plus concrète et pour être honnête, ça m'embêtait de savoir ça...
- Edward... Regarde-moi !
Je m'exécutais, plongeant dans son regard chocolat.
- Jake et moi, c'est terminé depuis longtemps ! Il reste mon ami et je reste son amie, mais ça s'arrête là ! D'ailleurs, il vit avec sa copine à Seattle donc je ne le vois presque plus, seulement quand il revient. Mais sache qu'à partir de maintenant, si on doit aller dîner ensemble, tu seras là à chaque fois !
- Je veux pas t'empêcher de le fréquenter toute seule... C'est ton ami !
- Oui, c'est mon ami. Mais tu comptes beaucoup plus pour moi ! Je suis avec toi sans conditions !
Ce fut incroyable comme mon coeur en cet instant se serrait pour elle. Jamais on ne m'avait dit toutes ces choses, jamais je n'étais passé devant quelqu'un et j'avais toujours été en-dessous des autres... juste incroyable !
Je capturais ses lèvres avec avidité, sentant ses bras entourer ma taille. Nos langues se rencontraient violemment tandis que je passais ma main sous son épaisse chevelure pour caresser sa nuque du bout des doigts. Je fermais les yeux, savourant cette passion dévorante qui envahissait mon corps.
- Oh pardon !
La voix d'Esmé nous fit sursauter et on se séparait rapidement sous le regard de sa mère, qui souriait timidement.
- On va se promener le long du lac, vous voulez venir avec nous ?
Bella se levait et j'en faisais de même.
- Faudrait que je rentre aider ma mère...
Elle m'attrapait la main.
- Edward... Viens avec nous... Juste un peu... S'il te plaît !
C'était assez infernal de voir que Bella avait vite appris d'Alice comment me faire craquer pour obtenir quelque chose !
- Bon d'accord, je rentrerai directement chez moi après par contre...
- Merci Edward !
*
C'est ainsi que nous arpentions le lac de Port Angeles avec la famille de Bella, Karlyne dans la poussette et Jasper qui la faisait avancer, accompagnés de Jacob qui aidait Billy en fauteuil roulant et Emily. J'observais à la dérobée l'ex de Bella et sa nouvelle amie. Ils semblaient très amoureux et extrêmement complices !
- Oh Edward ! C'est pas Alice là-bas ?
- Alice ? Où ça ?
- Là, sur le ponton !
Je regardais dans la direction indiquée et effectivement, ça ressemblait à Alice et au chef Swan.
- Oh, Charlie initie sa fille à la pêche on dirait !
Apparemment, Billy Black les connaissait bien. Nous arrivions à leur hauteur.
- Alors, on va tater la truite ? demandait Jasper en se dirigeant avec la poussette vers la barque.
- Hé ! Salut !
Alice sortait de la barque pendant que Charlie l'attachait à un poteau.
- En fait, on vient de tater la truite !
- Ca a mordu ?
- Non, rien du tout ! Alice les a fait fuir avec tout ce qu'elle m'a raconté !
Nous éclations de rire.
- Charlie ! T'exagères !
- J'en ai mal à la tête, Alice !
- Papa !
- C'est pas faux, hier en boîte je crois que tu m'as plus explosé les tympans que la musique ! chariait Jasper.
Alice lui faisait les gros yeux mais elle se trahissait par un large sourire et un petit rougissement. Alala, son Jasper, c'était quelque chose ! Bella se dirigeait vers elle, en sautillant pour l'embrasser sur la joue.
- Arrêtez de l'embêter mon Alice !
- Ooohh, t'as d'la concurrence, Edward !
Charlie saluait Jacob. Si j'avais bien compris, Billy et Charlie étaient de vieux amis...
- Au fait, vous êtes passés où hier soir ? Vous êtes partis comme deux voleurs...
Jasper se mettait à siffloter en regardant autour de lui, ce qui attirait bon nombre de regards sur nous deux. Bella rougissait. S'ils comprenaient pas, c'est qu'ils avaient de drôles d'interprétations de signes évidents !
*
Nous reprenions notre promenade en compagnie d'Alice. Son père était rentré pour aller prendre sa garde au commissariat. Vers 15h45, nous prenions le chemin du retour après avoir fait pratiquement le tour du lac à pieds.
- Je vais rentrer... annonçais-je à Bella, de retour chez les Cullen.
- Oh...
Sa petite mou attristée me faisait sourire. Je saluais sa famille et grimpais chercher mon sac dans sa chambre. Je ne fus même pas surpris d'entendre la porte se refermer derrière moi. Quelques secondes plus tard, Bella entourait ma taille de ses bras.
- Tu veux pas rester un peu ?
Je ramenais une mèche de cheveux derrière sa joue et embrassais son front. J'aurai aimé rester là avec elle... mais je voulais aussi profiter de ma mère. J'avais systématiquement l'angoisse de lui dire dire «au-revoir» avant de partir et qu'elle ne soit pas là à mon retour, depuis l'annonce de son cancer.
- Je vais aller aider Elisabeth...
Elle appuyait sa tête contre mon torse et acquiessait, fermant les yeux.
- Je comprends... Tu veux que je vienne avec toi ?
- Non ça va... Profites de ton frère, il repart ce soir... Tes amis sont là, restes avec eux !
- T'es sûr ?
J'embrassais son front une nouvelle fois.
- Oui, profites-en ma puce !
Elle relevait la tête pour m'embrasser et je savourais ses lèvres sucrées.
- Je t'aime...
- Moi aussi ! Ca a été vraiment extra cette nuit...
Elle rougissait de son aveu et j'en faisais de même.
- Je le pense aussi !
Nous échangions un dernier long baiser.
- Mes parents partiront vers 10h demain matin, tu pourras être là à leur départ ?
- Ouais, d'accord !
- Et je te préviens que si t'es pas à l'heure, je viens te chercher par la peau des fesses !
- T'auras pas à le faire, je serai là dans cette chambre, dans ton lit, tout contre toi, pour que ton réveil soit le plus doux possible !
- Dans mon lit.. Hmm... Tu me donnes des idées !
- Alors laisse-moi filer et je reviendrai plus vite !
Je l'embrassais et rentrais chez moi, le coeur totalement léger.
..::..
Point de vue de Marcus.
- Edward n'a pas appelé ?
Edward... Edward... Encore et toujours Edward !
- Marcus ? Je te parle ! Tu pourrais... Ah Edward ! Tu es rentré mon chéri ?
- Ouais, salut M'man !
Et ben c'est bien, il daignait revenir à la maison quand même ! Il avait qu'à élire domicile chez les Saints Cullen et le Pape Carlisle, on aurait la paix !
- Bonjour Trésor ! Tu m'as l'air bien content aujourd'hui ! Ca va ? Tu as passé une bonne soirée hier soir ?
- Ouais c'était génial !
Edward venait d'arriver et embrassait sa mère. Bon sang mais sois un homme et sors des jupes de ta mère !
- Tu as l'air fatigué !
- On s'est couchés tard !
- Bella était contente de sa soirée ?
Un sourire se dessinait sur le visage du fils de ma femme. Il me narguait ! Je savais pertinemment que lui et la fille Cullen ne faisaient pas que jouer aux dames quand ils étaient ensemble ! Fallait pas me prendre pour un con ! Il reniait tous les principes moraux que j'avais tenté de lui inculquer !
- Ouais, je crois...
Forcément, si elle a crié sous ses coups de reins, elle ne peut qu'être contente ! Quoi que je sais pas s'il en est capable, ce petit imbécile prétentieux et arrogant qui pensait qu'être fils de militaire lui donnait une certaine dignité !
- Vous avez fait quoi pour rentrer tardivement ?
Il avouerait et à ce moment-là, je lui ferai comprendre que chez moi, on attend le mariage avant de faire l'amour à sa copine !
- Tiens, t'es là toi ? J't'avais pas vu !
Il se moque de moi !
- J'habite ici je te signale !
- Oui, ça je m'en étais rendu compte en dix ans !
A côté, Elisabeth soupirait. Elle était complètement aveugle ! Son fils se moquait d'elle et elle le protégeait et le coucounait comme un môme ! Il ne grandirait jamais !
- Edward, tu vas mettre ton linge sale dans la panière et je veux que tu ranges un peu ta chambre !
- Oh M'man... Elle est pas si bordélique ma chambre !
C'était tout lui : toujours contester ! Elisabeth souriait devant l'air chafouin de son fils. Elle se faisait avoir, encore une fois ! Mais je n'étais pas dupe !
- Tu plaisantes ? On ne peut plus mettre un pied devant l'autre pratiquement ! Que pense Bella quand elle vient dormir ?
Elisabeth ne devrait jamais tolérer ça ! JAMAIS !
- Elle s'en fout...
- Et bien pas moi ! Allez, va ranger ta chambre s'il te plaît !
Il allait râler encore une fois ! Non, il ne ferait pas enrager sa mère malade, je ne le permettrais pas ! Je posais mon journal et me levais de mon fauteuil.
- Tu fais ce que ta mère te dit !
Edward arquait un sourcil.
- Tu fais ta crise d'autorité ou quoi toi ?
Un de ces quatre, il va finir par en prendre une bonne... il comprendrait alors qui a l'autorité ici ! Et il ne reviendrait pas s'y frotter, ça c'était une promesse !
- Dépêche-toi de faire ce que ta mère te dit avant que tu ne comprennes vraiment la portée de ma crise d'autorité !
- Edward... Va mettre ton linge au sale et au moins ranger un peu tu veux ?
Il me lançait un regard noir mais je scillerai pas ! Je sais pas où il se croyait mais il allait se calmer et rapidement ! Il montait l'escalier, son sac sur le dos. J'allais dans la cuisine me servir un thé et sentais ma femme sur mes talons. J'allais encore en entendre parler ! Plus le temps passait et puis elle se rangeait du côté d'Edward presque systématiquement, surtout depuis qu'il sortait avec cette fille !
- Marcus, tu y as été un peu fort ! Tu ne peux pas le laisser souffler dix minutes ?
Encore et encore de ma faute !
- Tu lui as donné un ordre, il ne t'a pas écouté, je lui ai fait comprendre qu'il n'était pas le chef dans cette maison. Il est monté. Fin de l'histoire !
- Mais enfin ! Je n'ai pas exigé que ce soit fait dans l'heure !
Elle n'avait jamais su lui faire comprendre qui elle était ! C'était ça qui l'avait perdu ce gosse !
- Son père n'était pas non plus très à cheval sur le rangement !
- Son père est mort, Elisabeth ! Il est MORT ! Arrête de vouloir qu'Edward en soit une copie ! Ca ne sera jamais le cas ! Ton fils ne sera jamais celui que tu escomptes, il faut t'y faire ! Le Sergent est mort et toute personne admirable qu'il ait été, ton fils n'aura jamais ce pouvoir en lui ! Il t'a donné un môme qui t'a causé plus de soucis que la plupart des autres gamins normaux ! Tu ne devrais pas l'oublier, ça !
J'allais m'enfermer dans mon bureau. Le coeur du problème était là ! Et je m'échinais à le dire à mon épouse, qui faisait mine de ne rien entendre. Jamais Elisabeth n'avait été ma femme, ni vraiment Mrs Voltero. La plupart des gens l'appelaient encore Mrs Masen. Ah Masen ! Je détestait royalement ce nom, et ce bonhomme qui l'avait mise enceinte ! Jamais on aura vu un mort vivre autant ! En acceptant de faire un enfant à ce militaire, elle avait signé son arrêt ! Edward était né, ressemblant trait pour trait à son père. Jamais il n'a laissé l'occasion à sa mère de faire son deuil de son père. Sa présence lui rappelait constamment Masen Senior jusqu'au prénom et il prenait un malin plaisir à la questionner sur son père. Quand je m'étais installé dans cette maison, j'avais été frappé par toutes ces photos du Sergent. Aujourd'hui, il n'en restait plus qu'une seule dans le salon. Ce qui n'était pas plus mal pour mon épouse !
Edward parti, elle arrêterait de penser à son mari. Edward loin de nous, la vie commencera enfin !
On pourrait enfin être un couple, elle et moi ! Je ne l'avais jamais eu réellement comme épouse. Elle était avec moi mais tout son coeur et son corps étaient dévoués à l'existence d'Edward ! Elle avait passé toute sa vie à reporter son attention et son amour à son fils, me mettant de côté. Edward avait été un gamin très timide, peu sociable. A l'école, les institutrices se plaignaient de son manque d'investissement et de camaraderie. Elisabeth l'a toujours trop coucouné ! Au lieu d'en faire un homme, elle en avait fait une vraie merde, incapable de quoi que ce soit de digne. Je me demande bien ce que la petite Cullen lui trouve ! Mon épouse avait toujours culpabilisé du comportement pratiquement autistique de son sale gamin ! Elle avait toujours remis à «plus tard» l'éventuelle famille qu'on aurait pu construire ! Elle m'avait toujours demandé de considérer Edward comme mon fils, culpabilisant de son inexistence sociale.
Comment aurais-je pu considérer comme mon fils un gamin timide, renfermé, inamical et trop enfermé dans sa bulle, comme le mien ?
Elle avait formaté Edward pour qu'il soit comme son père, lui répétant sans cesse qu'il était «beau comme l'était le Sergent», «aussi doué que le Sergent»...
SERGENT DE MERDE ! Je le détestais pour avoir pourri ma vie d'homme en donnant à Elisabeth un fils possessif, et je le détestais parce que ce même fils avait privé ma vie d'héritiers !
Il finirait par payer... Si les trois garçons costauds et les deux filles blondes revenaient pour saccager encore sa voiture comme l'autre nuit, je ne les empêcherai pas de recommencer. Ceci dit, je ne les avais pas empêché cette fois ! Si ça pouvait le faire dégager loin, très loin, alors je leur donnerai moi-même des couteaux et des massues pour qu'ils s'occupent de lui faire péter un plomb !
..::..
Point de vue de Bella.
Jasper venait de partir pour Los Angeles. Sa dernière soirée ici ne s'était pas très bien passée. Papa avait abordé le sujet de son mariage et après avoir répondu tranquillement, Jazz avait commencé à s'énerver. « Mais vous pouvez pas me foutre la paix avec ça ? Je me marie avec la femme que j'aime, j'en suis ravi mais on va pas épiloguer là-dessus 107 ans non plus ! Vous en faites pas, vous recevrez les faire-parts en temps et en heure, Maria a probablement dû s'en occuper aujourd'hui d'ailleurs!»
Et il était parti presque immédiatement, plantant son dessert. On s'était tous regardés un peu idiots avec Emmett et Rosalie.
- Mais qu'est-ce qu'il a ce gamin, bon sang ? avait demandé Carlisle en claquant sa serviette sur le bord de la table.
Papa détestait se prendre la tête avec Rosalie et Jasper.
- Je crois que tout ça va trop vite pour lui... avait tenté d'apaiser Esmé
- Mais qu'il le dise alors ! C'est pas compliqué ! Maria comprendra s'il ne veut pas se marier immédiatement.
- Maria est têtue ! Ses parents aussi, surtout lorsqu'il s'agit de dépenser de l'argent !
- Vous croyez qu'il l'aime encore ? demandait Rosalie
Emmett prenait une gorgée de bière et la reposait.
- Moi je crois qu'il se raccroche à des brindilles d'amour parce qu'il veut pas accepter de renoncer à son premier amour. Il veut pas s'avouer que c'est fini... que ça ira dans le mur ! S'ils doivent se séparer, la décision ne viendra pas de lui, faudra que ce soit elle qui prenne les devants ! En tout cas moi, je le vois pas du tout se marier à 24 ans. Je le vois pas se marier tout court !
Personne n'osait répondre mais je savais qu'on pensait tous dans le fond comme Emmett.
Nous terminions nos coupes glacées et mon frère et mon père s'installaient dans le canapé pour suivre le match de basket. Rose et moi montions à l'étage dans ma chambre pour nous installer sur mon lit. Je n'eus pas le temps du réflexe que je réalisais qu'elle avait remarqué l'emballage du préservatif qui trainait au sol, dépassant très légèrement de sous la table de chevet. Zut de zut de zut !
- C'est quoi ce papier B... Oh...
Je sentais les rougeurs m'envahir. Un large sourire naissait sur son visage alors qu'elle tournait et retournait le papier déchiré.
- Tu cherches la date de péremption ou quoi ?
Elle éclatait de rire et le balançait dans la poubelle. Mais je le récupérais.
- Maman va le trouver !
Rose enlevait ses talons et s'asseyait sur mon lit.
- Elle sait bien que tu prends la pilule depuis que tu es sortie avec Jacob, non ?
J'acquiessais. A l'époque, j'avais préféré être honnête avec ma mère. Elle avait apprécié que je vienne lui en parler spontanément. Elle n'avait aucun problème avec le fait que je souhaite prendre la pilule. Elle devait forcément se douter que ça aurait fini par arriver avec Edward ! Mais elle me faisait confiance, à condition que je me protège et que je prenne mon contraceptif. Et je respectais ses volontés ! Donnant, donnant !
- Ouais, elle est pas idiote. Elle le sait mais bon... Je me vois mal remplir ma poubelle de capotes et lui demander de nettoyer derrière...
J'amenais l'emballage dans la corbeille de la salle de bains. Celle-là, c'était toujours moi qui la vidait !
- Alors ? Comment c'était ?
- Comment c'était quoi ?
Je savais de quoi elle voulait parler mais bon... je n'avais aucune envie de lui mettre le pied à l'étrier !
- La conférence sur la reproduction des koalas en milieu tropical !
J'arquais un sourcil. Ma soeur avait fumé un joint récemment ?
- A ton avis Bella ?
- Tu veux savoir ça ?
- Bien sûr que je veux ! Je t'ai soutenu dans cette affaire, j'estime devoir être convenablement payé tout de même !
Il allait falloir que je lui raconte TOUT ? Déjà qu'aujourd'hui, après la promenade, Alice m'avait quitté en me disant : « je t'envoie un texto ce soir pour tout savoir»... du coup, j'en avais éteint mon portable !
- Rassure-toi, je ne veux pas de détails ! Juste l'important ! C'était bien ?
- A être mariée à Emmett, ça déteint sur toi ! riais-je
- Je l'ai dans la peau ce mec ! Mais ne change pas de sujet, tu veux ? Raconte-moiiii !
Ca, pour l'avoir dans la peau, elle l'avait dans la peau le frangin !
- C'était très bien !
Elle souriait. Je réalisais à quel point j'avais besoin de partager tout ça avec ma soeur.
- Il a été un peu maladroit mais... Oh Rose si tu savais ! J'étais tellement bien dans ses bras, sous ses caresses... Il était tout mignon, tout timide... J'avais jamais connu ça ! J'avais envie de le garder tout contre moi tout le temps en me réveillant ce matin !
- Sans indiscrétion... c'était sa première fois ?
J'acquiessais. Elle n'avait pas à savoir le reste mais elle n'était pas idiote non plus !
- Mais c'était... je ne sais pas s'il y a un mot exact pour décrire tout ce que j'ai ressenti contre lui...
Elle avait un petit sourire sur le visage.
- Tu l'aimes, hein ?
- J'ai envie d'avenir, Rosalie ! J'ai envie qu'il me serre dans ses bras tous les matins... J'ai envie qu'on voyage ensemble, qu'on voit le monde dans les bras l'un de l'autre...
Rosalie souriait et je me rendais compte à quel point mon coeur battait fort. Je voulais tout ça... Récemment, j'avais même rêvé d'une robe blanche et d'Edward en costume, à une réception... mais ça, ça restait dans mon jardin secret, et dans le journal qu'il m'avait offert pour Noël ! Parce qu'on était pas si pressés que ça et qu'on devait d'abord prendre le temps de nous aimer !
- Je suis heureuse pour toi, Bella ! Et pour Jacob ? ça t'a fait quoi de le voir aujourd'hui ?
Rien. A part le simple plaisir de revoir un ami pas vu depuis longtemps, rien !
- J'étais contente de revoir mon ami et sa copine ! Et j'ai été heureuse de lui présenter Edward !
Je ne retenais pas un sourire, ce qui n'échappait pas à ma demie-soeur. Après de longues minutes à papoter, Esmé toquait à la porte et se joignait à nous. Elle avait bien compris ce qui s'était passé avec Edward cette nuit.
- Tu n'as pas dérogé à la règle avec lui, chérie ?
- Non maman, ne t'inquiète pas !
- Je confirme ! Ils avaient tout ce qu'il faut !
Esmé écarquillait les yeux, imaginant probablement l'espace d'un instant que ma soeur nous ait surpris avec Edward. Nous éclations de rire.
- Enfin nous, on a enlevé toute protection avec Emmett...
Je ne pus retenir un hoquet de surprise.
- Tu... Vous...
Ma soeur acquiessait en rougissant.
- On a commencé les essais bébés il y a une semaine tout juste !
- Oooh ! Je vais être grand-mère !
- Pas encore... Rien n'a été planté pour l'instant !
- Tu m'étonnes, c'est pas encore la saison des semis, Rose ! Je croyais que tu savais ça, pourtant ! Pour planter les choux, faudra repasser plus tard !
Ma mère et ma soeur éclataient de rire. Parfois, je me sentais vraiment comme Emmett ! Finalement, c'était une bonne nouvelle ! J'allais sûrement être tatie dans un futur proche ou lointain ! Et Edward tonton !
*
Je sentais un doigt tracer les traits de mon visage, mes sourcils, mon nez, mes lèvres ainsi que ma mâchoire pour recommencer. La caresse était douce et chaude, et je l'aurai reconnu entre mille ! Le revers du doigt caressait ma joue droite et deux lèvres se posaient à peine quelques secondes sur le bout de mon nez. C'était tout de même rudement agréable tout ça ! Je ne pus retenir mon sourire, les yeux fermés.
- Bonjour Edward...
- Bonjour ma Bella...
J'ouvrais les yeux sur mon compagnon. Il était allongé en jeans et en tee-shirt sur son flanc droit, la tête appuyée sur sa main. Je gémissais, un peu dérangée par la lumière émanant du volet entrouvert. Il me ramenait contre son torse et j'y nichais mon visage, me cachant du soleil. Il embrassait mon front et mes cheveux, me serrant contre lui.
- Prends ton temps, Bébé ! Emerges doucement... Je ne voulais pas te réveiller.
Sa tendresse et la douceur de ses caresses sur mon visage me faisaient fondre. J'avais toujours pris du temps pour me réveiller et le faire dans ses bras était encore mieux que tout ! Il allongeait son bras sur l'oreiller, posant sa tête à mon niveau. J'ouvrais les yeux pour profiter de lui, alors que sa main droite naviguait lentement dans mon dos.
- Réveille-moi comme ça tous les jours, marmonnais-je en rougissant.
Il eut un petit sourire et son index taquinait le bout de mon nez.
- Tu sais combien je préfèrerais être avec toi tous les matins, plutôt que chez moi...
Je préfèrerais ça aussi, mais il avait sa mère et il l'adorait ! Un très long moment, nous restions silencieux, les yeux dans les yeux. Il semblait un peu absent, me caressant distraitement.
- Ca va, Edward ?
Il acquiessait, bougeant un peu contre moi pour m'embrasser. Il me serrait plus fort. Il agissait ainsi à chaque fois qu'il s'était pris la tête avec Marcus ou angoissait. Je me redressais sur un coude pour le surplomber et posais ma main droite sur son torse. Il l'attrapait, unissant nos doigts.
- Tu t'es disputé avec Marcus ?
Sa main libre gauche caressait ma joue.
- Pour changer... soupirait-il.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
Il cessait son contact et fermait les yeux brièvement.
- La routine... Je suis un incapable, Elisabeth me cajole trop alors qu'elle devrait penser à guérir... etc etc quoi !
Au fond j'étais soulagée. Je m'étais presque attendue à ce qu'il me dise qu'ils avaient eu une violente altercation ou quelque chose d'autre !
Je m'allongeais sur lui, m'appuyant contre son torse.
- C'est ridicule ! Ta mère a besoin de toi en ce moment ! C'est normal qu'elle te cajole ! Tu es son fils unique !
- Parfois, je me demande si j'étais pas là... tout serait plus simple pour lui et pour elle ! Elle, elle ne verrait pas le Sergent en me regardant et lui, il l'aurait enfin pour lui tout seul !
NON ! Non, non et non !
- Es-tu entrain de me dire, Edward Masen, que tu envisages de partir pour laisser le champ libre à cette ordure ?
- Ce serait parfois la meilleure solution !
Je m'installais à califourchon sur lui, furieuse. Il ne pouvait pas envisager ça ! Hors de question !
- Ecoute-moi bien ! Partir serait le faire gagner ! Ca n'est pas envisageable ! Tu dois te faire respecter aussi ! Cet homme te traine dans la boue depuis que tu es tout petit ! Il n'attend que ça ! Que tu partes... Ne le laisse pas te séparer de ta mère !
Ma gorge se serrait au fil de mes paroles.
- Edward, si tu pars, ou si tu as l'intention de partir, oublie ça ! Tu ferais plus de mal que de bien. Je ne vivrai pas sans toi !
Ses mains serraient les miennes et ses yeux me fixaient. S'il devait partir d'ici, ce serait avec moi !
Il se redressait, me forçant à me relever légèrement pour le laisser faire. Il s'appuyait contre la tête de lit, entourant ma taille de ses bras alors que je me réinstallais à califourchon sur ses cuisses.
- Ce n'est pas à l'ordre du jour, Bella... Pour l'instant, j'ai plutôt envie d'autre chose...
Mon coeur s'envolait.
- Ah oui ? Et de quoi ?
Nos yeux s'accrochaient et son nez taquinait le mien avec un léger sourire.
- De te faire l'amour... De t'aimer... De te serrer dans mes bras et te murmurer combien je t'aime...
Wow... Et ben... wow ! Ses bras courraient dans mon dos, remontant vers les bretelles de ma nuisette alors que je capturais ses lèvres en relevant le bas de son tee-shirt. Nos langues se rencontraient dans un soupir de bien-être et je me sentais déjà frémir d'anticipation. Ses doigts trainaient sur mes bras, me causant de délicieux frissons. Il retirait son haut et abaissait le haut de ma nuisette lentement, dévoilant ainsi ma poitrine à ses yeux. Il capturait mon sein gauche entre ses lèvres et je ne retenais pas un gémissement de plaisir, passant mes doigts dans ses cheveux pour le garder ainsi. Sa langue titillait mon téton dressé, faisant de petits cercles flatteurs tout autour avant de le sucer doucement.
- Edward...
Je m'abandonnais alors qu'il remontait sur mon buste avec sa bouche, pour redescendre vers mon autre dôme et lui procurer le même plaisir. Nos bassins ondulaient lentement l'un contre l'autre et j'entourais sa taille de mes jambes pour être encore plus proche de lui. Sa langue et sa bouche flattaient mon cou et reprenaient mes lèvres alors que je passais un bras entre nous pour le caresser et dessiner ses muscles du bout des doigts. Je descendais jusqu'à la taille, caressant la bosse sur son jeans. La tête me tournait et j'avais très envie de lui ! Mon sexe palpitait alors que j'entendais ses gémissements de bien-être.
- Bella... C'est bon !
Ses yeux s'étaient assombris et je me dégageais légèrement de lui pour ouvrir son pantalon et sa braguette. Je me séparais de son corps pour qu'il puisse retirer son jeans et son boxer totalement. J'en profitais pour faire disparaitre ma nuisette et attraper un préservatif avant qu'il ne m'attire de nouveau sur lui. Je reprenais ma position initiale à califourchon sur lui, mes jambes derrière sa taille.
Je flattais son sexe de quelques mouvements après lui avoir installé la capotte, et il soufflait fortement avant que je ne me rassois totalement, m'empalant sur son érection.
- Oh putain oui !
- Hmm... Edward !
Nos bustes se frôlaient et je ressentais pleinement la délicieuse caresse de mes seins aux pointes dressées contre son torse alors qu'Edward m'aidait de ses jambes en tailleur à imprimer un mouvement lent et langoureux. Je prenais appui sur lui, entourant ses épaules de mes bras. Son visage se nichait contre mon cou et je sentais qu'il y déposait des tas de baisers humides. Je caressais ses cheveux, m'aggrippant à eux alors que nos bouches se rencontraient pour un baiser saccadé.
Sa respiration haletante était mon cadeau le plus précieux. Mes muscles intimes se serraient involontairement sur son membre et ses doigts me serraient la peau sur la taille mais qu'importe. Il prenait ma langue entre ses lèvres, la suçant délicieusement. Son étreinte me procurait une décharge électrique jusque dans le bas ventre et je gémissais contre sa bouche. Il me soulevait pour m'allonger sur le matelas, sortant de ma féminité humide. J'écartais les cuisses pour qu'il revienne s'y loger et il ne perdait pas de temps, replongeant dans ma tiédeur, ses bras tendus au niveau de ma tête.
Il accélérait les mouvements de reins en capturant mes lèvres. Mes ongles se plantaient dans son dos alors que je lui susurrais mon envie de plus.
- Edward ! Plus... fort !
Il prolongeait ses mouvements, me pénétrant totalement. Mes hanches bougeaient dans sa direction alors qu'il prenait un rythme beaucoup plus soutenu, crispant ses dents. J'encerclais sa taille de mes jambes et il grognait.
- Bébé ! Je vais pas... tenir... plus !
- Je veux... Edward... Oh ! S'il te pl... Oh Seigneur !
Je passais ma main entre nous, pour frôler mon clitoris gonflé de plaisir. Je n'eus pas à insister pour exploser, lorsque je sentais le corps d'Edward se tendre.
- OUI ! BELLA !
- Ohh... Edwaard !
Nos jouissances nous envahissaient en même temps en une vague sensuelle et il retombait sur moi, haletant. Nos deux coeurs battaient l'un contre l'autre et ce fut l'instant le plus bouleversant de toute ma vie !
Voir cet homme se donner à moi avec une telle passion, et sentir nos deux coeurs battre pour l'autre, étouffant mon ouïe juste pour faire exploser toutes ces sensations en nous... Comme pour se dire : « je t'aime» !
Nous restions ainsi de longues minutes et il était pratiquement 11h15 lorsque nous décidions d'aller nous doucher. Je l'aidais ensuite dans les tâches données par ma mère sur son mot, notamment parce qu'il devait nettoyer les carreaux et que lui et la raclette ne se marieraient probablement jamais !
*
Le lundi matin au lycée, je me dirigeais vers mon cours d'histoire mais décidais d'aller poser mon livre de maths dans mon casier. Lorsque je l'ouvrais, je tombais sur un mot.
«Edward et a moi !»
Ah ben bravo ! Es... sans T ! Et le A sans accent ! Tanya n'avait jamais été doué en orthographe, se cognant régulièrement des zéros pointés et des moins 10 points pour la correction dans ses devoirs ! J'aurai reconnu partout son écriture vulgaire et grossière. Et puis, elle me cherchait depuis l'accident en sport avec sa soeur adorée et leurs idiotes de copines. J'étais jusque là restée zen, miraculeusement !
J'entrais en cours d'histoire, le mot à la main, passant devant leur table. Je posais le billet.
- Alors ma grande, pour ta gouverne, tu apprendras que dans la phrase «Edward est à moi», EST est le verbe être, donc à la troisième personne du singulier ça donne e-s-t ! Ensuite, ici le «A» n'est pas le verbe avoir ! Donc je te prie d'y mettre un accent ! Quite à jouer à un espèce de corbeau puant, essayez de le faire correctement ou je sais pas moi, découpez des lettres dans du papier journal, soyez plus originales, divertissez-moi un peu ! Histoire que j'ai vraiment des raisons de m'énerver !
Les Denali me regardaient de travers et je voyais la moitié de la classe rire à ma répartie. Si j'étais honnête et si la prof n'était pas arrivée à ce moment-là, j'aurai eu un mot doux pour chacun de ces cons qui nous pourrissait l'existence !
- Miss Cullen, allez vous asseoir je vous prie !
- Bien sûr Madame !
En me dirigeant vers ma paillasse, je crus entendre le mot «Salope» échapper de la bouche d'Irina. Je ne relevais pas.
A midi, je retrouvais Edward auprès de sa voiture. Je m'empressais de le rejoindre pour un petit quart d'heure de câlins et de bisous avant qu'on aille manger. On préférait attendre que la plupart du lycée passe... le lundi, nous déjeunions toujours tous les deux au self ! Nous montions vers 12h35 et prenions nos plateaux. Spaghettis bolognaise. Chouette, on allait pouvoir faire un remake de Rox et Rouky avec Edward ! Je souriais à cette pensée alors qu'on avançait dans le réfectoire, en direction de notre table ronde habituelle en fond, près de la fontaine à eau. Irina revenait avec un pichet en main.
- Tiens regardez ! Masen l'aveugle et sa salope ! S-a-l-o-p-e ! C'est bien ça l'orthographe exact, Isabella ?
Toute la lignée d'élèves installés aux tables rectangulaires éclatait de rire.
- Ferme là, Irina ! lâchait durement Edward
- Franchement Masen, je sais pas ce que tu lui trouves à cette traînée ! Elle baise bien au moins ? Vu sa tête, ça m'étonnerait ! Tailler une pipe, ça doit pas être son truc, hein ?
Ca commençait à me chauffer, et sévèrement ! Edward bouillonait déjà, démarrant au quart de tour.
- Viens, Edward...
- Masen, mon pauvre Masen... Tu fouilles dans les fonds de tiroir pour te trouver une copine alors que Tanya aurait pu être cent mille fois plus intéressante pour toi ! Bien que je n'approuve pas son choix ! Mais elle a l'habitude d'avoir ce qu'elle veut et elle l'a toujours ! Je m'en chargerai moi-même ! Je te ferai rapidement oublier ta garce !
Dis donc, tu t'es vue espèce de trou du cul ? Sur la gauche, Kate s'approchait.
- Irina, arrête maintenant ! T'es ridicule !
- Toi la grosse, on t'a pas sonné !
La grosse ? Elle traitait sa propre soeur de grosse ? Mais c'est une vraie tâche cette fille ! Ok, Kate avait quelques rondeurs mais elle était vraiment très jolie ainsi, très embellie !
- Irina !
- Décidément, toutes les filles de tes fréquentations sont des moisissures, Masen !
- La ferme !
Mon regard naviguait entre mon plateau et elle. Il y avait également un pied de chaise un peu en biais à dix centimètres. Et la sauce tomate, ça tâche ! Ca tâche bien même !
- Viens Edward... On va manger, ton plat va... OOOUUUPPPSSSSSS !
Le self éclatait de rire alors que je me rattrapais in extremis au dossier de la chaise. Edward éclatait de rire en posant son plateau sur une table vide et en venant me voir.
- Ca va Bella ?
Je relevais la tête pour voir si j'avais réussi ma mission !
EN PLEIN DANS LE MILLE, EMILE !
Un bon placard de spaghettis et la sauce étaient tombés sur le beau chemisier d'Irina.
- Oh zut... Ce que je suis maladroite alors !
Edward se pinçait l'arrête du nez pour essayer de ne plus rire et je me hissais sur la pointe des pieds pour atteindre son oreille.
- En plein dans le décoleté c'est 100 points !
- T'es parfaite mon Bébé ! Parfaite !
Il embrassait rapidement mes lèvres alors qu'Irina et Tanya partaient en courant aux toilettes en hurlant, suivies par Mallory et Stanley.
Lorsqu'on descendait rejoindre les autres, la nouvelle avait déjà fait le tour. Ben me tapotait l'épaule tandis qu'Angela et Alice semblaient aux anges. Edward, lui, semblait très fier, un ineffaçable sourire sur les lèvres.
- Attends-toi à des retours ! commentait Alice
Edward m'attirait contre lui dans ses bras.
- Qu'elles essaient ! Je crois que je vais garder un pot de sauce tomate dans ma boite à gants désormais !
