HELLOOOO !
Ouais je sais, il est 23H50 mais on est pas encore vendredi donc techniquement,
Je poste jeudi lol
*
Voili voilou ce chapitre que vous attendiez avec la suite de l'arrivée de Marcus…
Juste un détail, à la fin quand vous aurez envie de me tuer…
rappelez-vous que si vous me tuez, je pourrais pas taper la suite.
Et vu que j'ai aucun chapitre d'avance, hors de question d'engager un informaticien
Pour pirater mon PC parce que vous y trouverez rien d'intéressant LOL
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Je vous embrasse,
Prochain chapitre dimanche.
Prenez soin de vous !
Tiffany.
Merci à dragybus, evid3-nce, flow, halay, justine, lou0çoOo6, lovecullenn, Marie-S., marion, matrineu54, Morgane, Pauline, petitefilledusud, Soraya, Tessaaii.
bébé23 (C'était bien l'Egypte ? Je pense pas que Marcus et Edward puissent avoir une discussion calme… Il y a trop de haine pour que ça se passe bien… Chacun d'eux est borné, ça aide pas !)
emilie (Encore mille fois mercis de tes longues reviews, merci de prendre ce temps pour cette histoire!)
fan de twilight (Humm... oui Marcus risque de rester un peu mdr Juste un truc… attends qu'on soit vendredi pour me faire remarquer qu'on était jeudi et que j'avais pas encore posté lol Je fais pas toujours ce que j'aimerais… je préfèrerais poster que faire certains trucs mais des fois, j'peux pas faire autrement…)
fraise (Humm... Tu vas voir ici que c'est facile de prouver pour les casiers...!)
Leeloup (Non, Marcus n'est pas stérile mdr)
Luciie (J'ai rien fait pour être détesté moi sniiffff)
may971 (Et bien... Je suis très touchée =) Je te remercie vraiment beaucoup de ce que tu m'as mis et j'espère ne pas te décevoir sur la suite de cette fiction ! Merci du fond du coeur!)
miss caramel ou camille (Oui je sais, j'ai été très vilaine mdrrr)
mwàa-sam-sam (Ben écoute, si tu perçois Edward comme une fille dans cette histoire, j'y peux pas grand chose... C'est pas DU TOUT ce que j'essaie de faire passer dans cette histoire mais bon c'est pas grave...!)
onja (ptètre que là, t'as trop rêvé mdr)
Roxanne (Visiblement, les commentaires constructifs négatifs polis sont une espèce en voie d'extinction!)
Twiladdict (Marcus chercher Edward là ? Noooon.... non tu penses ! Tu dois rêver mdrr).
Point de vue d'Emmett.
C'était franchement incroyable que les gamins puissent saccager des casiers. J'avais pas très bien compris Newton à la boutique mais apparemment, quelqu'un ou quelque chose cherchait des noises à ma p'tite soeur ! Si Jasper savait ça et si on tenait les noms de ceux qui ont défoncé les casiers de Bella et Edward, c'est une promesse qu'ils passeraient pas la semaine vivants! Bon et puis celui-là là aussi, qu'est-ce qu'il vient nous faire chier ici aussi ?
- Ben tiens, ça m'aurait étonné que tu te planques ici, toi !
Je déteste ce mec ! Clairement ! Il avait une bien drôle de façon de parler à son beau-fils quand même !
- Qu'est-ce que tu veux ? soupirait Edward.
Bella se redressait contre lui et fronçait les sourcils. Marcus s'arrêtait à un mètre de la table.
- Tu étais où cette nuit ?
Edward se redressait à son tour sur sa chaise en soufflant.
- Qu'est-ce que ça peut te foutre ?
Marcus s'approchait rapidement, poussant légèrement Bella et empognant Edward par le col.
- TU ETAIS OU ? T'AS FUGUE HEIN ? T'ES PARTI COMME UNE MERDE !
- HEH HEH HEH ! VOUS VOUS CALMEZ VOLTERO ! LACHEZ LE !
Le beau-père d'Edward me jaugeait du coin de l'oeil avant de lâcher prise.
A moi, il me faisait pas peur ce gros abruti !
- Oh mais qui voilà... Le fils prodigue qui couche avec sa soeur !
Calme Emmett ! Inspire, expire ! Be cool, brother !
- Vous laissez Rosalie en dehors de ça !
- Ah voilà, Rosalie ! La femme qui se prend pour un mécano et qui n'est pas foutue de...
Personne ne touche à Rosalie !
Je poussais Voltero par les épaules.
- QU'EST-CE QU'ELLE A, ROSALIE ? HEIN ?
- EMMETT !
Carlisle.
- Qu'est-ce qui se passe, ici ?
- T'as qu'à lui demander !
Carlisle s'approchait, les sourcils froncés.
- Mon Révérand... Que nous vaut l'honneur de votre visite ?
Marcus se massait l'épaule. Comme si j'avais pu lui faire mal ! Ce mec est une bite molle !
- Je n'accepterais pas que vous cédiez tout à mon beau-fils sans réagir, Monsieur Cullen !
Carlisle posait ses mains sur ses hanches, fixant tout le monde et plus particulièrement Edward. Ce dernier tremblait et Bella lui massait les épaules dans un geste apaisant.
- Expliquez-vous parce que là... j'avoue que je ne comprends pas !
- Je vais vous expliquer très cher ! Il se passe que cette nuit, Monsieur Masen a cru bon de fuguer ! J'ai dû défoncer sa porte pour m'assurer qu'il était bien là ! Mais non ! Monsieur est parti par sa fenêtre ! Et évidemment, chez qui je le retrouve ? Chez vous !
Carlisle fronçait les sourcils en direction d'Edward et Bella. Ma soeur rougissait. Y a anguille sous roche là les gars ! C'est qu'ils auraient des rendez-vous coquins au nez et à la barbe de nous ? Je ne pouvais retenir mon sourire. C'est bien ma soeur ça !
- Ecoutez Mon révérand... Vous faites fausse piste. Hier soir, nous dinions tous chez ma fille et mon fils et...
Mon fils... Je crois que jamais j'arriverai à être assez reconnaissant envers Carlisle de me considérer comme son propre enfant... C'était franchement pas avec Aro que je recevais de l'amour paternel. D'ailleurs, je me rappelais même plus sa gueule à celui-là ! Et je voulais pas avoir à le faire. Il a frappé ma mère, il m'a frappé moi. Si je le croise, je le castre et je les lui fais bouffer !
- Votre fille et votre fils... Quand je disais que ce mariage était inadmissible !
Oooohhhhh ! Mais il commence à me les briser celui-là !
- HEH !
- Emmett, tu te calmes ! grondait Carlisle.
Oui chef ! Bien chef ! En fait, Carlisle en rogne ressemblait très fortement à Rosalie en rogne. Et Rosalie en rogne... ben c'était franchement effrayant !
- Il ne s'agit pas là de ce que peuvent faire Emmett et Rosalie. Il me semble que nous discutions d'Edward et de sa «fugue» !
Marcus jetait un regard vers son beau-fils. Il est vachement patient, le p'tit gars !
- Et je tiens à vous dire immédiatement qu'hier soir, toute notre famille était chez Rosalie et Emmett. Edward n'est pas venu ici à ma connaissance ! Je vous prierai donc de cesser de débarquer chez les gens de façon aussi impromptue !
Et toc ! Vieux schnoc...
- Vous me prenez pour une bille ! Edward a les clés de chez vous !
Je voyais Edward se lever d'un bond, bousculant la table de salon. Alice, Ben et Angela ne savaient pas où regarder.
- TU TE FOUS DE MOI OU QUOI ? ELLES ETAIENT EN BAS LES CLES ! AVEC TA CONNERIE DANS LES PARAGES ET TES BIERES DANS LE SANG, JE RISQUAIS PAS DE REDESCENDRE POUR LES PRENDRE ET M'INTRODUIRE CHEZ EUX COMME UNE MERDE ! J'AI ENCORE UN MINIMUM DE RESPECT POUR AUTRUI !
- TU NE ME P...
- HEH ! STOP ! STOP STOP STOP ! EDWARD ! MARCUS !
- Edward calme-toi !
Bella avait bondi vers son copain, aggrippant fermement sa main et son bras. Edward fixait Marcus et franchement, il me faisait presque flipper ! Il émanait de lui quelque chose qui dépassait tout. Comme si, dans son simple regard, Edward faisait passer toute une rancoeur qui nous échappait à tous.
- Je peux vous certifier Mon Révérand qu'Edward n'était pas dans ma maison. Maintenant, je vous demanderai de partir. Mais soyez au courant qu'il restera chez nous ce soir. Bella et lui ont un exposé à travailler. Je m'assurerai qu'il ne dorme pas dans la chambre de ma fille comme vous en avez déjà émis le souhait. Il rentrera chez vous lorsque vous le souhaiterez et lorsqu'il le souhaitera...
Marcus le jaugeait du regard.
- Tu peux bien rester ici, ça m'est égal... Je sais pas comment fait ta mère pour te supporter et tolérer ton attitude ! Mais elle sera au courant de ta fugue ! Tu te démerdes pour tes affaires, je veux rien savoir !
- Elisabeth sera au courant. J'y veillerai aussi, monsieur Voltero !
Marcus haussait les bras et eut un rictus assez dédaigneux. J'te jure que si ça tenait qu'à moi, il aurait déjà atterri sur la lune à coup de pompe au cul !
- Bien ! Et bien je vous souhaite bien du plaisir avec ce... avec lui !
- Vous devriez partir !
La voix de Carlisle n'incitait pas à riposter. Voltero s'en allait en sens inverse, sans avoir manqué de fusiller du regard son beau-fils.
- Edward...
Bella était à son niveau, passant sa main sur l'épaule de son mec. Il portait son regard au sol.
- Merci Carlisle...
Il s'éloignait la tête baissée. Carlisle me regardait et soupirait.
- Tu sais quoi, Emmett ? Parfois... Marcus me rappelle ton père...
Ca ne présageait rien de bon ce «compliment» ! Puis, il se tournait vers Bella qui regardait Alice, visiblement désorientée.
- Suis le Bella... Je ne veux pas qu'il fasse de bêtises !
Elle acquiessait.
- Il n'en fera pas... Pas dans cet état-là...
Elle trottinait entre les parterres de plantes pour aller le retrouver. Et beeeen... Quelle galère mes aïeux !
..::..
Point de vue de Bella.
J'avais tout d'abord essayé de voir si Edward se trouvait dans la rue. Voltero a passé sa vie et passera sa vie à pourrir celle d'Edward ! Sans l'intervention de Carlisle... Dieu sait où ça nous aurait mené !
Je faisais le tour de la propriété. Personne. Edward était à bout. Il s'énervait beaucoup plus vite. Et l'histoire de ces casiers n'arrangeait personne. Sa voiture était encore là. Il ne pouvait pas être bien loin ! Il finirait par exploser... et à ce moment-là, je n'étais même pas sûre que je réussirai à le calmer... Il serait uniquement guidé par sa haine, aveuglé par les années où il aura souffert...
J'entrais dans la maison, espérant qu'il ait eu l'idée de monter dans ma chambre ou de s'asseoir dans le salon ou d'aller boire un verre d'eau pour se détendre. Il n'était pas en bas. Au moment où je montais les escaliers, j'entendais Karlyne pleurer et je soupirais. Pas que je l'aimais pas hein... mais je devais m'occuper d'elle et ça m'empêchait de chercher Edward... Je pouvais pas la laisser toute seule dans son lit, la pauvre ! Mais alors que j'approchais, j'entendais une voix masculine. Edward. J'entrouvrais la porte de la chambre de ma soeur.
- Ca va aller Karlyne... Ta maman va bientôt rentrer... Chhhuuut... chut chut... Voilà c'est ça.
Mon coeur se serrait en voyant Edward assis sur le rocking chair dans la chambre, Karlyne dans ses bras. Elle le fixait, arrêtant de pleurer.
- Voilà comme ça...
Edward la berçait. C'était incroyable... Karlyne l'écoutait avec attention, se calmant toute seule. Ils ne se quittaient pas des yeux. Je voyais mon compagnon passer timidement son index sur le poing serré de ma petite soeur. Il souriait faiblement.
- Reste calme... Détends-toi. Sois tranquille. Pleurer, ça fait du bien. T'es encore trop petite pour savoir tout ça mais tu verras quand tu seras plus grande...
Karlyne s'agitait dans ses bras, bougeant son doudou en même temps que ses bras et ses pieds, comme si elle approuvait ce que disait Edward.
- T'es pas d'accord avec moi ? souriait-il
Elle émettait un petit cri et baillait.
- Profites-en... Des fois j'aimerais être dans un âge où on comprend pas ce qui se passe... Tu es bien entourée, Karlyne. Tes parents sont formidables. Ce que vient de faire ton Papa pour moi... c'est... J'aurai aimé avoir mon papa avec moi. Lui, il aurait fait les choses biens... Et au lieu d'être là à ruminer, je pourrais rendre ta soeur heureuse...
J'avais inexplicablement les larmes qui me montaient aux yeux. Il n'aurait jamais aucune estime de soi positive au fond de lui. Il douterait toujours parce que cet espèce de crétin de Marcus l'avait brisé. Il s'était attelé à faire de chaque seconde de sa vie, un Enfer. Un reniflement me tirait de mes pensées et je voyais une larme rouler sur la joue d'Edward. Tout mais pas ça... Au moment où j'allais entrer, il reprenait son monologue face à Karlyne.
- J'aurai jamais la paix tant que je serai ici... et je veux pas mettre ta famille dans l'embarras... Regarde ce qu'ils ont fait à Bella et à son casier... C'est à cause de ma présence auprès d'elle.. Elle n'aura jamais la paix !
Mais... moi ma paix, je la trouvais auprès de lui...
- C'est mon âme soeur. Je l'aime tellement... Sans elle, je tiendrais pas la distance. Tu as une grande soeur formidable... Si les choses étaient différentes... Si j'étais pas comme ça... je lui aurai demandé de m'épouser et plus tard, on aurait fait des enfants...
Des enfants avec lui... Un petit garçon et une petite fille... C'était la première fois de toute ma vie que j'avais envie de connaitre le visage de mes héritiers... Et s'ils pouvaient ressembler à Edward le plus possible, ce serait parfait ! Karlyne se remettait à pleurer. Edward la soulevait contre son torse, massant légèrement son dos. C'était la première fois qu'il s'occupait d'elle ainsi et il avait tellement de tendresse dans ses gestes... c'était incroyable !
- Tu n'aimes pas mon idée ? Remarque, tu as raison... Tu as bien le temps encore avant de devenir tatie... Tu es un peu jeune pour ça...
J'imaginais le truc, Karlyne Tatie à six ans ! Je ne pouvais retenir mon sourire.
- On va aller voir si maman a pas laissé un biberon quelque part en bas...
Il déposait un petit bisou sur la joue de ma soeur et se levait.
.
Je décidais d'entrer. Edward paraissait étonné, puis gêné de me voir là. Peut-être craignait-il que je le surprenne à s'occuper de Karlyne, ou gêné que j'ai pu l'entendre...
- Tu es là ?
- Oui... Je te cherchais...
Je m'approchais d'eux.
- Elle va bien ?
- Je crois...
Sa voix était un peu enrouée et il se raclait la gorge.
- Y a un biberon ou... en fait je sais pas... elle pleurait quand je suis arrivé alors je suis rentré pour voir si elle allait bien... Elle s'est calmée quelques temps mais elle recommence à pleurer et... enfin tu vois j'espère que c'est pas les couches parce que je sais pas faire...
Il rougissait et je ne pouvais retenir un sourire.
- Si c'était la couche, tu l'aurais senti, crois-moi ! On va aller la nourrir.
En bas, Carlisle, Emmett et Alice étaient au salon. Mon père était plongé dans ses pensées, sourcils froncés, tandis qu'Alice se chamaillait avec mon frère. Ils s'entendaient très bien tous les deux !
- Je parie que je te bats quand je veux au bras de fer !
ELLE EST DIIIIIINGUEEEEE !
- Alors là ma cocotte ! On a qu'à essayer !
- Vendu !
- Vous allez vraiment faire un bras de fer ?
Alice acquiessait et Emmett se mettait en position, attrapant la main d'Alice qui remontait sa manche.
- Angela et Ben sont partis, m'informait Carlisle.
- D'accord... J'appelerai Angie ce soir pour m'excuser...
Edward s'approchait de moi alors que je faisais téter ma soeur avec son biberon.
- Je suis désolé de... enfin de la situation... dans laquelle je vous mets...
Il en avait gros sur le coeur. Carlisle se levait alors qu'Emmett exultait. Evidemment qu'il avait battu Alice !
Voyant qu'on la regardait, Alice haussait les épaules.
- Ben quoi ? J'aurais essayé !
Nous éclations de rire et elle se relevait, trottinant jusqu'à Edward. Elle lui attrapait la main. Ils avaient une amitié bien à eux et je n'étais pas assez stupide pour essayer de les séparer. Edward avait en elle une petite soeur et Alice un grand frère. Je respectais ça et j'approuvais. Edward avait besoin d'elle dans sa vie. Il avait besoin de cette amitié à laquelle il s'était raccroché depuis longtemps. Et je savais que par cette simple poignée, ils se soutenaient le plus fort possible.
Carlisle tapotait l'épaule d'Edward.
- Tu es le bienvenu ici... Mais j'aimerais savoir où tu étais hier...
- Je...
- On a dormi dans la cabane, avouais-je sans détour.
Edward rougissait en me jetant un coup d'oeil et en attendant la réponse de Carlisle. Mon père nous regardait et je craignais un instant qu'il ne se mette en colère.
- La prochaine fois, dormez dans la maison, même sur le canapé, ça sera plus confortable !
Je souriais en acquiessant.
- Excusez-moi docteur de vous avoir fait mentir et...
- Il n'y a pas de mal mais la prochaine fois, bien que j'espère qu'il n'y en ait pas d'autres, soyez honnêtes tous les deux ! Compris ?
- Oui Papa !
- Pardon, Carlisle !
- Edward... Tu me le dirais si tu avais des ennuis avec ton beau-père, n'est-ce pas ?
Mon compagnon me regardait, comme étonné.
- Il n'y a rien... Carlisle... Je sais juste pas ce qui m'a pris hier soir, je...
Carlisle levait la main devant lui.
- Ne te justifie pas. On va dire que tu as eu envie de voir ma fille. Mais je compte sur toi Edward, si tu as un quelconque ennui...
- Oui... Merci docteur...
Mon père acquiessait et prenait Karlyne pour aller la promener. Emmett repartait chez lui, ramenant Alice au passage.
Je me tournais vers Edward et le prenais dans mes bras. Tout ce qu'il avait dit à Karlyne... c'était comme si ça résonnait encore en moi. Et que ça faisait vibrer une nouvelle corde jusque là inconnue. Quelque chose de très puissant. Quelque part, je savais qu'Edward et moi, c'était une histoire différente. Mais je détestais l'avoir entendu dire qu'il ne faisait pas mon bonheur. Je resserrais ma prise sur lui. S'il décidait de partir, ou de me quitter, ça me tuerait ! Ses bras m'entouraient avec toute leur force. Son visage se nichait contre mon cou et il inspirait fortement.
- Ca va aller... Regarde... On va pouvoir passer la fin de la semaine ensemble... C'est pas cool tout ça ? Jusqu'au retour de ta maman...
Je le sentais sourire et il embrassait ma nuque puis mes lèvres. Je captais la profondeur de ses yeux vert, oubliant tout ce que Marcus lui faisait subir.
- Marcus ne veut pas qu'on dorme dans ta chambre toi et moi...
- On aura qu'à squatter celle de Jasper !
Il se mettait à rire et me rapprochait de lui pour m'embrasser. Sa langue vint caresser ma lèvre inférieure et je lui accordais l'accès de ma bouche. Un baiser langoureux faisait augmenter la température brutalement et je l'attirais à l'étage dans ma chambre.
Je verrouillais la porte derrière nous et lançais la musique. Bientôt, nos vêtements ne furent plus qu'un tas de tissus froissés au sol et Edward m'allongeait sur le matelas. Sa main glissait entre nous, frôlant mon centre humide. J'avais envie de lui... Je me tordais de plaisir sous ses caresses, haletant lorsqu'il me pénétrait de son majeur. Ses va-et-vient me faisaient frissonner, faisant courir en moi une adrénaline puissante. Il stoppait ses mouvements alors que mon orgasme menaçait d'exploser et après avoir enfilé un préservatif, il me pénétrait lentement. Lorsqu'il fut entré jusqu'à la garde, nous gémissions faiblement, étouffant nos manifestations de plaisir dans la bouche de l'autre.
Il me fit l'amour très doucement en cette fin de journée, prenant son temps pour entrer et sortir de ma féminité. Les yeux plongés dans les siens, je savourais cette connexion et cette étincelle dans ses prunelles. Il appuyait son buste contre le mien et sans relâcher nos lèvres, il accélérait en moi peu à peu et mes parois se serraient autour de lui. Je pouvais presque toucher toute la sensualité qui venait de lui... Il gémissait mon prénom en serrant la mâchoire et j'explosais, en voyant ses muscles se tendre. Nous nous laissions aller dans la jouissance commune et, haletants, nous écoutions le coeur de l'autre battre une chamade d'amour désordonnée, nos corps imbriqués au plus possible...
Malgré le fait qu'il soit ici pour des raisons peu louables attribuées à Marcus, j'étais heureuse de le serrer dans mes bras. Nous restions ainsi nus l'un contre l'autre jusqu'à ce que la porte d'en bas claque et que ma mère ne revienne de travailler. Nous descendions pour préparer à dîner et vers 22h, nous remontions nous coucher ... dans la chambre de Jasper... pour profiter l'un de l'autre. Nous nous allongions en pyjama sous les couettes et nous blotissions l'un contre l'autre pour nous endormir.
Nos doigts entrelacés, nous restions silencieux et je me laissais transporter par sa douceur et ses baisers. Mais quelque chose était différent... C'était comme si, en l'entendant avec Karlyne, j'avais eu d'un coup un avenir lointain avec lui et qu'on m'en avait privé presque derrière...
«C'est à cause de ma présence auprès d'elle»...
- Edward ?
Un nouveau baiser sur mon front.
- Hmm ?
- T'es heureux avec moi ?
- Pourquoi tu demandes ça ?
- Simple question...
- Bien sûr Bébé ! Tu es la seule chose de bien qui me soit arrivée dans ma vie...
- Ne dis pas...
Il posait son index sur ma bouche.
- Ecoute-moi bien, Bella... Tu es la seule personne en dehors de ma mère et d'Alice qui compte vraiment pour moi... Je t'aime Bella et si un jour... pour une raison X ou Y... On devait se séparer... si un jour je devais te quitter... ce ne serait pas pour le plaisir... Si ça arrive... ce que je veux éviter à tout prix... sache que jamais ça sera parce que je me serais lassé de toi... Est-ce que tu comprends ça ?
Je plongeais dans ses yeux vert. S'il devait me quitter, il sous-entendait que ce serait un élément extérieur qui entrainerait cette décision... MAIS NON !
- Ca ne se passera pas ainsi ! Personne, en dehors de toi, n'aura le pouvoir de nous séparer... Si on doit se quitter un jour Edward, ce sera parce que toi, tu me dis que tu ne veux plus de moi...
Il eut un petit sourire et me rapprochait de lui pour m'embrasser. Je me laissais bercer par son étreinte jusqu'au lendemain où nous devrions retourner dans ce maudit lycée...
..::..
Point de vue de Tanya.
Sonnerie de fin de classe. Irina n'avait pas arrêté de me fusiller du regard depuis ce matin et hier soir à la maison, ça avait été ma fête ! «Kate a mauvaise influence sur toi... Arrête de te poser des questions. Elle, elle vaut rien. Elle est grosse, elle est moche, elle n'a eu qu'un seul copain ! Elle fait des sourires à tout le monde et lèche le cul des autres ! Moi je suis populaire ! Je vaux mieux qu'elle et toi aussi ! Le jour où t'arrêteras de baver sur Masen, tu auras regagné mon estime! «
- Tanya ?
Quand on parle du loup, on lui voit le bout de la queue...
- Qu'est-ce que tu veux Irina ?
- Faisons la paix... Si tu traines avec Kate, les gens vont se poser des questions...
Ca te ferait les pieds qu'ils s'en posent des questions !
- J'en ai marre que tu me traites comme ta petite boniche ! Jamais tu te salis les mains ! C'est toujours moi ! Tanya fais ci, Tanya fais ça ! Et l'avi de Tanya là-dedans ? Qu'est-ce que t'en as à foutre ?
- Mais chérie... arrête ça ! Si je fais ça, c'est pour que tu accèdes à tout ce que tu veux ! C'est pas en te rebellant que tu obtiendras Masen !
- Laisse-le en dehors de ça !
- Tanya, cette histoire t'a porté préjudice... Tout le lycée sait que tu as un béguin pour lui ! Tu es la risée de toute la ville, après Cullen ! Continue comme ça et je ne pourrais pas empêcher certaines... rumeurs... de se propager !
- Tu sais quoi Irina ? Propage ce que tu veux... Je vais aller nous dénoncer ! Kate a raison ! Tu n'es qu'une pauvre gamine pourrie gâtée et capricieuse !
- Tu n'irais pas nous dénoncer ?
Ma décision était prise... Qu'elle s'en prenne à moi et me prenne pour sa bonne ne m'empêchait pas de dormir, ça avait toujours été comme ça depuis toute petite ! Quand il fallait aller réclamer un jouet ou de l'argent aux parents, je m'y collais et me faisais engueuler ! Et moi, je ne disais rien parce qu'elle me promettait toujours que j'aurai un peu. Sur 10 dollars d'argent de poche, elle m'en donnait quatre... Mais là... elle était allée trop loin ! J'avais commencé à prendre peur quand elle avait demandé à trois copains à elle d'aller faire peur à Masen... Trois mecs à qui elle avait promis une petite «récompense» qui se traduisait par ouvrir les cuisses ! Nous avions été jusqu'à chez lui pour défoncer sa voiture.
Moi j'avais suivi. Jusqu'à ce que je vois la tête déconfite d'Edward au lycée... Edward, je l'avais toujours trouvé beau et dégageant une force en lui, rien que par le regard. J'avais toujours eu envie de le défendre quand les autres criaient sur lui ou le critiquaient... Mais je voulais être quelqu'un et je le voulais vraiment. Depuis que la fille Cullen était entrée dans sa vie, il resplendissait. Irina n'avait pas supporté qu'Edward échappe à son attention. Elle aimait être adulée, être aimée. Même si ça avait été par le dernier des pouilleux, elle voulait qu'on la regarde, des étoiles pleins les yeux... depuis que Mère lui avait mis en tête qu'elle se présenterait aux élections de Miss Monde...
- Tanya, si tu nous dénonces, je...
- Fais ce que tu vas faire... J'en ai plus rien à foutre !
Je m'éloignais d'elle et de ses copines. Si elles croyaient que je comprenais pas qu'elles parlaient de moi dans leur conversation quand elles citaient «la sangsue» ! Je suis peut-être blonde, mais j'ai un cerveau ! Kate était avec Johan dans un coin de la cour. Ils étaient heureux tous les deux. Ils allaient prendre un appartement pour la fac. Kate avait toujours tenu de Père. Simple et indépendant ! Lui et Mère ne s'entendaient plus depuis bien longtemps. Mais ils vivaient dans le grand monde... et dans le grand monde, on préserve les apparences même si le soir, on fait chambre à part... Je sais pas jusqu'où ils iraient, mais je pressentais qu'ils finiraient par divorcer. Père perdrait une bonne moitié de sa fortune à cause de ce stupide contrat de mariage. Mais peu importe.
- Salut Kate !
- Oh toi... Irina t'a accosté !
- Tu t'attendais à quoi ?
Je m'asseyais sur une bordure en ciment.
- Te laisse pas faire, Tanya ! C'est la meilleure chose que tu ais à faire pour toi, pour avoir la paix et ne plus être traitée comme une merde.
- Ca changerait quoi que je fasse ça ?
- A être une personne bien... respectable pour ce que tu es et pas pour ce que tu essaies d'être... Et puis, ça sera très bien pour Edward et Isabella...
Edward et Isabella... rien que cette association me faisait frissonner...
- Ils sont heureux ensemble, Tanya... Je sais que ça te contrarie mais lorsque tu aimes, tu veux le bonheur de l'autre...
Johan acquiessait.
- Tu sais, si ta soeur me quittait pour un autre et ben je la laisserais faire, s'il fait vraiment son bonheur et si ça la rend heureuse...
Le sacrifice...
- Vraiment ? Tu ferais ça ?
Il faisait «oui» de la tête et je le savais sincère et capable de ce geste.
- Aimer c'est être égoiste mais aussi altruiste... Faut savoir se sacrifier pour la personne qu'on aime...
- Et tu sais... Je crois que Bella a beaucoup d'influence positive sur Edward...
Je n'avais jamais vu Edward autant rire et sourire depuis qu'il était avec elle... Ca faisait quatre mois que vivait sous mes yeux un autre homme. L'évidence était là... Bella ne lui faisait pas de mal... Et il l'aimait. En faisant du mal à sa copine, c'était à lui qu'on en faisait.
Le Docteur et Madame Cullen descendaient de leur berline. Edward et Bella s'approchaient d'eux. Ils étaient convoqués chez le principal... à cause de nous. Tous deux me lançaient un regard noir. A trop vouloir le récupérer, j'étais devenue une personne qu'il détestait ! J'avais toujours voulu éviter ça...
Ma décision était prise. Je les laissais entrer dans le bureau du directeur et soufflais un grand coup avant de taper sur la porte.
- Entrez !
- Bonjour Proviseur... Je... voudrais vous...
- Je suis en entretien avec Mr et Mrs Cullen au sujet de cette sordide affaire de casiers et de dégradations... Aussi, je vous demanderai de...
- C'est à ce propos que... je suis là...
- Vous savez qui a fait ça ?
Je déglutissais, sentant mon coeur battre si vite que ça en devenait étourdissant.
- Oui... C'est... ma soeur et moi...
..::..
Point de vue d'Edward.
HEIN ?
Putain ! C'est elle ?... Et elle vient se dénoncer ? Elle a fumé ou quoi ? Ou alors c'est un piège ! Ouais c'est ça ! c'est un piège !
- Vous Miss Denali ?
Elle expirait bruyamment et s'approchait, tremblante. Bella était aussi verte que moi ! Ben ça alors !
- Irina et moi...
Le directeur reposait son stylo plume.
- Et bien... je suis surpris ! Extrêmement étonné même de cet aveu... Mais... je... enfin vous vous dénoncez comme ça... pour quelle raison ?
Tanya m'adressait un regard discret avant de baisser les yeux.
- Si vous regardez des séries policières... vous avez déjà forcément entendu parler de la culpabilité du criminel...
- Vous et votre soeur ?
- Oui... Irina et moi... Jessica Stanley et Lauren Mallory n'ont fait qu'acheter la bombe de peinture...
Le proviseur soupirait. Wow ben en tout cas, si c'est un piège, elle est rudement douée la petite ! Elle devrait faire du théâtre ! Bella fixait Tanya et cette dernière soutenait son regard. Le directeur se levait de son siège.
- Bien... A la lueur des... de ces révélations, je crois qu'il n'est pas utile Mr et Mrs Cullen que je vous retienne plus longtemps... Je vous prie d'accepter toutes nos excuses pour ce déplacement inutile et cette agression. Je déplore n'avoir pu joindre vos parents, Edward.
- Je transmettrais à sa mère ce soir à l'hopital ! répondait Carlisle.
Il avait informé ma mère de la situation et elle m'avait appelé hier soir, s'inquiétant. Elle était également furieuse que ça se soit produit dans le lycée et comptait bien venir militer à son retour. Quand j'avais raccroché, Carlisle avait plaisanté sur le fait qu'elle était vraiment une âme de femme de militaire !
- Très bien ! Je vais vous raccompagner. Monsieur Masen, Miss Cullen, vous pouvez sortir ! Je vais immédiatement convoquer Irina Denali et ses amies. Des sanctions seront prises !
- Merci de nous avoir reçus...
- C'est moi !
Nous quittions le bureau du principal en sa compagnie et il se dirigeait dans la cour, interpellant Denali et ses clones. Elles fulminaient. Carlisle et Esmé quittèrent le lycée et nous allions raconter à Alice, Ben et Angela ce qui venait de se produire.
- Elle a vraiment dénoncé sa soeur ?
- Elle s'est surtout dénoncée elle !
- Elle a beaucoup de courage... Elle sera sûrement expulsée... Sa soeur ne sera pas contente ! commentait Bella.
Elle y croyait, elle ?
- Tu penses qu'elle fait ça sincèrement ? Sans arrière pensée ?
Bella acquiessait.
- Oui pourquoi... Tu en doutes ? Tu crois qu'elle prendrait le risque de se faire virer pour nous tendre un piège ?
C'est vrai que ça semblait saugrenu...
*
Près d'une heure plus tard où Bella et moi étions entrain de tuer notre temps libre en séance d'apnée, nous entendimes des cris et hurlements.
- JE TE DETESTE ! TU NE VAUX PAS MIEUX QUE KATE ! JE NE VEUX PLUS TE VOIR !
Irina, Jessica et Lauren quittaient le bureau du proviseur, bousculant Tanya.
- SALE PETITE MERDE ! TU ES DU MEME BORD QUE MASEN ET SA PETASSE !
Wow wow wow ! Elle va y aller molo la blonde là ! Elle voyait qu'on la fixait et nous adressait un joli majeur dressé.
- ET VOUS DEUX LA BAS ! ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE ! SI ON EST EXCLUES, C'EST VOTRE FAUTE !
Exclues ? Doux jésus marie joseph, j'en attendais pas tant ! Dieu existe, finalement !
- MISS DENALI MODEREZ VOTRE LANGAGE ! VOUS ETES DEJA EXCLUE TEMPORAIREMENT ! NE ME FORCEZ PAS A CHANGER D'AVIS !
Le directeur était apparu, furieux. Ah temporairement... Bon... c'est déjà pas mal ! Ca signifierait que la fin de l'année serait un calvaire pour nous mais bon...
Kate et Tanya s'approchaient toutes les deux. Kate soutenait sa soeur. Elle a toujours eu un gros coeur...
- Ma soeur et ses copines ont été exclues deux semaines. Mais pendant ces deux semaines, elles devront venir nettoyer, remplacer et repeindre vos casiers. Elles sont collées jusqu'à la fin de l'année scolaire.
- Et toi Tanya ?
Je m'étonnais de voir Bella s'adresser directement à elle.
- Je suis exclue une semaine simplement pour m'être dénoncée et je devrais réparer les dégâts. Je suis aussi collée jusqu'à la fin de l'année. Je suppose que je l'ai mérité... Edward... Faut que je te dise un truc aussi... pour ta voiture...
C'était comme si le bide me tombait dans les jambes ! C'étaient elles !
- Ne me dis pas que c'était vous...
- On l'a pas touché mais... Irina a eu cette idée avec trois amis à elle et c'est eux qu'ont fait le boulot... Nous on... Enfin on tenait les lampes torches... Si tu veux porter plainte, je comprendrais...
C'est diiiiiiingueeeeeeee ! Mais j'veux dire... comment c'est possible ? Elle jouait vraiment la comédie ou pas là ? J'avoue que c'était troublant... La voix tremblante, les yeux fuyants et les rougeurs placardées... elle m'incitait même à aller porter plainte !
- Pourquoi tu fais ça, Tanya ?
Elle haussait les épaules et se retournait. Kate la regardait fixement. Tanya me jettait un dernier coup d'oeil.
- La mauvaise conscience du criminel...
Elle s'éloignait sans rien ajouter et rejoignait Mike Newton, attrapant son sac au moment où sa mère arrivait. Elle avait sûrement été convoqué en urgence. Ca allait voler !
- Tu vas porter plainte, Edward ? demandait Alice
- Je... j'en sais rien... faut que j'y réfléchisse...
Déjà dans la cour, des voix haussaient le ton. Quelle histoire !
**
Pratiquement une semaine s'était déroulée depuis l'incident. Les casiers défoncés avaient été retiré de leurs gons et demain, les exclues devaient revenir pour les remplacer. Kate était venue me parler, me demandant de ne pas porter plainte. Elle avait même proposé de me dédommager financièrement... mais franchement, elle avait pas à payer pour les conneries de ses soeurs ! En plus, Rosalie m'avait fait une bonne grosse réduction... j'avais même dû insister pour qu'elle accepte que je la paie un peu plus parce que franchement là, je lui faisais perdre de l'argent !
Je rentrais à la maison. Maman était revenue. Son traitement allait s'orienter en radiothérapie mais le bilan de ses séances de chimio était bon. Elle reprenait des couleurs, de l'espoir et moi aussi ! C'était bon de la voir à nouveau battante ! C'était comme si je retrouvais ma force...
- MASEN !
Et revoilà l'empêcheur de tourner en rond !
- Je m'appelle pas Masen ! Je m'appelle Edward !
- Commence pas à m'emmerder !
- Qu'est-ce que tu veux ?
- J'ai soif !
Et ben bonne nouvelle !
- C'est cool ! Ravi pour toi !
- Va me chercher un verre d'eau !
Ben voyons !
- Y a pas marqué boniche ultra là !
- Va me chercher ce PUTAIN de verre d'eau !
- T'as qu'à te bouger un peu !
Il se relevait brutalement.
- Tu me parles meilleur, tu piges ?
- Faut que j'aille me laver les oreilles, j'ai l'impression d'entendre que des conneries depuis dix ans...
Je n'eus pas esquissé un mouvement qu'il me plaquait contre le mur, me soutenant par le col.
- TU LA BOUCLES ESPECE DE PETITE LARVE !
C'était trop facile ! Elisabeth se barrait rendre visite à une amie et il en profitait !
- T'es qu'un putain de lâche, hein Voltero ! Elisabeth tourne le dos et hop !
- NE M'APPELLE PAS VOLTERO !
- NE M'APPELLE PAS MASEN !
Il me secouait, m'enfonçant contre le mur.
- Un conseil petit... joue pas avec mes nerfs... Si j'étais toi, je fermerais ma gueule ! Les Denali sont venus me trouver... T'as fait expulser leurs filles du lycée hein ?
AAAAALLELUIAAAA ! Non mais qu'il est con ce mec !
- Réflexion faite... C'est toi qui devrais aller te nettoyer les oreilles... T'as rien compris, t'es bouché ! C'est elles qui ont défoncé ma caisse et mon casier avec celui de ma copine !
- Ah... Ta copine... Parlons-en ! QU'EST-CE QUE TU FOUTAIS AVEC UN PRESERVATIF DANS TA POCHE DE JEANS HEIN ? TA MERE L'A TROUVE POUR LA LESSIVE !
- Tiens... un préservatif dans ma poche... Qu'est-ce que je foutais avec ça dans mon fute... Oh mais bien sûr ! On a voulu jouer au monopoly avec Bella seulement, il nous manquait un pion ! Alors j'ai été acheté une capote rien que pour ça !
- TU AS TRANSGRESSE TOUTES LES REGLES DE LA MAISON ! ICI PERSONNE NE BAISE AVANT LE MARIAGE ! TA MERE EST TROP LAXISTE AVEC TOI ! ELLE N'A JAMAIS SU S'Y PRENDRE ! C'EST UNE MAUVAISE MERE ET UNE MAUVAISE EDUCATRICE... Finalement, je suis bien heureux de pas avoir eu d'enfants avec elle... et ne pas devoir faire face à un cas comme toi...
C'était donc juste ça qu'il pensait d'elle ? De la femme qui partageait la vie d'un enfoiré sans s'en apercevoir ?
- POURQUOI TU LE LUI DIS PAS EN FACE CA HEIN ? POURQUOI ?
- PARCE QUE DE NOUS DEUX, C'EST PAS MOI QUI PARTIRAIS LE PREMIER DE CETTE BARRAQUE !
Je sentais sa poigne s'alléger sur moi et j'en profitais pour le repousser, le bousculant. Il partait vers l'arrière, sans ses appuis.
- JE SERAI ENCORE LA QUAND TU DEGAGERAS VOLTERO ! C'EST MA MAISON ET MA MERE !
Marcus eut un mauvais rictus.
- Une maison dans laquelle tu baises une petite trainée dès que...
Une trainée ?
UNE TRAINEE ???
Mon coeur accélérait, faisant bouillir mon sang. Je n'entendais plus que le bruit assourdissant de son insulte. Bella... une trainée...
