Merci à flo1359 (Oui j'ai été voir Remember Me), lovecullenn (Pour Elena, j'étais pas inspirée et comme j'avais Journal D'un Vampire sur ma table de chevet, donc j'ai pris ce prénom parce que c'est le premier qui m'est venu en tête!), pauline (Non t'inquiète pas, je peux prendre trois secondes pour envoyer un mail lol), Roxanne (Si j'étais Marcus, je ferais moins le cake XD), merci à tout le monde ! Je réponds surtout à celles qui ont des questions... parce que vous m'avez encore beaucoup gâtée sur ce dernier chapitre et je suis désolée de ne pas avoir le temps de vous répondre à toutes !
Y a encore eu une petite plantade au chapitre précédent,
je cite "Edward Cullen et Anthony Cullen" ... Evidemment que
c'est "Edward Masen et Anthony Masen" ... Je sais je suis pathétique et
incurable !
*
On m'a demandé combien il y aurait de chapitres...
Franchement j'en sais rien ! Je ne prévois rien du tout à ce niveau-là!
Y en aura pas plus de 40 c'est sûr !
Mais je n'ai aucune idée du nombre exact !
Et on m'a demandé aussi si j'envisageais une autre fiction après celle-là.
Pour l'instant, la réponse est non.
J'ai deux trois trucs à faire une fois que cette histoire et les O.S du Hasard
se seront arrêtés, notamment reprendre l'écriture d'une histoire avec mes
propres personnages... j'aimerais me repencher dessus !
... Mais si une autre idée de fanfics me traverse alors
je la noterai et peut-être que j'en ferai un autre récit...
Qui sait ? Rien n'est jamais définitif dans la vie,
c'est juste une question d'opportunité ;)
/!\ Et une dernière chose à toutes celles qui ne lisent pas les notes d'auteure !
Je ne répondrais pas quarante fois aux questions auxquelles j'ai déjà répondu
en pré-chapitre /!\
*
Visiblement vous êtes toutes d'accord sur une chose :
je suis sadique parait-il :-D
Vous commencez à bien me connaître maintenant !
Sur ce, je me tais et vous donne rendez-vous samedi
pour la suite !
Bonne lecture, je sais vous allez aimer =)
Prenez soin de vous et bonne semaine!
tiffany
Point de vue de Bella.
Le temps passait. Les vacances s'étaient terminées, maussades... Au lycée, rien n'avait changé et pourtant tout me semblait si différent... plus fade peut-être... Les autres étaient pourtant tous toujours là. Angela, Ben, Alice. Chaque jour, en ouvrant mon cahier, je mettais une petite barre symbolisant une nouvelle série de 24H sans Edward. Sa chaise en cours restait désespérément vide et je me surprenais à regarder plus par la fenêtre que vers le tableau. Mille images se bousculaient à la seconde... Je me rappelais d'Edward au début à notre rencontre... Il me semblait si souvent absent... Si souvent ailleurs, à rêvasser... Voilà que je l'avais remplacé.
Dans la cour, les rumeurs circulaient bon train. Fallait-il avoir espéré entendre autre chose ? Je ne sais qui avait su tout ça, mais rapidement, tous les élèves chuchotaient sur mon passage «Masen est en taule... Il a pratiquement tué le Pasteur Voltero...» J'avais envie d'hurler. Edward n'avait jamais été vu par eux comme moi je le connaissais... J'enviais Angela et Ben la plupart du temps, de pouvoir être ensemble et amoureux. Ils menaient leur petite vie tranquille, faisaient des projets, bien qu'ils avaient eu la délicatesse de ne pas le faire devant moi... J'essayais de m'y intéresser... Angela est ma meilleure amie. Mais il y avait toujours cette corde en moi qui vibrait trop fort, me rappelant que moi, je n'aurai probablement pas droit à tout ça...
Irina et ses petites copines étaient revenues en classe, plus mauvaises que jamais. Régulièrement dans les couloirs, j'avais droit à un coup sournois : un croche-patte, une bousculade, un mot très déplacé. Ca me faisait ni chaud ni froid ! Tanya ne traînait plus avec Irina, et elle passait le plus clair de son temps avec Kate et surtout Colin, un garçon de Première. Elle était venue me voir, pour de nouveau s'excuser de son attitude. Ca me blasait mais qu'est-ce que je pouvais lui dire à cette pauvre fille ? Elle m'avait aussi demandé si «tout ce qu'on raconte est vrai?». Elle aussi l'avait aimé Edward. Différemment de moi, mais elle l'avait aimé ! Je n'avais fait que lui expliquer dans les grandes lignes : une altercation entre un beau-fils et son beau-père, la police qui intervient, Edward qui prend du recul.
Point, à la ligne.
J'avais commencé un cahier. Un nouveau cahier. Celui que m'avait offert Edward était toujours sous mon oreiller et chaque soir, je relisais ses mots. Mais ce cahier était le symbole de notre amour. Alors j'en avais acheté un autre. Rouge sang. Ce cahier était ma blessure en quelque sorte... mon exutoire. A qui parler ? Rose et Emmett étaient sur leur nuage avec l'annonce de l'arrivée du bébé. Papa et Maman, hors de question ! Jasper... Jasper était mon confident mais parfois... Il avait des mots que je ne voulais pas entendre... Angela et Ben étaient heureux en couple... Alice... Alice, sa meilleure amie... Nous avions passé beaucoup de temps ensemble ces dernières semaines. Mon univers s'était rétréci inévitablement.
Je n'avais même pas eu envie de l'en empêcher...
Hier soir, nous avions été dîner à La Push. Jacob y fêtait son anniversaire et nous avions été tous invités. Une grande fête, un barbecue, mais aucun plaisir... Je n'avais pas pu me retenir d'aller me balader le long de la plage, là où Edward et moi avions eu notre campement et où il avait failli m'embrasser pour la première fois. Je regardais le ciel et les étoiles étaient toutes illuminées, comme la dernière fois... Je me demandais un instant si Edward les regardait de Chicago... Jacob était venu me voir et m'avait pris dans ses bras.
- Il est vraiment parti ?
J'avais acquiessé.
- Et tu vas... comment ?
- A ton avis ?
Ma voix avait couiné et je n'avais pu m'empêcher de laisser une larme rouler. C'était terrible de se dire que la moindre petite pensée à propos de lui me faisait perdre le contrôle. Jacob m'avait consolé longtemps, sans un mot. Et dire que lui aussi m'avait quitté avant... Qu'est-ce que j'avais de si mauvais en moi pour tous les faire partir ?
- On va te faire un câlin spécial sandwich !
J'avais senti Emily arriver derrière moi et elle avait posé sa main sur mon épaule, amicalement. Elle correspondait parfaitement à Jacob... Et puis, elle avait entouré nos tailles de ses bras, nouant ses mains sur les reins de son copain, me serrant entre eux deux. Câlin spécial sandwich, hein ?
Ce matin, mes parents étaient partis déjeuner chez le frère de mon père. J'avais refusé l'invitation, prétextant une dissertation à finir. Je ne sais pas vraiment s'ils avaient été berné, mais ils avaient faits semblant de me croire en tout cas... J'étais venue sur ce canapé pour essayer de me reposer. Mais en m'y allongeant, je revivais aussi nos étreintes sur ce sofa... notre première nuit à dormir ensemble, la fois où nous y avions fait l'amour, nos nombreux câlins... et puis cette fois où il était venu y trouver refuge, le visage et le corps tuméfiés.
C'était presque comme un rêve... ou une douce hallucination... Son odeur ! Bon sang, elle y est si présente et pourtant... voilà presque un mois qu'il est parti... Les larmes coulaient d'elles-même. Et ce parfum entêtant dans lequel j'aurais aimé mourir enveloppée...
- Bella...
Hein ?
L'électrochoc fut trop fort. Je me rappelais de sa voix, mais jamais aussi clairement... Je ne lèverai pas la tête, parce qu'il ne sera pas là. Je fermais les yeux plus forts... si je commençais à avoir des hallucinations, ça devenait grave... Je ne voulais pas voir le vide et l'absence. Rendre ce genre de choses concrètes me tue... Je ne voulais pas halluciner... Je ne voulais pas croire que mon esprit pouvait fabriquer une sorte d'illusion aussi forte pour Edward...
Un doigt passait légèrement sur ma joue. Non... S'il vous plaît... Non ! Ce toucher aurait été en tout point semblable au sien. Ses mains sur mon corps, caressant mes courbes... Nos corps imbriqués l'un l'autre, se savourant sans répit... Je serrais le coussin sous ma tête et crispais mes muscles. Une barrière... ou un bouclier... j'aurais aimé ça ! Et ce doigt qui continuait lentement sa course sur ma joue. Le rêve te caresse, t'enveloppe, pour t'emporter... Edward... Edward, si tu savais comme tu me manques...
- Bella... Je suis là...
La voix était lourde et profonde... et à la fois désespérée. Peut-être que l'hallucination a peur de devoir faire demi-tour parce que je ne me serai pas laissée prendre au piège ?
- Va t'en ! marmonnais-je dans le coussin.
Oui va t'en loin de moi : j'ai déjà assez mal comme ça...
- Est-ce vraiment ce que tu veux ?
Parce qu'en plus elle conteste mes décisions ? Non mais on croit rêver ! Ce doigt traînait toujours sur ma joue, avec tendresse. Comme si l'illusion m'aimait...
- Bella... je sais que ce que je t'ai fait est impardonnable et inadmissible... mais je t'en prie... Arrête de pleurer... s'il te plaît... Regarde-moi...
C'était incroyable comme les yeux fermés, j'aurais pu croire en la présence d'Edward et...
OH !
Est-ce vraiment possible ? Que mon cerveau fabrique une image concrète d'Edward, agenouillé devant CE canapé ? Je ne me rappelais pas d'Edward avec des joues un peu creuses, ni de lourdes cernes sous ses yeux et cet air si négligé. Malgré tout, ses yeux pétillaient d'une étrange lueur... Ma tentation !
- Comment ça se fait que les hallucinations sont aussi détaillées ? Elles ont une espèce de satellite neuronnal qui transmet mes pensées en images ?
Cet Edward en face de moi souriait faiblement et ses sourcils se fronçaient tandis que sa main droite se posait à proximité de ma cuisse.
- Qu'est-ce que tu racontes, Bella ?
- Bah je sais pas... A toi de me le dire ! Tu fais bien partie du gang des illusions perdues après tout... Tu peux me confier tous vos secrets de fabrication... je dirai rien promis !
L'Edward halluciné arquait un sourcil avec un léger sourire en coin. Parfait... ça l'aurait été si ça avait été mon Edward qui se trouvait à Chicago !
- Je ne suis pas une illusion, Bella... Je suis...
- Tut tut tut ! Toutes les hallu disent ça ! C'est bien connu !
Il souriait. Dieu que j'aurai aimé voir Edward me sourire... J'aurais tout donné pour qu'il soit vraiment là dans mon salon ce dimanche matin... mais à la place, je n'avais que le fruit de mon imagination. Edward posait la lanière de son sac sur le sol et ses yeux vert profonds se reportaient sur les miens. L'onde électrique me frappait de plein fouet des papillons s'envolaient...
- Tu t'imagines donc que je ne suis pas vraiment là...
- Non, puisque tu sors droit de ma tête...
- C'est quoi pour toi, une illusion ?
- Quelque chose d'impalpable, sans âme, destinée à te torturer. Quelque chose sans vie, sans sentiment et sans coeur...
- Bien, alors je suppose que... si je fais ça...
Sa main se posait sur la mienne et il la pressait faiblement. IL EST CONSISTANT !
- Tu vas toujours t'imaginer que je suis une hallucination...
C'était troublant... Sa peau était chaude et douce... Je déglutissais difficilement. C'était encore plus précis que dans mes rêves...
- Et si je fais ça...
Il posait ma main à l'emplacement de son coeur et... il bat... Il a un coeur... ! Je commençais à avoir peur. Edward était-il vraiment là ? Il fallait que je sois rationnelle. Edward était parti à Chicago, sans billet retour ! Comment il aurait fait pour revenir ?
- Trouves-tu toujours que je suis sans vie ?
- N... non... soufflais-je, subjuguée par le vert exact de ses yeux.
Même les photos n'avaient pas rendu justice à cette couleur parfaite !
- Et tu dis sans sentiments... sans coeur...
Il appuyait ma main un peu plus à l'endroit où les palpitations s'accéléraient au fur et à mesure.
- Sens mon coeur comment il bat... Il bat pour toi... Pour tous ces sentiments qu'il renferme pour toi...
Edward...
Edward !
EDWARD !
- Edward... Ed...ward... C'est toi ? C'est bien toi ?
Il acquiessait et portait mes doigts sur ses lèvres sans me quitter des yeux. Douces et chaudes... je les sentais embrasser le dessus de ma main à plusieurs reprises.
- Je suis là Bella... Je suis rentré parce que... je sais maintenant que je peux pas vivre sans toi... c'est ma seule certitude... Je ne sais pas quand ni comment je pourrais me sortir de tout ça mais... si je dois me battre... je veux le faire pour toi et pour nous... Si je ne t'ai pas fait trop de mal... Je voudrais la permission de t'aimer pour le restant de mes jours... seulement si ton coeur en est capable et accepte de me laisser une chance...
Edward... Mon coeur s'emballait lorsqu'il posait sa main libre contre mon organe vital qui battait encore et encore, toujours plus vite et toujours plus fort, à tel point que je crus qu'il allait me briser les côtes pour sortir et aller embraser le sien... Ma respiration se coupait.
- Je comprendrai tout à fait que tu refuses... J'ai merdé en te quittant. J'aurais dû agir autrement... Tu as le droit de me détester... Je l'aurais mérité !
Edward qui s'auto-flagelle constamment... Plus de doutes ! c'est vraiment MON Edward qui est rentré... Et MON Edward qui venait de me demander s'il pouvait encore m'aimer...
- Edward...
Je me laissais tomber à genoux du canapé, face à lui. Ses yeux cherchaient la vérité dans les miens. Moi aussi je veux l'aimer ! Comme pour vérifier moi-même, je posais mes mains de chaque côté de son visage. Son souffle s'accélérait et son regard brûlant me consumait. Je l'aime. Et je l'aimerai toujours !
- Je t'ai fait mal, Bella... Je le sais... Tu peux me détester...
Je fis alors ce qui m'avait le plus manqué : l'embrasser. Regoûter à ses lèvres tentatrices et si douces... Une fois nos bouches en contact, tout doute disparaissait... Ce n'était pas une hallucination...
- Je te hais, Edward... Je te hais... Je te hais... Je te... hais...
Je reprenais ses lèvres déposant mille petits baisers sur sa bouche. Mes doigts glissaient jusqu'à ses cheveux pour s'y loger et ne plus jamais trouver de place ailleurs...
- Je te comprends... murmurait-il avant de s'emparer avec violence de mes lèvres pour ne plus séparer les siennes des miennes.
Je forçais le barrage de ses dents pour rencontrer sa langue pour la première fois depuis un mois...
OH MON DIEU MERCI !
Nos corps, à cet instant, prenaient le contrôle. Edward me serrait contre lui au plus possible, ses bras entourant fermement mon corps. Nos mains caressaient le corps et le dos de l'autre, comme pour nous rapprocher davantage. Nos poitrines se touchaient et nos coeurs battaient ensemble.
Dans la même direction... Pour toujours...
..::..
Point de vue d'Edward.
Bella... Son odeur, les délicieuses courbes de son corps, ses mains, sa voix, ses yeux... Elle était là, contre moi, m'embrassant. Je suis le mec le plus chanceux du monde : c'est définitif ! Je me savais égoïste, profiteur et malhonnête de revenir comme ça, comme un voleur, pour quémander son pardon. Mais je ne pouvais pas faire autrement que la serrer dans mes bras et savourer sa bouche et sa langue dansant avec les miennes.
La vérité était là : je voulais me battre pour elle, pour toujours.
Ma bouche glissait sur sa mâchoire, déposant de petits baisers légers. Ses doigts tiraient sur mes cheveux avec une force impressionnante et mon désir d'elle naissait, passionnel.
- Edward...
- Je t'aime Bella... Je t'aime, je t'aime, je t'aime...
Elle m'attirait à sa bouche et nous échangions un nouveau long baiser langoureux.
- Moi aussi je t'aime... Ne pars plus jamais sans moi...
Elle m'allongeait sur le sol et se positionnait sur moi à califourchon. Son bassin bougeait contre le mien, faisant grandir mon désir. Un millier de frissons me parcouraient le corps et je me sentais comme paralysé. Sa bouche descendait sur mon cou et sa langue traçait un chemin jusqu'à ma clavicule, qu'elle suçotait doucement. Ses doigts déboutonnaient mon vêtement et je caressais son dos et ses bras. Elle embrassait mon nombril et je me sentais compressé dans mon jeans, prêt à exploser.
Bella remontait vers mon visage, sa poitrine au contact de mon torse presque nu. Un nouveau long baiser... J'attrapais l'ourlet de son petit pull et le remontais sur elle, l'en débarrassant. Elle était si belle... sa peau laiteuse m'avait tellement manqué... Je me redressais en position assise et dégrafait son soutien-gorge alors que ses doigts se nouaient dans mes cheveux, me rapprochant de sa poitrine que je me mis à vénérer de baisers humides. Elle émit un long gémissement alors que je prenais la pointe de son sein dans ma bouche pour le titiller et le suçoter légèrement.
- Edward...
Nos bassins se frictionnaient, comme pour apaiser la tension. Je flattais son autre sein de ma main, faisant tournoyer mon pouce autour de son téton durci. Bella penchait la tête en arrière et je remontais vers son visage, mordillant la peau de son cou. Alors que nos lèvres se dévoraient, elle passait sa main entre nous pour venir caresser mon sexe et déboutonner mon jeans. Oh merci putain ! Je défaisais tant bien que mal le cordon de son pantalon en coton et passais ma main dans son sous-vêtement, rencontrant son centre humide et chaud.
- Oui ! Edward ! Touche-moi...
J'effectuais de petits gestes sur sa féminité, caressant ses lèvres intimes et titillant son entrée. Sa main se posait sur mon sexe en érection en-dessous de mon boxer et elle me caressait légèrement. Je ne pouvais retenir un gémissement quand je la sentais aller-et-venir et j'enfonçais deux doigts en elle. Son odeur, son jus de désir... elle m'enhivrait totalement et inconditionnellement. Elle bougeait ses hanches sur mes doigts et m'embrassait alors que sa poigne se serrait sur mon membre en érection. Bordel ! C'était si bon ! Ses parois se refermaient sur mes doigts et elle haletait, gémissante. Ses rougeurs, sa respiration erratique...
- Oui ! Ouii ! Encore ! Fais-moi l'amour... Edward ! Fais-moi l'amour...
Oh oui Seigneur... Merci !
Elle s'accrochait à mes cheveux et m'embrassait violemment pendant que je la retournais sur le sol. Je tirais sur son pantalon pour l'enlever et rejetait le mien sur mes chevilles, avant de me positionner entre ses cuisses. J'appuyais mes bras au niveau de ses épaules et, accrochant son regard et ses lèvres une nouvelle fois, je la pénétrais lentement. Je ne voulais jamais oublier la profondeur de ses yeux à cet instant... qui s'écarquillaient légèrement avant que ses cils ne papillonnent vivement et que ses dents emprisonnent sa lèvre inférieure. Je butais en elle au plus profond, savourant et reconnaissant envers elle de pouvoir être enfin revenu à ma place...
- OUI !
Nous laissions notre plaisir reprendre tous ses droits, nous faisant haleter. Alors que j'entamais un lent mouvement en elle, je ne pouvais qu'admirer son corps. Ses mains me griffant le dos, des gémissements lâchés, ses jambes repliées sur ma taille... Elle veut toujours de moi, malgré toute la peine que je lui ai faite...
- Je t'aime Bella... Pardonne-moi...
Ses doigts passaient dans mes cheveux et m'attiraient à elle. Nos bouches se goûtaient une nouvelle fois, permettant à nos langues un long baiser savoureux, entrecoupé de nos mouvements de corps à corps.
- Je n'ai rien... à... hmmm... à te pardonner... Oh oui !
Son corps s'arquait sous le mien et elle fermait les yeux alors que j'accélérais mes va-et-vient dans sa féminité humide. Ses doigts se faufilaient à mes reins et elle appuyait encore plus. Nos mouvements devenaient désordonnés mais je me sentais me crisper. Ma respiration n'existait pratiquement plus...
- Edward... Edw...
Je passais ma main entre nos deux corps pour frictionner son clitoris de petits cercles appuyés.
- OUIII ! ENCORE ! EDWAAARD !
La tête me tournait, sous l'assaut de son orgasme et j'explosais en elle puissamment...
- PUTAIN BELLAAA !
Je ne pouvais plus ressentir que le plaisir qui m'envahissait. Un délicieux bourdonnement m'enveloppait tandis que je m'écroulais sur son corps, mon visage dans son cou. Nos coeurs battaient plus vite que jamais et ses bras entourants mon dos me semblaient si frêles... Sous mon corps, elle se mit à rire doucement, puis bruyamment. En relevant le visage vers le sien, je voyais une larme rouler sur sa joue. Je la cueillais sur mes lèvres et gouttais l'eau salée. Ses yeux chocolat accrochaient les miens et elle m'attirait dans un nouveau baiser.
- Je t'aime Bella... Plus que tout au monde... Tu es mon passé, mon présent et mon avenir... Je t'aime... Je t'aime, je t'aime, je t'aime.
Elle me serrait contre elle, son coeur battant très fort, et elle embrassait le bout de mon nez et mon front.
- Je t'aime Edward... Autant que tu m'aimes... A partir de maintenant et pour la dernière fois : on fera tout ensemble, jusqu'au bout... On traversera tout ça, toi et moi. Toujours. Je veux que ça se termine comme dans mon cahier...
Mon coeur se serrait brutalement... Elle voulait vraiment avoir un avenir avec moi... elle partageait mes rêves et mes envies les plus secrètes... J'embrassais alors sa paume qui trainait sur mon visage et fermais les yeux, humant son odeur.
- On va rectifier l'histoire Bella... Pour que ce soit encore mieux que dans ton cahier...
..::..
Point de vue de Jasper.
- QUOI ? T'arrives aujourd'hui ?
«Oui Minou... J'ai envie de venir te soutenir pour ton tournage ! Pourquoi ça a été décalé d'une semaine le début ?»
Et merde putain... Maria qui débarque...
- L'acteur principal a vu son précédent tournage rallongé de deux jours. Comme c'était à l'étranger, le temps qu'il rentre et vienne ici...
« Il est comment ? «
- Mais tu sais bien... Tu sais c'est ce gars qui joue Hugo dans la série que tu regardais le soir à 17h là...
«C'EST PAS VRAI ??»
- Ben si...
Je ne pouvais retenir un sourire. Maria bavait littéralement devant Thomas. Elle était très groupie parfois...
«Ca me fait deux bonnes raisons pour venir alors : mon fiancé et l'acteur de son film! Tu peux venir me chercher à 16H ?»
- J'ai le choix ? souriais-je, juste pour la faire râler.
«Si tu tiens à ta peau, oui!»
- J'serai là... Laisse-moi retourner à la maison pour prendre deux trois trucs et j'me mets en route !
Je raccrochais et quittais la table de chez mon oncle.
- Un souci Jasper ? demandait Esmé
- J'suis désolé faut que j'me casse, Maria arrive ce soir je dois aller la chercher à Seattle... Je repasse par la maison prendre ma caisse et j'y vais !
Mon oncle Paul se proposait de ramener les parents alors Carlisle me tendait les clés de sa berline.
- J'suis désolé Tonton !
- Va chercher l'amour, va !
Je souriais. Ouais... Si on veut ouais ! J'embrassais mon oncle, sa femme et leurs deux filles avant de partir.
Vers 11H25, j'étais entrain de me garer devant la maison. Faut que j'me magne, ça risque de faire juste pour être à 16h à Seattle ! Je sortais de la voiture et voyais une petite chose marcher le long du trottoir. La p'tite Alice... Ca me faisait presque plaisir de la voir, même si je m'y attendais pas. Depuis l'épisode chez Edward, j'avais pu la découvrir aventurière et déterminée. J'aimais beaucoup l'idée que ce petit bout de bonne femme sache ce qu'elle veut, avec une telle ferveur ! Elle prenait des risques pour son meilleur ami... j'me rappelle pas avoir connu un truc pareil !
- Heeh ! Salut Alice !
J'aimais bien aussi son large sourire et sa timidité mal placée... Wow wow wow ! Attends deux minutes là Champion ! comment ça se fait que je pense à elle comme ça ? J'vais me marier bon sang ! J'avais déjà été infidèle et depuis, je ne me faisais plus confiance. Je voulais pas blesser Maria, même si notre couple n'était plus ce qu'il avait été ! Elle s'approchait pour me faire la bise, sa main se posant sur mon épaule le temps de l'étreinte. Elle avait une peau très douce, parfumée avec quelque chose comme du lait pour bébé, lui laissant un côté très enfantin.
- Bella est là ?
- Ouais... Elle travaille une dissertation je crois, elle a pas pu venir chez mon oncle et ma tante déjeuner !
- Une dissert' ? Mais on a pas de dissert' à rendre...
Nous échangions un regard. Personne n'avait été dupe de son excuse... Bella n'allait pas bien et elle se repliait sur elle-même...
- Elle pense encore à Edward... soupirait Alice
J'acquiessais tristement. Hier soir, j'étais entrain de jouer de la guitare dans ma chambre. Bella était venue et m'avait demandé si elle pouvait dormir avec moi. Ca me donnait envie de vomir de la voir comme ça, se refermant petit à petit...
- Je voulais venir lui proposer qu'on aille se balader au bord du lac...
- Ouais t'as eu une bonne idée... Viens on va la chercher !
- Tu veux venir avec nous ?
- Non... J'dois aller à Seattle chercher ma copine...
- Oh... Elle vient te voir ? Tu dois être content...
A bien l'entendre, Rosalie avait raison. Alice avait la voix moins joyeuse. C'est dingue ça... Elle est vraiment amoureuse de moi ? Nous approchions de l'entrée et j'ouvrais la porte.
HEIN ? Mais c'est quoi ce souk ? Alice et moi échangions un regard en entendant des bruits de baisers et deux voix distinctes... Et des gémissements ?!?! Bordel c'est quoi cette histoire ? Bella s'est achetée un copain mécanique ou quoi ?? Les lèvres d'Alice bougeaient, silencieuses, murmurant le prénom de ma soeur. Ca venait du salon... Je passais la tête discrètement par la porte et apercevais... EDWARD ???
- Qu...
Je plaçais ma main sur la bouche d'Alice. Edward était allongé au sol, Bella assise sur lui à califourchon lui détachant sa chemise et ses mouvements de bassin étaient très évocateurs... Wow wow wow ! J'crois que va falloir attendre pour récupérer mes clés de bagnole et mon permis ! J'entraînais la gamine dehors et refermais l'entrée sur des gémissements.
ET ! Si j'm'y attendais à celle-là !
Alice et moi échangions un regard, puis éclations de rire. Sans que je m'y attende vraiment, elle se jetait à mon cou et embrassait ma joue. Ca fait deux fois... en peu de temps... et j'éprouvais une sorte de... une sorte d'excitation... à ça !
- Il est revenu ! Il est revenu !
Elle me serrait fort contre elle et sautillait en même temps. Elle avait des réactions drôles, parfois !
- Doucement, espèce de barjole !
Elle avait un large sourire et m'embrassait encore la joue. Je ne pouvais m'empêcher de rire.
- Arrête, tu vas me foutre du rouge à lèvres partout ! Ca risque de faire désordre !
- Oups... Désolée...
Elle rougissait et attrapait un mouchoir en papier qu'elle humidifiait... avec sa langue ??? Elle a peur de rien celle-là ! Bon ok... c'est que de la salive... Elle nettoyait ma joue vivement.
- Et voilà le travail ! Fais pas cette tête, je vais pas te donner la varicelle avec ma salive !
J'éclatais de rire.
- La varicelle ne se transmet pas par la salive, Alice !
Elle acquiessait en souriant et en essuyant ma joue avec un mouchoir propre.
- Oui, c'est bien ce que je te dis !
Elle me relâchait et se mettait à rougir.
- J'suis désolée... J'me suis emportée ! riait-elle
- Pas de soucis ! Tu m'as même évité une crise de jalousie avec Maria...
Elle souriait et rangeait son mouchoir.
- J'y crois pas... Il est revenu... comment... pourquoi il m'a rien dit ? J'aurais été le chercher !
Elle était hyper excitée quand même cette gonzesse !
- C'est p'tètre pour éviter que tu t'agites comme ça tu vois ! J'veux pas te vexer mais à mon avis, il voulait d'abord voir Bella !
Elle s'asseyait sur les marches qui montaient au perron. Je la rejoignais.
- Précoce ou pas ton pote ?
Elle tournait la tête vivement vers moi, ses coudes appuyés derrière elle sur la marche du dessus.
- Mais j'te sais moi ! Pourquoi ?
J'étendais mes jambes sur les marches devant.
- Bah pour savoir si on va poireauter longtemps !
Nous éclations de rire en même temps. Elle était cool, elle se vexait pas pour ça ! Elle prenait les choses comme elles venaient, avec humour !
*
Les minutes passaient. Je me surprenais à apprécier discuter avec Alice. Elle était fraîche, spontanée et rigolote !
- Tu seras pas à l'heure pour récupérer Maria !
- Ouais, c'est pas faux ça ! Je vais l'avertir...
J'envoyais un message à Maria pour lui expliquer «la situation». Elle me répondait qu'elle attendrait, qu'elle était contente que Bella ait retrouvé Edward.
- Elle vient te voir pour quoi ta copine ?
- Elle veut venir sur le tournage qui commence mardi ! Elle a une espèce de vénération pour l'acteur qui va avoir le rôle principal...
- Ah oui je vois... J'ai déjà dû voir sa tête une ou deux fois à la télé !
- Ouais, il a fait pas mal de soap et de trucs comme ça !
- Possible ouais... Ca doit être pénible d'enchaîner les tournages !
- C'est assez physique ! Faut mémoriser un texte, certaines gestuelles... Après faut des fois faire des recherches sur ton personnage, sans compter le tournage bien sûr !
- Ca s'étale sur combien de temps une journée de travail dans ce milieu ?
- C'est assez aléatoire, ça dépend des scènes. Si tu dois tourner de jour ou de nuit... En moyenne faut quand même compter une bonne dizaine d'heures...
- Même pour ceux qui font le film comme toi et le producteur ?
- Surtout pour nous ! L'acteur tourne sa scène jusqu'à ce qu'on lui dise que c'est bon et après il rentre chez lui... Nous on doit revisionner, noter... Une fois que le tournage est fini, faut assembler, faire le montage, trouver les bandes-son...
- Parce que tu tournes pas le film du début à la fin dans un ordre chronologique ?
- Non... En fait, tu tournes les scènes déjà selon la disponibilité des acteurs secondaires la plupart du temps. De la disponibilité des locaux que tu dois louer si besoin, en fait c'est très décousu. Tu peux très bien commencer à filmer la dernière scène...
- Wow... Ca doit être perturbant ça !
- Ca demande pas mal de rigueur et d'organisation surtout ! Faut être précis et méticuleux !
- Mais ça doit être dur non ? Si tu dois commencer par la fin, ça présuppose que les acteurs doivent avoir un certain feeling déjà créé entre eux, non ?
- Dans ces cas-là tu sais, faut énormément avoir confiance en leurs capacités à créer des liens entre eux rapidement avant le tournage. C'est pour ça que la plupart du temps, ils vont dîner ensemble ou sortent... Ca crée une sorte de feeling si tu veux... Ils discutent, ils vont déjeuner ensemble, essaient de trouver des atômes crochus. Ils discutent de leurs personnages et répètent leurs textes avant ensemble...
- Je me suis toujours demandée comment un rôle principal mémorise tout ses textes ! Moi quand j'étais en primaire qu'on jouait des pièces, j'avais un mal fou à apprendre tout par coeur !
- Un film c'est différent d'une pièce. La scène ne te laisse pas beaucoup le choix, tu tournes dans un ordre assez chronologique. Là, nous on adapte en fonction des éléments extérieurs. La plupart du temps, les acteurs apprennent leurs textes la veille pour le lendemain. Le soir on leur dit : demain on tourne telle et telle scène et ils apprennent en fonction de ça... puis y a des souffleurs pas loin, des fois des types qui se mettent hors-champ avec des panneaux comme des prompteurs tu vois...
Elle acquiessait. Ca me faisait vraiment plaisir qu'elle s'intéresse à l'envers du décor ! C'était rare, pour ne pas dire inexistant, que Maria s'intéresse au travail de fond que je devais effectuer !
- Tu as déjà assisté à un tournage ? me demandait-elle
- Oui... Une bonne dizaine. Avec ma formation, on y est obligés... Faire des stages tout ça...
- Ok... Ca doit être passionnant !
Je ne pouvais retenir un sourire.
- Oui ça l'est ! Mais tu voulais pas travailler dans ce milieu toi ? Créer des costumes pour des tournages ?
- Si... ça me plairait, mais ça doit être un job titanesque !
- T'as le talent pour ça !
Elle rougissait.
- Merci...
- J'le pense tu sais !
Elle souriait et détournait son regard vers la route. J'avais presque envie de lui prouver qu'elle pouvait le faire ! Qu'elle pouvait croire en son talent !
- Ca te plairait de venir assister au tournage un jour ou deux ?
Elle reportait son attention vers moi.
- Je peux ?
- Ouais, aucun problème ! Je pourrais te présenter à nos costumières qui bossent sur notre film... uniquement si ça te tente !
- Tu parles Charles que ça me tente !
- Je ne m'appelle pas Charles !
- Je sais !
Son large sourire me contaminait presque. A bien y regarder, elle était vraiment jolie... je me sentais bien là, sous le soleil, à parler avec elle. Elle n'essayait pas de tricher, de me dominer, d'être une autre. J'appréciais sa spontanéité, vraiment...
- Bon... Tu crois qu'ils ont pas fini ?
Je consultait ma montre.
- Ca fait une heure... S'il y est encore, c'est qu'il est trop fort !
- Ca fait presque un mois qu'il a dû s'abstenir !
Je faisais une grimace. C'est vrai que vu sous cet angle, il aurait sûrement beaucoup de pression à décharger !
- On va voir ?
- Tu tiens vraiment à les trouver en pleine séance d'aérobic ?
- Sûrement pas ! C'est ma soeur, merde !
Alice se rapprochait de moi.
- OOohhh, mais c'est qu'il est choqué le grand-frère ! souriait-elle
- Arrêteeuuuhh ! Te fous pas de moi !
- Pauvre frangin choqué !
Elle me taquinait, tapotant mon nez de son index en souriant. Machinalement, sans que je réalise ce qu'elle faisait, son doigt glissait et frôlait mes lèvres. J'étais perdu dans ses yeux alors que je ressentais ce geste accidentel... Même si je l'aurais voulu, il n'y avait pas moyen que j'échappe à son regard... Maquillé de façon juste à réhausser sa profondeur et...
- AHEM !
Je sursautais, voyant Emmett devant nous avec un large sourire.
- Es-tu conscient Jasper que tu es entrain de te faire abuser par une sale gosse là ?
- Hééé ! J'suis pas une sale gosse ! bondissait Alice
Emmett l'attrapait, l'envoyant voler comme un sac à patates sur ses épaules.
- LACHE-MOI ! FAIS-MOI DESCENDRE !
Mon frère lui tapait la cuisse pour plaisanter alors que les jambes d'Alice se balançaient. C'était comme si j'avais du mal à revenir sur terre... enveloppé dans une espèce de protecteur en coton !
- Pourquoi vous étiez entrain de vous tripoter sur le balcon ? Tu t'es enfin décidé à larguer Maria ?
- Non, en parlant de Maria j'dois être dans trois heures à Seattle pour son avion, elle arrive !
- Et donc... Tu imagines qu'en restant assis ici avec cette petite chose gluante et pleine de nerfs, l'aéroport viendra à toi comme par magie ?
- Non... En fait on a un problème technique qui nous empêche d'accéder à la maison !
- T'as perdu tes clés ? Je les ai moi !
- Non c'est pas ça... Edward est revenu et Bella et lui... dans le salon... font des...
OH MERDE ! J'aurais jamais dû dire ça !
- QUOI ?
Il reposait Alice au sol et s'approchait de moi.
- Tu m'as dit quoi là ?
- Rien !
- IL EST REVENU COMME CA APRES L'AVOIR ABANDONNE PENDANT UN MOIS ? IL SE FOUT DE NOUS OU QUOI ? CA VA PAS SE PASSER COMME CA !
Il passait devant moi et entrait dans la maison, balançant avec fracas la porte contre le mur du couloir.
- IL EST OU ?
- Oh putain beh alors là... On est dans la merde !
Apparemment, ils n'étaient plus dans le salon parce qu'Emmett partait comme une fusée à l'étage. Fallait le suivre, sinon ça allait saigner ! Il avait clairement dit qu'il pardonnerait pas à Edward d'avoir fait pleurer Bella ! Ca allait castagner !
..::..
Point de vue d'Emmett.
NON MAIS JE REVE LA !
Non seulement il revient comme ça, la bouche en coeur et la bite en fleur mais EN PLUS, il se tape ma petite soeur dans le salon ! ET ELLE LUI PARDONNE MAIS ELLE EST CONNE OU QUOI ?
Pas dans le salon ! Ben voyons ! La chambre ! Putain mais c'est incroyable ça ! Incroyable ! Je grimpais à l'étage, bien décidé à leur dire ma façon de penser ! Je sais ! Ca me regarde pas ! Mais merde quoi ! C'est pas lui qui a dû la voir chialer tous les jours ! Ce dernier week-end, elle est venue le passer à la maison pour parler avec Rosalie ! Ca avait été plus que difficile de la voir se mettre au lit à 16h parce que la seule chose dont elle avait envie, c'était d'être seule pour pleurer ! Et Rose qui avait passé toute la nuit avec elle à essayer de lui parler, de la calmer... J'avais dormi sur le canapé !
Si Bella était assez naïve et amoureuse pour lui pardonner en un claquement de doigt, c'était pas mon cas ! Faut pas rêver !
J'entendais deux rires venir de la chambre de ma soeur. Je l'ouvrais rapidement, trouvant Edward torse-nu sous la couette, surplombant Bella, le visage niché dans son cou. Elle ne portait pas de haut, au vu de ses épaules dénudées ! Ils se tournaient brutalement vers moi.
- QU'EST-CE QUE TU FOUS LA EDWARD ? TU SORS DE CE LIT MAINTENANT !
- Emmett...
- EMMETT TU TE BARRES DE MA CHAMBRE ! hurlait Bella.
Tu te fais avoir ma loute !
- PUTAIN MAIS BELLA MERDE ! T'AS PAS ASSEZ SOUFFERT COMME CA QUAND IL S'EST BARRE POUR SOI-DISANT TE PROTEGER ? CA TE SUFFIT PAS TU LE LAISSES TE FAIRE DU MAL ?
Bella se redressait dans le lit, ramenant les couvertures devant elle alors qu'Edward glissait sur le côté du matelas contre le mur.
- Emmett... J'peux t'expliquer... J'aime ta soeur tu sais... j'lui veux pas de mal et...
PUTAIN IL ME DONNE ENVIE DE GERBER MES SAUCISSES-LENTILLES DE MIDI !
- Emmett ! Fous-leur la paix putain !
Jasper m'attirait par les bras.
- TU DEGAGES EMMETT ! VA TE FAIRE FOUTRE ! T'AS PAS A DONNER TON AVI SUR CETTE HISTOIRE ! C'EST MA VIE, C'EST MON MEC, C'EST MON HISTOIRE ! JE TE DEMANDE PAS D'ETRE D'ACCORD ! J'AIME EDWARD ET C'EST MA DECISION !
Jasper me poussait par les épaules.
- Allez t'en entendu la petite dame, descends Em', ça sert à rien ce que tu fais là !
Jasper... Jasper, Jasper, Jasper ! Il avait raison ! Je me sentais soudainement très con d'être debout dans cette pièce, face à ma soeur et son copain presque nus !
Je quittais rapidement la pièce et Jasper refermait la porte.
- Excusez-le hein vous savez ce que c'est ! Il adore qu'on porte l'attention sur lui ! Continuez vos négociations d'abonnements téléphoniques... Vous gênez pas pour nous !
Il m'entraînait en bas à l'extérieur.
- PUTAIN MAIS T'ES MALADE OU QUOI ?
- QUOI ? CE MEC SE FOUT D'ELLE ! ET TOI TU LE LAISSES FAIRE !
- Hééé ! Ce type c'est mon meilleur ami ! râlait la petite Alice.
- Ton meilleur ami ? Non mais tu réalises qu'il part, qu'il revient, il la quitte il la reprend ! Il sait pas ce qu'il veut ce type !
Jasper soufflait.
- Le problème mon p'tit père, c'est qu'on a pas le droit de décider pour elle ! Elle t'a critiqué elle quand t'as épousé Rose ?
Bon ok... là... c'est pas faux ! Jamais elle n'avait parlé derrière notre dos malgré la situation un peu «délicate»...
- Ecoute... Laisse-la décider !
- J'ai décidé !
La voix sèche de Bella claquait derrière nous. Je me tournais pour la voir arriver avec Edward. Ils étaient tous deux un peu décoiffés mais habillés... c'est déjà ça putain ! Elle était furieuse !
- EMMETT ! JE TE JURE QUE TU RECOMMENCES CA UNE PUTAIN DE FOIS DANS TA VIE ET JE TE TUE ! T'AS PAS A DECIDER CE QUI EST BON POUR MOI OU PAS ET TU AS ENCORE MOINS LE DROIT DE RENTRER DANS MA CHAMBRE COMME CA ALORS QUE TU SAIS QUE JE SUIS AVEC EDWARD !
Wow... furax la petiote !
- J'aime Edward et Edward m'aime ! Un jour, on finira par se marier et avoir des bébés ! Si t'es pas d'accord avec ça, c'est pas mon problème ! Si ça te pose soucis, dis-le moi immédiatement, que je ne te donne pas notre adresse quand on devra s'installer ensemble !
Je regardais Edward derrière elle, qui semblait étonné d'une telle fougue. Pour tout dire, elle me sciait ! Jamais il ne me semblait l'avoir vu si décidée, si sûre d'elle dans son discours et sûre de son copain ! Pas même avec Jacob qui pourtant, avait représenté quelqu'un de très important pour elle... Edward s'approchait de moi, sa main droite tenant la taille de Bella.
- Emmett... Je te promets que je ne joue pas avec elle... Je suis parti croyant que j'allais réussir à me reconstruire. J'ai eu besoin d'aller là-bas pour... je sais pas... pour me prouver que je pouvais être bien quelque part... Mais j'ai réalisé que c'est avec ta soeur que je suis bien, n'importe où qu'on soit ! Je sais que je te demande beaucoup mais... est-ce que tu acceptes que je sois sincère avec elle et que je l'aime vraiment ? J'veux pas créer d'embrouilles ni rien. Tu comptes beaucoup pour elle. Je veux pas être responsable d'un malheur encore une fois pour Bella...
Et lui aussi semblait bien décidé ! Bon sang... Ce séjour avait-il été si bénéfique que ça pour lui ? Est-ce que cette séparation avait fait en sorte de les réunir encore davantage ?
- Je suis désolé Bella d'être rentré comme ça... Quant à toi Edward, écoute-moi bien ! Visiblement elle t'a choisi... Mais repars une seule fois et je te jure que c'est pas un baobab que je t'enfoncerai dans le cul sans lubrifiant, pigé ?
Edward acquiessait en grimaçant. Je retenais difficilement un rire.
- Et la prochaine fois que vous devez faire des cracottes dans ta chambre, ferme au moins la porte à clé Bella ! Ca m'éviterait de voir des choses choquantes !
Un large sourire envahissait leurs visages et ils se regardaient, rougissant légèrement.
En tout cas, j'allais l'avoir à l'oeil ce type !
- Et autre chose...
- Oh mais c'est pas vrai tu vas pas la fermer ta grande gueule ? soupirait Jasper.
- Tu devrais pas être parti chercher ta meuf toi ?
Il se tapait le front et courrait vers l'intérieur.
- Oh putain merde je l'ai complètement zappé ! Je vais me faire incendier !
Nous éclations de rire en le regardant ressortir et courir à sa voiture pour partir.
- Donc comme je le disais, Bella c'est pas parce que je vais faire de toi une tatie d'ici huit mois que tu dois me faire tonton dans les deux prochaines années, ok ?
- Emmett, j'ai déjà eu cette discussion avec Maman !
- Vous allez avoir un bébé avec Rosalie ? demandait Edward
Cette question me plaisait ! Beaucoup beaucoup beaucoup !
- Oui ! C'est prévu pour le 22 janvier !
- Félicitations, je savais pas !
- Merci vieux !
Nous échangions une brève poignée de main et Edward retournait vers Bella.
- Tu vas être tonton, Edward...
Il soufflait en souriant.
- Ouais ben j'sais pas trop ce que ça va donner mais on va sûrement y arriver hein !
..::..
Point de vue d'Edward.
Nous avions organisé un repas ce soir pour «fêter mon retour». C'était Bella et Alice qui en avaient eu l'idée... Moi qui avait espéré passer ma soirée tranquille, c'était râté ! Tout le monde était là : Carlisle, Esmé, Emmett, Rosalie, Karlyne, Alice, Jasper et Maria. Et ma Bella bien sûr ! Je n'arrivais pas à me concentrer sur les autres. Je ne voyais qu'elle et son sourire parfait !
Esmé avait hurlé quand elle m'avait vu vers 17h à leur retour. Elle m'avait longuement serré dans ses bras. J'avais appréhendé leurs réactions... mais tout s'était super bien passé. Celui que j'avais craint le plus était Carlisle... Après la lettre que je lui avais laissé, je m'étais attendu à ce qu'il se montre distant, pour ne pas avoir à devenir une sorte de «repère paternel» pour moi... Mais il avait réagi comme sa femme, m'étreignant longtemps.
- Merci d'être rentré... Tu es celui qui est le plus digne de ma fille...
Mon coeur s'était serré dans mon torse. Il m'avait donné des nouvelles de ma mère et de Marcus. Elisabeth allait entamer son traitement mardi prochain et serait de nouveau hospitalisée. Elle avait fait plusieurs séjours à l'hôpital depuis mon départ, pour des malaises et un virus qu'elle avait contracté. Marcus, lui, était sorti de prison mais était sous surveillance policière. Le pasteur Webber avait pris la décision de lui imposer un congé forcé, pour qu'il prenne le temps de réfléchir à tout ce qui s'était passé ! Marcus l'avait très mauvaise et l'espace d'un instant, je craignais qu'il s'en prenne à ma mère... Même si elle n'était pas parfaite, c'était ma mère et je l'aimais.
Alice s'approchait de Bella et moi, alors que nous étions enlacés dans le canapé. Me séparer d'elle ne serait que d'un mètre me semblait inacceptable !
- Edward... Faut que je te parle...
Alice s'asseyait à côté de moi sur le sofa, alors que Bella relevait la tête vers elle, toujours calée contre mon torse.
- J'ai trouvé ça dans ta chambre l'autre fois...
Mon cahier noir... Mon coeur s'accélérait violemment. C'était un cahier que je n'avais pas terminé... un de ceux qui me servait d'exutoire contre Marcus... En un instant, je comprenais. Je réalisais que j'avais là peut-être une chance de me retourner contre lui. Comment elle l'avait trouvé ?
- J'avais envie de faire de l'escalade l'autre jour alors j'ai décidé d'aller en faire sur le côté de ta maison jusqu'à ta chambre...
Bella se redressait vivement.
- Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ?
- Tu avais d'autres choses à penser, Bella... Bref quoi qu'il en soit... j'ai demandé à Charlie ce qui se passerait si la police trouvait des indices de ce genre... Il m'a dit que ça leur serait plus qu'utile... ils ne trouvent pas grand-chose sur Marcus, outre les dépositions que tout le monde interrogé a fait au commissariat... Il m'a demandé si je savais quelque chose et je lui ai parlé de ma visite disons... impromptue dans ta chambre... Je pouvais pas croire qu'il n'y avait rien contre Voltero. J'ai trouvé ça... C'est daté et c'est ton écriture... Il m'a dit que si lui acceptait la preuve ainsi, elle ne serait pas recevable. Sauf si c'est toi qui la leur apporte...
Quoi ? Ca pourrait leur servir ?
- Il l'a parcouru dans les grandes lignes. Il a dit que ça pouvait très bien conduire à te faire faire un profil psychologique dont tu pourrais te servir comme Marcus... Mais il faut que ça vienne de toi... Charlie pense que c'est une chance inespérée... Il ne va rien dire. Je comptais t'appeler ce soir à Chicago pour t'en parler mais comme t'es revenu...
J'en revenais pas... J'allais pouvoir me servir de ça !
- Donc je sais que j'ai violé la propriété des Masen, violé ta chambre... je sais c'est vilain bouh ! Mais Edward... penses-y... Charlie a dit qu'il pouvait s'arranger avec sa conscience sur ce que j'ai fait... Si tu y vas avec le cahier en leur disant que tu l'as retrouvé... Ce n'est pas très professionnel de la part de mon père mais personne ne saura rien.
C'était incroyable ! Ils étaient tous là à risquer quelque chose pour me sortir de ce foutoir ! Je ne pouvais plus merder ! Ils étaient tous impliqués. Je voyais Carlisle et Esmé me regarder. Les autres discutaient autour de cafés à table. Je voyais dans les yeux de Carlisle une volonté et une détermination qui me contaminaient... La main de Bella se posait sur les miennes et elle déposait un petit baiser dans mon cou. Je savais à son regard qu'elle voudrait que je fasse cette expertise ! Mais j'étais déjà décidé ! J'étais revenu ici, prêt à me battre quelqu'en soient les conséquences. Pour Bella, Alice, Charlie et tous les autres... J'avais aussi peur que la frustration de Marcus retombe sur ma mère. Il fallait que je l'éloigne d'elle, même si elle devait en souffrir ! Cet homme n'avait été bon pour personne !
- Edward... chéri... Tu devrais peut-être envisager de...
Je posais mon doigt sur les lèvres de Bella, avant de le retirer et de l'embrasser brièvement.
Ma force... mon courage...
- Alice... Tu pourras dire à ton père que je passerai le voir mardi et... j'irai moi-même annoncer à Elisabeth que je ferai cette expertise psychologique afin qu'elle n'apprenne pas tout ce qui s'est passé par quelqu'un d'autre que moi... Ca a trop duré cette connerie !
