Hello !
Je vous présente mon copain : le chapitre le plus long de JS !
Une page et demie voire deux de plus que d'habitude !
Ca va que c'est férié demain !
Faites les ponts, pas la guerre !
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Vous allez aimer ça peut-être, survoler ce qui vous paraitra inutile sûrement,
vouloir me tuer à la fin probablement...
mais je suis imperméable à toute sorte d'insultes et de chantages en tout genre !
.o.0.o.
Encore un grand grand merci ! Je lis chacune de vos reviews
et j'adore ça ! C'est extrêmement motivant à chaque fois !
Mille mercis ! J'espère que la suite et la fin qui approchent
ne vous décevront pas ! C'est dur d'être à la hauteur de vos espérances...
.o.0.o.
Pour la suite, hum... pas avant dimanche !
Mais la suite vous plaira aussi... ou pas tiens !
Prenez soin de vous !
Je vous embrasse.
Faites attention à la gastro, surtout...
Tiffany.
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Point de vue de Jasper.
La route était longue mais j'étais pas nécessairement mécontent de rentrer. Plus que cinq bornes et hop ! Au lit ! J'avais hâte ! J'allais pouvoir pioncer jusqu'à 15h au moins ! C'était comme si j'entamais une espèce de dernière ligne droite avant le mois de juillet. Cette putain d'impression merdique que ce 1er juillet allait mal se passer. Je voulais pas atteindre cette date. Je voulais des journées de 412h minimum ! On se plaint où pour avoir ça ? Je m'engageais dans le croisement et m'arrêtais au stop quand la voiture de derrière qui m'explosait la vue dans le rétro à cause des phares pilait brusquement, me rentrant dans l'arrière de la bagnole. Putain non mais quel connard ! Ma tête partait légèrement vers l'arrière et je sortais de la voiture brutalement.
- HEY ! NON MAIS CA VA PAS LA TÊTE OUAIS ?
- Mais vous avez un phare qui marche pas et...
- T'AS PAS VU QUE JE FREINAIS CRETIN ?
- Heh heh ! Doucement ! Je suis désolé ! On va faire un constat !
- BEN J'Y COMPTE BIEN OUAIS !
Imbécile putain ! Je faisais le tour de la bagnole.
- ET VOILA ! PUTAIN !
Le coffre était un peu endommagé et la plaque d'immatriculation tordue.
- Je suis désolé ! Vraiment !
- J'en ai rien à secouer ! Je veux un constat !
Le mec soupirait et partait chercher un constat. Nous le remplissions à la lumière d'un lampadaire. Six heures du matin bordel ! Je signais et rebalançais son stylo au mec.
- On a que ça à foutre à cette heure-ci !
Je prenais mon feuillet et le fourrais dans ma poche avant de repartir. Le garage de Rose était des fois bien pratique !! Putain, c'était pas ma soirée ni ma nuit...
Je me garais devant la maison, et entrais dans la cuisine. Esmé m'avait laissé un post-it sur le micro-ondes, m'informant que mon assiette m'attendait dedans, prête à être réchauffée. J'attrapais un stylo et marquais sous le post-it un petit «merci». Je venais de terminer mon assiette... j'en aurais bien pris un petit peu plus, tiens ! J'ouvrais le frigo et cherchais d'éventuels restes quand Carlisle arrivait. Il était presque 7h, il devait sûrement aller bosser !
- Salut fiston !
- Salut P'pa !
- Ca va ? T'as fait bonne route ?
- Ouais, j'suis cramé... Ca a été ouais, à part un con qui m'a bousillé le cul de la caisse !
- Oh ! Grave ?
- C'est bien enfoncé !
- Et toi, t'as rien ?
- J'ai un peu mal à la nuque mais ça va...
Carlisle passait ses mains derrière ma tête pour toucher. Quelle conscience professionnelle le pater familias !
- T'as encore mal, là ?
- Non, ça lance un peu mais sans plus...
- C'est sûrement le résultat d'un mouvement brusque. T'as dû prendre au niveau des cervicales !
- Et il t'a fallu huit ans d'études pour sortir ça ? souriais-je
Je grimaçais, passant ma main sur ma nuque. Il filait dans son bureau et me ramenait une minerve. Oh putain ! J'vais me trimbaler avec cet espèce de collier anti-puces !
- Tu vas mettre ça pour dormir et quand tu te réveilleras tu viendras à l'hôpital, je te ferai passer une radio...
- J'vais pas mettre ce truc-là !
- Jasper ! Tu n'as plus cinq ans ! Tu enfiles ça pour dormir ! Simple précaution !
Et allez ! Me manquait plus qu'une troisième couille et ma vie serait officiellement pourrie ! Je passais son truc autour du cou et grimpais à l'étage. Et merde ! Mickey et Minnie sont encore entrain de repeupler le monde des souris ! Je foutais un petit coup sur la porte de la chambre de Bella et filais dans ma piaule. Une fois dans le lit, je peinais à trouver une bonne position confortable, avec cette foutue minerve ! Génial...
..::..
Point de vue d'Alice.
Je me dirigeais chez Bella à pieds. On avait prévu avec Edward, Angela et Ben une sortie piscine. J'apercevais la voiture noire de Jasper. Je savais pas comment m'y prendre ni quoi dire. J'avais été plutôt «fraîche» la dernière fois qu'on s'était vus... Il allait se marier, Edward avait raison. Je devais tourner une sorte de page, peut-être bien la plus belle de toute ma vie... même si elle n'était pas réciproque. Edward et Bella étaient déjà là, assis sur les marches du perron, entrain de se bisouiller. Ils allaient finir par me faire vomir !
- Heh, arrêtez ça ou j'appelle mon père qu'il vous foute en taule pour attentat à la pudeur !
- Ah ben merci j'arrête pas de leur dire depuis que j'suis revenu !
Je sursautais, n'ayant pas vu Jasper arriver. Je manquais d'éclater de rire en le voyant avec une minerve. Il arquait un sourcil dans ma direction.
- Rigole une fois petit truc, et j'te jure que je te balance dans le goudron !
- Calme, Cowboy ! Tu vas pas me mordre !
Il souriait. Des lèvres pareilles devraient être interdites ! Bella et Edward souriaient, toujours enlacés. Jasper retirait sa minerve, faisant bouger son cou.
- L'enlève pas, Papa va t'engueuler !
Jasper lançait la minerve sur la table en rotin face à lui.
- Tu le vois quelque part toi, Papa ? En plus ça fait quatre jours c'est bon ça suffit !
Toujours aussi aimable ! Un vrai rayon de soleil !
- J'vais venir à la piscine avec vous je crois !
Edward et Bella se souriaient, s'embrassant très souvent. C'était pas croyable ! Edward était retourné chez sa mère depuis seulement trois jours après la semaine que son oncle et sa tante avaient passé avec Elisabeth, et c'était comme si on l'avait privé de Bella dix ans ! Angela et Ben finissaient par arriver et nous partions à la piscine. J'étais contente de les voir, rester assise à côté de Jasper en silence me rendait mal à l'aise... Il avait bien essayé d'engager la conversation mais ça ne me paraissait pas naturel !
Je m'immergeais dans l'eau jusqu'à la taille, suivie de Bella et Angela. Ben et Edward arrivaient des vestiaires en caleçon de bain, discutant et riant. Ils s'entendaient très bien tous les deux ! Jasper les suivait de près et... doux jésus ! Caleçon en vue, demi-tour, demi-tour ! Je faisais quelques longueurs avant d'entendre Edward crier.
- Le dernier à l'eau est une endive au jambon !
- NON PAS LES ENDIVES AU JAMBON, NOOOOON !
Deux gros «ploufs» se firent entendre et je recevais des gouttes sur le visage. Bella était trempée, Angela avait été plus intelligente, elle avait fui ! Je m'étonnais de ne pas entendre Jasper plonger. Je me retournais pour le voir assis sur le rebord de la piscine, les jambes dans l'eau.
- Salut !
- Oh... Salut...
Je reprenais mes longueurs, passant devant lui. J'avais bien fait de prendre ce maillot noir deux pièces qui... Non Alice, non !! Il s'immergeait et nageait un peu. Je partais en sens inverse, je ne sais pourquoi dérangée par sa présence. Je me dirigeais vers l'échelle, dans l'idée d'aller au plongeoir. De l'adrénaline, c'est ça qu'il me faut ! Je passais devant Bella et Edward qui étaient appuyés contre les rebords, faisant des mouvements de jambes.
- Edward, tu veux venir là-haut ?
- Oh ouais cool j'avais pas fait attention ! Bella, tu nous suis ?
Elle grimaçait en regardant le plongeoir.
- Non... Je vais faire l'arbitre ! Ouais... ça me plaît bien ça !
Nous éclations de rire et Edward se penchait vers elle pour l'embrasser. Elle lui tapotait le torse en souriant.
- Allez, va faire ton cake aux fruits que je puisse baver sur ta force athlétique, mon héros !
Edward m'accompagnait jusqu'à l'échelle pour grimper.
- Vas-y monte là-haut qu'on voit si t'es un homme digne de ma soeur !
Je sursautais, n'ayant pas vu Jasper derrière nous.
- Tu vas voir toi si j'suis pas digne d'elle !
Edward grimpait sur le plus haut des plongeoirs et regardait Bella.
- Je vais venir conquérir votre coeur, ma douce ! lançait-il fortement à sa petite-amie.
- Saute, imbécile ! Tu me files le vertige rien que de te voir là-haut !
Il sautait et je m'avançais pour prendre sa suite. Jasper était derrière moi, je pouvais presque sentir son torse contre mon dos.
- Tu comptes vraiment sauter de là, toi ?
- Ben oui, pourquoi ?
- Ecoute, je sais que c'est pas facile la vie depuis que t'as écrasé cette fourmi mais va pas te suicider quand même hein, pitié ! Ca n'en vaut pas la peine !
- C'est pas du suicide, souriais-je. Et cette fourmi m'avait cherché !
- Si, ça en est ! T'as pas entendu le gros splash de ton pote quand il est arrivé en bas ?
Je haussais les épaules. Ben quoi ? C'est l'adrénaline ! Je me tournais vers Jasper.
- T'es froussard dans le vide toi, ou quoi?
Il me fixait, fronçait les sourcils.
- Si tu le répètes à qui que ce soit, t'es morte, Swan !
J'éclatais de rire. Il grognait et redescendait. Je le regardais se remettre dans la piscine, montrant sa nuque à sa soeur. En plus il allait lui prétexter une douleur à ses cervicales pour expliquer son dégonflement ? J'HA-LLU-CINE ! Je plongeais, sentant le vide sous moi et l'envol qui prend aux trippes, avant de fendre l'eau. Je remontais à la surface et si les autres s'étaient dispersés par couple, Jasper me fixait, un léger sourire aux lèvres.
- Très gracieuse...
- Merci !
Je m'asseyais à côté de lui, sur le rebord de la piscine.
- T'as pas peur toi !
- Y a pas grand-chose qui me fait peur...
- Et c'est quoi qui te fait peur ?
Sa question installait un malaise. Je le sentais.
- La force de certaines choses comme...
- Comme les sentiments qu'on peut ressentir dans la vie, par exemple ?
- Ouais... Par exemple...
Un silence s'installait entre nous et je fixais sa main à côté de la mienne.
- C'est normal... Ca me fait flipper aussi !
Je relevais la tête vivement, plongeant dans ses yeux. Il se moquait de moi, là ?!
- T'as pas de quoi flipper ! T'es avec la femme que tu aimes, que tu vas épouser, direction une belle petite vie et un bel avenir assuré. T'as du talent et tu commences à bosser dans ce qui te plaît... je vois pas ce qui pourrait te faire peur !
Son regard se fit bien plus dur et il replongeait dans l'eau.
- Tu crois que c'est aussi simple ? Hein ? On claque des doigts et on est heureux ? Que dale !
Il s'éloignait. Il avait eu ce ton, comme s'il m'en voulait pour quelque chose...
- Tu m'en veux parce que je suis un problème avec mes sentiments pour toi, c'est ça ?!
Il soupirait et quittait la piscine par l'échelle.
- C'est pas si simple !
Il marchait et allait récupérer sa serviette. QUOI C'EST PAS SI SIMPLE ? IL CROYAIT QUE C'ETAIT UNE PROMENADE DE SANTE D'ETRE AMOUREUSE DE LUI OU QUOI ?
- Bella, je vais rentrer, je prends ta voiture, tu pourras rentrer avec tes potes ?
- Euh ouais... Bien sûr !
Elle se tournait vers moi et m'interrogeait du regard, Edward faisant pareil en la tenant contre elle.
- Ton frère a un caractère de merde ! marmonnais-je.
Et je le pensais ! Putain mais quel chieur ce mec !
Ca m'avait foutu en rogne ! Après avoir passé une petite heure avec les copains chez Elisabeth, j'étais rentrée chez moi. Quelle ne fut pas ma surprise de trouver Jasper assis sur le rebord du muret devant la maison !
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je suis venu, j'ai toqué, personne a répondu alors j't'ai attendu ici !
- Renée et Charlie travaillent ! Et sans pirouettes pour me répondre, qu'est-ce que tu fais devant chez moi ?
Il se grattait la tête, comme s'il s'apprêtait à me sortir quelque chose d'insensé. Je le regardais, insistante. Ca commençait à me gonfler qu'il me surprenne comme ça ! Je déteste les surprises !
- Alors ?
- En fait, je suis venu m'excuser pour tout à l'heure, avant que je parte de la piscine. Je t'ai un peu gueulé dessus et...
- Beaucoup, je dirais !
- Oui bon d'accord, beaucoup gueulé dessus et je m'excuse ! J'traverse une période un peu merdique en ce moment, j'ai accumulé de la fatigue avec ce tournage et voilà quoi...
Jasper Cullen s'excuse ?! La mauvaise partie de moi exultait, savourant sa présence...
- Pas de soucis... Je t'ai agressé sans raison aussi !
- Tu es une chieuse, je suis un chieur... On est fait pour s'entendre, non ? souriait-il.
- Tu sais ce qui est le pire dans cette histoire ? Que t'ais raison !
Il se mit à rire et je me joignais à lui. Une toute nouvelle atmosphère se créait entre nous.
- Je passerai te chercher demain vers 5h du mat' pour aller à l'aéroport... On décolle de Seattle à 11h29.
- Merci...
Une hésitation et puis il se penchait vers moi, pour me faire la bise. Il s'éloignait sans demander son reste. C'était comme si danser et chanter ne me paraissaient plus du tout suffisants pour évacuer toute ma hâte ! Charlie et Renée angoissaient un peu. A leurs places... Je crois que ça aurait été pareil !
..
Le trajet jusqu'à Jacksonville me parut une éternité. Déjà, aller à Seattle dans la même voiture que Jasper me parut très long. Essentiellement parce qu'il parlait peu, se contentant de fredonner et tapoter sur son volant au rythme de la musique qui passait à la radio. Dans l'avion, il s'endormit tant et si bien que j'eus tout le loisir de contempler les nuages. A son réveil, nous avions préparé notre séjour, observé plus attentivement une carte précise de Jacksonville pour localiser l'adresse de l'orphelinat, ainsi que l'hôtel et quelques autres commodités. A la sortie de l'aéroport, il était pratiquement 21h. J'appelais Renée pour la rassurer.
- Maman, c'est moi, on est bien arrivés !
«Je commençais à m'inquiéter!»
- Non, t'inquiète pas ! Le trajet était long !
« Vous faites quoi maintenant ?»
- Dîner et après dodo ! On se lève tôt demain !
« Dans la même chambre ? Mais Alice ce garçon a sept ans de plus que toi !»
J'éclatais de rire.
- Mais non, n'importe quoi ! On a deux chambres séparées !
«Ah bon... Je préfère ça!»
Jasper me regardait, tapotant sur sa montre.
- On va y aller Maman, on est fatigués !
«Oui, bien sûr ! Bon courage, Alice. Quoi que tu trouves à Jacksonville, tu resteras notre fille!»
- Comme vous, vous resterez mes parents !
«Je t'aime chérie, tiens-moi au courant!»
- Promis, je t'aime !
Je raccrochais et suivais Jasper dans un taxi jusqu'à l'hôtel. Nous récupérions nos deux chambres et descendions dîner. Il était fatigué, j'étais fatiguée, nous étions fatigués donc dans ces cas-là : dodo ! Devant nos deux portes, Jasper me souhaitait une bonne nuit et rentrait dans sa piaule en baillant bruyamment. Je me couchais mais étonnemment, je n'arrivais pas à dormir. J'ignorais ce qu'on allait trouver à l'orphelinat, ce que je découvrirais. Si j'étais honnête, j'aurais souhaité faire demi-tour et ne pas avoir eu cette idée stupide de chercher ma famille. Ma famille, c'est Renée et Charlie.
..
- Bon... Allez... Nous y voilà !
- Ouais... Nous y voilà...
Je regardais le bâtiment un peu noirci qui portait l'inscription «Orphelinat» sur une grille peu accueillante. Soudainement, le petit café que j'avais pris ce matin me paraissait indigérable... Mon coeur palpitait avec force comme s'il enflait pour finir par exploser, mes membres tremblaient. J'avais l'impression que mon estomac me tombait dans les talons tant j'étais angoissée.
- T'es prête ?
Je ne pus répondre et Jasper passait son bras dans mon dos. Je me laissais pousser jusqu'à l'entrée du bâtiment. Une femme visiblement très pincée et hautaine nous regardait de derrière son bureau. Je voulais m'enfuir ! Jasper m'attrapait la main et m'emmenait vers le bureau.
- Bonjour, que puis-je faire pour vous ?
- Et bien cette demoiselle a été abandonné dans cet orphelinat il y a environ seize-dix sept ans et elle a ensuite été adopté. Elle voudrait savoir si vous auriez éventuellement un quelconque renseignement à son sujet !
- Même si nous en avions, je crains de ne pas être habilitée à vous donner ces informations !
J'en étais certaine... Un voyage pour rien, un !
- Alors c'est tout ? On arrive de Seattle pour s'entendre dire ça ? s'exclamait Jasper.
Je lui tirais sur la main. Si c'était comme ça, autant rentrer !
- Vous auriez dû appeler avant de faire des frais de vols, Monsieur !
- On aurait appelé et on aurait entendu : on ne peut pas vous communiquer ce genre d'informations par téléphone ! C'est ça ?
- Jasper... Laisse tomber !
- Non, j'suis désolé mais non je laisse pas tomber !
- Qu'est-ce qui se passe, ici ?
Une femme âgée, en tailleur, s'approchait de nous.
- Mademoiselle et Monsieur ici présents aimeraient avoir des informations sur le dossier de Mademoiselle. Je viens de lui dire que ce n'était pas possible, Madame la directrice !
- Vous avez été adopté ici ?
- Oui... Il y a quatorze ans ! J'ai été abandonné par une certaine Brandon...
Les yeux de la directrice s'écarquillaient et instinctivement, je serrais la main de Jasper plus fort.
- Suivez-moi...
Jasper me regardait et m'incitait à la suivre. Il m'accompagnait, de près, sous l'oeil noir de la secrétaire.
- Asseyez-vous...
On s'exécutait face à elle dans son bureau. Le lieu était froid et impersonnel, mal isolé. On entendait les cris et les amusements des enfants. Ces pauvres gamins, tous abandonnés...
- Mademoiselle Brandon... adoptée par un chef de police et son épouse...
- Euh... Oui... Mais comment ?
- Votre histoire a été relaté dans de nombreux journaux dans la ville...
La tête me tournait soudainement.
- Alice...
- Vous êtes extralucide ou quoi ? s'étonnait Jasper
La directrice souriait.
- J'étais déjà ici quand vous avez été abandonné. Je travaillais depuis deux semaines ici. Mais je ne peux pas vous informer sur votre dossier.
- S'il vous plaît... je vous en prie !
- Je ne peux rien vous dire... mais vous avez encore de la famille sur Jacksonville. Une tante. Monica. Monica Brandon. Nous avons souvent tenté de faire en sorte qu'elle vous prenne chez elle, sans succès. Elle a une famille très nombreuse...
MONICA ? COMME CELLE QUE J'AVAIS EU AU TELEPHONE ? Jasper et moi échangions un regard.
- Elle s'est inquiétée de votre sort longtemps, jusqu'à ce qu'on l'informe qu'une famille de Port Angeles vous adopte. Depuis, nous n'avons plus eu d'appels de sa part. S'il vous plaît, que cet entretien ne sorte pas de cette pièce. Dévoiler le nom de votre tante me met déjà dans une situation inconfortable !
- Ne vous en faites pas ! Vous nous avez simplement chassé de votre bureau...
- Merci Madame ! Merci beaucoup !
Jasper se levait et m'entraînait en se tournant vers elle.
- C'est scandaleux votre attitude Madame ! Scandaleux !
Il lui lançait un clin d'oeil discret et elle souriait. La secrétaire semblait ravie de notre faux «rembarrage» !
Nous quittions l'orphelinat et Jasper attrapait son téléphone. Nous n'avions pas lâché nos mains. J'ai une tante...Je l'entendais parler, sans comprendre. Il raccrochait.
- J'ai l'adresse de ta tante... Rue Boisner, au 76.
Ca devenait tellement concret... On avait eu tellement de chance... ça me semblait tellement... iréel.
- Tu veux continuer ?
Je m'asseyais sur le rebord du trottoir. Je l'ignorais... C'était si soudain !
- Je sais pas... Ca me paraît si... soudain !
Il me rejoignait et s'installait à côté de moi.
- T'as une chance incroyable, faut que t'ailles au bout ! Au moins, tu sauras !
- Tu restes avec moi, dis ?
- Bien sûr, gamine !
Il m'entraînait et nous trouvions au bout de trente minutes la fameuse rue. Au numéro 76, une femme jouait avec deux petites-filles et un garçon d'une dizaine d'années. Jasper s'approchait, m'entraînant dans son sillage.
- Excusez-moi !
La femme, une brune aux cheveux jusqu'au bas du dos, au regard joyeux et enthousiaste, se tournait vers nous.
- Oui ? Je peux vous aider ?
- Probablement... Vous êtes Monica Brandon ?
La femme devant nous pâlissait à vue d'oeil en me fixant.
- Oui... Vous êtes ?
- Moi, on se fiche de qui je suis... Mais je crois que vous avez une nièce qui voudrait vous voir !
La femme brune, Monica probablement, se reculait alors que ses deux petites filles me regardaient étrangement.
- Maman c'est qui ?
- Personne ! On rentre les filles !
Elle nous tournait le dos pour retourner dans sa maison.
- Oh non, ça va pas se passer comme ça !
Jasper ouvrait le portail et l'empêchait de franchir la porte.
- Ecoutez, on ne vous demande rien de...
- Allez vous-en ou j'appelle la police !
- On vous demande pas d'argent ni d'explications sur le pourquoi vous avez laissé Alice en orphelinat ! Tout ce qu'elle veut, c'est savoir qui sont ses parents ! Elle est heureuse et aimée par sa famille d'adoption, mais elle veut savoir qui elle est ! Vous n'avez pas voulu l'accueillir c'est votre choix, mais vous ne pouvez pas lui refuser quinze minutes d'explications sur ce qui s'est passé !
A ce moment-là, je fus comme emplie d'une immense gratitude envers Jasper ! Sans lui, je serais repartie en posant le pied à l'aéroport ! Monica se tournait vers moi après avoir hésité et me fit signe d'entrer chez elle. La maison était belle mais sobre. Ils étaient le type de la famille américaine. Sur la cheminée, je remarquais une photo avec sept enfants. Wow... sept mioches ! Monica nous fit attendre dans le salon et revenait avec un plateau et du thé.
- Les filles, montez jouer avec Luc à l'étage !
Elle nous servait la boisson et nous nous installions dans le canapé. Elle me regardait, comme captivée. C'est ma tante...
- Tu as tellement grandi, Alice ! Tu ressembles à ta mère...
Je reposais ma tasse. C'était la première fois que je ressemblais à quelqu'un...
- Je ne peux pas vous dire, je ne la connais pas !
Monica inspirait, tapotait ses doigts sur les bras de fauteuil et me fixait à nouveau. Jasper passait sa main dans mon dos comme pour m'apaiser.
- Ta mère est ma soeur. Ma soeur cadette.
Elle se levait, prenait un cadre et me le tendait. Une intense émotion me submergeait en voyant sur le cliché, ma tante et sa soeur, une petite femme fluette aux yeux marrons et au regard vide d'expression.
- C'est elle ?
Elle acquiessait et je laissais une larme rouler. Jasper se redressait et regardait la photo.
- La même que toi !
Je lui souriais, me laissant aller. Des sanglots roulaient sur mes joues. J'avais enfin une mère ! Jasper m'attirait contre lui et embrassait mes cheveux.
- Qu'est-ce que... elle est devenue quoi ?
Le regard de ma tante s'embuait.
- Ta mère est... dans un asile.
Je m'étais attendue à un tas d'hypothèses : droguée, en prison, morte... mais dans un asile...
- Elle souffre de démences et de troubles amnésiques... Elle ne reconnaît personne... Je suis désolée...
Ma mère est folle !
- Ici... A Jacksonville ?
- A la sortie de la ville, à trois kilomètres.
- On peut la voir ?
J'ignorais pourquoi, mais c'était sorti !
- Alice... Tu es sûre de vouloir voir ça ?
Je regardais Jasper. Non, je n'étais sûre de rien mais Jasper était là, et même si c'était à sens unique, ça me suffisait !
- Oui...
Je lui souriais et il me le rendait. Il me semblait tellement différent de chez lui !
- On peut aller la voir ?
- Je vais vous accompagner !
Monica appelait une voisine qui venait garder ses enfants.
- C'est qui la dame, Maman ?
- C'est... votre cousine, Alice !
- Ooohhh !
Les deux petites m'embrassaient, le garçon gardait ses distances. J'ai une famille... Monica conduisait à travers Jacksonville, silencieuse. Jasper était à l'avant et j'étais à l'arrière, voyant la ville s'éteindre pour devenir rase campagne. Un bâtiment extrêmement imposant apparaissait à notre vue. Ma mère était là-dedans... Un gémissement m'échappait et je me mettais à trembler. Jasper se tournait vers moi.
- Ca va aller ?
Je ne répondais pas et Monica franchissait la grille électronique de l'entrée. Elle se garait et Jasper descendait pour ouvrir la porte, s'agenouillant devant.
- Si tu veux pas, on fait demi-tour... Personne ne t'en voudra !
J'attrapais ses mains.
- Faut que j'y aille... que je vois...
Il passait sa main sur ma joue et me fixait.
- T'es super courageuse ! Je suis fier de toi !
Il m'aidait à descendre et nous suivions Monica dans les allées. Elle s'arrêtait devant un secrétariat, tendant une carte.
- Je viens voir Mrs Brandon... Ces deux personnes sont avec moi. C'est ma nièce.
- Elle est dehors, en promenade. Vous pouvez y aller !
Au fur et à mesure de mes pas, l'angoisse me paralysait. Jasper me tenait contre lui et m'entraînait à la suite de Monica. Nous franchissions des pelouses et je voyais tous ces gens qui étaient là, dans un vase clos. Certains criaient, d'autres se balançaient d'avant en arrière, tandis qu'un autre agitait ses membres dans tous les sens... j'étais bien lottie comparée à toutes ces personnes... comparée à ma propre mère...
- Elle est là-bas !
Je m'arrêtais net, fixant le banc vert que Monica me montrait. Deux infirmiers en blouse étaient assis à côté d'une femme qui se balançait, avec de brusques mouvements de tête. Elle était repliée sur elle-même et un fauteuil roulant était devant. Ma mère...
- C'est ta mère, elle s'appelle Clara...
Clara... Clara Brandon...
- Elle a toujours eu des retards plus ou moins importants. Elle a grandi avec, s'enfonçant dans ses névroses. Elle a toujours été renfermée. A l'adolescence, certains de ses troubles se sont estompés si l'on peut dire. Elle a été rescolarisée et elle a commencé à fréquenter d'autres personnes. Elle était très naïve malgré tout... Elle est sortie en boîte un soir avec ses amis. Elle a découché. On l'a cherché toute la nuit et à son retour le lendemain, elle s'est enfermée dans un certain mutisme. Ses névroses sont réapparues à ce moment-là, plus gravement qu'avant. Elle t'attendait. Elle avait 17 ans. Nos parents sont morts durant sa grossesse, tués dans un accident de voiture. Tu es venue au monde prématurément, à sept mois et demi de grossesse. Clara voulait te garder mais ses névroses empiraient, jusqu'au jour où elle m'a dit : «je vais dire à Maman qu'elle garde Alice!»... Ce jour-là, j'ai compris qu'elle ne s'en sortirait pas. Je faisais des études à l'époque, je ne pouvais pas assumer ta mère, toi... Financièrement, je ne joignais plus les deux bouts... Ta mère a commencé à voir un psychiatre. Elle réalisait qu'elle ne serait pas normale. Un beau matin, je l'ai vu revenir en pleurant. Elle m'avait annoncé qu'elle t'avait abandonné dans un orphelinat. A partir de ce jour-là, elle est devenue muette. Elle n'a plus jamais reparlé. La démence a été diagnostiqué et on m'a contrainte à la placer en centre spécialisé. Elle a perdu la mémoire au fil des ans... Depuis... Elle est là...
Je n'entendais plus rien, ne voyait plus que cette femme dont la vie venait de m'être retracée... Ma mère... Clara... Clara Brandon... Je m'accrochais à Jasper, sentant la peine m'engloutir... Le frère de Bella m'entourait, me serrant contre lui. Parfois même, il m'embrassait le front mais, alors que j'aurais certainement dû en profiter, je ne voyais que Clara, qui s'agitait dans de larges signes et criait. Elle ne serait jamais consciente que sa fille avait été là...
- Vous voulez vous approcher ? Elle me reconnaît parfois...
Elle ne reconnaissait pas toujours sa propre soeur... Cette affirmation me fit pleurer. Les larmes roulaient, incessantes, traumatisantes. Je me tournais vers Jasper, le visage contre son torse et il me maintenait contre lui, serrant ma tête.
- Ramène-moi... Je veux voir Renée et Ch... Charlie...
- D'accord. On va repartir de suite ! Merci Monica. Merci pour tout !
Je ne comprenais plus ce qui se passait, ni ce qu'ils disaient. Jasper m'entraînait vers la sortie et nous montions dans un bus. Il m'aidait à m'asseoir mais me tenait toujours.
- J'ai pas... J'ai pas pu...
- N'importe qui aurait craqué ! C'est super ce que tu as fait ! Et je t'admire beaucoup pour ça... On va rentrer, ok ? On va à l'hôtel récupérer nos bagages et voir si un avion part dans la soirée... Et tiens...
Il me tendait un papier griffonné. Un numéro et un mail.
- Monica m'a donné ça pour toi... Elle est profondément désolée de ne pas avoir eu le courage de répondre à tes appels et de ne pas avoir pu t'élever. Si tu es de passage à Jacksonville, elle voudrait te revoir.
Je glissais le numéro dans ma poche... J'ignorais si je l'utiliserai un jour... Peut-être oui, peut-être non. Monica m'avait ouvert son coeur. Nous avions pu prendre un vol à 19h30. Je ne cessais de voir et revoir cette femme dans ce parc, entourée par ces infirmiers. Je ne me rappelais plus du reste. Je ne réalisais que tout ce parcours lorsque Jasper se garait devant chez moi et sortait mon sac. La porte s'ouvrit et j'apercevais Renée et Charlie, en pyjamas. Le jour était levé. Il devait être sept ou huit heures du matin mais peu importe...
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Point de vue d'Edward.
Les copains, Bella et moi attentions les résultats du bac. Angela avait réussi à se faufiler parmi la foule et revenait vers nous, parmi les cris de joie.
- JE L'AAAI !
J'étais contente pour elle, Angela est une fille bien !
- On l'a tous ! Mais Edward...
Je savais déjà ce qu'elle allait m'annoncer ! A sa mine triste, je réalisais.
- Je suis recalé, c'est ça ?
Bella passait son bras autour de ma taille.
- Non, tu vas au rattrapage...
Ce n'était pas une surprise. Bella m'étreignait longuement, et m'embrassait.
- Félicitations, mon Amour...
Elle eut un petit sourire.
- Merci... On va te faire bosser, d'accord ?
J'acquiessais et nous recevions nos relevés de notes. Nous croisions Kate et Tanya. Toutes deux l'avaient eu, contrairement à Irina et ses copines. Aucune d'elles n'avaient eu un nombre suffisant de points pour être admises en rattrapage ! Je voulais pas redoubler avec elles ! Surtout pas !
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Nous étions quand même sortis en boîte pour fêter mon anniversaire et le bac des autres. J'angoissais à l'idée de passer ce rattrapage. Je n'étais pas prêt ! Nous étions tous assis autour d'une table, à boire à la santé des autres. Sauf Alice... Quand nous avions appris qu'elle recherchait ses parents biologiques, nous avions été surpris. Depuis son retour de Jacksonville, elle semblait perdue. Jasper, qui avait repoussé d'une semaine son départ à Los Angeles pour retourner régler quelques détails de son film, et elle passaient beaucoup de temps ensemble, à parler. Elle nous avait expliqué sa tante, sa mère dans un asile et j'imaginais combien ça devait être difficile. Ce soir, elle peinait à prendre part à la soirée. Jasper se levait en la voyant renfermée et s'agenouillait devant elle, s'inquiétant de sa santé. Il semblait si attentif avec elle, si proche...
- Ca va aller, ok ? Fais-moi confiance ! Viens... On va danser...
Elle se levait, docile, presque sans vie. Il l'entraînait sur la piste de danse et lui imprimait quelques pas.
- Sa mère dans un asile... Ca a dû lui faire un choc !
- A qui le dis-tu ?
Au fil de la soirée, l'alcool aidant, nous étions tous plus détendus. J'avais entraîné Bella sur la piste et nous dansions collés-serrés, sensuellement. Sa langue liée à la mienne faisait des ravages de sensations dans mon corps. Je caressais son dos et ses fesses, espérant que les trois imbéciles qui la reluquaient comprendraient le message.
- Bon anniversaire mon Amour...
- Merci Bébé !
Je portais à mon poignet le bracelet en argent qu'elle m'avait offert, portant de chaque côté de la gourmette son prénom et le mien. Je reprenais sa langue, avide de lui prouver mon amour.
- Si tu es sage, tu auras un autre cadeau en nature ce soir... me susurrait-elle à l'oreille.
J'en frissonnais, anticipant ce qui allait se produire. Je la désirais déjà... Je n'étais qu'un putain de pervers ! Bella nouait ses doigts aux miens et nous retournions à notre table pour nous rafraîchir. Bon ok... ça faisait quatre verres qu'on se rafraîchissait ! Angela et Ben étaient assis, au contraire de Jasper et d'Alice toujours sur la piste qui... HEIN ? Ils étaient étroitement enlacés, les yeux dans les yeux. Alice riait comme une enfant, fermant les yeux et balançant sa tête en arrière. Jasper riait aussi, mais semblait plus perdu dans ses pensées. Si j'étais un type normal et que je voyais ça, j'aurais pu penser qu'ils sortaient ensemble ! Sérieux ! Putain ! Bella me regardait, incrédule.
- Ils font quoi, là ?
- J'en sais rien...
Ni lui ni elle ne revinrent à la table. Vers 3h, nous décidions de rentrer chez les Cullen. Elisabeth avait reçu un couple d'amis, Laurent et Heidi, qui vivaient à plus de 200 bornes. Laurent est censé être mon parrain mais nous n'avions rien en commun ! A dire vrai, on se parlait peu. Du coup, Elisabeth m'avait dit d'aller dormir chez Bella, qu'elle ne risquait rien. Esmé nous avait préparé le canapé. Elle avait entamé des travaux de peinture dans la chambre de Bella. Elle en avait profité depuis que ma compagne venait dormir chez moi tous les soirs. J'avais passé une nuit dans ma chambre sans que Bella soit là, j'avais cru crever en me couchant seul dans les draps. Ca m'avait paru tellement merdique de me coucher sans la serrer dans mes bras...
Nous nous allongions dans le canapé et Bella s'installait à califourchon sur mes cuisses, dans le silence de la maison. Elle caressait mon torse, s'arrêtant à la lisière de mon caleçon.
- Je t'avais promis un deuxième cadeau et je vois que tu es très impatient...
Je riais alors qu'elle passait sa main sous l'élastique de mon sous-vêtement, frôlant ma verge du bout des doigts. Mon désir tressaillait et je soupirais quand elle l'entourait de sa poigne.
- Bella...
Elle se penchait vers moi, m'intimant un chut du bout des lèvres et m'embrassait.
- Bon anniversaire...
Elle descendait entre mes jambes et baissait mon caleçon. Elle déposait de petits baisers autour de mon nombril et sur mes cuisses avant de venir embrasser mon sexe. Oh seigneur ! Sa langue descendait sur ma hampe puis remontait, avant de titiller mon extrémité. Putain, elle est douée ! Elle me prenait entre ses doigts, mon bout caressant ses lèvres. Une vraie torture ! Sa main flattait mes bourses et l'autre me masturbait. Elle entamait des va-et-vient avec sa bouche, suçant et léchant mon sexe gorgé de plaisir. Peu à peu, elle accélérait le mouvement et je me tordais sous elle, mes muscles tendus. Je gémissais son prénom, essayant de ne pas réveiller la barraque.
- B... Bella... putain je vais...
Elle levait les yeux vers moi, coquine, souriante. Elle me retirait de sa bouche mais continuait à me masturber.
- Viens, alors...
Elle replongeait sur mon sexe et à son coup de langue, j'explosais dans sa bouche. Elle avalait ma semence, me nettoyant elle-même, décuplant mon plaisir. Elle déposait çà et là des petits baisers sur ma peau, remontant jusqu'à mes lèvres. Je glissais ma langue dans sa bouche et elle ondulait sur moi, me faisant redurcir petit à petit. Dans un sourire, elle s'empalait sur mon sexe après avoir déroulé un préservatif et commençait des mouvements agréables.
- T'es au courant que ce qu'on est fait est... wow putain ! Illégal ? Je suis entrain d'abuser d'une mineure...
Elle se penchait sur moi, continuant d'aller et venir.
- Continue d'ab... user...
Il nous fallut peu de temps pour exploser l'un l'autre. Elle s'écroulait sur moi, haletante.
- Ca, c'était un chouette anniversaire... Merci mon Amour...
Elle me souriait et embrassait ma mâchoire avant de se lever jeter la capotte et de rebaisser sa nuisette. Je remontais mon caleçon et nous nous endormions dans les bras l'un de l'autre.
C'est vers cinq heures que nous fumes réveillés par la porte d'entrée qui claquait, et comme des gémissements. Bella et moi nous regardions et elle écarquillait les yeux.
- C'est Jasper... il est avec une fille...murmurait-elle.
Un bruit sourd, comme si on claquait quelque chose contre le mur et puis un gémissement féminin. Un soupir.
- Jasper...
ALICE ?? Tous deux haletaient fortement et des bruits de baisers retentissaient. Quoi ?
- Chuuut... Bella et Edward dorment dans le salon...
Jasper grognait et Alice gémissait plus fort. Ils sont vraiment entrain de... Je fis signe à Bella de se taire et me levais pour aller regarder par l'embrasure de la porte qui n'était pas tout à fait fermée. WOW LA VACHE ! Alice était appuyée contre le mur, ses bras autour de la nuque de Jasper et ses jambes autour de sa taille. Il l'embrassait langoureusement. Je retournais vite fait sur le canapé. Il s'est passé quoi là ? Je fis «oui» à Bella, qu'elle comprenne. Elle me fixait, incrédule. Les gémissements se faisaient plus prononcés et un pleur de Karlyne se faisait entendre. Aussitôt, les gémissements cessèrent. La porte du salon s'ouvrait et Jasper y entraînait Alice, alors que quelqu'un grimpait les escaliers. Ils parlaient à voix très basse. J'intimais à Bella de se taire et nous feignions le sommeil. Dans le silence de la maison, nous entendions le chuchoti d'un baiser interrompu.
- Jasper... tu vas te marier...
Un soupir.
- Je sais...
- Je t'aime mais... je peux pas faire ça... Tu vas te marier dans dix jours... On a bu et...
Un baiser claquait dans l'air, presque silencieusement.
- Y a pas que l'alcool, Alice... C'est plus que ça... Depuis que tu m'as embrassé, je...
J'entrouvrais les yeux pour voir Bella tournée vers moi, qui semblait incrédule.
- Arrête avant de dire une chose qu'on pourrait regretter... Je vais y aller... Tu vas te marier... Tu ne peux pas la tromper...
La porte se rouvrait et avec la faible lumière et mes yeux à peine ouverts, je distinguais leurs deux silhouettes. Jasper rattrapait Alice.
- Tu viendras au mariage ? demandait-il d'une voix faible
Un baiser discret se fit entendre.
- Tu sais pas à quel point je suis maso quand il s'agit de toi...
Un dernier baiser et tous deux quittaient le salon. Bella s'asseyait sur le canapé, verte. Putain ! Si je m'attendais à celle-là !
- T'as bien entendu comme moi, là ?
J'acquiessais alors que Bella eut un rire nerveux.
- C'est pas possible...
Le lendemain, Jasper partait à Los Angeles alors qu'Alice venait m'aider à réviser. Ils se croisèrent dans un regard gêné. Alice paraissait ailleurs. Personne ne nous parlait, tant et si bien qu'avec Bella, nous avions cru un instant avoir rêvé ce qui s'était passé...
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J'attendais devant la salle d'oral, tentant de manger un bout de mon sandwich, sans grand appétit. Les précédents examens s'étaient assez mal déroulés. J'étais arrivé en retard au premier à cause de cette putain d'expertise psychologique à la con ! Du coup, il restait cinq minutes quand j'étais entré dans la salle, avant de me faire recaler. L'oral de philo ce matin avait été difficile. Et là, c'était espagnol : ce qui me posait le plus problème ! J'avais jamais compris pourquoi les profs nous conseillaient de passer à l'oral les matières qui nous emmerdent le plus ! Un jappement me sortait de ma rêverie. Un petit chiot, un labrador sable se tenait assis devant moi, entrain d'haleter. Il était tout maigre !
- Heh ! Salut toi...
Je le caressais, sentant ses côtes sous mes doigts et il remuait la queue, visiblement tout content. Il sinait mon sandwich et se reculait.
- T'as l'air d'avoir faim, on dirait...
Je lui coupais un bout de mon pain. Il était trop mignon ! Il se jetait dessus, comme un morfale. Pas de collier. Il était peut-être perdu ! A le regarder de plus près, il ne semblait pas avoir eu une bonne gamelle depuis longtemps. Je n'avais plus faim alors je lui coupais en petits morceaux mon sandwich au jambon. La porte s'ouvrait et l'examinateur, un homme strict et visiblement peu indulgent, m'appelait. Je caressais le chien et rentrais dans la salle.
D'emblée, rien ne se passait bien. Quand je butais sur une question, il me laissait sans m'aider, attendant que je parle. Tant et si bien qu'en vingt minutes, j'avais répondu à quatre questions et encore...
- Je suis désolé Monsieur Masen mais je ne peux vous attribuer plus de six. Votre espagnol est très restreint. Navré !
Il me tendait une feuille. Le calcul était vite fait. Je n'avais pas suffisamment de points pour rattraper... Je n'avais pas mon bac ! Je n'avais même plus la force d'être en colère. J'allais devoir revenir dans ce putain de lycée et voir Bella partir. Je claquais la porte de la salle et manquais buter sur quelque chose. Le petit chiot était encore là, couché devant la porte.
- Qu'est-ce que tu fais encore là, toi ?
Il sautait et aboyait, remuant la queue.
- J'ai plus rien pour toi, mon pote ! Désolé...
Je reprenais mon chemin pour rentrer. Sale journée... comment je vais leur annoncer ça ? Après tout ce qu'ils ont faits pour moi ! Je leur étais redevable, et j'étais pas foutu d'avoir mon bac ! Le chien continuait de me suivre. Je m'asseyais sur un trottoir et il vint vers moi, cherchant une caresse.
- T'es tout seul on dirait...
J'avais toujours rêvé d'un chien quand j'étais tout petit ! Je le prenais dans mes bras et il se laissait faire, visiblement content. Il me léchait la joue. Je ne ramenais pas un bac, mais un chiot !
A la maison, je fus accueilli par Bella et ma mère. Quand je leur annonçais mon échec, toutes deux ne laissaient transparaître aucune déception. Bella m'enlaçait et le chien lui sinait le visage. Elle riait.
- C'est pas grave, Edward... Ca ne change rien pour moi...
Elisabeth prenait le labrador et l'emmenait dans la cuisine pour le nourrir. Elle adorait les chiens elle aussi ! Si on n'en avait pas eu, c'était à cause de Voltero qui ne les supportait pas. Bella et moi nous asseyions dans le canapé et elle prenait mes mains.
- Tu n'es pas trop déçu ? Ca a été difficile ?
- Ouais... J'avais révisé pourtant... Je sais pas si je vais continuer...
Je fixais son regard chocolat. On allait être séparés...
- On pourra se voir pendant les vacances et les week-end...
Bella souriait et m'embrassait.
- On pourrait aussi envisager, si tu es d'accord, de prendre un appartement ensemble et de t'inscrire dans la ville où je serai prise. Il ne faut pas que tu lâches, Edward ! C'est important. Cette année a été compliqué et difficile pour toi.
- Je tiendrai pas une nouvelle année dans ce lycée...
- Alors attendons mes résultats d'inscription et on partira ensemble. Ca sera comme si on vivait ensemble mais qu'on travaillait dans deux endroits différents...
C'était une bonne idée ! Après tout, ici ou là-bas, je devrais repasser ce fichu bac !
- Mais je comprendrais que tu veuilles rester ici avec Elisabeth...
Ma mère arrivait à ce moment-là et entourait mon buste de ses bras, m'embrassant sur la joue.
- Bella a raison. Tu dois aller dans un climat qui sera bon pour toi. A votre retour de Los Angeles, on regardera les appartements en fonction des facs où elle est reçue.
- Ca te dérange pas, Maman ?
- Je ne me ferai jamais à l'idée que tu t'en vas, mais tu seras plus heureux avec Bella qu'ici... Et puis, voilà c'est la vie. Tu as une copine, un chien, bientôt un appartement... Il ne manque plus qu'un mariage et d'ici quelques années un bébé et tu auras totalement fait ta vie !
Le petit chien arrivait à ce moment-là et venait se loger contre mes mollets. Bella le prenait dans ses bras et le caressait. Je regardais ma mère.
- On peut le garder, t'es d'accord ?
- Tu l'as trouvé dans la rue amaigri, je suppose que personne ne s'occupe de son sort alors oui ! On va le garder ! Il faut lui trouver un joli prénom maintenant à ce petit gars !
Je le regardais mordiller le doigt de Bella. Elle semblait atendrie devant le labrador. Après trois bonnes heures de négociations, nous tombions d'accord sur Enso. Ca m'avait pris le chou ! Si c'était aussi merdique pour trouver un prénom pour un chien, qu'est-ce que c'était pour un prénom pour bébé ?!
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Point de vue d'Esmé.
Nous voilà à Los Angeles depuis dix jours. Demain, Jasper se mariait et soyons honnêtes : il était infecte ! Désagréable au possible ! En une matinée, il avait réussi l'exploit de s'engueuler avec ses beaux-parents, son meilleur ami Benjamin, Carlisle, Emmett et Bella ! Ce mariage n'était pas une bonne idée. On pouvait être angoissés à l'idée de se marier, mais cela prenait des proportions trop importantes. Quelque chose n'allait pas! Nous étions tous à table dans sa maison, alors que Maria était partie dormir chez ses parents. L'ambiance était pesante, désagréable. Ca faisait vingt minutes que nous attendions que Jasper ne rentre dîner. Il était assis dehors, sans rien faire.
- Bon, c'est pas possible ! On va l'attendre encore longtemps comme ça ?! s'énervait Carlisle
- Papa, je t'en prie... soufflait Rosalie.
- Quoi, Papa ? J'en ai marre de ses sautes d'humeur ! C'est toi qui est enceinte, pas lui ! Il va se marier, pas se faire condamner à mort !
Bella, Edward et Alice nous regardaient dans leur coin, et cette dernière portait souvent son regard par la fenêtre, d'où elle voyait Jasper. Je décidais de me lever pour aller le chercher. Carlisle s'énervait, et ça m'énervait aussi ! Jasper avait parfois sale caractère, mais il avait de qui tenir à ce niveau !
Je sortais dehors et allais m'installer à côté de mon beau-fils.
- Tu devrais venir manger Jasper, tout le monde s'impatiente à l'intérieur.
- Vous pouvez bouffer sans moi que je sache ! J'ai pas faim !
Il fumait sa cigarette et ça m'agaçait. C'était peut-être sa dixième depuis ce matin ! Je la prenais et l'écrasais.
- Quand est-ce que tu vas arrêter ces cochonneries ?
- Demain !
Il soupirait et croisait ses bras sur ses genoux. Il inspirait fortement.
- Qu'est-ce qui ne va pas, Jasper ?
- Rien ! Tout baigne sous le soleil ! Je vais me marier ! C'est cool !
- C'est normal que cela t'angoisse, tu sais ? J'ai aussi été angoissée avant d'épouser ton père...
Jasper eut un rictus et se levait.
- Vous comprenez rien ! C'est pas Papa et toi là ! Tu sais quoi ? Laisse tomber !
Il se braquait. Je n'en tirerai rien !
- Très bien... Mais prends une décision maintenant avant qu'il ne soit trop tard. Il vaut mieux annuler maintenant que devoir divorcer dans un mois !
Il me fixait sans trop répondre. Je rentrais dans la maison pour retourner à table.
- On peut dîner... Je ne pense pas qu'il vienne !
- Foutu gosse ! marmonnait Carlisle.
Nous étions au dessert quand Jasper entrait et s'installait à côté de nous. Sans un mot pour personne, il avalait un yaourt et débarrassait son couvert. Il montait dans la chambre d'amis.
- Bah alors, même pas un enterrement de vie de garçon ? Remboursez, remboursez ! scandait Emmett.
Une gifle de Rosalie partait à l'arrière de son crâne. Il savait qu'il fallait qu'il se tienne à carreaux ! Je ne pus réprimer un sourire. Qu'est-ce ça allait être quand les petits seraient là ? J'aurais aimé que Jasper puisse trouver quelqu'un avec qui il s'entende bien. Il avait eu cette personne en Maria, mais ce n'était plus le cas !
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Point de vue d'Emmett.
J'y crois pas putain ! Ce mariage a bien lieu ! C'est pas possible ! J'y aurais pas cru. Et pourtant, après une matinée muette et alors que j'avais espéré qu'il se rétracte, Jasper était bien là, dans ce costume gris pourri, devant l'autel. Il aurait été à un enterrement le p'tit père qu'il aurait eu une tête plus joyeuse ! Quand j'avais passé mon costume tout à l'heure, j'étais allé le voir. Je l'avais trouvé dans la salle de bains, avec la petite Alice. Ils se tenaient les mains et elle pleurait. Il se passait un truc là... quoi je sais pas ! Mais il se passait un truc ! J'ai p'tètre autant de Q.I. qu'une poule mais j'suis pas borgne !
Une musique me ramenait à l'instant présent. Maria avançait dans l'allée au bras de son père, fière comme je sais pas quoi ! C'est pas possible putain ! Ils sont pas faits l'un pour l'autre ! Ils s'entendent bien p'tètre, mais ça s'arrête là ! Jasper n'était pas heureux et ça m'énervait ! J'adore mon frère-demi-frère-beauf ! Mais il a jamais eu assez de couilles ! Je ne voulais pas le voir épouser cette fille ! Maria arrivait devant l'autel, souriante et hautaine, mais Jasper n'esquissait pas un sourire. Le prêtre commençait la cérémonie. J'pouvais pas être le témoin de cette horreur... On serait à Halloween encore... mais là ! Un bruit en fond d'église nous fit retourner. Alice et Edward entraient, s'excusant. Ils s'installaient tous deux sur le banc à côté de Bella. Edward soutenait sa meilleure amie. Elle était malheureuse la p'tite... Elle aime Jasper et elle vient assister à ça ! Courageuse !
Jasper la fixait un instant, avant que le curé ne reprenne. Engagement, blabla... Pourquoi y a toujours un bar à côté des églises ? Ben à cause de ça justement ! J'observais le profil de mon frère, qui baissait la tête. En fait, y avait que Maria heureuse et encore... Elle semblait triomphante, comme si elle venait de gagner une énorme bataille ! Ca peut pas se terminer comme ça ! Ca peut pas, merde ! Jasper se tournait légèrement sur sa gauche, comme pour voir quelqu'un. Je tournais la tête machinalement et voyais toute notre famille. Même celle de Maria faisait la gueule ! Au troisième rang, Alice était contre Edward et ce dernier la serrait avec force, embrassant ses cheveux. Et si quelque chose s'était passé entre eux ? Si les apparences avaient été berné ? Si Jasper ne lui était plus si hostile depuis ce baiser ? Ce moment avait tout chamboulé. A partir de cet instant, Jasper n'avait plus été lui-même.
- Bien, nous allons passer à l'échange des voeux...
Merde !
- Si quelqu'un s'oppose à cette union, qu'il parle maintenant ou se taise à jamais !
Mes entrailles se serraient. Je me sentais comme poussé par une force invisible. C'était mon frère, personne ne disait rien ! Ils allaient tous m'en vouloir, mais je me devais de faire ce que j'allais faire !
- Moi !
Un murmure dans l'assemblée me parvenait aux oreilles, mais le visage de Jasper étonné, même pas furieux, me donnait une raison suffisante de continuer.
- Ce mariage n'est qu'une mascarade ! Ca ne sauvera pas votre couple, il y a trop longtemps qu'il est éteint. Jasper, je t'ai connu avec plus de couilles que ça ! Je suis désolé Maria, mais personne ne dit rien. Moi, je le fais. Si vous avez un tant soit peu d'affection pour l'autre, regardez-vous dans les yeux... Vous n'y verrez plus cette étincelle de vos débuts ! Ce n'est pas ce que tu veux, Jasper. Et tu le sais comme nous tous, ici ! Ce n'est qu'une vaste plaisanterie dont je refuse d'être témoin... Désolé !
