PDV Edward.

Je n'avais rien prévu, rien prémédité.

Mais lorsque Bella m'avoue ne pas se trouver jolie, je l'ai vue si fragile si vulnérable !

A cet instant, je n'ai eu qu'une envie : la protéger. La tenir contre moi, serrer contre ma poitrine, son souffle sur ma peau, sa peau contre mes lèvres.

Alors j'ai posé ma main sur sa joue, je l'ai obligé à me regarder et je l'ai embrassée. Je n'ai jamais eu aussi peur qu'à cet instant.

Mon cœur se mit à battre tellement fort qu'il me faisait mal.

A croire que c'est mon premier. J'ai l'impression d'avoir à nouveau 5 ans quand Tanya m'avait coincé dans un coin de la récréation. Et même là, je n'avais pas eu si peur.

Ce baiser, je l'ai pensé doux, tendre, comme Bella.

Il est cent fois mieux. Ses lèvres s'unissent au miennes à la perfection. J'entends sa respiration s'accélérer.

Mon cœur va bientôt sortir de ma poitrine s'il continue à cogner comme ça.

Je l'interromps vite, surpris par mes propres émotions.

Comment ce petit bout pouvait me faire autant d'effets !

-Les ados sont tous des imbéciles. Tu es extraordinairement jolie, Bella, lui sussure-je.

Elle est à nouveau pivoine. J'adore la faire rougir. Ca lui donne une côté petite fille.

Ca fait à peine une semaine que je connais Bella. Je n'avais jamais aussi vite sympathisé avec quelqu'un. Je ne m'étais jamais senti aussi bien. Ce n'est pas normal !

Merde ! Tout d'un coup mon estomac se resserre et un frisson me parcourt la colonne vertébrale.

Même quand Carlisle et Esmé m'avait adopté, j'avais mis plusieurs années avant de me sentir vraiment à ma place. Alice était tellement plus extravertie que moi !

Je me sentais le vilain petit canard.

Edward, tu dois prendre ton temps. Sinon, il va encore t'arriver une merde.

Ne pas tout gâcher. Cette fille, elle est vraiment importante. Elle semble différente. Je la trouve différente. J'ai besoin de réfléchir, de me poser, de comprendre ce qu'il se passe dans ma tête qui ne tourne pas rond.

Alors, pour oublier ce baiser, je lui propose une balade, histoire d'éviter de croiser ses yeux noisettes qui me renverse le cœur.

Le soir, je la ramène chez elle. La nuit est déjà tombée. Je n'ai pas vu la journée passer.

Demain, je reste avec mes frères et sœurs, Emmet et Rosalie sont rentrés pour deux jours. Du moins, c'est ce que je lui prétends.

Parce qu'aujourd'hui, ça ne m'a pas du tout dérangé de les plaquer.

Elle ne dit rien mais je lis dans ses yeux qu'elle est déçue.

Je ne sais pas si je dois être content de sa réaction ou si je dois avoir peur.

Un peu les deux sans doute !