PDV Bella

Merde ! Il m'a embrassée… et puis plus rien.

Est-ce que je dois prendre ça comme un premier baiser d'amoureux ? Où bien c'est juste un baiser de bonne copine.

J'en sais fichtrement rien et ça me met dans un état incroyable.

Il m'a dit qu'il me trouvait jolie, c'est déjà un premier pas.

Parce que je ne sais pas si j'allais pouvoir supporter le stade de simple copine. J'avais besoin de plus avec lui, besoin de quelque chose de fort.

Ma mère n'avait toujours été qu'une demi-mère, mon père un fantôme, je n'étais jamais arrivée à me faire des vraies amies ( le concept meilleure amie n'était vraiment pas fait pour moi). Alors avec Edward, j'avais besoin de quelque chose de solide sur lequel m'appuyer.

Je ne le verrai pas demain, il veut rester avec sa famille. Je le comprends et je comprends que je ne fais pas partie de sa famille.

Aïe ! Ca fait mal.

D'un autre côté, nous ne nous connaissons que depuis une semaine. Je tente de me persuader qu'il faut laisser le temps au temps.

Je fonce vers mon lit, m'affale, et pleure comme une madeleine.

Quelle crétine !

Je ne veux même plus penser au dimanche. J'ai au l'impression de jouer le remake d'un film de zombie, où on m'avait assigné le rôle de zombie.

J'avais erré comme une âme en peine toute la journée dans l'appartement pour finir dans la maison de Charlie en train de faire du ménage.

Si je commence à laver les chaussettes de mon père et a lui préparer son repas, c'est que je suis au bord de l'internement dans un asile psychiatrique.

Le pire, c'était que j'étais arrivée à me persuader que j'avais fais quelque chose de mal.

Si Edward n'avait pas continué de m'embrasser, c'est que j'avais fait une connerie.

S'il n'était pas venu le lendemain, c'est que la connerie avait du être énorme.

Et en plus, en triple idiote que je suis, je ne m'en étais même pas aperçue.

Aussi étais-je persuadée qu'il ne viendrait pas me chercher le lundi matin ? J'étais bonne pour retourner au lycée avec ma Ford.