Enfin le nouveau chapitre! Désolée pour le gros retard, mais j'ai été assez occupée, entre les exams au collège et le cinéma...Car, of course, je suis allée voir New moon! (obligée, hein...je pouvais quand même pas le rater^^)
Donc en plus d'avoir posté en retard, ce chapitre est court, mais il devrait satisfaire les lectrices en manque de baisers...ou pas...
A vous de le découvrir^^
Chapitre 5-Un invité nocturne pas désagréable
Je me tournai lentement la tête vers ma fenêtre, appréhendant ce que je découvrirais…
-Pitié, Bella, je t'en prie, sauve-moi !
-Edward ? C'est toooaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiih !!!!
-Bella !
Petite explication : J'avais découvert la tête d'Edward pressée contre ma fenêtre, à moitié caché par les ombres de la nuit, lui donnant un air de vampire assoiffé de sang en quête d'une proie. Mon cœur, qui s'était mis à battre frénétiquement sous le coup de l'angoisse, s'arrêta net de surprise. J'avais difficilement réussi à prononcer son prénom, haletante.
Puis j'avais voulu aller à la fenêtre.
Voulu.
Grave erreur.
Bien sûr, je ne pouvais pas faire deux mètres sans me prendre les pieds dans le tapis en moquette qui couvrait le pied de mon lit.
Non mais quelle idée de placer un tapis dans ma chambre alors que l'on me connaît, moi et ma maladresse légendaire ? Il faudrait que j'en touche deux mots à l'auteure de cette bêtise impardonnable, j'ai nommé Esmée Cullen.
Et pendant ce temps-là, alors que j'étais toujours désespérément vautrée à terre, je subissais le fou rire incontrôlable de l'invité nocturne, à califourchon sur le rebord de ma fenêtre, manquant de basculer dans le vide tellement ses éclats étaient violents.
-Te gêne pas et ne m'aide surtout pas à me relever !
-Pff, désolé Bell…Vraiment…hi hi…Pas fait…Hi hi…exprès, crois-moi…Pfft !
Je maugréai en me relevant, sans aide, évidemment, car le seul être capable de me venir en aide était à présent étalé au sol, plié en deux.
-Bon, que me vaut l'honneur de cette visite surprise ?lui demandai-je, agressive, le toisant de haut de mon mètre soixante. Mais je ne fis pas le poids lorsqu'il se redressa enfin, essoufflé d'avoir tant ri, me dominant d'une bonne tête et demi.
-Désolé, sincèrement. Je ne voulais pas me moquer.
-Mais bien sûr, je te crois. Et donc, le but de cette visite ?
-Non, vraiment, je ne me moquais pas de toi, je m'amusais de ton incapacité à tenir sur t…Bon, d'accord, d'accord, s'auto-coupa-t-il alors que je lui lançais un regard noir dans lequel j'avais pris soin de placer toutes mes envies meurtrières. Je viens demander asile.
-Pardon ?
-Fais de moi ce que tu veux, mais ne me renvoies surtout pas chez moi. Je ne pourrais pas tenir une seconde de plus là-bas avec les couples enragés qui s'envoient en l'air dans les chambres voisines de la mienne. Alors, pitié pitié pitié, ne me renvoie pas dans cet enfer !
Je restai un moment sans réaction, puis ce fut à mon tour de rire comme une folle. J'imaginais très bien Edward, tourmenté dans sa chambre. Je pouffais alors qu'il me regardait, une lueur de menace dans le regard.
-Swan, si tu continues, je te promets que tu vas souffrir.
-Ah ouai ? Désolée, vraaaiiiment désolée, lâchai-je, ironique.
-Dommage pour toi ! Je t'avais prévenue.
Alors il m'attrapa par les hanches, me jeta sur mon lit et entreprit de m'infliger la pire torture qui soit : les chatouilles. Je me tortillai et tâchant vainement d'échapper à son étreinte mais lui me maintenait entre ses mains atrocement douée pour les chatouilles. Je criai grâce et il finit par arrêter lorsque je me retrouvai à bout de souffle. Le temps de retrouver une respiration normale et je relevai les yeux vers lui. Il me fixait avec insistance, une lueur indescriptible dans les yeux. Il m'aida à me redresser, ne me quittant pas du regard, et moi, captivée par cette connexion, je ne pipai mot. Après un temps indéterminé, il me proposa enfin :
-Il fait plutôt bon, ce soir…ça te dirait, une promenade au clair de lune ?
Avec lui, j'aurais tout accepté…
-Oui, bien sûr, répondis-je un peu trop rapidement.
-Tu me suis ?s'enquit-il alors qu'il se dirigeait vers ma fenêtre.
-Attends !!! Tu n'as quand même pas l'intention de me faire passer par-dessus la fenêtre, hein ? Rassure-moi !
-Oh, Bella, tu as peur ?
-A ton avis ? Si je ne même pas capable de marcher droit, comment veux-tu que j'arrive à retomber sans dommages ?
-Eh, je suis là, non ? Je te rattraperai en, bas, aies confiance !
-Mouai, bougonnai-je, pas tout à fait convaincue.
Edward passa une jambe par la fenêtre et s'élança dans l'obscurité. Je ne pus m'empêcher de pousser un léger cri alors qu'il disparaissait dans la nuit. Je jetai un coup d'œil timide et inquiet ans le jardin. Edward me contemplait, tout sourire.
-Alors, la peureuse, tu te décides ?
-Tu es sûr que ce ne serait pas mieux pour ma vie et la tienne si je passais par la porte ? Parce que si je meurs par ta faute, Charlie te fera la peau.
-Bella, tu vas pas mourir, et Charlie m'adore, il n'oserait jamais m'agresser. Alors ? On a pas toute la nuit devant nous !
J'hésite, mais en voyant Edward qui me tend les bras, la voix de la raison s'effaça face à la flamme de mon être qui avait besoin de sentir Edward tout contre moi…
Je passai lentement une jambe par la fenêtre et me retrouvai à califourchon à moitié dans le vide. Pas très élégante, comme position…
-Aide-toi de l'arbre, si tu veux, ajouta Edward.
Je mesurai la distance qui me séparait de l'arbre en question. En tendant le bras, je devais sûrement l'atteindre. Je me penchai en avant tout en passant ma deuxième jambe dans le vide, la pointe de mon autre pied sur le maigre rebord contre le mur.
Seulement, l'arbre est un peu plus loin que ce que j'avais prévu…
Pendant un quart de seconde je fus dans le vide total, mon pied ayant quitté l'appui précaire de la fenêtre, ma main qui n'atteindra jamais l'écorce rugueuse de l'arbre. Je tombai comme au ralentis, voyant défiler chaque centimètre qui me rapprochait du sol. Je fixai un brin d'herbe, brin d'herbe que j'allais sans aucun doute écraser dans moins de trios secondes…
Puis le brin d'herbe fut remplacé par la vision d'Edward, son regard horrifié et les bras tendus désespérément devant lui. Je fermai les yeux, me préparant mentalement à la dureté du choc.
Mais le puissant choc auquel je m'étais attendue ne vint pas, mais fut remplacé par un atterrissage en douceur, bien au chaud. Je ne sentis aucune douleur, aucune secousse importante, juste un léger ballotement.
En revanche, le « BOUM !!! » sonore qui se fit entendre un centième de seconde plus tard m'apprit que ce n'était pas le cas de mon sauveur. Je rouvre les yeux et découvre Edward, me serrant fortement dans ses bras, le souffle coupé, mais me regardant, fou d'inquiétude.
-Tu vas…Bien ?halète-t-il.
-Euh…Je…oui….Et toi ? T'as pas trop l'air…
-Si si, je t'assure…Le principal c'est que tu n'aies rien…Même si quelques kilos en moins à supporter n'auraient pas été de refus, finit-il avec un sourire en coin.
-Si monsieur ne me trouve pas à son goût, il pouvait s'éviter la peine de me rattraper !répliquai-je avec humeur, surtout pour lui cacher mon rougissement. Je ponctuai ma remarque d'un petit coup de mon petit poing inoffensif sur son épaule musclée à souhait, ce qui déclenche ses rires, son que je ne me lasserai jamais d'entendre, encore et encore.
-Désolé, désolé, je retire ce que j'ai dit !
Je fis mine de bouder, bien que ce soit très dur de faire la tête quand on est au creux des bras d'un homme magnifique, semblable à un dieu grec, et qu'il vous regarde comme si vous étiez la 8eme merveille du monde.
-Tu es parfaite, me souffla-t-il, il n'y a rien à redire…
Je restai abasourdie, incapable de prononcer un mot cohérent.
Dans la semi obscurité, nos visages faiblement éclairés par la clarté lunaire, il m'entraîna dans les bois. Nous marchâmes un long moment dans le silence, lui me tenant par la main, ce que je ne regrettais pas, et je le suivais, légèrement en retrait. Les brindilles craquaient sous nos pas, les animaux nocturnes émettaient leurs petits cris, ponctuant la nuit de touches colorées qui auraient pu me paraître effrayantes si Edward ne me serrait pas la main. Bientôt, j'aperçus une ouverture entre les arbres. Des rayons de lune s'engouffraient par ces trouées et traçaient des halos de lumière au sol, illuminant les parterres d'herbes mêlées aux fleurs.
Edward se tourna légèrement vers moi et me sourit, d'un sourire timide, comme s'il n'était pas sûr de lui.
Je m'engageai à sa suite dans la petite mais magnifique clairière.
Nous nous avançâmes jusqu'au centre où il enleva sa veste pour la poser au sol, de façon à nous procurer une couverture de fortune. Je m'installai à ses côtés et lui demandai, m'inquiétant un peu :
-Tu ne vas pas avoir froid, comme ça ? On est quand même à Forks !
-Contrairement à toi, contra-t-il, moi je suis habitué au climat de Forks. Et puis, j'ai une bouillote personnelle !
Sur ce, il m'empoigna par la taille et me colla à lui. Je me retrouvai appuyée de tout mon long contre lui, ma tête reposant contre son torse. Je lui tournais le dos, bien heureusement, et de ce fait, il ne vit pas que mon teint avait pris une teinte cramoisie.
-Mmm, je pourrais m'endormir comme ça, c'est tellement agréable…
Avait-il vraiment dit ça ???!
Je tentai de répondre avec aplomb pour cacher ma gêne :
-Prends-moi pour une couverture, tant que tu y es !
-C'est pas une mauvaise idée, je suis sûr que tu as dû être une couette, dans une vie antérieure…
-Tu me traites de bout de chiffon, là ?marmonnai-je avant qu'il ne finisse sa phrase.
-Il devrait être interdit d'être aussi douce, finit-il dans mon cou, son nez légèrement froid caressant ma fine peau à présent brûlante.
Je détournai la conversation au bout d'un moment, sentant qu'elle devenait beaucoup trop gênante pour que je puisse la continuer.
-Euh…Ce…C'était très bien, cette journée à la plage…
Mais pourquoi étais-je obligée de sortir une banalité pareille ?!
-Hmm mmm, se contenta-t-il d'acquiescer, sa voix contre ma peau produisant de délicieuses vibrations le long de mon cou et mon échine.
-Mais ce qui est dommage, continua-t-il tout de même, c'est que je n'ai pas eu l'occasion de t'essayer au surf, le temps est passé trop vite.
-J'ai fait exprès d'esquiver le plus possible la leçon, en fait, avouai-je triomphalement.
-Traîtresse ! Tant pis, je t'initierai au surf la prochaine fois !
-Donc ça va, ça me laisse un long sursis avant que l'on retourna à la plage, vu le temps désastreux de Forks !
-N'espère pas trop, je te traînerai de force même si la tempête fait rage !
-Tu n'oserais pas !m'insurgeai-je, horrifiée, en me tournant face à lui.
-Tu ne m'en crois pas capable ?ma demanda-t-il, un sourcil levé et un sourire en coin ornant ses lèvres.
-Non, déclarai-je simplement, sachant que ma remarque déclencherait une nouvelle joute verbale dont je raffolais.
Un éclair passa dans ses yeux émeraudes et au lieu de sortir une répartie cinglante, il balada ses doigts sur mes côtes, avançant un à un son index et son majeur comme s'ils marchaient, et remonta lentement sur mon ventre, mes flancs, puis redescendit sur mes cuisse et revint sur mes hanches.
Mais qu'est-ce qu'il faisait, bon sang ?
Ce n'était tout de même pas le genre à avoir les mains baladeuses ?
Quoique…De la part d'Edward, cela ne me déplaisait pas tellement, et ces caresses me procuraient des frissons plutôt agréables…
Ses intentions furent dévoilées lorsque ses mains furent de retour sur mon ventre.
Ah, le traître !
Je devais me douter qu'il n'était pas innocent !
-Noooooooon ! Edward, t'as pas le droit !
Il me chatouillait pour la je ne sais combientièmes fois depuis mon retour à Forks. Il n'aurait pas pu se contenter d'une réplique bien gênant, telles que lui a apprit Emmett ? Bien sûr que non, il devait me martyriser !
Sale traître !
Enfin, je préférais peut-être mourir de rire sous ses chatouilles que mourir de honte sous les taquineries gênantes entre nous deux…
Mais là !
Il était plus que doué, niveau chatouilles, et j'allais réellement succomber !
-Arrête, suffoquai-je en riant à gorge déployée, je vais mourir étouffée !!!
-En effet, ce serait vraiment dommage, réfléchit-il en stoppant enfin sa torture.
Je peinais, et le mot est faible, à retrouver un souffle régulier.
Au bout de quelques instants, Edward s'inquiéta de ma respiration saccadée.
Non, il avait un cœur ?
-Bella ? Ça va ? Tu respires encore ?
-Idiot, parvins-je à haleter.
Voyant que je n'étais pas à l'article de la mort, il retrouva son air espiègle :
-Tu ne veux pas que je te fasse du bouche-à-bouche ?
Automatiquement, je rougis furieusement et me redressai sans réfléchir, me retrouvant à exactement deux centimètre de son visage, et plus précisément de sa bouche. Nos nez se frôlaient et je sentais son haleine fruitée caresser mon visage pivoine.
Je n'entendais plus rien.
Mon esprit occultait les hululements des hiboux, les piaillements et petits cris stridents des chauves-souris, les craquements des brindilles provoqués par les prédateurs nocturnes, le bruissement des feuilles lorsque la légère brise passait dans les arbres.
Je me focalisais sur les lèvres d'Edward se rapprochant lentement, timidement.
Ma respiration, qui n'avait pas repris une allure normale depuis sa torture, ne s'améliora pas avec l'amincissement de cette distance si courte et pourtant si importante.
Il se rapprochait toujours, et bientôt il franchit les derniers millimètres qui nous séparaient encore, lentement, très lentement, m'infligeant une torture plus douce que celle qu'il avait exercée une minute plus tôt, mais tout aussi diabolique.
Puis…
...
Je sais, je sais, j'ai un côté sadique... Ne me tuez pas, c'est aussi de la faute de Nessie-mouss!!! Elle st pire que moi!
Bon! A votre avis, que va-t-il se passer dans le prochain chapitre??? Hin hin...
