Désoléééééééééééeee !!!! Je sais, je mérite toutes les foudres du monde, je suis inexcusable, impardonnable, je mériterais d'être châtiée, je l'admets ! Tuez-moi ! Enfin bref, je ne vais pas ajouter encore plus de retard et je vous laisse déguster ce modeste chapitre !


Chapitre 7-Réveil…

Je ne me souvenais pas de l'heure exacte à laquelle je m'étais endormie, perdue dans mes pensées. Je me souvenais avoir beaucoup ri devant le film, et j'avais encore plus adoré rire avec Edward.

Au fait !

Edward !

Où était-il ?

Bof, il avait sûrement dû partir en voyant que je m'étais endormie.

Mais pour l'instant, ce n'était en aucun cas le plus important.

Non, le plus important pour moi, en cet instant précis, c'était de rester autant que possible dans cette position.

En effet, rien de tel que de rester emmitouflée sous la couette, quelques pâles rayons de soleil transperçant les fins rideaux de ma fenêtre, nimbant ma chambre d'une lueur orangée. Ma tête reposait sur un oreiller des plus moelleux mais ferme et frais à souhait et…il sentait bon…

Hein ?

Il sentait bon ?

En fait…Oui, c'est ça, il avait l'odeur d'Edward, je ne me trompais pas.

Mais pourquoi ?

Hum…Il avait dû dormir dessus hier soir et l'oreiller s'était imprégné de cette odeur si délicatement parfumée.

Je ne pouvais pas m'en plaindre, et, au contraire, j'enfouis encore plus profondément ma tête dans mon édredon, m'emplissant les poumons de cette odeur si exaltante. Mon nez se frottait doucement contre la fermeté de l'oreiller, respirant abondamment la fragrance d'Edward.

Jusqu'à ce qu'un léger rire parvint à mes oreilles.

Heu…Depuis quand les lit étaient dotés de la parole ?

Peut-être depuis que les lits ne sont pas des lits, mais plutôt des êtres humains, non ?

Attends…Ne me dis pas qu'il est là…

Il…Tu veux dire Edward ? Evidemment qu'il est là !

Oh non…

Je relevai lentement la tête, redoutant ce que j'allais découvrir.

Oh. Mon. Dieu.

Edward était bel et bien devant moi, à moins de vingt centimètres de mon visage, resplendissant dans la lumière matinale. Beau comme un dieu, fidèle à lui-même…

Il me souriait, amusé, et une de ses mains caressait mes cheveux en un geste adorable.

-Bonjour, me souffla-t-il, taquin.

-Euh…

-T'as bien dormi ?

-Euh…

-Tu sais encore parler ?

-…

-Dommage… (Je sentais qu'il me préparait quelque chose !) Pourtant, tu étais très bavarde, cette nuit. Et tu disais des choses très, vraiment très intéressantes.

-NON !

Il rit en rejetant la tête en arrière...Oh mon dieu qu'il était séduisant comme ça…Je me mordis la lèvre inférieure pour ne pas sourire comme une collégienne.

-Mon dieu…Qu'est-ce que j'ai bien pu dire ?m'enquis-je auprès d'Edward.

-Hum…Fit-il mine de réfléchir. Je pense…Que je préfère garder cela pour moi, c'est plus marrant.

-Edward !criai-je comme une malheureuse. Tu peux pas me faire ça ! Allez ! Qu'est-ce que j'ai dit ??!

Soudain, une pensée me traversa l'esprit, fulgurante.

Etant donné la façon dont je m'étais endormie (en réalisant que j'étais amoureuse d'Edward), je n'imagine que trop bien les choses que j'avais pu baragouiné durant mon sommeil.

Je me maudissais en grommelant et laissai retomber ma tête sur le torse nu de mon dieu tyrannique.

Attendez deux secondes !

Torse nu ?!

Je relevai vivement la tête et pus remarquer qu'en effet le torse d'Edward apparaissait dans toute sa splendeur, dénudé, luisant au soleil matinal, laissant à découvert ses muscles parfaitement dessinés.

Je baissai le regard encore un peu plus et…

Ouf !

Il était en boxer, il n'était pas totalement…

Euh !

En boxer ?

…Wow…

Profite, ma vieille, profite, tu verras pas ça tous les jours !

Non mais t'as pas bientôt fini ?!

Après avoir remballé ma petite voix, je jetai un regard éloquent à Edward. Il me sourit, à moitié désolé, à moitié…fier ?

Il répondit à ma question muette en me regardant dans les yeux :

-Je dors mal quand je suis tout habillé…Et j'ai la mauvaise habitude de me déshabiller dans mon sommeil…

Je sentais que même mes joues avaient atteint le rouge carmin, et pour le cacher j'enfouis ma tête sous la couette. Mais aussitôt, je sentis que l'on tirait dessus pour la relever. Mes yeux furent à découvert et je rencontrai ceux d'Edward, incroyablement verts et profonds. Je rougis encore plus si cela était possible, et je me levai prestement. Le froid de ma chambre contrastait douloureusement avec la chaleur confortable de la couette.

-Eh, où vas-tu ?

-Je vais me doucher ! Je reviens dans dix minutes !

Sur ce, je m'enfermai dans la salle de bain. Je me déshabillai et me glissai sous les jets d'eau chaude. Je me prélassai longuement sous l'eau brûlante, appréciant la sensation.

Lorsque je revins dans ma chambre, Edward était tout habillé.

Dommage…

La ferme !

Il me tournait le dos, et je décidai de tirer avantage de cette situation.

Je me faufilai silencieusement derrière lui et au dernier moment, je lui sautai dessus pour le faire tomber sur le parquet de la chambre. Avec un grognement bestial, il se retourna et ma plaqua à terre.

-Eh ! On ne plaque pas les filles !

-Toi t'es pas comme les autres, alors on s'en fiche !

-Esmée te gronderait si elle savait que son fils n'était en fait qu'un rustre abominable !

-Mais elle n'est pas obligée de le savoir.

-Et si je lui dis ?

-Tu ne feras jamais cela, Swan.

-Comment peux-tu en être aussi sûr ?

La sonnerie du portable d'Edward nous interrompit avant que je puisse répondre et je sentis son poids s'envoler d'un coup.

-Allo ?

-…

-Alice, tu ne peux pas te débrouiller toute seule ?

-…

-Mais…

-TU RAMENE TON CUL PLUS VITE QUE CA, CULLEN !

Edward tenait son portable loin de son oreille pour échapper à la voix stridente du lutin enragé. Même moi j'avais dû me boucher les oreilles.

-Mais t'es pas bien ?hurla Edward.

-…

-…Elle a raccroché, constata-t-il en soupirant. Bella, je dois y aller, et Alice te réclame près d'elle tout de suite.

-Ca sent mauvais, présageai-je.

-Désolé, Alice est comme ça, c'est la vie, soupira Edward. Tu crois que je peux sortir par la porte, cette fois ?

Je pouffai avant de le précéder dans le couloir. Après un petit-déjeuner frugal je me dirigeai vers l'imposante demeure des Cullen tandis qu'Edward regagnait sa voiture en direction de Seattle, car Alice avait besoin d'une chose urgente qui ne se trouvait qu'à 3 heures de route, évidemment.

A peine eussé-je sonné qu'une furie brune se jeta à mon cou, affolée.

-Bella, au secours, c'est la grosse cata, aide-moi je t'en supplie, je ne sais pas comment je peux faire, ou alors, non, c'est une idée stupide, mais il y a toujours la solution de, non, encore pire, au fait, bonjour, t'as bien dormi j'espère, oh et puis il faudra aussi s'occuper de toi, tu vas voir on va bien s'amuser, mais vite avant que les garçons viennent nous déranger !

-Euh…Bonjour, Alice, réussis-je à répliquer face à sa tirade à rallonge.

-Ne parle pas pour ne rien dire, s'il-te-plaît, on a du boulot !

Sur ce, elle se détourna en un coup de vent et grimpa les escaliers quatre à quatre.

-Parler pour ne rien dire, hein, marmonnai-je avant qu'elle ne hurle d'en haut de me dépêcher sous peine de shopping forcé. Ni une ni deux, je poussai la porte de sa vaste chambre.

Chambre, ou plutôt…champ de bataille.

-Mais qu'est-ce qui s'est passé ici ?m'exclamai-je, sous le choc.

Tout le dressing de mon amie, et Dieu sait à quel point il était grand, jonchait le sol d'un bout à l'autre de la pièce, étouffant le lit, pendant aux poignées de portes, soustrayant le sol à ma vue.

-Bella, j'ai tourné et retourné mon dressing de fond en comble, et je n'ai trouvé aucun habit convenable pour aller avec ma nouvelle jupe. Tu comprends à quel point ma situation est désespérée, n'est-ce-pas ?

Je la fixai quelques secondes, me demandant si elle se moquait de moi ou pas, puis considérant la personnalité de mon amie et son addiction aux vêtements, je conclus qu'elle était on ne peut plus sérieuse. J'hésitais entre me rouler par terre de rire, prendre la fuite pour échapper à sa folie meurtrière ou crier d'effroi. Finalement j'optai pour la première option.

Alice me regardait d'un œil noir charbonneux alors que j'étais écroulée de rire contre la porte de sa chambre.

-Tu vas payer pour cet affront, Bella, je te le promets.

Elle leva le bras et pointa du doigt une porte dans un coin de la pièce.

-Dans la salle de bain. Tout de suite.

Toujours en me tenant les côtes, je me dirigeai docilement dans la dite pièce. Je pouvais entendre Alice embarquer quelques vêtements et entrer dans la salle d'eau chargée d'une pile d'habits qui devait faire le double de ma penderie, mais à peine le huitième de la sienne.

-Voilà ! Essaye-moi tout ça, et montre-moi chaque tenue, ordonna-t-elle en insistant sur chaque mot.

Je soupirai profondément car je savais qu'il ne servait à rien d'argumenter pour y échapper, et prit du bout des doigts le vêtement en rechignant.

-Un peu d'entrain, voyons !

-Mmm, grognai-je en guise de réponse.

.

Après une bonne heure à passer haut après haut, pull après pull, jeans après jeans et jupe après jupe, Alice eut envie de me maquiller.

Elle se mit en tête de trouver le maquillage qui m'irait le mieux puis, ne trouvant pas son bonheur dans sa trousse pourtant bien fournie, elle se retira dans la chambre de Rosalie.

Je ne réfléchis pas deux secondes de plus et je m'élançai sans bruit dans le couloir, sortant de l'enfer sur terre. Je trottinai jusqu'en bas, puis le claquement de porte en haut se fit entendre. Les pas furtifs du lutin fou s'approchèrent dangereusement de sa chambre.

Je ne pris pas le temps de réfléchir et je me précipitai dans le vestibule dans l'entrée avant que le cri d'Alice ne retentisse dans toute la maison.

-BELLAAAAAAAAAAAA !!!

Evidemment, je pris soin de rester aussi silencieuse que possible.

-Tu peux te cacher où que tu veux, je te retrouverai et cela n'aura servi à rien, je te maquillerai quand même !

Je me reculais au fond, contre les manteaux en tous genres des Cullen lorsque la porte d'entrée s'ouvrit sur Edward.

-Vous êtes là ?lança-t-il à la cantonade.

N'obtenant pas de réponses à part les cris étouffés de sa sœur, il ouvrit la porte de ma cachette pour y ranger son manteau.

-Bella ? Mais qu'est-ce que tu fais là, bon sang ?

Je lui intimai le silence rapidement en lui plaquant mon doigt devant sa bouche, effrayée à l'idée qu'Alice ait pu l'entendre.

-Chuuut ! J'essaie d'échapper à Alice !

-Pourquoi ?

-Elle veut encore jouer à Barbie Bella ! S'il-te-plaît ne lui dis pas que je suis là !

A ce moment-là la voix d'Alice nous parvint du 1er étage :

-Edward, tu es rentré ? Monte tout de suite, je t'ai acheté quelques nouvelles affaires, essaies-les !

Il ouvrit de grands yeux et sans attendre, il s'engouffra avec moi dans le placard.

-Pourquoi tu te caches ? T'as rien à craindre, comparé à moi !

-Au contraire, pour elle, « quelques affaires », ça équivaut à dix chemises, cinq jeans et quinze T-shirt ! Crois-moi, je la connais depuis assez longtemps pour le savoir ! Allez, fais-moi une petite place !

-Non, on n'entre pas à deux dans ce placard !

-Mais si, recule encore un peu, ça passe !

Et tout ceci en chuchotant, évidemment.

Puis, sans crier gare, la porte s'ouvrit à la volée et le visage froid de mon amie et voisine apparut, annonciateur d'une mort certaine.

-Tous les deux. Dans ma chambre. Sans discuter.

La tête basse, nous parvinrent à la chambre de notre tyran dans un silence pesant. Arrivés à l'intérieur elle se planta devant nous, poings sur les hanches, menaçante.

-J'espère que vous vous rendez compte que vous allez payer cet affront, non ? Oser me fuir pour m'empêcher de jouer, ce n'et vraiment pas gentil !

A ce moment précis entra Jasper qui se faufila jusqu'à sa chérie pour l'enlacer fortement. Tout à son câlin elle ne fit plus attention à nous. Elle nous tournait le dos et Jasper chuchota par-dessus son épaule :

-Partez, je vous sauve la mise, grouillez-vous !

J'articulai silencieusement « mon sauveur » avant de me laisser entraîner par Edward à l'extérieur de la maison, enfin à l'abri de la folie « relooking » d'Alice.

Essoufflée, je m'affalai sur le gazon verdoyant de la demeure Cullen.

-Dis, je pourrais pas squatter chez toi ?me demanda soudainement Edward.

-Pour combien de temps ?

-Durée indéterminée, jusqu'à ce que ma sœur se calme et oublie sa passion pour les vêtements.

-Impossible, répondis-je négativement. Ta sœur ne se calmera jamais et je n'ai pas envie de t'avoir sur le dos pour le restant de ma vie.

-Tu savais que tu étais injuste ?

-Parfaitement, et fière de l'être !

Un moteur trafiqué se fit entendre au bout de la rue, et un instant plus tard, un cabriolet flamboyant genre voiture-de-sport-pour-la-frime freina juste devant nous.

-Mike…grognai-je entre mes dents.

-Hey, Swan, ça te dirait un tour en voiture ? On pourra même explorer la banquette arrière, si l'envie t'en prend !

Je soupirai profondément. Edward serrait carrément les poings. Les groupies qui se trouvaient à l'arrière du cabriolet prirent des poses qu'elles devaient trouver aguicheuses et lancèrent des œillades au pauvre Edward, qui se retint de vomir.

-Si vous pouviez débarrasser le plancher, ce serait magnifique !rétorqua Edward.

Mike le foudroya du regard avant de me dire :

-Swan, lâche cet idiot et viens t'amuser, tu verras tu regretteras pas !

-Oh, je suis absolument sûre que je ne regretterai pas tes blagues vaseuses et tes sous-entendus écœurants, ainsi que les rires de commande de « Bitch et compagnie », répondis-je en indiquant Jessica et Lauren d'un coup de tête, qui virent rouge. C'est pourquoi je ne viens pas avec toi.

-BEEEEEEEEEELLLLLAAAAAAA ! !

-Oh pitié…gémis-je de concert avec Edward.

Alice déboula dans le jardin à son habitude, nous lança un regard peu amène, à moi et à son frère, puis remarqua la présence de Mike et compagnie.

-Qu'est-ce qu'ils font là ?nous demanda-t-elle. Débarrassez le plancher, vous polluez l'air !

Puis elle me prit par le bras, me releva car j'étais toujours allongée sur le gazon, puis elle fit de même avec son pauvre frère et nous emmena de force à l'intérieur.

-La prochaine fois que vous me faites un coup pareil, j'aurai recours aux armes à feu, je vous le promets !

Jasper était posté derrière elle, s'excusant silencieusement de ne pas avoir réussi à la retenir plus longtemps.

-Et c'est pour cela, continua Alice, que je vais devoir recommencer ton maquillage, ma chère Bella !

-Oh ! Mais c'est vraiment dommage, parce que je dois commencer à préparer le repas chez, et puis tu connais ce que c'est, des tonnes de devoir à faire, et puis il y a une tonne de ménage à faire chez mon père, et…et…Bye !

Je ne lui laissai même pas le temps de répondre et me précipitai à l'extérieur. Heureusement, le cabriolet noir n'était plus là. Je m'enfermai dans ma maison et réfléchis. En vérité je n'avais absolument rien à faire. Alors qu'allais-je faire pour m'occuper ?

.

Le lendemain matin, je me rendis au lycée en avance, devant me charger de paperasse administrative concernant mon admission, papiers que Charlie avait « malencontreusement » oublié de remplir. Je parierais plutôt sur sa paresse qu'autre chose. Après avoir déposé le dossier à Mme Cope, mon portable vibra. Je décrochai et vis qu'il s'agissait d'Edward.

-Allo ?

-Swan ! Mais bordel t'es où ??!

-Euh…Au lycée, pourquoi ?

-Pourquoi ? Mais je t'ai cherché, moi ! Je devais t'amener en voiture !

-Euh...Ah bon ?

-Oui…Pff, j'ai même été jusqu'à grimper à ta fenêtre pour voir si tu avais eu une panne de réveil ! J'ai cru un moment que tu avais été enlevée durant ton sommeil !

Il s'inquiétait pour moi…Trop mignon…

-Bon, souffla-t-il, dans ce cas…Je te retrouve au lycée ?

-Bien sûr, à tout de suite !

Je raccrochai et m'apprêtai à ranger mon portable dans ma poche lorsqu'il sonna pour la seconde fois.

-Quoi encore, Cullen ?m'enquis-je.

-Euh…Moi pas Cullen, moi Parker.

-Josh !m'exclamai-je. Que me vaut cet appel ?

-Tu te souviens que je t'ai parlé de mon arrivée à Forks pour demain ?

-Oui.

-Eh bien, commença-t-il, gêné, en fait, ça a été annulé…

Je stoppai net ma marche.

-Hein ? Ca veut dire que…tu n'emménages plus ?

-Ben…

-Oh noooon…

-Eh bien- et la voix me semblait toute proche-tu n'es pas non plus obligée de pleurer pour moi, hein !

-Mais, sanglotai-je presque…

-Surprise !me chuchota-t-on à l'oreille.

Sur le coup de la surprise-et quelle surprise !- je fis un bond de plusieurs mètres sur le côté, m'attirant les regards étonnés des quelques élèves présents au lycée à cette heure-ci.

Je restai bouche bée, littéralement.

-JOOOOOOOSHHH !!!

Je me jetai à son coup et passai mes jambes autour de sa taille, me raccrochant à lui comme un noyé à sa bouée.

-Eh ! Du calme !

-Hum…Je…ne pensais pas que tu étais occupée…

Je tournai la tête pour voir Edward qui baissait la tête, et sa famille derrière lui. Emmett me lançait un sourire malicieux en même temps qu'un regard rieur, Jasper ne manifestait aucune émotion en particulier, Rosalie Levait un sourcil lourd de sous-entendus et Alice affichait une mine boudeuse en fronçant les sourcils.

Consciente tout à coup de ma position délicate, je me laissai retomber au sol et me séparai de mon ami de Phoenix.

-Hum…, hésitai-je.

-Bonjour tout le monde !s'écria joyeusement Josh.

Rien ne pouvait l'embarrasser, ce mec-là !

Les Cullen répondirent d'un petit geste de la main pour la plupart, d'un hochement de tête pour d'autres, seul Edward refusait de lever la tête.

-Eh bien, vous tous, je vous présente Josh Parker, mon meilleur ami à Phoenix…Josh, je te présente eux tous…

Josh souriait comme un idiot. Bizarrement, cela ne m'étonnait guère.

-Parker ?releva Jasper. Tu ne serais pas apparenté au nouveau médecin qui vient d'arriver à Forks ? Carlisle m'a dit qu'il travaillait en collaboration avec lui.

-Exactement, acquiesça mon ami.

La sonnerie retentit à ce moment-là et Edward fut le premier à se retourner et à sa diriger vers son bâtiment. Quelque chose se brisa en moi. Je me dirigeai lentement vers mon cours de biologie. Logiquement, Edward devait s'y trouver mais quand j'entrai dans la pièce, il ne semblait pas être encore arrivé. J'amenais Josh à ma suite. Il commençait ses cours aujourd'hui, et nous avions le cours de biologie en commun. Il alla se présenter au professeur puis se posta à mes côtés alors que je m'installer à ma place de la veille, place qui devait être à côté d'Edward.

-Je peux m'asseoir là, ça ne dérange personne ?

-Eh bien…

En fait, je ne savais pas. Soit Edward m'en voulait et irait s'installer au bout de la salle, à l'une des deux dernières places de libre, soit il viendra s'asseoir à mes côtés naturellement.

Justement, l'intéressé entra à ce moment-là dans la classe. Il me jeta un bref coup d'œil, puis un plus long à Josh qui se tenait toujours debout derrière la chaise, indécis. Finalement, il continua sa route jusqu'au fond de la salle et s'assit lourdement sans plus me regarder. Jessica et Lauren qui se trouvaient non loin de là, se lancèrent un regard avant de glousser bêtement.

Le professeur réclama le silence.

-Asseyez-vous, je vous prie. Aujourd'hui, j'ai deux bonnes nouvelles à vous annoncer !

Première nouvelle : nous avons un nouvel étudiant, Josh Parker, déjà assis aux côtés de notre charmante Isabella !

Pitié, si même le professeur enfonçait le clou encore plus profondément, j'étais foutue pour le restant de mes jours !

-Et deuxième bonne nouvelle, reprit le professeur de biologie, nous avons une nouvelle étudiante !

J'ouvris de grands yeux ébahis. Pourquoi tout le monde rappliquait à Forks en ce moment, trou paumé par excellence ?

Et surtout, pourquoi des filles sublimes comme ELLE arrivaient ici ? Non mais regardez-moi ça ! Proportions parfaites, grandes chevelure blonde un peu sauvage, sourire charmant, yeux pétillants, et le pire dans tout cela, c'est que la jeune fille qui venait d'entrer ne dégageait aucune onde de méchanceté, hypocrisie, superficialité ou autre critère digne d'une telle créature !

-Veuillez accueillir comme il se doit Cassie Rivers, qui nous vient tout droit de New York. J'espère que vous l'aiderez à s'intégrer. Bien ! Maintenant, vous pouvez allez vous asseoir, disons, hum…Ah ! Au fond, il reste une place ! Tenez, vous aurez Cullen comme voisin. Maintenant, revenons au cours, nous parlions la dernière fois…

Je ne fis plus attention au discours du prof pour me concentrer sur Cassie qui se dirigeait gracieusement vers mon voisin.

Lequel lui adressa un sourire chaleureux et accueillant. Lequel lui souhaita la bienvenue. Lequel engagea la conversation. Une conversation plutôt gaie, à ce que je pouvais voir : Cassie Rivers se retenait de pouffer de rire, sa main devant sa bouche pour ne pas que le prof la remarque. Ladite Cassie glissa un commentaire à Edward. Lequel sourit et rit un peu trop fort, attirant l'attention du professeur.

-Hu-Hum ! Mr Cullen, je sais que je vous ai demandé d'intégrer notre nouvelle arrivante, mais j'aimerai que vous le fassiez en dehors du cours, si cela ne vous gêne pas trop.

Les deux coupables baissèrent la tête en réprimant un sourire. Durant ce geste, Edward croisa mon regard troublé. Il passa comme si je n'importais rien à ses yeux et reporta son regard sur Cassie.

Mais qu'est-ce qu'il se passait ?

Je me sentais vraiment perdue et le cours n'était qu'un fond sonore en sourdine, comme dans un film où un moment tragique se passe, avec moi en gris pâle dans un coin et Edward et sa nouvelle amie au centre de la scène, sous les feux des projecteurs, dans leur bulle.


Mais qu'est-ce qu'il se passait ?

Pfiooouu. Fini. Encore désolée pour l'énorme retard, mais j'espère que ce chapitre vous aidera à me pardonner.

Petites reviews pour l'auteur la plus méchante et la plus irresponsable du monde ? -_-'

Bizous

Némo