'zik: Hans Zimmer – Now we are free
Le lendemain, quand je me réveillais, je remarquais un soleil éclatant, un petit déjeuner sur la table de chevet ainsi que des habits à moi, que Brooke m'avait gentiment préparés. Je me levais et me dirigeais vers le balcon, et comme d'habitude, je ne mangeais pas le matin -ce n'est pas que je ne voulais pas ; c'est que je ne pouvais pas, sinon j'étais malade- je sentis alors sur mes bras nus, une légère brise qui me procura un bien fou. Et c'est alors que déboula Brooke, elle me boostait, me pressait pour que je m'habille, elle croyait que je retournerais en cours ! Je l'a remercié de tout mais la prévint que ça ne servirait à rien d'essayer de me faire changer d'avis. Soudain, elle me prit dans ses bras, et me câlina contre elle pendant de longues minutes, je sentais quelques larmes traîtres, aussi bien les siennes que les miennes, couler le long de nos visages. Quand nous nous séparâmes, elle ne put s'arrêter de pleurer et à mon tour je la consolais.
Puis je m'habillais tranquillement , histoire de garder en mémoire mes plus beaux souvenirs vécu dans cette ville, la ville d'Ottawa, en Amérique du Nord.
Je vis alors les habits que Brooke m'avait préparés : un tee-shirt rose sans manches -mes préférés- et d'un pantacourt noir et des ballerines noires. Quand j'eus finis de m'habiller, elle entra pour me coiffer, je ne cherchais pas à avoir une superbe coiffure, en fait, elle me coiffait les cheveux juste pour que je reste calme et puis pour garder un certain souvenir, un souvenir d'adieu, où quelque chose dans le genre... mes cheveux tombaient sur mes épaules et Brooke me mit un serre tête dans les cheveux. Tout ceci en me complimentant de la beauté de mes cheveux.
J'avais fini de me préparer aux environs des 14h. Je ne voulais plus m'attarder. Il était tant d'y aller.
Un dernier au revoir à la fille la plus fantastique que je connaissais. Je montais dans ma voiture, démarrais, me retournais pour l'apercevoir en train de pleurer -à ce moment-là, j'aurais voulu sortir de ma voiture pour la blottir contre moi, mais impossible- je me reprenais, un dernier geste de main et me retournais définitivement pour tirer un trait sur mon passé et ouvrir la voie à mon nouveau présent.
Je ne savais pas exactement où j'allais aller, mais ce qui était sûr, c'est que je serais loin, même très loin d'Ottawa, je me dirigeais, je crois vers New-York, mais je n'y irais pas, je veux être le plus proche de la nature, mon élément primaire.
Je roulais, sans regarder où j'atterrissais. Je dormais dans ma voiture à l'abri des regards. Je m'imaginais la ville de mes rêves, là où l'être le plus merveilleux du monde m'attendra jour comme nuit. Je passais enfin l'état de New-York, j'avais fait près de 540 bornes et il était un peu plus de 21h, je décidais de dormir un petit peu.
Un autre matin se leva à présent, le ciel gris, humeur maussade, je me levais tant bien que mal, petit coup d'œil au portable : 10 messages -même destinataire- Nathan. Je ne pris pas la peine de les lire, je supprimais directement tous cs messages, ne voulant pas me faire de mal. Je m'étais réveillée à 09h, je n'avais plus beaucoup d'argent mais me décidais et espérais passer Philadelphie.
3h plus tard, j'arrivais dans l'état même de Washington, il pleuvait à n'en plu pouvoir! Merde! Ma journée n'était déjà pas si bonne que ça alors en plus la pluie... Je continuais à rouler mais au bout d'une heure je m'arrêtais sur une plage, sur l'écriteau y était marqué : La Push. J'enlevais mes chaussures, bien que le sable n'était pas très chaud et marchais le long de la plage. Elle était magnifique, des vagues magnifiques, de tailles surprenantes, des falaises hautes, très hau… Oh mon Dieu ! Un jeune garçon s'apprêtait à sauter de la falaise, ses copains -sans doute- étaient derrière lui, surement pour l'empêcher de sauter et de s'écrabouiller la tête contre des rochers meurtriers. Soudain, le garçon prit de l'élan, se mit à courir, sans que ses copains ne le retiennent, et s'élança de la falaise, je courrais alors vers ce malheureux pour tenter de l'aider, puis d'un coup, je vis un autre garçon sauter.
- Mais c'est des malades ! m'emportais-je. Ils veulent absolument se tuer.
Les jeunes sautaient au fur et à mesure que je m'approchais quand, je pus apercevoir les garçons ayant déjà sautés, s'amuser dans l'eau. Un des garçons m'aperçus, il me souriait, il était très beau, et il fallait l'avouer, il avait un dos… huum ! -ça a toujours été ce que je préfère chez un garçon- un dos musclé, comme je les aimes, une envie : lui toucher !
Je me retirais, et souriais à l'idée d'avoir trouvé un belle endroit à arpenter.
Je remis mes chaussures, et me plaça sur mon siège, démarrais ma voiture et me remis en route. Plus tard, je sentais mon téléphone vibrer, je le sortis de ma poche, il m'appelait, je raccrochais. Ce petit jeu continua sans cesse, finalement, je répondis :
- Nathan, qu'est-ce-que tu me veux ? m'énervais-je.
- Bella, reviens, me supplia-t-il.
- Non, je n'en ai plus rien à faire, retourne avec tes filles!
Il continuait à me supplier, je n'en avais que faire. Puis, alors qu'il commençait à me sortir des " je ne le ferais plus", je lui raccrochais au nez, en regardant mon portable pour m'assurer de l'avoir bien éteint.
Je relevai la tête, et tout à coup un animal apparu sur la route, un cerf, je voulus freiner… trop tard, j'évitais de justesse le cerf, mais la barrière de sécurité ne m'épargna pas, d'ailleurs celle-ci se brisa et je fonçais tout droit dans le fossé, je ne résistais plus au volant, le laissant faire ce qu'il voulait et je me blottissais aussi fort qui m'était permis contre mon siège afin d'amortir au maximum mon accident. Enfin la voiture stoppa. Je ne sentais plus mes jambes, d'ailleurs aucunes parties de mon corps !
Je décidais de ne pas lutter, laisser ma vie à qui bon la voulait. Puis je me sentis voler, je pensais déjà être morte, allez vers le paradis, ou peut-être l'enfer…
Mais apparemment non, on me déposait sur quelque chose de frais, de l'herbe me semblait-il.
Je commençais à sombrer dans l'inconscience. Quelqu'un s'était perché au dessus de ma tête afin de vérifier mon état. Je ne me rappelais plus de rien à part…ses yeux !
Deux yeux topazes comme jamais vu auparavant, j'essayais de ne pas sombrer pour le fixer encore et pour toujours, mais une main froide passa sur mon visage, effleurant au passage mes yeux, m'incitant à me laisser tomber dans l'inconscience. J'avais peur, peur de ne plus revenir, mais je lui faisais confiance, ses yeux avaient refléter l'inquiétude mais celle-ci refléter à présent la sincérité, la sécurité et la bienveillance.
Ce n'était que le début de ma nouvelle vie et je l'aimais déjà.
