'zik: Nadiya – Vivre ou survivre

Je me réveillais, dans une chambre blanche, une blouse blanche affreuse, un « truc » sous le nez que je n'arrivais pas à identifier et que j'essayais d'ôter mais une main m'arrêta, pas celle de mes rêves mais presque.

- Bonjour, me dit-il calmement.

- B-Bonjour, bégayais-je, plus devant une telle beauté que par timidité.

- Je suis le docteur Carlisle Cullen et vous ?

- Vous n'avez pas vu mes papiers ? demandais-je

- Hum… bien sûr, ceci n'est qu'une simple vérification.

- Je m'appelle Bella Swan, qu'est ce qui s'est passé, pourquoi suis-je ici ? m'excitais-je alertée.

- Vous avez eu un accident, répondit-il gravement.

- Pardon ? Et c'est grave ce que j'ai ?

- On n'en c'est trop rien, cela faisait une semaine que vous étiez endormie, vous devez testez vos parties du corps et aussi vos capacités mentales.

À la mention de « testez vos parties du corps », je regardais mes jambes : Ouf ! j'ai pas trop l'air abimée. Quant à mes capacités intellectuelles, j'essayais de me souvenir ce qui s'était passée : rien. Je ne me rappelais que des yeux topazes que j'avais aperçus, après mon accident.

- Je ne me rappelle que d'une paire de yeux, semblable aux vôtres docteur. Mais ça n'était pas vous.

- C'est mon fils Edward, qui vous a sorti de la voiture, me dit-il.

- Ah.

Je voulais lui demander l'âge qu'avait son fils, ainsi que lui en même temps, il avait l'air tellement jeune!

- Vous-voulez bien essayer de vous asseoir sur le lit ? me demanda-t-il.

- Oui, ça ne devrait pas être difficile.

Je m'asseyais sur le lit avec quelques difficultés tout de même. Le docteur me demanda alors de me lever. Contente à l'idée de sortir de ce lit, qui n'était pas le mien, je poussais sur mes jambes pour me lever d'un trait, j'étais debout, mais dans les bras du docteur Cullen. Ensuite, je lui demandais de me laisser marcher : je ne réussis même pas ) faire un pas, c'est alors que je remarquais une douleur insupportable, cette douleur me faisait beaucoup trop mal, je compris que j'avais beaucoup trop forcées sur mes jambes, mes capacités étaient bien restreintes. Je criais presque devant tant de douleur, si bien que certaines infirmières s'arrêtèrent pour voir si quelqu'un ne me maltraitais pas.

Puis la porte s'ouvrit : le garçon, c'était lui, je pourrais le reconnaître dans n'importe quelles circonstances, ses yeux topazes me faisais littéralement fondre, ses cheveux ébouriffés et cuivrés faisait de lui un être sexy et sensuel mais je n'avais, malheureusement, pas la chance d'admirer le reste de son corps. Et puis comment pouvais-je encore réussir à penser à le déshabiller du regard, vu l'état de mon corps? Je n'étais qu'une piètre folle!

C'est alors que je remarquais que je ne criais plus, que je ne sentais plus rien, Carlisle devait y être pour quelque chose, de la morphine peut-être.

- Bella, vous allez bien ? demanda celui-ci suspicieux.

- Oui, elle a réagit très vite la morphine, répondis-je, gardant les yeux rivés sur mon sauveur.

- Heu… je n'est pas eu le temps de t'injecter la morphine, moitié gêné, moitié souriant.

- Ha... bon... d'accord, complètement à coté de la plaque.

J'étais obnubilée par ce Edward, je ne le quittais plus des yeux, lui non plus. Jusqu'à ce que son père l'interpelle.

- Edward ?

- Oui ? Il avait une voix... humm, un délice.

- Je te présente Bella.

- Salut, me dit-il, me serrant la main en me souriant.

- Hey! répondis-je, baissant la tête.

- Edward, pourras-tu t'occuper d'elle ?

- C'est à dire? Curieux de savoir la réponse de son père.

- Elle a besoin d'une rééducation, elle ne peux plus marcher.

- Je sais pas, si j'en serais capable, parla-t-il avec un peu d'humour mais tout de même gêné.

- Bien sûr que tu en es capable ! parla-t-il d'un ton dur, pour le rassurer. Vous irez en forêt, le grand air lui fera le plus grand bien. Me regardant : « J'espère que tu aimes la forêt, Bella ? »

- Ouuii ! C'est là où je suis née ! m'écriais-je.

Ils me regardèrent genre « Elle est folle celle là ! ». Puis ils rigolèrent en chœur, je me joignais à eux.

Puis Edward pris la parole.

- Tu veux faire un tour tout de suite ? me proposa-t-il.

Je regardais Carlisle, pour avoir son accord.

- C'est d'accord, mais allez prendre une chaise roulante et ne rentre pas trop tard, continua-t-il à l'adresse d'Edward.

- Ça marche ! dit-il. Je le regardais. Oups désolé !

- C'est rien.

Edward me porta jusqu'à sa voiture, m'y assis et alla chercher une chaise roulante qu'il mit dans son coffre. Dans sa voiture il me demanda :

- Tu étais vraiment née dans une forêt ?

- Ça t'intrigue hein ? rigolais-je.

- Un peu, en effet, me confirma-t-il en se tournant vers moi.

- Non, c'est en forêt, mais pas non plus comme Romulus et Remus. Mon père est concierge d'une école en pleine forêt, j'y ai vécue depuis toute petite, j'ai toujours aimé ça. Surtout quand il s'agissait de chercher des champignons, des morilles … Miam ! Ça fait longtemps d'ailleurs.

Il rigola à ma remarque, je rigolais ensuite moi-même de ma remarque ne sachant toujours pas pourquoi ! Mais bon, ça compagnie me rassurais et j'étais bien à ses côtés.