Chapitre 7 : Une vengeance très froide.
(enfin ça dépend du point de vue)
Le lendemain, je retourne sur le marché noir et retrouve mon ami le marchand.
- Ah, vous êtes de retour.
- …
- 14 heures au Clover Bar, vous connaissez ?
- Je sais où il se trouve en tout cas, dis-je en m'éloignant.
- Et mon argent ?
- Après le rendez-vous. Si ce n'est pas un piège et que j'ai ce que je veux.
- Mais_
- C'est pas comme si je vous faisais confiance.
Je pars et malgré ses protestations, il ne cherche pas à me retenir. Je me rends au rendez-vous en avance pour repérer les lieux et attends la venue de ce Darkhell. A 14 heures pile, un jeune brun séduisant ouvre la porte et parcours la salle du regard puis il se dirige vers moi.
- Vous êtes à la recherche de venin ?
- Vous êtes Darkhell ?
- Oui, j'en conclue que c'est avec vous que je dois faire affaire.
- En effet.
- Voilà, la marchandise, alors.
- Et comment je sais que vous êtes pas en train de m'avoir en beauté ? demande-je en prenant la fiole.
- Vous allez devoir me faire confiance. Mais si vous avez à redire sur la qualité de la marchandise, vous pourrez me trouver à cette adresse.
Il sort un stylo de sa poche et écrit une adresse sur une serviette.
- Je suis un né-moldu, explique-t-il devant mon regard étonné à la vue du stylo bille.
- Merci, dis-je en acceptant la serviette. Je vous dois combien ?
- Combien de fioles.
- … Six.
- Alors normalement, vous me devriez 200 gallions mais comme vous êtes particulièrement séduisante et intelligente, ce sera seulement 100.
- Merci.
Je sors une bourse de sous ma cape. Il me tend les six fioles et prend l'argent. Je me lève et sors suivie du jeune homme.
- Au revoir Darkhell.
- … En réalité, je m'appelle Rémi.
- Oui, je me doutais que c'était qu'un pseudo.
Il m'adresse un charmant sourire auquel je ne peux m'empêcher de répondre.
- Et en plus vous avez le sens de la répartie. Vous êtes libre ce soir ?
- Au niveau de mon emploi du temps, oui, mais je suis déjà prise.
- Ah… Et c'est sérieux ?
- Je suis fiancée, réponds-je en montrant la bague que je porte à l'annulaire gauche.
- Dommage… Au revoir donc.
Je lui souris une dernière fois et m'éloigne, j'ai des Horcruxes à détruire.
- Je préfère ne pas savoir comment tu te l'es procuré.
- Alors ne posez pas la question, Professeur.
Je regarde les quatre Horcruxes devant moi et les petites fioles alignées à côté. Je prends la première et la verse dans la coupe de Poufsouffle. Celle-ci fond et je sens son aura disparaître. Je fais de même pour les trois autres et suis ravie d'en être enfin débarrassée. Plus d'aura morbide à Poudlard ! Quoique si, mais elle est très diffuse, distante. Je fronce les sourcils, étonnée. J'ai l'impression de l'avoir déjà sentie du temps de ma scolarité. Ce qui voudrait dire qu'il y a un Horcruxe à Poudlard. Je me concentre mais l'aura reste diffuse.
- Kyra ?
- Il a eu la possibilité d'en cacher un ici ?
- Non… A moins que…
- Professeur ?
- Il a postulé pour un poste ici. Il aurait pu le cacher le jour de son entretien.
- Donc il y en a un à Poudlard mais l'aura devrait être plus forte…
- …
- Mais oui ! La salle sur demande !
Je sors en courant du bureau de Dumbledore et me précipite au septième étage. Je passe trois fois devant le tableau de Barnabas le Follet et ouvre la porte qui apparait en face et je le sens, il est là. Je me laisse guider par mon empathie à travers tout le bazar qui se trouve derrière la porte et découvre le diadème de Serdaigle. Je le prends et retourne auprès de Dumbledore pour le détruire.
- Une bonne chose de faite, déclare Dumbledore. Plus qu'un et IL sera à nouveau complètement mortel.
- Je n'attendrais pas de trouver le dernier, Professeur. Je le détruirais après l'avoir tué.
- Kyra, voyons_
- Non professeur. Vous n'avez aucune idée de ce que c'est et où il est caché. Il fait trop de mal autour de lui et il est temps de débarrasser notre monde de ce sorcier. En plus qui sait, il le garde peut être avec lui.
- Soit prudente.
- J'irais demain. Tenez l'Ordre prêt à intervenir.
- Bonne chance.
- A vous aussi.
Le lendemain, je joins Lucius et lui demande de passer un message à son maître pour moi et quand j'arrive dans son repaire le soir, je vois que le message est bien passé.
- Quel accueil, dis-je en arrivant dans ce qui doit être une salle de réception mais qui à plutôt l'air d'une salle du trône.
- Et bien oui quand on m'avertit que quelqu'un compte essayer de me tuer, je me prépare.
- Je vois ça, tous les larbins sont présents. C'est pas ça qui va m'arrêter.
- Tu as bien trop d'assurance pour quelqu'un qui va échouer.
- Je dirais plutôt que c'est toi qui a trop d'assurance pour quelqu'un qui va mourir.
- Je t'ai déjà dit que quoi que tu fasses je pourrais revenir.
- Oh, je suppose que tu parles de ça, dis-je en faisant sortir les Horcruxes des pans de ma cape et en les faisant voler autour de moi. Il m'en manque encore un pour compléter ma collection mais je sens qu'il est là.
- Co_ Comment as-tu_
- Appris pour les Horcruxes ? Tu n'aurais pas du te montrer si cruel envers un pauvre elfe de maison. Son maître n'a pas apprécié.
- Cet énergumène de Black. Je savais que j'aurais du continuer à le chercher pour le tuer, il le mérite. Comment les as-tu trouvés ?
- Il semblerait qu'il y ait une taupe dans tes rangs. Un vieil ami à moi.
- Rogue, crache-t-il. Je savais que ce n'était pas normal qu'il ne soit pas présent.
Je me félicite intérieurement d'avoir dit à Severus de ne venir en aucun cas.
- Jolie serpent, commente-je en voyant un énorme serpent s'enrouler autour de ses épaules.
- Oui, Nagini fait ma fierté.
Il enroule un peu plus le serpent autour de ses épaules et je sens dans ce geste plus de la protection que de la fierté. J'avais raison, il garde le dernier Horcruxe avec lui.
- J'ai jamais compris les gens qui aimaient ces petites bêtes froides et rampantes. Ils me foutent les chocottes, autant ces charmants reptiles que leurs maîtres, sûrement pour ça que j'ai jamais aimé les Serpentard… A moins que j'aime pas les serpents à cause des Serpentard ?
- Il suffit ! Tuez-la !
- Oh, c'est pas gentil de m'interrompre en pleine réflexion. (cocosan : Et quelle réflexion !)
Les hommes de Voldy se jettent sur moi. Enfin, essayent puisque je les repousse immédiatement contre les murs grâce au vent et les empêche d'en bouger en les y accrochant grâce à du lierre.
- Très bien, je vais m'en charger moi-même.
Voldy se lève de son siège, son serpent toujours sur les épaules.
- Tu mérites le même sort que ton père.
Il lève sa baguette vers moi, l'agite et un feu ardent se déclenche autour de moi. Feu dont je prends immédiatement le contrôle et éteins.
- J'espère pour toi que ma cape à rien Voldy, j'y tiens beaucoup, dis-je banalement.
- Ta cape ? Mais je m'en fous, rétorque-t-il.
Je sens qu'il n'a pas du tout apprécié le surnom dont je l'ai affublé, c'est vrai que c'est beaucoup moins menaçant.
- Pour ma défense, je suis pas la seule à t'appeler Voldy. Tous ceux que je connais le font.
- Ta gueule.
Des boules de feu surgissent de nulle part et foncent sur moi alors que l'Ordre pénètre dans la salle. Je les arrête et les éteins à leur tour.
- Tu aimes le feu ? questionne-je. Bah, tu vas en avoir pour ton compte !
Je laisse la rage qui dort en moi depuis si longtemps m'envahir et je deviens le feu, il s'empare de moi. Les flammes qui m'enveloppent, s'agrandissent et se transforment en un immense loup qui se jette sur Voldemort pour les dévorer, lui et son dernier Horcruxe.
- Quelle mise en scène ! Mais j'aurais du m'y attendre de ta part, t'as toujours eu le sens du spectacle.
Je me retourne, surprise d'entendre la voix de Sirius, puis tout devient noir autour de moi et je m'effondre à bout de force. La dernière chose dont j'ai conscience, c'est les bras chauds et puissants d'une personne qui me rattrapent.
