Chapitre 8 : Retrouvaille.

- Mmm.

- Salut beauté. Tu reviens parmi les vivants ?

- Sirius ?

- Le seul et l'unique.

Je me force enfin à ouvrir les yeux et suis accueillie par le visage souriant de Sirius.

- Salut beau brun, ça faisait longtemps.

- Trop longtemps. Ça va ?

- J'ai encore un peu sommeil.

- J'en connais une qu'a abusée de sa magie élémentaire.

- C'est même pas vrai, proteste-je faiblement.

Je vois son sourire s'élargir et je ne peux m'empêcher d'y répondre puis je parcours la pièce des yeux car je commence à me demander où je suis.

- Qu'est ce que je fais chez nous ?

- Et bien, comme tu le dis si bien, c'est chez nous.

- Oui, c'est pas ça. Je devrais pas être à l'hôpital ?

- Non, pas la peine, t'étais juste à plat. Et puis, on a beaucoup de choses à se dire.

- Je sais. Tu veux pas petit déjeuner ?

- Comme tu veux.

Il se lève et commence à s'éloigner.

- Je vais avoir besoin d'aide.

Sirius rit doucement devant mon air embêté et vient m'aider à me lever. Je repousse la couette et me rends compte que maintenant je porte une nuisette, la préférée de Sirius.

- Tu m'as changée, remarque-je alors qu'il me met sur mes pieds.

- Oui, j'ai pensé que les vêtements moulants que tu portais n'étaient pas l'idéal pour dormir.

- T'en as bien profité ? demande-je en me serrant contre lui.

- Non, ça t'aurait réveillée si ça avait été le cas.

Je rougis à la réplique et frappe doucement son torse. On se rend à la cuisine et il m'assoit sur le plan de travail avant de sortir de quoi faire des pancakes.

- J'ai dormi longtemps ?

- Plus de vingt quatre heures.

- Ah quand même.

- Je ne t'avais jamais vu te servir de ta magie à ce niveau, c'était impressionnant.

- …

- Je ne te savais pas si puissante.

- Je savais pas non plus. Je m'en doutais mais j'avais peur…

- De quoi ?

- De ne pas pouvoir les contrôler, d'attirer encore plus l'attention, de blesser quelqu'un par accident… Alors… Je les ai bridés. J'ai mentalement créé des barrières m'empêchant d'accéder à mes pouvoirs à partir d'un certain niveau, comme pour mon empathie.

- Tu m'as menti, remarque-t-il en couvrant le saladier pour laisser la pâte reposer.

- Non ! Je t'ai juste caché ce détail.

- Ça s'appelle un mensonge par omission.

- …

- Pourquoi tu n'as pas confiance en moi ? hurle-t-il en balançant le torchon avec lequel il s'essuyait les mains.

- C'est pas vrai, j'ai confiance en toi !

- C'est pour ça que tu me dis jamais quand tu as des problèmes, quand t'as peur !

- A ce compte là tu n'as pas non plus confiance en moi ! m'énerve-je. Puisque que tu m'as jamais vraiment parlé de ce qui s'est passé chez toi !

- J'arrive pas à en parler, c'est tout ! Ce n'est pas parce que je n'ai pas confiance en toi. Et toi, pourquoi ?

- Parce que je n'ai pas confiance en moi !

- … Pourquoi t'es partie ?

- Parce que j'ai vu de quoi il était capable et toi aussi, et j'avais peur de ne pas pouvoir te protéger s'il le fallait ! Ç'aurait été ma faute, s'il t'était arrivé quoi que ce soit et je me le serais jamais pardonnée !

Sirius m'empêche de continuer plus longtemps en m'imposant un baiser fougueux. Je réponds à son baiser avec la même ardeur que lui. Il en profite rapidement pour insérer sa langue dans ma bouche. Mes bras s'enroulent autour de son cou et mes doigts se perdent dans ses cheveux alors que ses mains descendent sur mes flancs puis mes cuisses. Il se place entre mes jambes et me fait glisser vers le bord du comptoir pour coller son bassin au mien. J'enroule mes jambes autour de sa taille et lui fait remonter ses mains sur mes cuisses sous ma nuisette jusqu'à ce qu'elles soient sur mes fesses.

- Sirius, gémis-je alors qu'il se sépare de moi pour respirer.

Mon gémissement lui arrache un sourire satisfait et il s'attaque à ma nuque, l'embrassant et la mordillant. Je déboutonne sa chemise et redécouvre avec plaisir le torse musclé et bien défini de Sirius. N'y tenant plus, il me soulève du comptoir et m'amène dans la chambre où nos vêtements ne sont bientôt plus qu'un lointain souvenir et nos corps se retrouvent enfin.


Je me réveille bien au chaud dans les bras de Sirius, ma tête reposant sur son épaule. Je dessine doucement des cercles sur son torse et retrace délicatement ses abdos. La main de Sirius vient brusquement emprisonner mon poignet et fait remonter ma main sur son cœur. Je relève la tête vers lui et l'interroge du regard.

- Ça chatouille, explique-t-il. Et puis si tu descends plus bas, je pourrais pas me retenir et je pense pas que tu sois assez en forme pour le second round.

- Très drôle, marmonne-je en me collant un peu plus contre lui à la recherche de sa chaleur.

Je sens Sirius chercher quelque chose sur la table de nuit puis il s'immobilise à nouveau, un bras fermement enroulé autour de ma taille et son autre main tenant toujours la mienne sur son torse. Il embrasse tendrement ma tempe et prend une profonde inspiration.

- Kyra Pegasus, me feriez-vous l'honneur de devenir ma femme ?

- … J'ai pas déjà répondu à cette question ? demande-je taquine.

- Kyra, s'exaspère-t-il. Répond, s'il te plait.

- Bien sûr que je veux devenir ta femme. Je t'aime.

Je sens des larmes de joie emplir mes yeux alors que Sirius repasse à mon doigt la bague de fiancaille qui ne m'a jamais quittée pendant notre séparation.

- Moi aussi, je t'aime.

Il pose sa main sur ma joue et attire mon visage vers le sien pour sceller notre engagement. Je profite de cet instant de bonheur jusqu'à ce que mon estomac me rappelle à l'ordre, faisant rire Sirius.

- Aurais-tu faim ?

- Oui, quelqu'un m'a arrachée à mon petit déjeuner pour m'amener dans ce lit.

- Ose dire que tu n'as pas aimé notre réconciliation.

- Hum, j'ai déjà connu mieux.

J'éclate de rire devant l'air outré de Sirius et l'embrasse avant de me lever et de me rhabiller.

- Avec toi, bien sûr, ajoute-je. Puisqu'il n'y a eu que toi depuis qu'on est ensemble.

Un sourire supérieur se dessine sur ses lèvres et il sort du lit en vitesse pour me prendre dans ses bras et poser sur mes lèvres, un baiser enflammé.

- Des pancakes, c'est ça ? demande-t-il en sortant de la chambre, son boxer à la main et me laissant essoufflée et frustrée.

- C'est ça, confirme-je un sourire heureux éclairant mon visage.

Je le rejoins dans la cuisine après avoir fait un détour par la salle de bain et la vision qu'il m'offre est assez délectable. Sirius en train de faire la cuisine en boxer, rien que pour ça, je suis la femme la plus chanceuse du monde et si on y ajoute tout le reste, c'est bien plus que de la chance. Je m'assois sur l'un des tabourets qui entoure l'ilot central de la cuisine et bientôt une assiette remplie apparait devant moi. Assiette que je vide rapidement.

- Sirius ?

- Oui.

- C'est à propos du mariage.

- Me dit pas que t'es revenue sur ta décision !

- Bien sur que non ! C'est au sujet des invités.

- La liste est toujours avec le reste des affaires.

- Je me disais qu'on pourrait peut être inviter Severus, dis-je avec espoir.

- Quoi ?

- Bah, c'est mon ami et maintenant tu sais que c'est quand même quelqu'un de bien, non ?

- Mouais.

- S'il te plait mon cœur, ça compte beaucoup pour moi.

- D'accord, accepte-t-il. De toute façon, j'ai rien à lui reprocher, n'est ce pas ?

Je secoue la tête rapidement et lui souris, il va me détester après ça.

- On pourrait peut être aussi inviter ton frère, suggère-je à mi-voix.

- Hors de question. Lui, il ne jouait pas double jeu ! Ce n'est qu'un_

- Qu'un jeune homme qui a subit le même bourrage de crâne que toi mais qui n'a pas compris assez tôt qu'il était dans le mauvais camp, l'interromps-je. Il a changé et c'est grâce à lui qu'on a réussi à LE détruire... Et puis, j'ai dit peut être, c'est ton frère, c'est à toi de prendre la décision, dis-je doucement en caressant son bras.

- Ok, je verrais.

- C'est tout ce que je demande.