[01 Septembre – partie 1]

C'était le grand jour ! J'allai enfin rentrer à Poudlard pour faire ma cinquième année ! J'étais tellement excitée !

Harry avait toujours la nomination de Ron en travers de la gorge, cependant, il s'efforçait de se montrer heureux pour son ami. Et malgré les petits incidents qui s'étaient déroulés, comme l'Epouvantard qui a terrorisé Madame Weasley, au Ginny qui a dévalé deux étages à cause des malles ensorcelées de Fred et George, rien ne pouvait m'empêcher de sourire. Hermione était très énervée, elle courrait à travers toute la maison et se mettait à crier, exactement comme Molly.

Moi, j'étais tellement contente d'aller à Poudlard que j'attendais depuis au moins un quart d'heure dans le hall d'entrée quand Mme Wealsey m'informa :

"Emy, tu vas venir avec nous, Arthur est tout seul avec Ron et Hermione et Lupin avec Ginny, Fred et George."

Je fis donc le trajet de vingt minutes à pieds jusqu'à la gare avec Harry, Molly, Tonks, Fol Œil, et Sirius, sous sa forme d'Animagus. C'était un magnifique chien noir, qui ne pouvait s'empêcher de faire quelques cabrioles pour nous faire rire, malgré le regard malveillant de Mme Weasley.

Mon père n'était pas venu nous accompagner, je savais que les adieux lui faisaient mal. Nous dîmes au revoir à tout le monde, et nous montâmes dans le train, et tandis qu'il démarrait, nous fîmes de grands signes à nos accompagnateurs. Le train prenait de la vitesse et nous restions dans le couloir. Fred et George sont partis rejoindre un autre garçon, et Harry proposa enfin :

"Si on allait chercher un compartiment ?"

"Ron et Hermione se sont regardés."

"Euh… commença Ron."

"Nous… Euh… Ron et moi, nous sommes censés aller dans le wagon réservé aux préfets, annonça Hermione d'une voix gênée."

Ils étaient tous les deux gênés, par rapport à Harry, ce que je comprenais très bien. Hermione s'excusa, dit qu'elle serait probablement là avant la fin du trajet. Ginny, Harry et moi, nous nous mîmes donc en quête d'un wagon. Dans le couloir, je tapotai l'épaule d'Harry et lui murmurai :

"Hé, smile !"

Il me répondit un sourire forcé. Nous rencontrâmes un garçon nommé Neville Londubat, qui essayait désespérément de tirer sa valise.

"Tout est plein… Je n'arrive pas à trouver de place…"

"Qu'est-ce que tu racontes, dit Ginny. Celui-là est libre, il n'y a que Luna Lovegood là-dedans."

Elle demanda si nous pouvions nous installer avec elle et Luna accepta. Elle avait de longs cheveux blonds qui descendaient jusqu'à sa taille et des yeux bleus. Elle lisait Le Chicaneur et fixait Harry du regard.

Ils se mirent à parler, de l'anniversaire de Neville, de son crapaud, pendant que je lisais mon livre de DCFM. Puis il fit une démonstration des « systèmes de défense de son cadeau d'anniversaire : une Mimbulus Minbletonia ». Un liquide épais et verdâtre jailli des sortes pustules et j'en reçu sur le visage, tout comme Harry et Neville. Seules Luna et Ginny n'en avaient pas sur la figure, Luna, protégée par son magasine, et Ginny s'était protégée de son bras juste à temps.

"Désolé, hoqueta Neville. Je n'avais encore jamais essayé… Je ne pensais pas que ça aurait cet effet-là…"

Il ajouta que l'Empestine n'était pas dangereux, alors que Harry crachait un jet de liquide verdâtre. Une jeune fille brune entra dans le compartiment, elle dit bonjour à Harry qui prit son air ahuri. Quand elle sortit, je lui soufflai :

"Elle te plaît ! Qui c'est ?"

"Elle s'appelle Cho… Cho Chang."

Ginny lança un sort et l'Empestine se volatilisa. Nous achetâmes quelques Chocogrenouilles et des Patacitrouilles, quand Ron et Hermione rentrèrent dans le compartiment.

"Il y a deux préfets de cinquième année dans chaque maison, nous informa Hermione d'un air agacé. Un garçon et une fille."

Puis elle et Ron énoncèrent les préfets de chaque maison : Drago Malefoy et Pansy Parkinson pour Serpentard, Ernie Macmillan et Hannah Abbot pour Poufsouffle et Anthony Goldstein et Padma Patil pour Serdaigle. Bien sûr, je n'en connaissais aucun des six. Apparemment, Harry était allé avec elle au Bal de Noël, étrange, je ne l'avais pas vu.

Je me remis à lire, n'écoutant plus ce qui se passait autour de moi, mais d'après ce que j'avais vaguement entendu, Luna en voulait à Hermione d'avoir dit du mal du Chicaneur.

La porte du compartiment s'est ouverte, et trois personnes sont entrées. J'ai levé les yeux de mon livre, et là, je l'ai reconnu.

C'était le garçon que j'avais bousculé à la gare ! Il était entouré de deux autres deux gros garçons qui rigolaient bêtement.

"Qu'est-ce que tu veux ? aboya Harry."

"Poli, Potter, sinon je serai obligé de te donner une retenue, dit le garçon blond. Tu vois, contrairement à toi, j'ai été nommé préfet, ce qui signifie, que, contrairement à toi, j'ai le pouvoir de distribuer des punitions."

"C'est ça, mais toi, contrairement à moi, tu es un crétin alors sors d'ici et fiche-nous la paix, rétorqua Harry."

Tout le monde se mit à rire, sauf les trois nouveaux. Moi-même, je ne pus m'empêcher de pouffer en me cachant derrière mon livre.

Le garçon posa son regard sur moi. Je me mis à rougir et recommençais à pouffer, tandis qu'il demanda :

"Dis-moi, Potter, quel effet ça fait de se retrouver deuxième derrière Weasley ?"

"Ferme-la, Malefoy, pesta Hermione."

Alors, il s'appelait Drago Malefoy, et était préfet de cinquième année à Serpentard… Intéressant… Je ne pus m'empêcher d'afficher un sourire en coin sur mon visage.

"Tiens, reprit-il, on dirait que j'ai touché un point sensible. En tous cas, fais attention à toi, Potter, parce que je vais te suivre à la trace, comme un chien, et si jamais tu fais un pas de travers…"

"Fiche le camp ! cria Hermione."

Il la regarda d'un air de défi.

"Excuse-moi, Granger, mais je n'ai pas été présenté à cette charmante personne qui se tient là, indiqua-t-il en me désignant."

J'ai baissé mon livre derrière lequel je me cachais, et je lui annonçai :

"Je suis Emy, la cousine d'Harry."

"Enchanté, Drago Malefoy, se présenta-t-il. J'espère que tu es du côté pur de la famille, et de tout cœur que tu seras à Serpentard, la plus noble maison de ce maudit château, continua-t-il en prenant ma main pour l'embrasser. Sur ce, au revoir, je ne peux pas rester une seconde de plus avec vos regards de Traîtres à votre Sang posés sur moi."

Il fit signe à ses deux acolytes de sortir et referma la porte du compartiment.

"Tu t'es fait draguer par Drago Malefoy ! critiqua Hermione."

Je ne pus m'empêcher de rougir.

"Oh mon Dieu, je n'y crois pas ! articula-t-elle."

"Et alors, tu es jalouse ? lançai-je."

"Pfff, n'importe quoi, souffla Hermione."

Elle suggéra alors de se changer, et quand j'eus fini, je vis Ron se regarder dans la vitre. Le train commença à ralentir, et je pensai :

« Ca y est, on arrive ! »

J'entendais des cris, des bruits d'affaires qui tombent, puis les portes s'ouvrirent, et tous les élèves essayèrent de sortir le plus vite possible.

"Les première année, en rang par deux, s'il vous plaît ! Toutes les première année en rang devant moi, appelait une vieille femme aux cheveux gris."

Je suivis Harry jusqu'aux diligences, car Ginny, Ron et Hermione nous avaient perdus dans la foule.

Je tirais soudain Harry par la manche de sa robe.

"Harry, tu as vu ces… ces chevaux ? bégayai-je en lui montrant les créatures qui tiraient les diligences."

"C'est… C'est la première fois que je les vois, avant, rien ne tirait ces diligences…"

C'étaient de grands chevaux noirs et squelettiques, dotés d'une paire d'ailes dans le dos et de grands yeux blancs au regard vide. Ils m'effrayaient un peu.

Pendant que Harry essayait de convaincre Ron qu'il y avait bien des chevaux tout droit sortis d'un film d'horreur qui tiraient les diligences dans lesquelles ils devaient monter, une femme aux cheveux tirés en chignon et aux yeux perçants surmontés de petites lunettes m'informa :

"Mademoiselle Potter ? Suivez-moi, s'il vous plaît."

Elle me fit monter dans une diligence, puis me demanda :

"Êtes-vous déjà venue à Poudlard ?"

J'avalai ma salive et répondais :

"Oui, l'année dernière, pendant le Tournoi des Trois Sorciers. C'est une très belle école, affirmai-je pour qu'elle ait une bonne opinion de moi."

Elle se contenta de tourner la tête et de regarder par la vitre.

Nous descendîmes de la diligence après une dizaine de minutes. La femme (dont je ne connaissais toujours pas le nom) m'entraîna à travers les couloirs, puis, au pied du Grand Escalier devant la Grande Salle, un vieil homme m'annonça :

"Bienvenue à Poudlard, mademoiselle Potter, claironna Dumbledore."