Titre : Meurtre
Disclaimer : L'univers original appartient entièrement à son auteur Masami Kurumada et les personnes de Lost Canvas sont la propriétés de Shiori Teshirogi.

Note :
Hello tout le monde !
Nouveau chapitre, encore et encore... Un chapitre plutôt étrange, je dois bien l'avouer, mais je vous laisse la surprise.
Encore une fois, merci pour toutes vos reviews ! Elles éclairent mes journées x3

Et en cadeau avec ce chapitre, vous avez même un poutou de mon chat (shdbse kb_"èz) qui a voulu vous laissez un petit message hihi (je cherche encore un traducteur, je n'arrive pas encore à lire le chat).

J'espère que ce chapitre vous plaira malgré tout !

Si certains d'entre vous ont des idées à soumettre pour d'éventuels prochains drabbles, vous pouvez toujours les proposer dans les reviews ou par MP. Bonne lecture !

Reviews (ici seront mises les réponses aux revieweur(e)s anonymes)

Leia26 : Merci pour ta reviews ! Pour dire vrai, j'ai déjà quelques textes qui relient ancienne et actuelle génération de Chevalier... A voir, donc, si j'en fais un de plus mais j'ai noté l'idée du rêve dans mes mémos ^^


Il déboula dans la chambre plus efficacement qu'une tornade. La porte heurta le mur avec violence, faisant sursauter le petit garçon assis sur son lit, plongé dans sa lecture. Avant qu'il ne puisse esquisser un seul geste, son invité-surprise s'était déjà jeté sur lui, dégageant l'ouvrage d'un geste de la main rageur avant de prendre sa place sur ses genoux et se rouler en boule contre lui.

Immobilisé sur son propre lit, Dégel enregistrait tout juste ce qu'il venait de se passer avec ahurissement. Il baissa les yeux sur la tignasse bleu-marine, seule chose qu'il pouvait voir de l'individu perturbateur. Il fronça les sourcils. Il avait beau être habitué aux sauts d'humeur de son camarade, il tolérait un peu moins qu'il s'introduise dans le onzième Temple au beau milieu de la journée alors que son Maître aurait pu être là. Combien de fois l'avait-il mis en garde pourtant ? Il ne voulait pas que Krest les surprenne.

Il s'apprêtait à lui faire la morale une nouvelle fois, malgré l'inutilité démontrée de ce genre d'attitude quand il se stoppa. Kardia était trop… Calme. Non. Calme n'était pas le mot. Dégel posa une main sur son épaule. Ses sourcils se froncèrent encore plus en le sentant sursauter. Quand il retira sa main, quelque chose de poisseux était collé à sa peau. D'une couleur horriblement rouge, une vague d'effroi déferla dans la tête du jeune Saint quand il se rendit compte de ce que c'était.

Il attrapa son ami par les deux épaules, ignorant le nouveau sursaut de ce dernier, pour l'éloigner de lui et le regarder des pieds à la tête avec un air affolé. De la tête au pied, sa tunique était imbibée d'un sang écarlate qui coulait en longs filets jusque sur son matelas.

« Kardia ! Tu vas bien ? Tu es blessé ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »

Avec un empressement maladroit, Dégel commença à chercher sur son corps la moindre trace de blessure. La tête baissée, silencieux, le petit grec se laissait faire telle une poupée de chiffon. Son manque de réaction inquiéta encore plus le jeune Chevalier. Il n'avait pourtant pas l'air blessé. Ce sang n'était pas le sien. Même son cœur semblait aller bien. Ne sachant que faire, il le secoua sans ménagement.

« Kardia ! Dis-moi quelque chose ! Hey ! »

Le garçon cligna des yeux un instant, relevant la tête avec une lenteur horrifiante. Quand son regard croise celui de Dégel, une petite lueur s'alluma au fond de ses pupilles. Une étincelle d'angoisse profonde, de peur panique. Anticipant son mouvement de fuite, Dégel le retint alors qu'il tentait de sauter du lit.

« Attends ! »

Il dut lutter pour réussir à le retenir. Kardia l'avait toujours surpassé sur le plan de la force physique. Dégel réussit malgré tout à le coincer contre le lit. Le souffle court, il devait peser de tout son poids sur lui pour réussir à le contrôler. Jamais il ne l'avait vu aussi alarmé.

« Laisse-moi partir ! s'écria Kardia sans arrêter de se débattre, la voix tremblante. Laisse-moi partir ! Je ne veux pas qu'il te fasse du mal !

- Il ? Qui ça il ? »

Dégel fronça les sourcils alors que Kardia cessait de bouger. Le regard suppliant qu'il lui lança faillit le faire céder, mais il maintint sa prise, se méfiant qu'il ne se remette à gigoter sans prévenir. Ils se regardèrent en chien de faïence quelques instants. Dégel expira longuement pour retrouver son calme. Avec précaution, il vint glisser une main inquiète sur le visage du petit scorpion, essayant au passage un peu du sang séché qui y était collé.

« Qui veut me faire du mal ? demanda-t-il à nouveau avec douceur.

- Lui.

- Ton Maître ? »

Kardia secoua la tête négativement. Dégel réfléchit quelques instants, essayant de comprendre. S'il arrivait à saisir ce qui lui faisait peur, il arriverait peut-être à lui faire retrouver son calme. Il retint un soupir. Il s'apprêtait à essayer d'une nouvelle façon quand Kardia réussit à le déstabiliser. En équilibre précaire, il manqua de tomber du lit, mais le petit Scorpion le rattrapa pour s'accrocher à son cou.

« Mon maître voulait que je les tue. Mais je ne voulais pas… Alors Il est venu et Il l'a fait. Je ne sais pas ce que c'est. Mais Il est là. Je sais pas ce qu'Il veut. Je veux pas qu'Il te fasse la même chose ! »

Doucement, Dégel le serra contre lui, le cœur noué par la détresse dans la voix de son ami. Il ne comprenait pas de quoi il parlait, mais il était incapable de rester de marbre. Il vint passer une main se voulant rassurante dans ses cheveux poisseux sans s'en soucier. La première expérience de la mort était dure. Lui-même se souvenait la première fois qu'il avait ôté une vie. Peut-être Kardia n'était-il pas encore prêt ?

« Personne ne me fera rien.

- Tu me le jures ? »

Dégel ne put résister aux yeux larmoyants de son ami. Avec un sourire attendri, il vint déposer un baiser sur sa joue.

« Bien sûr. Et puis, s'Il vient, tu me protégeras, non ? » ajouta-t-il sans vraiment savoir de quoi il parlait.

Le visage de Kardia rayonna. Il se redressa d'un bond, manquant de faire à nouveau tomber le jeune Saint qui lui servait de coussin depuis tout à l'heure. Tout le désespoir qui avait imbibé son cosmos avait disparu. Kardia regarda un instant autour de lui avant de soudain réaliser. Il porta les mains sur sa bouche pour s'empêcher de crier.

« Ah ! Mon Maître va me tuer s'il apprend que je suis venu ici ! Je dois y aller ! »

Sans attendre, il disparut de la pièce comme il était arrivé sans que Dégel n'ait le temps de le retenir. Il se passa une main dans les cheveux en soupirant. Son Maître… et lui, son Maître, qu'allait-il dire ? Il loucha sur les draps de son lit où s'étendaient de nombreuses taches rouges. Il fallait qu'il remette tout ça en ordre avant que Krest ne rentre.

Avec résignation, il entreprit de remettre sa chambre en état.

Et malgré que Kardia soit redevenu lui-même, une onde d'inquiétude persistait dans son esprit. Qui pouvait bien être ce Il qui l'avait tant terrifié ?