Titre : Sauvage
Disclaimer : L'univers original appartient entièrement à son auteur Masami Kurumada et les personnes de Lost Canvas sont la propriétés de Shiori Teshirogi.
Note :
Eeeeeeeh on a dépassé la moitié des chapitres, ça y est ! A comprendre par là qu'il n'y en aura - sauf inspiration bienvenue - pas plus de 35, voir un peu moins parce que certaines ne seront sans doutes pas publiés (trop OOC ou inachevés, rayez la mention inutile). Mais ne vous inquiétez pas, il y a encore un peu de temps avant que cela n'arrive ! L'été est encore long et ces ficlettes dureront jusqu'à la fin.
Bonne lecture à vous tous, cher lecteur ! N'hésitez pas à laisser un petit mot, je ne mord pas ;) (du moins, quand j'ai ma dose de café matinale huhu)
Reviews (ici seront mises les réponses aux revieweur(e)s anonymes)
Guest: Ouais ils sont mignon... Le chapitre d'avant rentre dans mon top 3 de mes préférés, je ne sais pas pourquoi. Ça doit être le deuxième que j'ai écrit si je me souviens, ou le troisième, je ne sais plus trop. (ah au fait, pense à laisser un nom, parce que Guest, c'est pas forcément très sympa comme façon de t'appeler, j'suis sûre qui y'a beaucoup mieux xD)
leia26: XD J'imagine trop la scène de tout le monde qui se bat avec ses cheveux... J'vais peut-être laisser pousser les miens un peu plus 8D On pourra faire des batailles de tresse ouaiiiiiis \o/
Son regard se posa sur les cadavres baignant dans leurs propres sangs, mutilés et déchiquetés. Un frisson glacé remonta désagréablement le long de son échine comme un funeste avertissement. Ses yeux observèrent la mare de sang avant de se poser sur l'homme qui se tenait en son centre, se léchant l'ongle d'une manière féline, cherchant qui serait sa prochaine victime.
Dégel était pourtant habitué à la mort. On lui avait appris à tuer dès son plus jeune âge. Mais la mort qu'il donnait était douce et indolore. Un sommeil dont on ne se réveille pas. Pas cette cruauté sauvage et indomptable que son équipier lui avait offerte. Il se mordit la lèvre. Lui qui s'était fait une joie de partir pour sa première mission avec son plus vieil ami. Il le regrettait presque.
Il s'avança avec une lenteur presque craintive. Il ne connaissait pas cet homme au regard fou qui s'amusait d'un bain de sang. Son Kardia n'était pas empreint de cette aura sauvage et meurtrière. Son rire n'avait pas cet accent métallique et lugubre. Avec appréhension, il posa une main sur son épaule.
Le Scorpion tourna les yeux vers lui. Dans ses prunelles d'un bleu profond dansant une flamme sombre et inquiétante. Dégel se força à rester de marbre, retenant de justesse un mouvement de recul. Ils se regardèrent de longues secondes dans le silence uniquement troublé par les gouttes de sang dégoulinant des vêtements du grec.
Le feu sombre de son regard disparut soudainement. Il retrouva l'éclat lumineux que Dégel avait toujours connu. Comme un écho, ses traits se détendirent, son sourire reprit cet aspect éternellement moqueur. Le Verseau le regarda s'étirer comme s'il sortait d'un profond sommeil, pas rassuré le moins du monde par ce soudain changement.
« Eh bien ? Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu tires une tête de deux pieds de long ? » interrogea Kardia en haussant un sourcil devant l'air dubitatif de son ami.
Pour la première fois, Dégel ne sut que lui répondre. N'avait pas envie de lui répondre. Ce qu'il venait de voir… Il n'avait pas envie de savoir. Il se détourna et haussa les épaules, essayant d'effacer ces images de son esprit sans succès.
« Ce n'est rien. Rentrons faire notre rapport. »
Il eut un pauvre sourire en entendant Kardia soupirer en grognant, lui qui haïssait toutes ces procédures. Il avait retrouvé son ami, c'était une certitude. Et pourtant, cette petite voix dans sa tête refusait de le laisser tranquille. Comme un avertissement impossible à faire taire.
Il sursauta quand Kardia lui attrapa la main. Les doigts du Scorpion vinrent s'emmêler avec les siens avant qu'il ne l'attire contre lui. Dégel se laissa faire et vint poser la tête sur son torse. Il s'étonna des battements rapides de son cœur, du tremblement qui agitait ses mains. Quelque chose n'allait pas.
Il ferma les yeux et lui rendit son étreinte, le serrant à son tour avec un soupir. Il lui parlerait lorsqu'il serait prêt à le faire. Il avait confiance en son ami, quoi qu'il arrive. Il attendit que les doigts dans ses cheveux arrêtent de trembler pour se détacher. Son sourire sembla apaiser l'étincelle d'angoisse qui brillait encore dans les prunelles du Scorpion. Comme pour être sûr de détruire toutes ses craintes, Dégel vint déposer un baiser rapide sur ses lèvres. La reconnaissance qu'il lut dans ses yeux suffit à balayer la petite voix qui s'était logée dans son esprit.
Kardia resterait toujours Kardia.
Si cette vérité venait à changer un jour, il trouverait toujours un moyen de le ramener.
