Titre : Danse
Disclaimer : L'univers original appartient entièrement à son auteur Masami Kurumada et les personnes de Lost Canvas sont la propriétés de Shiori Teshirogi.

Note :
Bonjour à tous ! Je m'excuse pour le retard d'une journée pour la publication de ce chapitre... Ayant eu un mariage ce week-end et étant rentré hier soir, j'avoue que j'ai eu un peu la flemme de me replonger dans mes correction pré-chapitre pour vous l'offrir... Du coup, bah je le fais ce matin malgré ma tête dans un endroit où l'astre du jour ne brille jamais, pour faire dans la poésie.

Nb spéciale pour Najoua : Je sais que j'ai pas encore répondu à ta review, c'est comme le chapitre, j'ai eu un peu la flemme vu mon état de fatigue, mais ne t'en fais je te répondrais aujourd'hui quand j'aurais cinq minutes au boulot, ou demain dans le pire des cas o/


Fuyant l'air froid de Sibérie, il se retourna dans la couverture, venant chercher la chaleur apaisante de son compagnon. Il laissa un soupir d'aise franchir ses lèvres quand son visage s'enfouit dans cette chevelure couleur ciel. Il laissa son corps épouser celui de son amant, les yeux toujours clos, refusant de commencer une nouvelle journée au milieu des étendues glacées.

Il aurait voulu des matins tels que celui-ci plus souvent. Il n'y avait que lui et Kardia, perdus au milieu de nulle part. Personne pour les déranger, pas d'obligations à accomplir… Du moins pas avant qu'ils ne se décident à sortir du lit. Il ouvrit un œil endormi pour observer les traits de son compagnon dans la lumière naissante. Comme à chaque fois, il sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine.

Cet homme était beau. Tout simplement beau.

Il était heureux de l'avoir pour lui seul. Rien au monde ne pourrait lui enlever. Il referma son œil et arrêta de bouger, soucieux de ne pas le réveiller. Tout était si simple quand il était avec lui. Il n'avait pas à se dissimuler, pas à être… le chevalier qu'il était censé être. À quoi bon ? Kardia le connaissait tellement bien. Il s'étonnait parfois de la facilité avec laquelle le petit Scorpion avait réussi à se garder une place au chaud dans son cœur.

Enfant, ils étaient deux opposés. Kardia était turbulent, toujours à la recherche d'un combat à mener, d'une bêtise à faire. Lui aimait le calme et le plaisir de la lecture. Le petit grec l'avait tout de suite fasciné. C'était ce qu'on devait appeler le Destin. Lui qui pourtant détestait tout contact l'avait laissé approcher sans les moindres soucis.

Il avait même pris un certain plaisir. Très vite, Kardia était devenu son confident. Celui qui était quand les choses devenaient trop dures pour le garçon qu'il était. Celui qui trouvait toujours le moyen de lui changer les idées. Ils n'étaient pourtant que des enfants. Mais déjà, il lui était devenu indispensable.

Son souffle de liberté au milieu de toutes ces obligations.

Celui qui lui permettait de vivre tel qu'il était et non tel qu'il devait être.

Il ne le laisserait partir pour rien au monde. Parfois, il aimerait bien savoir pourquoi Kardia restait avec lui. Pour passer le temps ? Parce que ça l'amusait ? Il ne lui avait jamais demandé. Il ne tenait pas spécialement à savoir. Tant qu'il était là, c'était l'essentiel. Il avait confiance en lui. Cette confiance aveugle et absolue que rien ne peut ébranler. Il n'avait pas besoin de plus. Ses sourires et ses regards suffisaient

Il le sentit bouger contre lui. Un sourire étira les lèvres du Saint des glaces alors qu'un baiser venait s'en emparer. Dégel passa les bras autour de son cou, profitant de ce bonjour bien plus à son goût que quelques banales paroles. Il sentit son cosmos chaleureux croître lentement. Un doux rayonnement, une caresse légère sur son corps avant de disparaître, plus volatile qu'un courant d'air. Il ne put retenir un frisson et arqua son corps, cherchant le contact rassurant de sa peau.

« Tu aurais dû me réveiller. »

Dégel lui sourit et posa un doigt sur ses lèvres. Il voulait encore un peu de temps. Juste quelques minutes à rester enfermé dans ce cocon de chaleur paisible. Quelques instants pour s'enivrer de son corps et de ses lèvres.

Les yeux du grec pétillèrent un instant alors qu'il revenait prendre ses lèvres, bien heureux de ce délai qui lui était accordé. Lui aussi comptait bien en profiter un peu…