LE CHANT DE LA PLANETE
LIVRE I : ORIGINES
CHAPITRE XVI
Entretiens
Era 1974

" L'un cherche un auxiliaire pour faire naître ses pensées,
l'autre cherche quelqu'un qu'il puisse aider :
c'est ainsi que s'organise un bon entretien."

Friedrich Wilhelm Nietzsche


NDA : Il est possible que l'âge d'Anton (le futur Président Shinra qui se fera zigouiller par Sephiroth des décennies plus tard) ait encore des incohérences qui me soient échappées dans le texte vis à vis de son âge donné dans le remake (67 ans lors de sa mort en Era 2007, pour rappel, j'avais prévu sa mort à 60 ans, de bon souvenir. Il est né en era 1940 selon le wiki anglais).

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Il a 34 ans dans ce chapitre.

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Personne ne me donne de cookie mental (review ou commentaire) éè ? * yeux de chaton battu et mouillé abandonné sur la route avec un 36 tonnes fonçant sur elle*

Prochaine diffusion de chapitre : Le 15 juin^^.


Manoir Shinra, bureau vice-présidentiel, juillet.

« Monsieur Shinra ? Votre rendez-vous de quinze heures est arrivé.

– Merci, Margaret. Apportez-nous des rafraîchissements et quelques-uns de vos délicieux muffins, je vous prie.

– Bien, Monsieur Shinra. »

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La quinquagénaire sortit du bureau d'Anton, et adressa un sourire chaleureux à la femme qui attendait tranquillement dans le couloir.

« Monsieur le vice-président est prêt à vous recevoir.

– Merci beaucoup. »

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L'étrangère pénétra dans le bureau du vice-président. Herbert était encore le dirigeant du clan -et de la société Shinra-, mais depuis peu, sa santé déclinait petit à petit. Ça avait commencé par des chutes soudaines, des absences... mais personne ne savait de quel mal il était atteint. Selon le médecin du clan, ce n'était pas contagieux, et il ne risquait pas de mourir tout de suite (au grand dam de ses fils).

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Anton avait vu ses pairs mourir les uns après les autres, et la Faucheuse le terrifiait. A trente-quatre ans, il voulait laisser un héritage de son clan sur Gaïa, mais son père refusait qu'il cherche une femme par lui même. Le vieux croûton estimait qu'en tant que patriarche de la famille, c'était à lui que revenait le rôle de trouver une épouse convenable pour son fils. Avec la chance qu'il avait, son rejeton choisirait une vulgaire roturière, qui mépriserait certainement leur Clan en raison de sa mauvaise réputation. Et encore, le chef de famille ne voulait même pas penser à Francis...

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Son deuxième fils se plaisait dans ce rôle de mafieux. Il avait entendu dire que l'hôtel particulier que « Don Cornéo » -le pseudonyme que s'était choisi son cadet- avait fait construire il y a quatre ans était devenu un repaire pour les prostituées et des clients assez fortunés. Le « Honey Bee Inn » était devenu très réputé à Ryoshima, et énormément de personnes y venaient, ne serait-ce que pour espérer voir les travailleuses du sexe qui étaient parmi les plus belles femmes au monde -parait-il-.

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D'accord, le parrain lui avait trouvé du personnel de qualité, mais Herbert préférait que sa véritable identité ne soit jamais dévoilée au monde. Il ne se remettrait jamais de l'humiliation qui en découlerait, sinon. Heureusement que ce fils idiot et ne pensant qu'avec sa queue n'avait aucune envie de se révéler. Il préférait s'amuser dans les gils qu'il amassait (par le chantage et le racket) et les jambes de ses « jolies courtisanes », plutôt que de mettre son héritage de Cetra -dont il n'en avait aucune classe- en valeur. Tant mieux.

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Anton, lui, se fichait totalement de son frère. Ils se parlaient, mais sans plus. Enfin, presque... Francis participait non seulement au recrutement de personnel pour leur société, mais il prenait aussi la température pour eux dans les hameaux qui feraient bientôt partie d'une très grande ville que le clan voulait bâtir. Le lieu de leur futur fief. Midgar. Enfin, pour eux … pour son aîné, plus précisément. Leur père semblait être devenu une antiquité désuète et rouillée.

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Le vice-président contempla sa candidate avec attention. Une taille menue, des yeux gris brillant d'intelligence, une peau pâle et des cheveux châtains... Il devait l'admettre, elle était mignonne. Seul petit bémol, son manteau bleu un peu élimé au même titre que son pantalon noir démontrait ses origines campagnardes.

« Bah, tant qu'elle est compétente... » songea-t-il. « Bonjour. Installez-vous, mademoiselle Deusericus. »

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La susnommée, un peu nerveuse, obtempéra et s'installa sur la chaise en bois quelque peu inconfortable. En même temps, vu la minceur du coussin sous ses fesses...

« Bonjour, monsieur Shinra. Je vous remercie de m'accorder de votre temps pour cet entretien. » fit-elle d'une voix hésitante.

« Je vous en prie, il n'y a pas de quoi... Alors... d'où venez-vous ?

– Du village de Vigrid [1]. »

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Vigrid était l'un des villages voisins de Ryoshima. Il était réputé pour posséder la seule église mondiale Cetra encore active malgré ses prêtres humains. Ceux-ci vénéraient la triade de dieux qui protégeaient la région : Bahamut, Néo-Bahamut, et Bahamut-Zéro. Les Chevaliers de la Table Ronde avaient, certes, servi d'escorte à Minerva, mais sans ces puissants dragons, la déesse aurait eut du mal à voyager à travers Gaïa pour en venir à l'aide aux victimes du Fléau !

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Les Shinra ne visaient pas cette région pour rien : les Bahamut étaient issus de leur clan. Lors de la guerre contre la Calamité des Cieux, au moins trois membres de la Famille avaient répondu présent à l'appel de la déesse, et avaient ainsi combattu à ses côtés.

« Je vois... charmant village, à ce que j'ai entendu dire. »

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Son interlocutrice rougit légèrement, embarrassée à la remarque.

« Oh, il y en a qui doivent être bien plus beaux que le mien, monsieur Shinra...

– Je ne saurai dire, je n'ai pas exploré toute la planète. » s'amusa-t-il.

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Elle rit légèrement, rassurée par la plaisanterie du jeune homme. Eh beh... S'il était aussi taquin dans la vie de tous les jours...

« Alors, mademoiselle Deusericus... Pourquoi postuler dans notre entreprise ?

– Monsieur Don Cornéo m'avait employée temporairement comme secrétaire. Il parlait fréquemment de la Société. Je faisais régulièrement ses compte-rendu de réunion et ses courriers.

– Je vois. Je comprends mieux pour quelle raison ils étaient plus clairs. Vous étiez employée chez lui depuis trois ans, n'est-ce pas ?

– Oui, monsieur Shinra.

– C'est totalement stupide de sa part de se séparer d'un aussi bon élément que vous, mais bon, au final, je serai peut-être gagnant. » s'amusa-t-il. « Donc, si je comprends bien, Don Cornéo vous a parlé de notre Société. Vous savez que nous sommes une entreprise d'armement principalement, n'est-ce pas ?

– Oui, mais il m'a dit que vous souhaitiez vous étendre dans d'autres domaines.

– C'est exact. Nous avons le département scientifique qui travaille sur l'élaboration d'élixirs de soins plus puissants, celui de l'archéologie qui continue les recherches sur nos ancêtres, ou encore ce qui touche au domaine de l'urbanisme...

– J'ai compris l'idée, monsieur Shinra. » rit légèrement la jeune femme. « Vous me confirmez ainsi que vous visez autre chose que d'être le numéro un sur le marché

mondial des armes.

– A vrai dire, on vise la domination mondiale sur tous les plans. » fit Anton sur un faux ton de conspirateur, ce qui attira un autre gloussement de son interlocutrice.

« Oh... C'est un projet top secret, alors, vu que le public n'est pas au courant !

– Exact !

– Je saurai me faire muette comme une tombe.

– J'espère bien, je n'aimerai pas avoir à envoyer des tueurs à gages pour vous punir !

- Ce serait regrettable, en effet. » confirma-t-elle, un faux air chagriné sur le visage.

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Ils se regardèrent... puis pouffèrent comme des enfants, avant de se laisser aller à une grande hilarité qui mit au moins cinq minutes à se calmer. Leur sérieux mit un peu de temps à revenir, puis ils revinrent au but premier de leur entretien.

« Ca ne vous gêne vraiment pas de travailler pour une société d'armement ?

– Aucunement. Puis mon père était mercenaire chez vous. Il m'a apprit à utiliser deux ou trois armes développées chez vous.

– Ah ? Lesquelles ?

– Le Berlingueur, qui est assez lourd et pas vraiment adapté pour une visée précise.

– En effet, ce qui est un comble pour un pistolet, même s'il est puissant, mais nous travaillons sur une variante, le Cerbère. Ensuite ?

– La Hildegarde.

– Cette lance ?! Mais ce modèle a montré ses limites assez rapidement, la lame n'est plus fixe après deux ans d'utilisation ! Et encore, si son usage n'est pas intensif !

– Je sais. J'ai voulu me procurer l'épée qu'il avait, mais... »

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Ils terminèrent ensemble.

« Elle n'est pas accessible au public.

– Elle n'est pas accessible au public. »

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Ils se contemplèrent à nouveau, et un sourire amusé étira leurs lèvres en même temps. Décidément...

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Des coups à la porte se firent entendre. « Entrez. » fit Anton, calme.

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La servante arriva avec du thé et ses muffins, puis leur sourit gentiment.

« Avez-vous besoin d'autre chose, monsieur Shinra ?

– Non merci, Margaret, ce sera tout. Vous pouvez disposer.

– Bien, monsieur. »

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Elle s'éclipsa avec la discrétion que lui imposait sa charge. Silencieux, les deux occupants du bureau acceptèrent cette pause bienvenue et mangèrent les victuailles. Une fois repus, ils se fixèrent, puis le vice-président reprit la parole en consultant quelques exemplaires de ce qu'elle avait fait.

« Votre style est clair et concis. J'aime les personnes qui vont droit au but. Si le Don ne vous a pas virée auparavant, c'est que vos qualités sont appréciables. Sans compter que vous connaissez certains de nos produits. »

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Elle grimaça.

« Il m'a renvoyée pour avoir une secrétaire plus jeune et « mieux gaulée » selon ses propres termes à la place.

– Il a osé vous dire ça ?! » s'exclama-t-il, outré, et encore plus quand elle confirma.

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Ok. Il allait lui envoyer un avertissement, à cet imbécile. Tiens, Verdot formait Valentine sur l'intimidation, en ce moment... Il vérifierait ses compétences ainsi. Avec un peu de chance, voir le demi-vampire rappellerait certaines vérités au parrain … Il inspira profondément pour se calmer, puis la fixa.

« Je vais vous prendre à l'essai pour un mois. Nous verrons après si vous resterez parmi nous ou pas. Bien entendu, le gîte et le couvert sont offerts.

– Mais... monsieur Shinra... je ne peux pas accepter cela... » balbutia-t-elle, bouleversée.

« Tut ! Tut ! Tut ! Ca ne me dérange pas, mademoiselle Deusericus.

– Vraiment ? » fit-elle d'une petite voix.

« Vraiment. Puis ça me fera de la compagnie. Vous êtes la dernière candidate que je reçois, et vous me semblez bien plus compétente que les autres.

– Ah... eh bien... d'accord...

– Vous repartirez avec Margaret. Elle saura où vous mettre. »

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Profondément touchée, Marthe ne put que hocher la tête, même pas sûre de pouvoir parler.

« A bientôt, mademoiselle Deusericus.

– A bientôt, monsieur Shinra. »

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Comme prévu, la bonne revint chercher le plateau. Elles quittèrent la pièce ensemble. Il la regarda partir, pensif. Avec le tailleur de la Société, elle serait bien plus attirante si elle prenait soin d'elle... Rêveur, il se laissa aller à d'agréables pensées. Son frère avait toujours été un idiot, il le savait, mais à ce point-là ?! Enfin, une secrétaire de perdue pour son cadet, une de gagnée pour lui ! En plus, elle était assez sensible à son humour, ce qui était un assez bon point pour elle dans l'entreprise qu'il gérerait.

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Le pire, c'était qu'en réalité, il ne plaisantait pas pour la domination mondiale...

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Et les tueurs à gages.

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Banora, manoir des Rhapsodos, décembre.

Gillian frissonna, quelque peu frigorifiée, alors qu'elle resserrait son châle de laine autour de ses épaules. Bien que les températures soient basses et assez rares dans cette région tropicale, elles n'entamaient pas sa bonne humeur. Elle était porteuse d'une excellente nouvelle qui enchanterait son amie SOLDIER assez fonceuse. Ils avaient dû mettre deux ans d'efforts, de crises de nerfs et de désespoir, mais ils y étaient parvenus. Le Projet G commençait maintenant.

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Son regard se promena sur les massifs de fleurs qui encadraient la propriété de ses compagnons d'enfance. Visiblement, Thalia avait décidé de lever un peu le pied sur ses patrouilles… ou Aiden avait décidé de s'occuper. Allez savoir. Elle pensait pourtant qu'il se chargerait de ses pommesottiers... ou de surveiller les Profondeurs du Jugement.

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Bien peu de personnes le savaient, mais le clan Rhapsodos avait toujours gardé un lien avec son passé, quand bien même ses membres avaient perdu leurs pouvoirs en raison de leur sédentarisation. Le fondateur du clan avait écrit Loveless, un récit d'une histoire d'amitié et d'amour qui avaient été bénis par Minerva. Mais les trois amis de la légende s'étaient séparés. Lorsque les mineurs avaient trouvé l'étrange créature géante qui sommeillait dans les grottes, ils ne savaient pas qu'il y avait aussi des stèles du texte originel.

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Aiden, lui, si. Il s'y était rendu avec Thalia pour juger de la dangerosité de la chose. Bien sûr, il connaissait la légende, mais avait complètement oublié que le recueil y était caché sous les profondeurs de Banora. A ce moment-là, il s'était rappelé du rôle du clan sur Gaïa : protéger cette histoire.

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Car les personnages mentionnés dans Loveless étaient des dieux. Cependant, ce fait avait été perdu dans les différentes adaptations et réécriture du récit. On avait même oublié qui ils étaient. De trois dieux et deux déesses, on passait à trois humains, une humaine, et une déesse, Minerva. Comment cela avait-il pu arriver ? Nul ne le savait, hélas. Une chose était sûre, c'était qu'Aiden Rhapsodos tenait à préserver le texte d'origine.

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Elle arriva bientôt devant le manoir, et frappa à la porte. Le majordome lui ouvrit et lui sourit avec douceur.

« – Bonjour, Dame Hollander.

– Bonjour, Dilan. Dame Rhapsodos est-elle ici ?

– Oui, elle est dans le salon, en train de se réchauffer. Dois-je vous faire annoncer ?

– Inutile, Dilan, je l'entends d'ici ! » lança la voix de la maîtresse de maison. « Viens, Gillian, ne reste pas dans l'entrée à te les geler !

– Merci pour ton hospitalité, Thalia. » fit l'interpellée avec reconnaissance, tandis qu'elle s'y dirigeait. « Il fait un tel froid de chocobo, dehors !

– Attends, là, ce n'est rien comparé à la région d'Icicle ! Les températures descendent à moins vingt degrés, là-bas ! Ici, il fait juste cinq degrés dehors. Et tu sais, les chocobos sont très résistants aux températures extrêmes !

– Si tu le dis...

– Installe-toi, tu es raide comme un piquet de tente ! Alors, quelles nouvelles m'apportes-tu en cette fin d'année, ma belle ?

– Une excellente nouvelle. » répondit la scientifique avec un sourire doux, tandis qu'elle caressait son ventre encore plat après s'être assise dans un fauteuil.

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Thalia écarquilla les yeux, stupéfaite.

« Noooooon ?

– Si ! » se réjouit son amie, amusée par l'incrédulité de la SOLDIER.

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Celle-ci, bouleversée de bonheur, se jeta au cou de la future maman qui portait son fils. Celle-ci couina de surprise mais la laissa faire, attendrie, et rendit son étreinte avec un rire amusé devant son exubérance.

« Minerva soit louée, je commençais à désespérer après deux ans ! C'est sûr ? Tu ne me fais pas de mauvaises blagues ?

– Crois-tu franchement que je plaisanterai sur un sujet d'une telle importance à tes yeux ? » fit Gillian d'un ton agacé, tandis qu'elle levait les yeux au plafond.

« Non, mais … la dernière fois, tu n'étais pas loin de baisser les bras quand on s'est vues. Tu entamais même une jolie dépression nerveuse !

– Oui, c'est vrai. J'ignore ce qui s'est passé, en fait …

– Hm ?

– Eh bien … Lors des essais précédents, la fécondation avait bien lieu, mais les cellules de Jenova ajoutées juste après détruisaient toujours la cellule-mère. Du coup, on était totalement désespérés, et on a décidé de faire une fécondation normale. On ajoutera les cellules plus tard. Peut-être que le stade de la grossesse est bien trop tôt pour la puissance des cellules de l'Ancienne.

– Compréhensible. Mais peut-être que quelqu'un a voulu saboter l'expérience en les empoisonnant. »

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Gillian éclata de rire, amusée par la théorie farfelue de son amie. Eh beh… la paranoïa, au SOLDIER... La rouquine aimait se pencher sur des théories du complot les plus perchées les unes que les autres !

« Thalia, voyons !

– Quoi ? Ose me dire qu'il n'y a pas une compétition malsaine entre toi, le second de Gast, et Takako !

– Je ne le nie pas, mais dans le cas où ta théorie serait fondée... Qui pourrait être responsable ? » fit Gillian, songeuse.

« – Hojo est le suspect numéro un. Il n'a jamais apprécié John. Takako semble se concentrer sur son propre projet au point d'en oublier les affaires mondiales, donc elle est loin d'être suspecte. Surtout que cette conne est restée au Wutaï.

– Hojo ?! Mais comment aurait-il pu faire ça ? Il est actuellement à Junon !

– Hm … Il avait peut-être des complices.

– Je pense que c'est peu crédible... » fit la mère porteuse, pensive. « Oui, lui et John ne peuvent pas se voir en peinture, mais je doute qu'il aille aussi loin. Surtout que Gast l'a placé sous surveillance, paraît-il.

– Sérieux ?! Ce philanthrope optimiste qui croit toujours aux petits oiseaux et aux cœurs roses ?! Qui est toujours persuadé que le monde est tout beau, tout gentil, que les béhémoths pètent des arc-en-ciel et que les xylomids ont une haleine fraîche ?!

– Lui-même. » pouffa Gillian devant les métaphores de son amie. « Hojo tente d'avoir plus de prélèvements de Jenova, au point d'imiter la signature de Gast sur les papiers de demande.

– Oh putain... Il n'a pas froid aux yeux, celui-là !

– C'est rien de le dire... C'est rare que notre directeur s'énerve, mais je pense qu'il a comprit la leçon quand Verdot s'en est mêlé.

– Ah, oui, là, le petit Jojo [2] n'a aucune chance. » s'amusa Thalia.

« – Jojo ?

– Plus marrant qu'Hojo. C'est un surnom qu'on lui donne au SOLDIER. « L'affreux Jojo » ! Il faut dire qu'avec son rire, aussi...

– Thalia ! » rit la scientifique, les larmes aux yeux. « Ça ne se fait pas de se moquer de lui à ce sujet, ce n'est pas de sa faute !

– M'en fous, il n'est pas là, donc il ne m'entends pas ! »

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La rouquine couva la jeune maman du regard, heureuse de l'avoir fait rire. Elle voulait la dérider de ces deux années d'échecs successifs où Gillian n'avait pas été loin du suicide. Voir cette femme si pétillante de vie et passionnée par son travail tout comme elle devenir une personne triste et renfermée lui avait foutu un sacré coup au cœur ! Elle espérait ne plus jamais être témoin d'une telle scène. D'ailleurs, elle allait lui faire promettre ça tout de suite !

« T'as intérêt à prendre soin de toi et de mon enfant, Gil'. Si tu repenses encore au suicide, crois-moi, je te botterai le fondement jusqu'à ce que cette idiotie sorte de ta tête de pioche ! Si tu te sens mal, viens me voir, ok ?

– Oui, Thalia. Je te tiendrai au courant. » lui promit-elle, embarrassée de l'avoir autant inquiétée.

« Bien ! »

Les deux femmes continuèrent à discuter sur l'avenir du futur enfant, aussi bien sur son éducation que sur son potentiel avenir. Thalia espérait que le SOLDIER devienne plus puissant, afin que son fils devienne l'un de ses piliers grâce à sa naissance incroyable. Elle était persuadée que c'était un garçon, alors que Gillian n'en était qu'au premier mois de grossesse ! Ce qui avait de quoi faire halluciner cette dernière devant la foi de son amie. La mercenaire avait l'intuition qu'il ferait de grandes choses...

Si elle savait...


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[1] Vigrid : Ville présente dans le jeu Bayonetta 1, assez proche du Paradis à l'époque où se déroulent les événements du jeu (les deux jeux de la série ayant l'air d'adorer les mondes parallèles et les voyages dans le temps XD). Du coup, Paradis, église, tout ça, tout ça^^... Oui, j'aime caler des références à d'autres jeux que j'ai adoré XD !

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[2] Jojo : Petite référence-hommage à Banal Fantasy, de Durendal^^. Sauf que ce Jojo-là ne boit pas^^.