Titre : Folie
Disclaimer : L'univers original appartient entièrement à son auteur Masami Kurumada et les personnes de Lost Canvas sont la propriétés de Shiori Teshirogi.
Note :
Et voila le dernier élément de ma petite série de trois (vous reconnaîtrez sans mal des deux autres textes dont je parle), la dernière apparition d'une certaine personne. ce n'est pas plus mal cela dit, parce qu'un quatrième aurait peut-être était irréversible. Enfin, je vous laisse juger par vous-même.
Demain, nous sommes fériés ! Ne pas oublier d'éteindre le réveil pour aller au boulot, je suis capable de na pas faire attention (ce qui serait bête quand même il faut bien l'avouer).
Très bonne lecture à tous !
Reviews (ici seront mises les réponses aux revieweur(e)s anonymes)
leia26: Ouais, leur préparer, pourquoi pas, perso je suis pas fan des onze temples à me farcir (avec les gens dedans qui vont avec) tous les matins ça doit vraiment être fatiguant à la longue ! xD
Sa tête heurta le mur de pierres dans un bruit sourd. Atterrissant au sol avec lourdeur, cela lui prit quelques secondes avant que sa tête n'arrête de tourner. Avec une grimace, il se redressa, s'appuyant sur la paroi. En face de lui, Kardia lui tournait le dos, sa silhouette sombre baignant dans l'aura sombre de son cosmos brûlant. Il fit un pas vers lui.
« Dégage de là ! »
L'ordre avait claqué, sec et furieux, sans la moindre douceur. Il put sentir la vague d'énergie brutale que dégagea son corps. Sans tenir compte de l'avertissement, Dégel fit un autre pas. Les mains du Scorpion se crispèrent avec tant de force qu'il put voir ses bras trembler d'un effort contenu pour se maîtriser. S'attendant à être de nouveau rejeté, il posa une main douce sur son épaule. Les muscles sous ses doigts se contractèrent. Il ne le vit même pas bouger.
En une seconde, il se retrouva cloué au mur, immobilisé par la masse du corps de son frère d'armes l'écrasant de tout son poids. La main qui maintenant son cou prisonnier se serra jusqu'a le faire suffoquer. Calme, il se contenta du mince filet d'air qui pouvait encore circuler entre ses lèvres. Quand il leva les yeux pour soutenir le regard presque noir de son ami, il n'y avait que sérénité et calme. Les doigts autour de son cou se crispèrent un peu plus, lui arrachant un hoquet douloureux.
« T'en as pas eu assez, c'est ça ? » grinça Kardia entre ses dents
Dégel grimaça légèrement, commençant à sentir le goût métallique du sang dans sa bouche. Malgré tout, il refusait de se débattre. Il savait que cela ne servirait à rien à part attiser un peu plus les instincts prédateurs de son camarade. Avec difficulté, il leva un bras pour venir passer une main dans ses cheveux azurés poisseux du sang de feu leurs adversaires. Ses doigts glissèrent avec délicatesse entre les mèches alors qu'il fermait les yeux, prêt à affronter sa colère et sa rage.
La gifle qui s'en suivit entailla sa lèvre. Un mince filet de sang se mit à couler le long de son visage pour aller s'écraser au sol dans un bruit horriblement régulier. Lentement, Dégel redressa la tête, faisant face. Le cosmos de Kardia avait encore gagné en chaleur et en arrogance. Il le lâcha aussi brutalement qu'il l'avait attrapé.
Surpris, le Chevalier du Verseau sentit ses jambes flancher sous lui, sollicitant chaleureusement le mur de l'aider pour le tenir debout. Kardia était déjà sur le pas de la porte, prêt à disparaître. Il ne devait pas le laisser partir. S'il l'abandonnait maintenant, c'était fini. Il attrapa son poignet avant qu'il ne franchisse entièrement la porte et l'attira contre lui, l'emprisonnant dans l'étau de ses bras.
Il sentit la morsure de son attaque percer son torse à trois reprises. Son corps se tordit sous la douleur, mais il ne bougea pas, resserrant encore son étreinte. La douleur de son poison n'était rien. Il avait l'habitude. Au moins, ses combats contre Kardia servaient réellement à quelque chose, dans ces moments-là.
« Je suis là… » murmura le jeune homme d'une voix rauque.
Il sentit les ongles de son compagnon lacérer sa peau. Il ferma les yeux et vint déposer un baiser sur son crâne. Lentement, son cosmos emplit la pièce. Une fraîcheur sereine et apaisante. Il se mélangea à l'aura de cruauté sanguinolente qui l'avait baigné jusque-là, l'atténuant doucement. Prenant soin de ne pas le braquer, il laissa son énergie couler dans le corps de Kardia. Petit à petit, il apaisa son corps, son esprit.
Dans ses bras, le Chevalier du Scorpion s'était calmé. L'instinct sauvage qui l'avait animé refluait lentement sous les vagues de douceur qui venait envahir son esprit et son coeur. Il retrouvait sa perception et sa lucidité. Quand enfin, il fut sûr qu'il avait retrouvé ses esprits, Dégel stoppa son œuvre avec un soupir de soulagement silencieux.
Il n'aimait pas quand il perdait le contrôle. Les instincts de tueur de Kardia avaient toujours été là, depuis qu'ils étaient enfants. Il lui avait pourtant fallu du temps pour réaliser ce dont il s'agissait réellement. Jusqu'à présent, il avait toujours réussi à le faire revenir, quitte à se blesser lui-même pour cela. Mais à chaque fois, c'était un peu plus difficile. Il avait peur qu'un jour, il le perde sans possibilité de retour. Il défit lentement son étreinte en le gardant contre lui.
Quand Kardia releva la tête pour le regarder, ses yeux avaient retrouvé ce bleu si profond qu'il affectionnait tant. Il posa un doigt sur ses lèvres, anticipant déjà ses paroles. Il ne lui en tenait pas rigueur. Il n'était pas responsable de ce genre de chose, après tout. Il ne voulait pas l'entendre s'étaler en excuses et en regrets qui ne lui ressemblaient pas.
« Rentrons. »
Comme pour se faire pardonner ses actes, Kardia l'aida à se relever, soulageant ses muscles encore raides. Il passa une main légère sur les plaies infligées par sa propre attaque, les refermant une à une sans prononcer le moindre mot. Dégel le laissa faire, incapable de trouver les mots pour le soulager. Il n'était pas lui. Il n'avait jamais su réconforter personne dans ce genre de situation. Il était simplement là pour lui. C'était tout ce qu'il pouvait faire.
L'attrapant dans ses bras, le Scorpion le souleva du sol. Il prit une grande respiration et secoua la tête, dégageant les cheveux collés à son front par la sueur et le sang. En posant les yeux sur l'homme dans ses bras, il sourit. Un sourire faible, dans lequel on pouvait sentir le remords. Mais Dégel savait que le lendemain, il aurait retrouvé son sourire.
Confiant, il se cala confortablement contre son torse. Les regrets finiraient par disparaître. Il l'entendrait à nouveau rire, comme à chaque fois. Il avait retrouvé son Kardia. C'était l'essentiel.
