Chapitre 5 : Reviens Sasuke

ooooooooooooo

Homura : Ahh enfin!

Nicolas : Oui oui je sais ça a prit du temps mais te revoilà petit gars, estimes-toi heureux que je t'ai pas fait zigouillé par Itachi.

Itachi : ... merci pour cette considération.

Sasuke : Plains-toi, il n'a pas fait de toi un pokémon...

Homura : NOOOOOOON sempai! Ne parles pas des pokémons ici! C'est NOTRE sanctuaire, on parle uniquement de MOUA!

Sakura : Du calme Homura, si tu continues à être aussi sauvage, tes fans vont te fuir.

Homura : Nani? Noooon reveneeez T^T

Naruto : Héhé, c'est moi le persos préféré des fans de Naruto, normal je suis ZE héros! Alors sans vouloir te vexer, jeune disciple...

Homura stoppe net le discours de Naruto en utilisant le Shintenshi no justu. Une fois dans le corps de Naruto, commence à se dézapper.

Sakura, rougissant et détournant le regard : Homura! Et ta promesse de ne pas l'utiliser pour jouer de mauvais tours?

Homura dans Naruto : Oups! J'ai oublié.

Homura libères le corps de Naruto en caleçon pour réintégré le sien.

Naruto : Brr, il fait bien froid tout à coup. AAAARGH! Qui m'a foutu dans cette tenue?

Homura, malicieux : Toi-même, sempai ^^

Ino : En utilisant mon jutsu... le sale môme.

Homura : Moi aussi je t'aime, la mèche ^^ Et puis ça lui donne une bonne leçon d'humilité.

Naruto poursuivant Homura : C'est moi qui vais t'en foutre une de correction!

Nicolas : Bref, laissons nos amis à leurs réjouissances, voilà la suite des aventures de l'équipe 7 menée par Shikamaru!

oooooooooooooooo

Tsunade avait tout fait pour que les habitants du village ignorent que deux jours durant, Itachi était à Konoha. Il avait donné l'impression de s'être rendu volontairement mais quitta sa cellule avec une aisance et un culot digne des plus grands romans d'évasion. Ses geôliers au cœur même de l'Under-hell qui l'avait formé étaient humiliés. Par chance, il s'avéra qu'il quitta immédiatement le village sans chercher à retrouver Sakura. Quant à Yugao, elle était toujours en soins intensifs, traumatisée par les visions provoquées par le Sharingan de son ancien kohai. Et Homura ? Tsunade lui avait ordonné de ne rien dire pour Itachi. Yoko refusait de le laisser partir de l'hôpital.

Résigné à l'idée de passer encore quelques temps dans cette chambre, il s'assit en tailleur et ferma les yeux. La porte s'ouvrit et des pas légers entrèrent dans la chambre.

-Tiens, tu te sens mieux ?

Homura reconnut la voix d'Hanabi, il ouvrit les yeux et lui sourit.

-C'est curieux, je n'ai pas entendu le son d'une clochette.

-Je l'ai enlevé pour ne pas te réveiller.

-Je vois, en fait je vais beaucoup mieux mais Yoyo-chan refuse de me laisser partir, alors je passe le temps en m'entraînant pour rallonger la durée de mon jutsu de transfert. Ça doit être plus reluisant que de faire des bêtises à ton sens, pas vrai ? Demanda-t-il d'un ton malicieux.

-Je ne te le fais pas dire, confirma Hanabi.

Avec un sourire assuré, Homura appuya ses propos en levant le pouce.

-… toi alors…

-Qu'est-ce qui t'amènes dans mon humble chambre ?

-Juste voir si tout allait bien, répondit Hanabi en détournant le regard.

-Ben tout va pour le mieux ! Ah j'avais oublié de te le demander, tes parents ont été contents que tu passes genin ?

-Oui, ils ont été satisfaits, père ne voyait pas mon échec.

-Il est devin ?

-Non, c'est juste que l'échec ne fait pas partie de son vocabulaire.

-… et pourtant tu étais prête à me donner ta clochette.

-Il aurait compris ce geste, parce que pour lui, être prêt à se sacrifier pour le clan est une chose essentielle. C'est pareil pour une équipe, sa colère aurait été moindre, car « rien n'est vrai, tout est permis ».

-Je vois, sourit Homura. Tu veux que je te l'attache ?

Hanabi eut un léger sourire, elle plongea sa main dans sa poche, en tira un ruban rouge relié à la fameuse clochette de Shikamaru. Elle avait appartenu à Kakashi mais ça, ils l'ignoraient. La fille tourna le dos à Homura pour lui présenter ses cheveux.

Le sourire d'Hanabi, même si il était mince, illuminait son visage strict, ce qui eut l'effet d'un coup de poing en pleine poitrine d'Homura. Ce dernier rassembla ses longs cheveux et les noua à nouveau.

-Pour moi, elle signifie beaucoup, lâcha-t-il.

-Vraiment ? Demanda Hanabi en prenant place à côté de lui.

-Ouais, notre équipe, notre soutien, notre lien, enfin tu vois !

-Oui, notre entrée dans le monde des ninjas.

-En gros, oui, sourit Homura. Tu sais… je suis désolé pour… ce que j'ai dit sur ton père…

-Ce n'était pas ta faute, je suis en colère contre Kurenai-sensei.

-Mais en définitive, qu'est-ce qu'elle t'a fait ?

Homura attendait d'avoir la version d'Hanabi, celle de Kurenai étant qu'elle n'avait su guider Hinata.

-Elle n'a pas su guider ma sœur, elle a échoué en tant que sensei.

-Pourtant Hinata-sempai est super douée.

Hanabi resta silencieuse.

-Tu crois que c'est la faute de maman si… ta sœur a défié ton père pour Naruto-sempai ?

-Je la crois responsable de sa faiblesse.

-Elle l'aurait poussé à se révéler à Naruto-sempai ?

-Non, Naruto-sempai est au contraire une force pour onee-chan, sans lui elle serait toujours aussi peureuse, timide et fragile.

-Alors c'est quoi la faiblesse d'Hinata-sempai ?

-Sa naïveté.

-Bizarre, maman n'est pas du genre à encourager ce genre de défaut.

-Mais elle n'a rien fait pour elle. Tu ne le sais peut être pas mais onee-chan a failli mourir.

Homura écarquilla les yeux, la bouche grande ouverte, là il s'inquiétait sérieusement.

-Quand père a vu qu'Hinata-oneechan n'était plus à la hauteur de ses espérances, il a été profondément déçu et s'en détourna. Il ne restait plus que Kurenai-sensei pour la soutenir, mais elle n'a absolument rien fait !

Maintenant qu'Hanabi le disait, quand Homura était allé voir Naruto et Hinata, il avait trouvé la jeune fille très pâle et faible.

-Qu'est-ce que ton père lui avait fait ?

-Rien, elle n'avait rien mangé depuis trois jours, elle avait perdu l'apétit.

-… ah ouais… mais je suis sûr que maman l'ignorait.

-Personne n'ignorait le combat de rue qui avait eu lieu. Elle aurait dû faire quelque chose, c'était sa responsabilité.

-Je lui demanderai quand elle viendra… et puis non, je vais la voir tout de suite.

Homura posa ses pieds à terre.

-Tu dois te reposer, rappela Hanabi.

-Mais naaan ! Je suis en pleine forme, c'est Yoyo-chan qui en fait trop.

-Ne m'oblige pas à employer des mesures, prévint-elle en le regardant fixement.

Homura sua, le visage d'Hanabi faisait vraiment peur.

-Heu… après mûres réflexions, je vais rester au lit.

-Sage décision.

Elle serait pas cousine avec Yoyo-chan des fois ?

Homura se rallongea et sourit à Hanabi.

-Merci d'être venue.

La genin le regardait toujours mais ses joues avaient prises une teinte rosée.

-C'est normal. Au fait, avant que je n'oublie, tiens.

Hanabi sortit de la poche de sa veste un pendentif en forme d'étoile.

-C'est de la part d'Hoshi, précisa-t-elle.

-C'est gentil de sa part, sourit Homura en le prenant. Où est-il en ce moment ?

-Chez lui, il a beaucoup à faire pour entretenir sa maison.

-En tout cas il est doué, il a même gravé mon nom.

Homura tira son collier en ficelle de sous sa chemise pour y accrocher l'étoile, avec la mèche de cheveux de sa mère.

-Oui, je dois reconnaître qu'il est habile de ses mains.

-Quand ce sera son anniversaire, je compte lui offrir un télescope.

-Je doute qu'il n'en ait pas, fit remarquer Hanabi.

-Alors ça lui en fera un de rechange.

-Enfin je dis ça mais ce n'est pas si sûr. Il n'est pas très riche apparemment, il habite seul dans le quartier des Uchiwa aujourd'hui à l'abandon.

-Et ses parents ?

-Il n'en a pas.

-… oh. Hey, ça me donne une idée ! Quand je lui rendrais visite, je l'aiderai à fouiller la maison, je suis sûr qu'on y trouvera des trésors fabuleux ! Genre un méga jutsu giga cool et very ancien !

-Tu as beaucoup d'imagination.

-Héhé, dis Hanabi, est-ce que tu peux rester encore un peu ?

-Oui, j'ai encore le temps.

Homura tapota la place sur son lit, la fille le fixa, sérieuse.

-M'allonger avec un garçon est indécent, père ne serait pas content.

-Heu… en fait je te proposais de t'assoir.

Hanabi hocha la tête et s'assit sur le lit. Homura n'avait pas besoin de lui parler pour se sentir bien, alors que quand ils étaient à l'école, son silence de glace et son attitude neutre n'avait jamais plu au garçon. Mais leur première rencontre aussi s'était mal passée. Sakura l'amenait à son premier jour d'école, c'est là qu'ils rencontrèrent Hinata et Hanabi. Avec sa finesse habituelle, Homura avait leur demandé si elles n'étaient pas aveugles. Hanabi le traita alors d'inculte pour ne jamais avoir entendu parler du clan Hyuga. En un sens, leur première conversation aurait pu être meilleure… ou moins pire.

-Dis-moi Homura, comment était ta mère ?

Homura aurait pu jouer un mauvais tour à Hanabi ou lui faire une blague vaseuse mais il ne s'en sentait raiment pas l'envie et inexplicablement, il aimerait qu'elle reste le plus longtemps possible avec lui.

-Elle avait de longs cheveux blancs et de magnifiques yeux dorés, comme mon œil gauche. Elle était douce, elle était très intelligente, elle savait tout, sa posture et sa façon de marcher étaient toujours élégantes et impeccables. On voyageait beaucoup mais jamais près de Konoha.

-Pourquoi ?

-Elle disait qu'elle n'avait pas le droit d'y retourner par égard pour… son frère. Elle ne m'en a jamais dit plus. C'est après que j'ai appris qu'il y a seize ans, ils se sont violemment disputés et qu'elle est partie. Trois ans plus tard, elle me mettait au monde. Elle m'a dit aussi que tante Kushina attendait un enfant quand elle est partie, mais il est possible que quand elle est morte, le bébé soit mort aussi, donc j'ai un cousin ou une cousine mort-né…

-Ta tante Kushina ?

-Oui, l'épouse de mon oncle.

-Ah bon ? Le Quatrième Hokage avait une femme ?

Homura cligna des yeux, Hanabi était sincèrement surprise.

-Ben oui, confirma-t-il.

-Je l'ignorais.

-En même temps, je ne l'ai jamais vue non plus et je ne sais pas à quoi elle ressemblait.

Homura se dit à ce moment-là que comme Kushina est morte avant la naissance d'Hanabi, elle ne s'est jamais vraiment intéressée à elle, mais tout de même, de son vivant Kanan ne tarissait pas d'éloge sur Kushina, il devait bien y avoir une raison !

-Tu n'as jamais entendu parler du Cœur de Konoha ? Demanda Homura.

-Non. Qu'est-ce ?

-Le surnom de tante Kushina… ça m'étonne qu'elle soit pas restée dans les livres d'histoire… bah ça doit être à cause de la trop grande popularité de son voyou mal peigné de mari. Il a dû lui voler toute la vedette.

Hanabi aussi était intriguée. Kushina, le Cœur du village, jamais elle n'en avait entendu parler, pourtant avec un surnom aussi élogieux, et de surcroit la femme du Quatrième Hokage, même seize ans plus tard elle devait toujours être aussi célèbre, c'était louche. Elle fut interrompue dans ses réflexions en sentant le doigt d'Homura passer le long de ses cheveux.

-Tes cheveux sont soyeux, fit-il remarquer.

-Notre clan possède une huile spéciale pour les nourrir.

-Waaa ! Donc j'imagine la trouve pas en magasin.

-Non en effet, c'est un secret des femmes du clan.

-Oh, j'allais dire « voilà pourquoi malgré son âge ton père a toujours des cheveux aussi noirs », dit-il avant d'éclater de rire.

-Je n'ai jamais dit que mon père ne l'utilisait pas, j'ai dit que cette huile a été créée par mes aînées. Et mon père n'est pas vieux ! Ajouta-t-elle vertement.

-Oh, ne te vexe pas, Ha-na-bi-chan.

Le fait est qu'elle était vexée, un peu mais quand même, elle regardait Homura, les sourcils légèrement froncés.

-Il faut illuminer cette petite frimousse, souriiiiiiis ! Sinon, même ton huile n'empêchera pas des rides prématurées.

Tout en parlant, Homura passa discrètement ses mains autour d'Hanabi et se mit à lui chatouiller les côtes sans crier gare. Surprise, Hanabi gigota en rougissant violement, ses lèvres laissèrent s'échapper un rire incontrôlable.

-Non hahahaha ! Arrête ! Hahaha !

-Allez rit ! J'ai envie d'entendre ton rire !

-Coucou Hom… … … …

Sakura rentra dans la chambre et trouva Homura à cheval sur Hanabi, l'immobilisant de ses genoux, la veste de la fille était ouverte. Elle resta bête en voyant ses deux kohai dans cette position ambigüe.

Homura l'entendit, se retourna et lui fit un grand sourire. Il s'enleva d'Hanabi pour se mettre devant la jeune fille.

-Kikoo onee-chan !

-… … … … …

-Heu… ça va pas ? Wouhou, Sakura ! Dit Homura en agitant la main.

-Dis-moi que ce que je viens de voir n'est pas en accord avec ce que je pense, répondit-elle.

-Ce que tu as vu ? Ce que tu penses ? Répéta Homura sans comprendre.

-Tu étais sur Hanabi Hyuga et sa veste était ouverte !

-Ah ouais, c'est plus pratique, répondit-il avec un sourire malicieux.

Pratique ? Oh par les grands shinobi ! Mon adorable petit Homura serait-il en train de devenir un dangereux pervers ?

-Pour faire quoi exactement ?

-Ben lui faire des guilis.

Sakura posa la main sur son cœur et poussa un long soupir de soulagement. Homura se demandait ce qui la faisait soupirer mais sourit et ouvrit grand ses bras pour avoir son câlin. Bien entendu, Sakura le lui fit.

-Tu sais, je suis en pleine forme et pourtant Yoyo-chan ne veut pas me laisser sortir. Heureusement qu'Hanabi est venu sinon je me serais emmerdé à mort.

-Ton langage Homura.

-Pardon, ennuyé.

-Quant à Hanabi, elle t'a faussé compagnie.

Homura se retourna et constata qu'en effet, elle n'était plus là.

-Ben c'est pas grave, puisque tu es là.

-Mais je vois que vous vous rapprochez tous les deux, néanmoins ne l'embarrasse plus comme tu l'as fait.

-Je l'ai juste chatouillée un peu pour la faire rire.

-Oui mais tu étais à cheval sur elle, jeune homme.

-Mais j'aime bien l'entendre rire. Son meilleur, qu'elle s'efforce de cacher tous les jours, en ressort je trouve. J'ai cru au départ que c'était un cas désespéré mais finalement je suis curieux de la découvrir quand ne se cache plus derrière son masque.

-Toi et la curiosité, c'est la même chose, pas vrai petit fripon ?

-Eh oui !

-N'en fait pas trop quand même.

-Dis Sakura.

-Oui ?

-C'est vrai que Naruto-sempai et Sasuke ne s'entendaient pas ?

-Oh non, vraiment pas. Malgré eux, il s'est passé de nombreuses choses qui les ont rapprochés, mais ce n'était pas gagné, Naruto voulait toujours faire son intéressant et Sasuke ne relâchait jamais sa garde. Au fil du temps, il s'est quand même fait à l'idée qu'il avait besoin de nous autant que nous avions besoin de lui et Naruto est devenu un peu plus humble, mais toujours autant coq sur les bords.

-... tu veux vraiment qu'il revienne ?

-Oui.

-Et mettons, demain il revient à Konoha, là pouf ! Tu oublierais ces trois années d'absences où tu le pleurais chaque soir ? Tout le mal qu'il t'a fait s'évaporerait ?

-Oui.

Homura baissa la tête, comment quelqu'un d'aussi sensé que Sakura pouvait être aussi naïf ?

-Tu sais, au début il me faisait peur, ses yeux étaient si noirs, ils me glaçaient. D'ailleurs, il n'avait d'yeux que pour une seule personne à cette époque. C'est son frère qui m'a appris à le connaître.

-Le même que celui qui est venu te tuer ? Jolie famille...

-Il n'était pas comme ça avant, Itachi était doux et gentil.

-Ouais ben ça doit être génétique qu'on part sympa pour finir salaud chez les Uchiwa.

-Homura...

-Mais pourquoi tu ne l'oublies pas ? Il ne t'aime même pas.

-Si.

-Comment peux-tu en être aussi sûre ?

-Je porte dans mon cœur la flamme qui fera fondre le sien gelé. C'est ce qu'il m'a dit quand on s'est revus.

-Et bien sûr, tu l'as cru...

-... je vais te confier un secret.

-Oui ?

-J'ai eu ma première relation sexuelle quand j'avais ton âge.

Homura était sans voix.

-Quoi ? Toi si sage et si droite ?

-Et oui, sourit Sakura. Inutile de te dire avec qui c'était.

-Ton beau ténébreux, hein ?

-Oui, on s'est vraiment aimés et le lendemain, il était parti. Alors ne le juge pas aussi sévèrement.

Mais en réalité, il se produisit en Homura l'effet inverse attendu. Il enfonça ses ongles dans le matelas, au lieu de voir l'immense amour que le couple se vouait, il ne voyait que la souffrance que cela avait pu produire en Sakura, sa grande sœur, l'être le plus cher qu'il avait au monde.

-Le monstre...

-Homura...

-Il a abîmé l'une des choses les plus précieuses au monde !

Homura se blottit contre la poitrine de Sakura et colla son oreille à l'endroit de son cœur.

-C'est un miracle qu'il batte encore et qu'il donne tant d'amour.

-Il sera toujours malheureux tant qu'il n'aura pas vengé sa famille, c'est comme ça, je m'y suis faite.

-Il ne te mérite pas. Il se permet tout sur toi, même te marquer au fer rouge pour que les glandus qui veulent sa tête s'en prennent à toi.

-Je l'aime, c'est comme ça.

-... si il te refait souffrir une seule fois, je te jure que je le tue.

Sakura caressa ses cheveux et lui sourit tendrement malgré ses lourds propos.

-Un jour, tu comprendras que l'amour fait faire n'importe quoi.

-Ouais ben je suis pas pressé, curieusement.

-Tu as tout ton temps, apprends à bien connaître ceux qui t'entourent et fait plus confiance aux personnes qui veulent t'approcher.

-J'essayerai, dit Homura en baillant.

-Oh, je crois que tu ferais mieux de dormir.

-Seulement si tu restes avec moi.

-Dors tranquille, je veille sur ton sommeil.

Rassuré, Homura céda à l'appel de Morphée, ferma les yeux et s'endormit. Sakura l'allongea correctement et ajusta la couverture sur lui. Devait-elle se fier à ce qu'elle avait ressenti ? Est-ce que lui et Hanabi...

La jeune fille préféra ne pas y penser, elle caressa longuement les cheveux d'Homura.

Pourquoi est-ce que les Hyuga ont ce pouvoir sur ceux que j'aime ?

C'était le cas pour Naruto mais elle espérait tout de même qu'Hanabi n'avait pas encore ensorcelé son petit Homura.

oooooooooooooooo

Le lendemain, alors qu'il venait faire une visite courtoise à son oncle, Neji entendit le son d'une clochette dans le dojo. Intrigué, il s'y rendit. En coulissant la porte, il découvrit une petite silhouette au milieu d'un cercle de mannequins en bois. C'était Hanabi, elle s'acharnait sur ses adversaires factices à grands renforts de coups de paume, ses mouvements ne souffraient d'aucune imperfection et ses enchaînements étaient à un rythme soutenu. Elle n'avait que onze ans et pourtant elle avait déjà un bon niveau. Intéressé, Neji l'observa longuement.

Hanabi s'arrêta un petit instant avant d'exécuter une série de mudras.

-Byakugan !

Forte de sa faculté héréditaire, Hanabi s'élança à nouveau. Ses mains emplies de chakra, elle mêlait coups de doigts et coups de paumes sur les mannequins à une vitesse impressionnante.

-Les 64 points du Hakke !

Lorsqu'elle s'arrêta enfin, un instant plus tard, les adversaires explosèrent de l'intérieur sous le regard neutre de Neji.

Hanabi serra les dents, ses mains nues tremblaient. Elle souffrait beaucoup, car elle avait encore du mal à maîtriser l'impact de ses coups sur des choses dures. Des gouttes écarlates tombaient sur le tatami.

-Tu es en avance sur moi de six mois.

Hanabi se tourna vers l'entrée et remarqua pour la première fois la présence de Neji. Elle s'inclina poliment.

-Bonjour Neji-sempai.

Ce dernier hocha la tête et s'avança jusqu'à elle.

-Tu mêles les doigts et les paumes parce que c'est encore dur pour toi de viser précisément sans risques. Tes doigts ne sont pas encore assez solides.

-Je n'ai pas le temps de m'en inquiéter. Hors de question que j'y aille doucement.

-Je sais, j'ai vécu la même chose, c'est pour ça que je te demande : qu'arrivera-t-il si dans ta précipitation, tu perdais l'usage d'une de tes mains ?

Hanabi ne répondit pas, elle regarda ses mains. Elles étaient en sang et tremblaient encore.

-C'est frustrant, mais ton corps n'est pas encore prêt à subir un tel rythme. Si tu continues à nier l'appel de tes mains, rien de bon n'en résultera.

En parlant, il montrait ses propres mains, couvertes de bandages. D'aussi loin qu'elle se souvenait, Hanabi l'avait toujours vu les mains bandées, elle comprit enfin pourquoi.

-De plus, aujourd'hui tu as une équipe. Tu n'as pas le droit de ralentir tes coéquipiers, alors même si c'est dur, tu vas devoir prendre le temps d'apaiser la douleur.

-Neji-sempai... vous aussi à mon âge, vous avez eu peur ? Demanda-t-elle.

-Peur de quoi ? De ne pas être à la hauteur ?

-Oui.

-C'est plus complexe. Ma haine envers la soke me nourrissait, jusqu'au jour où j'ai appris que le mépris et la vengeance ne menaient à rien.

-Vous savez, avant vous m'intimidiez...

-C'était le but de ma vie, je pense. Je voulais montrer à la soke que la bunke était la plus puissante.

-À cause de ce qui s'est passé avec mon oncle ? Demanda Hanabi.

-Oui. Heureusement, il n'était pas trop tard quand j'ai compris que ces querelles stériles n'apporteraient jamais quoique ce soit de bon... ou plutôt on me l'a fait comprendre. Mais je peux t'affirmer une chose.

-Laquelle ?

-Si tu affrontais le moi de ton âge, je serai vaincu.

Hanabi n'en croyait pas ses oreilles. Elle savait à quel point Neji était solennel, il disait toujours ce qu'il pensait et ne plaisantait jamais. D'ailleurs, plaisanter semblait être la seule chose qu'il soit incapable de faire.

-Je... je ne crois pas, répondit-elle, gênée.

-Je te l'ai dit, tu as six mois d'avance sur moi.

Elle était toujours autant gênée mais contente qu'il le lui confirme. Elle se permise de lui sourire, cela faisait un petit moment qu'elle avait attendu une pareille occasion.

-Neji-sempai, pourrais-je vous demander une faveur ?

-Bien entendu.

-Me feriez-vous le plaisir de m'affronter ? Juste pour un petit match amical.

Neji posa son sac contre le mur et s'avança vers Hanabi.

-J'en serai ravi, mais avant, tend tes mains.

Il lui banda solidement les mains pour les soigner et les protéger des chocs. Cela fit du bien à Hanabi. Ils se mirent en position.

-Approche.

Hanabi ne résista pas à la tentation, ayant longtemps attendu ça, elle se jeta sur son adversaire et commença un enchaînement de paumes. Neji avait une main dans le dos, l'autre levée à plat, il s'en servit pour bloquer les coups. Hinata venait annoncer à sa jeune sœur que le repas était prêt, mais en la voyant s'entraîner avec Neji, elle sourit et s'assit.

Hanabi enchaîna avec des coups de pied au niveau des mollets de Neji pour le faire tomber, mais celui-ci glissait entre ses coups avec agilité et soudain, son doigt fendit l'air droit sur le front d'Hanabi, celle-ci se bascula en arrière, évita l'attaque, prit appui sur ses mains et tourbillonna ses pieds pour faucher les jambes de Neji. Ce dernier se pencha, les jambes pliées pour être à bonne hauteur, para d'une main les coups de pieds que son adversaire lançait avant que son autre main ne saisisse soudain son mollet et l'envoya en direction du mur. Hanabi exécuta un salto pour se rétablir dans les airs, prit appui sur le mur et repartit net à l'attaque. Neji esquiva le piqué, Hanabi se redressa vivement et reprit ses attaques de paumes d'une seule main. Bien sûr, l'aîné continua à parer d'un seul bras. L'autre bras d'Hanabi rassemblait le plus de force et guettait une faille.

Neji bloqua un coup de poing d'Hanabi du plat de la main, la cadette en profita pour abattre son autre poing de toutes ses forces en direction de son torse, mais Neji était vigilant, il leva la jambe et bloqua de son genou le poing libre, emprisonna le bras d'Hanabi de sa jambe et bascula en avant pour la mettre à terre. Ne lui laissant aucun temps mort, à peine le corps d'Hanabi avait touché le sol que Neji plaqua sa main sur son crâne pour la maintenir fermement face contre terre. Hanabi se débattit furieusement pour se libérer mais en un rien de temps, Neji se retrouva assis sur son dos, une main joignant les poignets d'Hanabi et dont le coude pressait sa nuque et l'autre pliant un de ses mollets. Il la maintenait fermement. Le seul membre qu'Hanabi pouvait encore bougé était son autre jambe mais hélas elle ne pouvait atteindre son adversaire.

-Et voilà, dit-il simplement.

-Grrr ! Me faire avoir aussi facilement, fulmina-t-elle.

Neji n'y va pas de la main morte, pensa Hinata, un peu inquiète pour sa sœur.

Cependant l'aîné relâcha son emprise et se redressa.

-Ne sois pas déçue, tu as le temps de progresser d'avantage.

-Oui, merci pour ce combat Neji-sempai, dit Hanabi en s'inclinant.

-Je t'en prie.

-Le repas est prêt Hanabi, annonça Hinata.

La genin se tourna vers sa sœur aînée, celle-ci lui souriait pour montrer qu'elle était fière d'elle, Hanabi en était heureuse.

oooooooooooooooooo

Il n'y a pas si longtemps, Naruto et Sasuke s'étaient retrouvés brièvement pour affronter ensemble le démon sans queues Reibi*, mais pour mieux à nouveau se séparer, enfin cette fois-ci, Sasuke ne lui avait pas planté son katana dans la jambe, c'était déjà une amélioration. Naruto s'était dit que finalement tout espoir n'était pas perdu. Maintenant, à quoi s'attendre ? Avec un peu de chance, il se ravisera et reviendra à Konoha dans le meilleur des cas, mais le pire ?

-Qu'Oroshimaru ne l'engloutisse et le fasse disparaître, susurra une voix maline dans sa tête.

Naruto serra les dents, après cette journée d'entraînement intense, il était fourbu, épuisé et avait du mal à garder son calme.

-Oui, pauvre Sasuke, si fort et si impuissant. Oroshimaru a de grands pouvoirs, il pourrait gagner contre Sasuke.

-Non ! Contesta Naruto.

-Mais si, il a tué le Troisième Hokage, penses-tu sincèrement que Sasuke est aujourd'hui plus fort que Sarutobi ne l'était à l'époque ?

Naruto tremblait, ses doigts s'enfonçaient sur ses genoux, sa respiration s'accélérait.

-Cesse de rêver éveillé et atterrit enfin. Quand bien même il le tuerait, que ferait-il ensuite ? Il retournerait à Konoha ? Demanda la voix d'un ton moqueur.

-Oui !

La voix éclata d'un rire glacial.

-As-tu déjà oublié ? Et la vengeance ? Et Itachi Uchiwa ?

Naruto écarquilla les yeux, ses pupilles azur commençaient à rougir. Il était envahi de spasmes de plus en plus violents.

-Tu sais que j'ai raison, il ne reviendra pas, il ira tuer son frère quoiqu'il arrive, si bien entendu Oroshimaru n'emprisonne pas son âme avant.

-Assez ! Tais-toi ! S'écria Naruto en prenant sa tête entre les mains.

-Mais tu peux encore empêcher ça.

-La ferme !

-Il te suffirait d'accepter mes pouvoirs.

-La ferme ! La ferme !

-Le laisserais-tu disparaître ? Et ta promesse ? N'avais-tu pas promis de le ramener ?

-WAAAAAA !

-Allez, laisse-toi aller, dors, je m'occupe de tout, susurra la voix d'un ton doucereux.

-Sasuke...

Soudain, la porte de sa chambre s'ouvrit. Naruto redressa la tête et son visage s'illumina.

-Sasuke !

-Yo.

Oui, c'était bien lui. Ce regard plein d'assurance, ce sourire arrogant, ces traits matures et cools, il était revenu ! Naruto s'empressa de se lever pour se jeter sur lui. Prit par surprise et déséquilibré, Sasuke tomba assis.

-Aïe ! Doucement, foutu boulet !

-Héhé ! C'est toi ! Sourit Naruto. Oh ! Mais attends voir, qui me dit que c'EST toi ? Demanda-t-il méfiant.

-Quoi ?

-Je vais te poser une question que seul le vrai Sasuke pourrait répondre !

-... tu crois que je n'ai que ça à faire ? Répondre à tes questions débiles ?

-Combien font un plus un ? Demanda Naruto en le pointant magistralement du doigt.

-... ... ... ... ... deux, et si tu me dis un, je t'en colle une.

-C'est toi ! Sourit Naruto.

-Bien sûr que c'est moi, glandu.

-Hey ça va ! Mollo sur les insultes quand même !

Sasuke se redressa, Naruto fit de même.

-Mais tu es revenu depuis quand ?

-Il y a un instant.

-Ben mon frère je suis trop content de te revoir ! Heu... mais sans être indiscret, et Oroshimaru ?

-Mort, répondit-il simplement.

-... oh alors tu l'as...

-Et ?

-Non rien, le plus important c'est que tu sois là, sourit Naruto. Sakura-chan va être super contente ! Oh et tu sais pas quoi ? J'ai une petite amie !

-Naruto.

-Ouais ?

-Où est Sakura ?

-Elle doit être chez elle, allons la voir !

Sasuke était peut-être un peu froid mais il ressemblait plus à celui qu'il était avant que la dernière fois qu'il l'avait vu. Curieusement, les rues de Konoha étaient désertes mais Naruto n'en tenait pas compte, il arriva devant chez les Haruno et frappa à la porte. Il espéra que ce n'était pas la redoutable mère de Sakura qui ouvrirait et heureusement, c'était bien son amie qui ouvrit.

-Naruto ? Que se passe...

Elle s'interrompit en plein milieu de sa phrase, les yeux écarquillés. Puis sans crier gare, elle bouscula Naruto, qui tomba par terre, et enlaça le cou de Sasuke de ses bras.

-Oh Sasukeeeee ! Tu es revenu !

-Ingrate..., se plaignit Naruto en se massant l'épaule et se redressant. Hm ?

Naruto crut voir briller quelque chose dans la main de Sasuke qui passait dans le dos de Sakura. Puis soudain il sursauta, ce n'était pas une impression, la main de Sasuke était vraiment parcourue d'un courant électrique. Le Chidori ? Mais alors !

-Non, ne fait pas ça !

Naruto se redressa vivement mais trop tard, Sasuke plongea sa main dans le dos de Sakura, son sang jaillissait et coulait le long de son corps. Celle-ci n'avait pas eu le temps de réagir.

-NON !

Sakura s'écroula par terre, Sasuke regardait Naruto avec une expression glaciale, avec un sourire démoniaque.

-T'as toujours pas capté ? J'ai pourtant été clair, je briserai tous les liens qui m'affaiblissent ! Ha ha ha ha !

ooooooooooooooooooo

Toc toc toc.

-Naruto ?

Tsunade entendit sa voix à l'intérieur en train de crier, cela l'inquiétait, elle frappa de nouveau à la porte.

-Naruto, c'est moi ouvre !

Elle entendit des choses se briser à l'intérieur, elle eut la bonne idée d'essayer d'ouvrir la porte normalement, celle-ci n'étant pas verrouillée, s'ouvrit sans résistance. Tsunade se précipita à l'intérieur et poussa une exclamation d'horreur.

Naruto était bien là, debout sur quatre pattes, les yeux fermés, entouré par le chakra rouge qui recouvrait son corps, la robe de Kyubi. Deux appendices caudaux transparents émergeaient de la robe. Tsunade se précipita sur lui, saisit ses épaules et le secoua.

-Naruto ! Ressaisis-toi !

Une des deux queues surgit sur le côté et la repoussa violemment. Tsunade s'écrasa contre le mur avec fracas. Elle gémit de douleur mais se releva en s'aidant du mur comme appui.

-Naruto, c'est moi, Tsunade ! Ouvre les yeux !

Elle fit un pas en avant mais le jeune homme montra ses crocs en la sentant s'approcher. Ses yeux étaient toujours fermés mais il semblait tout de même la voir.

-Pourquoi es-tu dans cet état ? Réponds-moi !

Naruto s'assit à la manière des quadrupèdes et ses lèvres s'étirèrent en un sourire, un sourire malsain qui n'avait aucun rapport avec le Naruto que tout le monde connaissait, c'était un sourire obscène, pervers, celui de Kyubi.

-Toi... laisse-le revenir ! Exigea Tsunade.

Naruto se remit à quatre pattes et tourna autour d'elle comme un fauve autour de sa proie, guettant le bon moment pour attaquer. Tsunade serra les poings, tremblante de colère.

-Naruto, combat-le ! N'est-ce-pas ce que Jiraya t'as appris à faire ?

Le sourire de Kyubi s'élargit. Il cessa de tourner autour de l'Hokage.

-Et comment le pourrait-il, épuisé comme il est ? Demanda Naruto, sa voix semblait être devenue un mix de deux voix différentes. Cela m'a tout de même demandé un petit effort pour réussir à manipuler son rêve, néanmoins à cause de ce maudit pendentif et de ce sceau, je ne peux pas aller au-delà, il faudrait qu'il soit conscient. Telle salope de mère, tel connard de fils.

-Je t'interdis de les insulter ! S'écria Tsunade. Laisse-le ! Que tu le veuilles ou non, ce corps est à Naruto, il ne t'appartient pas, ne lui fait pas du tort, tu as compris ?

-Désolé, mais je commence à en avoir assez de ne même pas avoir de liberté conditionnelle. Mais dis-moi, toi si douce et protectrice envers lui, serait-ce parce qu'il te rappelle cruellement ton petit frère perdu ? Ou plus simplement parce qu'il ressemble beaucoup à...

-Laisse-le j'ai dit ! Coupa Tsunade en s'avançant vers lui.

-Héhéhé, inutile d'essayer de me le cacher, j'ai toujours tout vu à travers les yeux du gamin, y compris ceux de ses prédécesseurs.

-Tu n'es pas digne de prononcer son nom.

-Ha ha ha ! T'es aussi gonflée que tes airs-bags. Rappelle-toi, avant ce sale môme, c'était ELLE ma prison. Je ne demande pas grand choses, juste goûter à la liberté.

-Et que vas-tu faire ? Semer la désolation sur ton passage ?

-Oh s'il te plaît, quelle piètre idée vous avez de moi, pauvres mortels, mais il est sûr que vous ferez payer pour ma prison. Il me vient une idée, le Pays du Feu entièrement incendié, ce serait cocasse pas vrai ?

-Je ne comprends pas... comment arrives-tu à manipuler Naruto ?

-N'est-ce pas évident ? Parce que ce n'est qu'un gamin. Il a peut être renforcé sa résistance avec cet empaffé d'ermite mais ses deux rencontres avec Sasuke l'ont grandement fragilisé et le meilleur dans tout ça, c'est qu'il m'a amplement laissé le champ libre en s'entraînant comme un damné. Sasuke est la plus grande faiblesse de Naruto. Alors j'en ai profité et me voilà. Maintenant, par quoi vais-je commencer ? Pourquoi ne pas tuer l'Hokage pour faire un peu de désordre ?

Kyubi éclata d'un rire glacial, il était sérieux. Tsunade serra les poings et s'apprêta à se jeter sur lui pour le repousser avec le pendentif d'Hashirama quand soudain, un des yeux de Naruto s'ouvrit, de couleur bleu, il s'arrêta de rire et se tint la tête.

-Dé... gage... à la niche, sale renard ! S'écria Naruto avec sa voix normale.

Tsunade en profita pour saisir le pendentif et repousser plus facilement Kyubi dans sa prison. Le chakra rouge disparut, le démon-renard regagna sa cage dans l'âme de Naruto, rageant.

Naruto reprit son souffle et ouvrit son autre œil, les deux étaient plissés de fatigue.

-Désolé..., dit-il.

Tsunade le prit dans ses bras.

-J'ai fait un cauchemar... je voyais Sasuke, il était revenu après avoir tué Oroshimaru, mais il... il a tué Sakura sous mes yeux, son regard était dépourvu de sentiment... et ça, ça m'écœure ! Il n'a toujours été qu'un crétin ! Lui et sa stupide vengeance !

Tsunade l'emmena dans sa chambre en évitant de marcher sur les décombres, le fit s'assoir sur son lit et prit place à ses côtés.

-Il est temps que je te raconte quelque chose que tu ignores.

-Quoi ?

-D'abord... sache qu'Oroshimaru est vraiment mort.

-... alors Sasuke va... prendre en chasse Itachi ?

-C'est très probable. Ensuite, Itachi est venu en personne ici pour trouver et tuer Sakura.

-QUOI ? ! ! ! !

-Il est resté trois jours enfermé dans une prison de haute sécurité avant de parvenir à s'évader.

-ENFOIRÉ ! ! ! S'écria Naruto, hors de lui. Je croyais que c'était moi qu'il voulait ! Sakura n'a rien à voir avec ça !

-Si. Naruto... essaye de garder ton calme. Ce que je vais te dire va sûrement t'affecter, mais il faut que tu le saches.

L'adolescent hocha la tête et Tsunade lui raconta ce qu'il s'était passé au retour du repaire d'Oroshimaru, Sakura avait revu Sasuke. Il écarquilla les yeux.

-Espèce de con ! Abruti fini ! C'est qui le boulet ? ! S'exclama Naruto. Connard ! Salopard ! Ohhh je vais le tuer ! Et ensuite, je ramènerai son cadavre à Konoha par les cheveux avant de le ressusciter et de le tuer encore ! Ensuite je le foutrais à poil et je l'attacherai sur le mont des Hokage, bien à vue de tous pour exhiber sa connerie !

-Et moi qui croyais que tu avais perdu espoir qu'il revienne, taquina Tsunade.

-Mais il VA revenir ! Même si je dois lui péter toutes ses dents pour le faire réagir ! C'est pour ça que je m'entraîne comme un malade !

L'Hokage lui sourit et caressa sa joue.

-Voilà le Naruto que je connais.

-Ouais ! Je suis comme ça, affirma-t-il en bombant le torse. Je laisserai pas Sasuke tomber dans les ténèbres !

-Si Sasuke ne ment pas sur ses sentiments, alors il est possible que toi aussi tu portes une étincelle de lui. Il a impérativement besoin de vous, Sakura et toi.

-Ouais, pour sûr !

-Et quand tu seras devenu suffisamment fort, tu lui botteras le cul avec une main attachée dans le dos.

-Je te fais confiance pour ça, mais dans l'immédiat, tu as intérêt à te reposer, je ne tiens pas à ce qu'un beau jour, Kakashi revienne avec tes restes dans un seau d'eau.

-Rodger !

Naruto s'allongea dans son lit et bailla longuement. Tsunade le recouvrit de son drap et caressa ses cheveux, le garçon lui sourit.

-Tu sais mamie, même si parfois tu me cognes dur, tu as toujours été la mère que j'ai jamais eue.

Tsunade ne répondit rien, souriant tristement, Naruto avait déjà fermé les yeux, il ne l'avait pas remarqué. Des souvenirs douloureux remontaient dans son esprit, comme le jour où elle apprise qu'elle était stérile. Ce jour-là, Kushina était près d'elle pour la soutenir. Si physiquement Naruto ressemblait à son père, il avait hérité du caractère de sa mère. Elle veilla tendrement sur son sommeil comme une mère pour son enfant. Kushina ne reviendra pas mais Tsunade, elle, était encore là.

oooooooooooooooooooo

Homura dormait tranquillement dans son lit d'hôpital. Tout était calme quand soudain, la porte s'ouvrit, ce qui fit sursauter Sakura.

-Oh, salut Shikamaru.

En effet, c'était bien lui, mais c'était rare de le voir debout de si bonne heure.

-Yo, t'es vraiment scotchée à lui, Sakura.

-Je veille sur lui, répondit-elle simplement.

-Oublie ça pour aujourd'hui, il a une mission qui l'attend. Il va devoir reprendre du service, et pas plus tard que TOUT DE SUITE !

Homura sursauta en se réveillant.

-Waa ! Qu'est-ce qui se passe ? Un tremblement de terre ?

-... non, simplement ton abruti de sensei qui a cru bon de crier pour te réveiller, répondit Sakura, se retenant à grand peine d'en mettre une à Shikamaru.

-Debout petite feignasse, tu as assez passé de temps dans ce lit. Il est temps de t'y remettre, et pour commencer, tu vas me faire trente pompes.

-Hein ? Et pourquoi je ferai ça, tête d'ananas-sensei ? Répliqua Homura.

Shikamaru se pencha devant lui, le regardant fixement.

-Parce que c'est un ordre.

Homura déglutit, ce regard pénétrant lui rappelait quelqu'un, il s'empressa alors de se lever, de faire quelques appuis sur ses jambes pour bien se stabiliser et se mit à faire des pompes. Shikamaru le regardait faire les bras croisés, fusillé du regard par Sakura.

-Avant de partir en mission, vous allez avoir droit à une séance d'entraînement tous les trois.

-C'est vrai ? Demanda vivement Homura.

-Ouais, ça t'aidera à dérouiller. Tu devras être en forme, petit gars.

-Oui chef !

Homura mit plus d'entrain dans ses pompes, impatient. Son sensei allait sûrement leur apprendre une super technique. Une fois ses pompes finies, il se redressa.

-Prépares-toi, ensuite tu iras chercher Hanabi, je me charge d'Hoshi. Rendez-vous à la clairière aux abords du village.

-Rodger !

Shikamaru sortit. Homura s'étira.

-Quelle andouille, je ne l'avais jamais vu aussi autoritaire en plus... et ça ne lui va pas du tout.

-Relax onee-chan, de toutes façons je n'en pouvais plus à rester allongé à ne rien faire.

-Je vais quand même demander à Yoko-sensei si tu as son accord pour sortir.

ooooooooooooooo

Une fois lavé et habillé, Homura fila chez les Hyuga d'un bon pas. Ce n'est que lorsqu'il arriva devant la propriété du clan qu'il eut un instant d'hésitation. Il déglutit, rassembla son courage et frappa à la porte.

La porte s'ouvrit et Homura eut la surprise de découvrir une ravissante jeune femme aux longs cheveux immaculés comme la neige. Elle portait un kimono blanc et avait un magnifique sourire. Au début, Homura pensa qu'elle n'était pas Hyuga mais en voyant ses yeux blancs, ses doutes se dissipèrent.

-Vous désirez, jeune homme ? Demanda-t-elle.

-Heu... heu heu...

Elle est vachement trop belle ! Je crois que je suis amoureux !

-Oui ? Encouragea-t-elle.

-Heu... je... je m'appelle Homura Nagisa !

Courage, assure !

-Enchantée, je me nomme Yuki Hyuga. Puis-je connaître l'objet de ta visite, jeune Homura ?

-Ou-ouais ! Je viens voir Hanabi, c'est ma coéquipière, notre sensei nous attend.

-Veuillez entrer, je vous fais patienter dans le petit salon.

La demeure était plus vaste qu'il ne le pensait mais dans un sens, c'était logique. Le clan Hyuga était très important et bien qu'il était idéalement placé au cœur de Konoha contrairement au quartier des résidences Uchiwa se situant plutôt à la lisière. C'était la maison la plus traditionnelle qu'Homura n'eut jamais vu. Il dû laisser ses chaussures à l'entrée, mais le parquais en bois était confortable et doux. Il y avait là tous les tons bruns de bois et blanc de soie recouvrant les portes coulissantes. Mais ce qui attira le plus l'attention d'Homura était cette délicieuse odeur qui chatouillait ses narines. Il marcha jusqu'à la table basse, se pencha et découvrit une assiette pleine de biscuits. Bien qu'il ait déjà mangé, l'odeur alléchante lui ouvrit de nouveau l'appétit.

-Je suppose que ça ne dérangera personne si j'en prends un.

Homura saisit le biscuit au sommet de la pile et croqua dedans. Là, ce fut le choc, ses babines décollèrent haut dans le ciel pour atteindre le paradis. C'était une saveur douce et sucrée, croquante et tendre à l'intérieur. Homura engloutit le reste du biscuit en un éclair.

-Les femmes ont un super shampoing et les enfants des biscuits importés tout droit du paradis ! Si je rencontrais celui qui les a faits, je l'embrasserai !

-Homura ?

Le garçon sursauta et se retourna vivement avant de pousser un soupir de soulagement, ce n'était qu'Hanabi.

-Yo.

-Salut. Je pars, ajouta-t-elle à Yuki à ses côtés.

-Bien, Hanabi-sama.

Homura rejoignit Hanabi à l'entrée et enfila ses chaussures.

-Dites Miss Yuki, vous savez qui a fait ces biscuits ?

-Mais moi-même, je les avais laissé à votre intention pour vous faire patienter.

Homura fit un grand sourire bêta, complètement ensorcelé. Il allait pour dire à Yuki tout le bien qu'il pensait d'elle quand Hanabi lui tira l'oreille pour avoir son attention.

-Aiiiiiiiiiie !

-Arrêtes de trainer et viens.

Homura ne put même pas protester, Hanabi l'avait déjà conduit à l'extérieur en lui tirant toujours l'oreille. Yuki les suivirent du regard avec un sourire amusé avant de fermer la porte derrière eux.

oooooooooooooo

*Voir Naruto Shippuden OAV2 : Les liens.

Nicolas : Et voilà, un nouveau chapitre qui se termine.

Homura : Merci de suivre nos aventures et de m'admirer chers lecteurs! Je vous aime!

Sakura, caressant Homura : Et moi?

Homura : Encore pluuuuus!

Naruto : Raaah! Il a trop de chance!

Sasuke : Tu n'as pas déjà une petite amie?

Naruto : Heu... oui mais j'étais presque pareil que lui à son âge et Sakura me traitait pas comme ça!

Homura : Faut te faire à l'idée, je suis plus mignon que toi.

Nicolas : Ca y est, il est content ^^ Il est temps de nous quitter, merci de nous lire, au revoir et à bientôt!