Chapitre 14 : Des âmes souffrantes

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Nicolas : Exceptionellement, je vais sauter deux chapitres, ceci est donc le Chapitre 14, les 12 et 13 sortiront dans une période indéterminée encore... bonne lecture.

Résumé : Lors de leur mission de rang C consistant à trouver la troisième relique recherchée par Génésis, le Pinceau d'Okami, Homura, Hanabi, Hoshi et Shikamaru tombent dans un piège dans les souterrains. Grâce aux trois reliques, Génésis fait apparaître du néant le trésor de la déesse Izanami : le magatama de la vie. Avant qu'il ne puisse s'en servir, l'équipe 7 réussit à lui dérober mais il lui reste les trois trésors qui, unis, ont pris la forme d'une épée. L'intervention d'Hanoko ne réussit qu'à repousser l'inévitable, Génésis écrase les ninjas de Konoha et va pour récupérer le magatama quand Homura se relève, des plumes dorées entourant son corps, conformément à l'avertissement de Kanan sur son fils. Fort d'une puissance mystérieuse, Homura réussit à mettre Génésis à terre en un seul coup mais ça ne suffit pas et les pouvoirs se volatilisèrent. Hanabi et Hoshi surgirent alors pour protéger Homura, ce dernier réussira à créer un Rasengan parfait et blesse mortellement Génésis au niveau du cœur, ce qu'Homura ne veut pas accepter. Avant de mourir, Génésis révèle qu'il voulait se servir du magatama de la vie pour ressusciter Térésa la Souriante, une femme-samouraï du Pays du Fer qu'il a aimé avant qu'elle ne meurt durant la troisième guerre ninja. Homura sait qu'il pourrait se servir du magatama pour ressusciter sa mère mais avant de perdre connaissance, il le détruira avec l'épée et jettera l'épée dans le gouffre.

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-QUOI ? ! S'exclama Naruto. Tu es en train de me dire que tu as maîtrisé le Rasengan ? !

Homura fit un sourire malicieux, tendit la main, imprima des rotations de l'autre et quelques secondes plus tard, une sphère bleue tourbillonnait dans sa main ouverte.

-Je suis bon élève, hein ? Se vanta Homura. Et tout ça en même pas quatre jours.

-J'y crois pas... t'es vraiment un monstre, gamin...

-Mais naaan, juste un génie.

-Arrêtes de te la péter ! Qu'est-ce que tu es frustrant...

-Il me reste trois jours pour créer à partir du Rasengan une attaque non meurtrière. Tu verras, j'y arriverai !

Mais Homura avait beau mettre du cœur à l'entraînement, il était avant tout un ninja. Il devait donc se résigner à accepter les nouvelles missions de rang D qui étaient confiées à son équipe. C'est dans un piteux état qu'il les rejoignit, couvert de sueur et de boue, et qui plus est, en retard.

-Encore en retard... et dans quel état, soupira Shikamaru.

-Tu as fait du catch dans la boue ou quoi ? Demanda Hoshi.

-Non, je me suis juste entraîné comme un fou.

-Comme d'habitude. Tu es sur que tu vas tenir ? Entre les missions, les entraînements avec Yakumo-sempai et Naruto-sempai, tu vas finir par être débordé.

-Bah, si ça va mal, je peux compter sur cette hyper force dorée !

-N'y compte pas Homura, prévint Shikamaru. On ne sait même pas de quoi il s'agit, c'est peut être une malédiction.

-Vous croyez ? Nan, impossible. Les malédictions, ça rend des trucs moches et moi je suis toujours aussi cool, et des plumes brillantes qui volent autour de moi, je trouve que ça fait classe.

-Quand on n'est pas une lumière, c'est vrai que ça peut faire plaisir de briller, se moqua Hoshi.

-Comme tu y vas, le lunatique !

-Fais quand même attention à ne pas la réutiliser tant que nous ne saurons pas sûr de ce que c'est.

La seule chose qui est sûre, c'est que ce n'est pas un Biju.

-Vous êtes trop parano, sensei.

-Bref, nous nous rendons aujourd'hui au village voisin pour aider à la récolte de graines d'orge durant toute la journée. Nous partons tout de suite. Et Homura, met ton bandeau cette fois.

Homura plongea sa main dans la poche de son pantalon et serra son bandeau autour de son front et marcha aux côtés d'Hanabi et d'Hoshi.

-J'adore semer, Clama Hoshi.

-Semer le vent ? Tu y récolteras la tempête ! Rit Homura.

-Tu l'as déjà récoltée.

Sans rien ajouter, Hanabi accéléra sa marche pour être aussi loin que possible d'Homura. Apparemment, elle était toujours vexée de ce petit duel chez elle où Homura l'avait forcé à abandonner.

-En effet... je pense m'être pris un vent, grommela Homura.

-Hm, étant donné son caractère, estimes-toi heureux que ce ne fut pas un soufflet, dit Hoshi.

-Miam ! Du soufflet au caramel !

-Quel ventre sur pattes.

La mission se déroula le plus calmement du monde, mais malgré les tentatives d'Homura, Hanabi ne lui adressa pas une seule fois la parole. Vexé, une fois la mission terminée, il fonça dans la forêt pour s'entraîner comme un malade. Le résultat fut catastrophique, il se réveilla à l'hôpital, éreinté, tous les muscles de son corps le faisait souffrir. Il ne savait même pas où il trouvait la force d'ouvrir les yeux, mais quand il les ouvrit, il regretta immédiatement.

En effet, Sakura était à son chevet, la main posée sur celle d'Homura. Et son inquiétude se lisait facilement dans ses yeux.

-Comment te sens-tu ?

Homura détourna la tête pour éviter de la regarder. Il voulait tant être fort mais ces tentatives aboutissaient encore à zéro et il ne lui restait plus que deux jours.

-Homura... que s'est-il passé ?

Au lieu de répondre, le garçon tenta de se lever, Sakura le retint.

-Non, ne te lèves pas, tu es encore faible.

Homura le savait bien, chacun de ses mouvements lui faisait mal et bouger lui coûtait ses dernières forces. Vaincu par la fatigue, il se rallongea en grognant.

-Pourquoi je suis pas plus endurant ? Pourquoi je suis nul ?

-Tu ne l'es pas. Quant à l'endurance, ton corps a ses limites, tout le monde en as, ce n'est pas une honte. Tu es encore un enfant.

-... ça doit être pour ça que j'arrive pas à lui parler.

-Tu parles d'Hanabi, hein ?

-... ouais.

-Regarde ta couverture, petit fou.

Homura le fit et écarquilla les yeux. Sur sa couverture était posée la veste d'Hanabi, étalée comme une seconde couverture pour veiller sur le garçon. C'était pourtant ce qu'elle avait de plus précieux et elle l'avait laissé sur lui. Doucement, il la prit et la serra contre lui.

-Idiote...

-Elle a dit ça à ton égards elle aussi, sourit Sakura.

Quelqu'un frappa à la porte, Sakura s'y tourna.

-Entrez.

Shikamaru franchit le seuil.

-Sensei ? Vous aussi vous vous êtes inquiété ?

-Il y a de ça, mais je viens te prévenir, l'équipe 7 n'aura désormais plus de missions pendant quelques temps.

-... à cause de moi ?

-Non, l'Hokage m'a affecté à une équipe spéciale pour une mission secrète, je vais donc être absent du village quelques temps. J'ai déjà prévenu Hanabi et Hoshi.

Cette mission secrète concernait l'Akatsuki qui avait attaqué le Temple du Feu. Tsunade avait réuni vingt escouades pour les intercepter. Comme ça ne les concernaient pas, Shikamaru n'en avait pas dit plus à ses trois genin.

-Ok...

-Soyez prudents, souhaita Sakura.

-Ne t'en fait pas. Je pars dès maintenant et toi, reposes toi bien, mioche borné.

-Si je veux tête d'ananas-sensei !

Shikamaru lui sourit avant de sortir. Décidément, non. Homura ne pouvait pas rester inactif et Sakura le voyait dans ses yeux, aussi sûrement qu'elle l'avait vu dans les yeux de Naruto, Sasuke ou Lee quand ils n'étaient encore que genin. Mais pourquoi les garçons voulaient-ils tant devenir plus forts ? Encore aujourd'hui Sakura n'avait pas la réponse.

-Acceptes au moins de manger avec moi. Tu ne peux pas t'entraîner la panse vide. De plus, je crois que Naruto doit un dîner à Shikamaru, pourquoi ne pas en profiter ?

Au mot manger, l'estomac d'Homura se mit à grogner et l'idée de se faire inviter au restaurant était plus que séduisante, elle était irrésistible.

Quelques minutes plus tard, Yoko entra dans la chambre d'Homura et constata que celui-ci s'était enfuit, elle soupira mais pour cette fois, elle lui accordait qu'il prenne des libertés sur son état, après tout, il était le fils de Kanan l'Immaculée, la femme qui avait fait de Yoko un ninja.

Homura engloutissait la nourriture avec un appétit féroce, Naruto n'était pas en reste non plus.

-Manges moins vite Homura, tu vas t'étouffer, prévint Sakura.

-Miam ! Crounch ! Mais plus vite j'aurai mangé, plus vite j'aurai retrouvé mes forches.

-J'ai lu dans un livre que le bon équilibre alimentaire aidait le corps à être en pleine possessions de ses forces, il est impossible d'en dresser une liste précise puisque l'idéal varie selon l'individu en fonction des goûts, de la taille, de l'âge et du poids.

-Saï, laisses-le avec tes bouquins, soupira Sakura.

-Hm curieux, j'étais pourtant sûr d'avoir lu dans un livre que c'était bien vu de se montrer attentionné envers ses kohai.

-Ses kohai..., murmura Naruto.

Il s'apercevait alors une fois de plus que le temps avait passé. Il n'était plus le genin nouvellement promu qu'il avait été, c'était maintenant Homura, Hanabi et Hoshi les petits nouveaux, sous la tutelle de Shikamaru. Cela poussait Naruto à réfléchir sur lui-même, sera-t-il un jour lui aussi responsable de trois petits nouveaux ?

-Bah, je sais me débrouiller tout seul, je suis grand et fort ! Bon pas autant que vous mais ça va venir.

-Pas demain, petite canaille, affirma Naruto.

-Mais sinon, je vous aime bien, les sempai. Vous hésitez pas à vous donner du mal pour moi, comme une grande famille.

-Mais c'est le cas ! Tu pourras toujours compter sur nous tous, on te laissera jamais tomber, pas vrai ? Demanda Naruto en regardant les deux autres ?

-Évidement, sourit Sakura.

-Oui, répondit Saï.

-Alors pour fêter ça, je vais commander la moitié de la carte ! Se réjouit Homura.

Naruto tenta de ne pas faire de commentaires mais la sueur dégoulinant en masse sur son visage parlait pour lui, après tout c'était lui qui allait devoir payer. Sakura soupira.

-Bon, je payerai ta part.

-Mais non, je vous fais marcher ! Les sempai sont si crédules, ricana Homura.

-Mais quel diablotin ! Rit Sakura en lui ébouriffant les cheveux.

-Et fier de l'être !

Homura anima son propos d'un grand geste du bras pour le brandir, se même bras butta sur le bol de ramens de Naruto qui fut renversé et tomba par terre, libérant son contenu.

-Mes ramens ! ! ! NOOOOOOON ! ! !

-Ah ben oui, pas de bol... je suis désolé sempai ! Je vais ramasser.

Homura se pencha sous la table et tendit la main vers le bol en forme de demi-sphère dont le contenu s'était répandu sous et autour, le garçon se figea. Il resta ainsi quelques secondes avant de redresser la tête et de pointer soudain Naruto de la tête en poussant une exclamation de surprise.

-Je dois y aller !

Avec cette simple excuse, Homura partit en courant à l'extérieur du restaurant et fonça tête baissée en direction d'un terrain d'entraînement désert.

-Heu... j'ai dû rater un épisode...

-Sa réaction ressemble étonnement à celle que Naruto avait fait une fois, commenta Saï. Ça doit être une sorte de mimétisme pour mieux s'approprier ta personnalité et ainsi être capable de t'imiter parfaitement en tout point.

-Gnié ? Demanda Naruto, scié.

-Saï, sur la dernière partie, ta logique devient complètement ridicule, dit Sakura.

-Dis Sakura... la veste qu'il portait sur lui... c'était pas celle d'Hanabi ? Demanda Naruto.

-Oui, elle lui a laissé pour rendre sa convalescence plus rapide.

-Ben ça a drôlement marché, il pète le feu !

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Hanabi scrutait les alentours de son byakugan à la recherche de cette andouille d'Homura. Il s'était encore isolé pour un de ses entraînements épuisant au lieu de se reposer, il allait l'entendre ! Elle toussa légèrement. Elle finit par le repérer et arriva près de lui. Elle désactiva son dojutsu, sachant qu'Homura n'aimait pas quand elle l'activait et marcha jusqu'à lui, il était assis à l'ombre d'un arbre, elle voyait ses pieds dépasser.

-Homura.

En contournant l'arbre, elle eut un sursaut de surprise. Homura était bien là mais il n'était pas seul. Une autre Hanabi était assise auprès de lui, la tête d'Homura posée sur ses genoux. La seule différence entre les deux Hanabi était la vraie ne portait pas sa veste.

-Oh Hanabi, sourit Homura en se redressant. On se reparle finalement ?

Hanabi le fixa longuement, l'œil mauvais avant de tendre la main.

-Ma veste.

-Pourquoi ?

-J'y tiens beaucoup. Koff !

-C'est que... j'en ai encore besoin.

-Pour ton fantasme ? Reprocha-t-elle en désignant d'un signe de tête la fausse Hanabi.

-Tu dis ça parce qu'elle sait sourire ? Mais toi aussi tu sais le faire, je l'ai déjà vu.

-Je me fiche de ça. Koff koff ! Je refuse d'être mêlée de près ou de loin à tes délires.

-Bon bon ! La voilà.

Homura se tourna vers la fausse Hanabi, celle-ci lui sourit et disparut, laissant derrière elle la veste que le garçon saisit au vol et tendit à la vraie Hanabi. Celle-ci la prit vivement et la renifla.

-Ça va, l'odeur d'Hinata est toujours dessus. Koff koff !

-Hanabi ? Ça va ? Tu tousses.

-Koff koff koff ! Laisses-moi !

Mais Hanabi eut une violente quinte de toux. Lorsqu'elle fut terminée, Hanabi eut un malaise, ses jambes ne la portaient plus, elle s'écroula, Homura la rattrapa à temps.

-Qu'est-ce qui ne vas pas ? Dis-le-moi.

Mais c'était trop tard, Hanabi avait perdu connaissance. Inquiet, Homura décida de se rendre directement à l'hôpital.

Yoko ouvrit la porte de son bureau martelée du poing et découvrit le genin portant la fille avec précaution dans ses bras, le médecin soupira.

-Quand ce n'est pas l'un, c'est l'autre. Qu'est-ce qui s'est passé ?

-Elle a toussé avant de faire un malaise.

-Je vais l'examiner.

Homura déposa Hanabi dans le lit que lui indiqua Yoko et la regarda l'examiner.

-C'est grave ?

-Je n'en sais rien encore. Elle est fiévreuse... elle a peut-être attrapé quelque chose de mauvais.

Homura regarda la genin souffrante encore un moment avant d'enlever sa chemise et la poser sur le lit et lui prit sa veste. Il voudrait rester auprès d'Hanabi pour la soutenir mais la voir dans cet état lui rappelait qu'il voulait être plus fort pour la protéger et être digne d'elle, pour ça il devait achever sa nouvelle technique qu'il avait presque achevé. Il retourna s'entraîner.

Cette idée lui était venue en voyant le bol de Naruto renversé par terre. Si le Rasengan en lui-même était dangereux, il suffisait juste de le couper en deux. En théorie ça avait l'air simple mais la pratique était bien plus difficile. Homura créa une orbe dans sa main puis l'autre faucha le Rasengan au milieu, en résultat une violente bourrasque qui projeta violement le garçon. Une fois de plus il avait raté la ligne du milieu et il devait y parvenir au millimètre près sinon, le Rasengan se transformait en bombe qui explosait dans sa main. Hoshi le surveillait dans l'ombre pour s'assurer que tout irait bien.

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Mais pour Hanabi, cela empirait. De la toux violente elle était passée à la fièvre, aux difficultés respiratoire et surtout, aux saignements oculaires. Yoko lui banda les yeux et lui administra toute sortes de remèdes mais aucun ne faisait effet. Ses parents furent mit au courant et se retrouvèrent dans sa chambre rapidement. Tous deux étaient terriblement inquiets même si extérieurement Hiashi Hyuga était aussi neutre qu'un mur.

-Cela s'est-il déjà produit chez un membre de votre famille ? Demanda Yoko.

-Non, c'est la première fois que je vois ça.

-Il faut la réanimer, je vais avoir besoin de l'aide de Tsunade.

Dehors, des nuages ombrageux chargés de pluie et d'éclairs recouvraient peu à peu le ciel.

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-Ça se couvre, je vais peut-être rentrer.

Naruto se promenait tranquillement lorsqu'il fut bousculé et se retrouva par terre.

-Aïe ! Hey, regardes où tu vas chauff... Tsunade ? !

Tsunade poursuivit sa course sans se retourner. Naruto se redressa et la poursuivit.

-Hey baa-chan ! Qu'est-ce que tu fais ?

-C'est urgent, Hanabi Hyuga est atteinte d'un mal mystérieux, je me rends à l'hôpital pour voir ce qu'il en est.

Naruto n'hésita pas une seconde et continua de la suivre jusqu'au bâtiment. Néanmoins il resta prudemment dans le couloir en apercevant le père d'Hinata dans la chambre.

Tsunade se mit tout de suite à ausculter Hanabi. Celle-ci haletait de plus en plus, luttant contre un mal abominable. L'Hokage réussit à la réveiller en lui administrant une gifle radicale.

-Hanabi écoutes-moi, c'est très important, il faut que tu me dises où tu as le plus mal.

-HNN ! Mon... HNNN ! ... ventre...

Tsunade releva le haut d'Hanabi et se mit à le masser pour identifier la cause de la douleur, elle s'intéressa à la cicatrice causée par l'épée de Génésis. Lorsque ses mains effleurèrent la cicatrice, Hanabi poussa un cri de douleur.

-Ta blessure ? S'étonna Yoko. Mais elle est saine, j'avais bien vérifié.

-... il n'est pas impossible que la lame qui a causé cette coupure était empoisonnée, dit Tsunade. Un poison plus vicieux qu'un venin.

L'Hokage positionna ses mains au-dessus de la plaie et se concentra. Elle sentit alors une anomalie, le chakra d'Hanabi circulait normalement dans son corps mais à l'endroit de la blessure se répandait un autre chakra, celui-ci empoisonnait le corps de la genin.

-Hanabi, te souviens-tu quelle était l'arme qui t'as blessée ?

-É... épée... nukenin... Géné...sis...

-Hiashi-san, pouvez-vous utiliser votre byakugan pour voir la couleur du chakra d'Hanabi ?

Ce dernier hocha la tête et s'exécuta. Il fronça alors trois fois plus les sourcils qu'à l'ordinaire, signe qu'il avait découvert une chose déplaisante.

-Un chakra noir se répand dans les réseaux d'Hanabi. Je peux les endiguer avec le juken.

-Non surtout pas, ça la rendrait trop vulnérable. Yoko, prépare une bassine d'eau. Hanabi, écoute bien. Cette arme était chargée de chakra, ce chakra est entré dans ton corps et s'est répandu dans ton corps, tes entraînements assidus n'ont fait qu'accélérer la propagation du mauvais chakra, il va falloir l'extraire et pas par la plus douce des méthodes, tu vas devoir être très courageuse.

Hanabi serrait les dents mais sa souffrance se voyait, elle hocha la tête. Le tonnerre gronda alors, la genin se mit à trembler d'effroi, il ne manquait plus que ça ! Elle n'avait jamais aimé la foudre et le tonnerre...

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-Tu ne veux toujours pas rentrer ? Demanda Hoshi.

-Non, non non et non non non ! Trente-six fois non ! J'y arriverai !

-Tu sais joli cœur, tu devrais te montrer prudent avec ta dulcinée.

-Tu as peur que son père me zigouille ? Ou que mon cœur ne se brise ?

-Je dirais les deux, sourit Hoshi.

-Je suis pour l'instant le parti idéal, je suis le neveu du plus puissant Hokage de l'histoire de Konoha et je suis en passe de devenir fort et sage. Quant à mon cœur, on ne peut plus qu'en piétiner les morceaux rescapés.

-Ciel, quel dramaturge.

-T'as vu ça ?

-Il n'empêche qu'un gros orage se prépare.

-Et bien va faire ton rapport à Sakura en lui disant que je suis rentré à la maison, sourit malicieusement Homura.

-Tu sais que tu es gonflé ? Bien, puisque tu veux tant rester, je ne peux que te regarder.

-T'as tout comprit ! Yaaa !

Le tonnerre gronda tandis qu'une sphère se dessinait dans la main d'Homura. Il se prit une nouvelle explosion en essayant de couper le Rasengan en deux.

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Hanabi poussa un cri de douleur irrépressible, ce n'était pas à cause de sa plaie qui avait été rouverte mais les lèvres de Tsunade qui suçaient le mauvais chakra à travers la blessure.

-Sois forte Hanabi, lui dit son père.

Tsunade retira sa bouche, se pencha sur la bassine d'eau et recracha une sorte de fumée noire qui se liquéfia dans la bassine et assombrit l'eau claire.

Kanna était très inquiète, autant pour sa fille que pour Tsunade mais elle ne pouvait qu'assister au traitement.

-Tsunade-sensei... murmura-t-elle.

L'Hokage reprit son traitement douloureux, Hanabi souffrait le martyr à chaque fois, des larmes de douleur se mêlaient à l'hémorragie de ses yeux et coulaient sous ses bandages mais elle s'accrochait le plus possible. Seulement le fracas du tonnerre et les éclairs illuminant le ciel noir l'effrayaient et avaient raison de sa résistance morale. C'est alors que dans son esprit apparut l'image d'Homura. Ses mains se cramponnèrent à la chemise qu'il avait laissée.

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Le vent soufflait en bourrasque, mais la veste d'Hanabi lui tenait chaud. Il savait qu'il n'avait rien à craindre puisqu'il était protégé par tous ces gens qui l'aimaient comme si il faisait partie de leur famille. Il y a quatre mois encore, il parcourait toutes les routes du monde aux côtés de sa mère. Si il n'avait pas rencontré Sakura le jour de son arrivée, peut-être qu'il serait encore renfermé sur lui-même à pleurer dans son coin. Même aujourd'hui il ne savait toujours pas où il allait atterrir mais une chose était sûre, il continuera d'avancer.

-YAAA !

Homura coupa la sphère, la partie supérieure disparut sans causer d'explosion et la partie inférieure se modela en une demi-sphère dans sa main. Avait-il réussit ? Il se tourna vers un arbre et se jeta dessus la main en avant comme il avait vu Naruto le faire. La sphère disparut un instant plus tard, laissant derrière elle une marque sur l'arbre. Un vrai Rasengan aurait transpercé l'arbre, celui-ci avait résisté, ça ne pouvait dire qu'une chose : la technique causait des dégâts mais non mortelle.

Une goutte tomba sur son visage, une autre sur sa main, puis d'autres au sol jusqu'à ce qu'il se mette à pleuvoir.

-Ne penses-tu pas qu'il serait temps de s'abriter ? Suggéra Hoshi.

Mais Homura ne répondait pas, il fixait l'arbre d'un air hagard. Hoshi s'approcha alors et posa sa main sur son épaule. Le garçon argenté se retourna en souriant. Puis il se laissa tomber dans la boue, sur le dos, fixant le ciel.

-Héhé... héhéhé... héhéhéhéhé... hahahahaha ! HAHAHAHAHAHAHAHA !

-Ça y est, il est devenu fou, commenta Hoshi.

Mais Homura brandit son poing vers le ciel, son sourire espiègle était enfin revenu.

-GAGNÉ !

-Tu as réussis ?

-Sinon, l'arbre aurait été éventré. Puisque tu es là, aides moi à me relever.

-Pas de soucis. Au fait, c'est une nouvelle technique que tu as inventé, tu sais comment tu vas l'appeler ?

-Ouais, Innocent Rasengan. Maintenant tu vas bien me tenir parce que je vais tomber dans l...

Avant même qu'il n'ait pu terminer sa phrase, Homura perdit connaissance mais Hoshi, réactif, le soutint. Il n'en était d'ailleurs guère surpris, il avait vu son ami se donner sans relâche durant cette journée jusqu'à la dernière infime particule de chakra. Le plus surprenant était qu'il ne s'évanouisse d'épuisement que maintenant. Il le ramena chez Kurenai, trempés tous deux.

Elle fut grandement soulagée que son petit protégé « revienne » enfin à la maison. Elle le lava, le changea et l'allongea dans son lit sans qu'il ne se réveille. Kurenai s'installa à son chevet et attendit patiemment le moment où il se réveillera.

-Ne grandis tout de même pas trop vite, Homura, lui murmura-t-elle.

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Tsunade se tenait le front. Dehors la pluie avait cessé. Hanabi était toujours allongée dans sa chambre d'hôpital, sa fièvre avait baissé et la douleur atroce était partie mais maintenant que son calvaire avait pris fin, elle s'endormit d'épuisement. Tsunade lui enleva son bandage aux yeux et constata que l'hémorragie oculaire avait cessé.

-Elle ne saigne plus, la fièvre baisse. Elle doit impérativement se reposer.

-J'y veillerai, assura Yoko. Maintenant il faut que vous sortiez.

Dans le couloir, Naruto était assis en tenant Hinata contre lui. Elle avait bien vite apprise pour sa petite sœur et s'était précipitée à l'hôpital mais sachant que sa présence serait inutile, elle préféra rester avec son petit ami. Voyant Tsunade sortir, ils se levèrent.

-Alors, baa-chan, comment va-t-elle ? Demanda Naruto.

-Elle va bien mais il vous faudra attendre demain pour venir la voir.

-Je comprends, répondit Hinata, profondément soulagée.

-Tu ferais mieux de te sauver Naruto.

Le jeune homme comprit vite que Tsunade parlait des parents, il frissonna à l'idée de voir Hiashi alors qu'il enlaçait sa fille.

-Bon ben au revoir Hinata, rentre bien.

-Toi aussi.

Naruto prit ses jambes à son cou et s'enfuit dans les couloirs.

Alors que les parents sortaient, Yoko remarqua que la chemise d'Homura était étendue par terre. Elle était sale, usée, maculée de terre et puait la sueur. La jeune femme jeta un coup d'œil à Hanabi, elle fronçait les sourcils dans son sommeil, ses doigts s'agitaient comme si ils cherchaient quelque chose. Elle n'avait sans doute pas la force de bouger ses bras et ses mains. Yoko soupira et sortit. Elle revint une demi-heure plus tard dans la chambre de la genin pour y poser la chemise toute propre, raccommodée et sentant agréablement bon. Elle la glissa sous les mains d'Hanabi en guise de seconde couverture, la genin s'apaisa alors. Yoko sourit.

-Ne grandissez tout de même pas trop vite, les enfants.

Sur ce, elle sortit de la chambre.

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Vivait-elle un rêve ou était-ce un cauchemar ? Ou peut être les deux en même temps ? Oui, définitivement, c'était le paradis et l'enfer mêlés. Ce paradis, c'était ce jeune homme aux cheveux et aux yeux noirs mais au chakra si agréable. Il ne s'en souvenait probablement pas, mais elle l'avait rencontré quand ils avaient juste douze ans pendant l'examen Chunin à Konoha. Il l'avait sauvé d'un ours, il avait déjà ce regard pur, ce petit sourire hautain et condescendant, cette assurance et ce charisme qui l'avait tout de suite attiré. Évidement en trois ans, les choses changeaient. Elle l'avait revu au cours d'une mission, il ne se souvenait manifestement pas d'elle mais elle s'en rappelait encore et une fois de plus, il l'avait impressionné et elle avait encore craqué, qu'importe ce que les hommes avaient pu lui faire entre ces deux périodes. Seulement Sasuke Uchiwa n'était pas seul et l'enfer sur pattes avec qui le charmant jeune homme voyageait s'appelait Suigetsu. Elle n'avait jamais pu l'encadrer, d'ailleurs son chakra à lui seul dégageait une odeur de poisson pourri. Faire équipe avec lui, autant mélanger la dynamite à la nitro. Mais comme si ça ne suffisait pas, lorsqu'il s'arrêtait de marcher, Sasuke disparaissait pour laisser place à une jeune femme espiègle. De la schizophrénie... et une femme de surcroit, c'était vraiment pas l'idéal... en plus Karin Valentine n'était pas du genre à partager. Et le pompon, il pleuvait à verse. Suigetsu s'étirait sous l'averse tandis que Karin et Fang étaient assises dans un abri.

-... Sasuke ?

Fang se retourna vers elle avec son sourire espiègle.

-Désolée, il se repose pour l'instant.

-... pourquoi s'encombrer de ce type ? Demanda Karin en désignant d'un mouvement de tête Suigetsu. Il ne fera que te... vous ralentir.

-Il amène l'équilibre.

-L'équilibre ?

-Il est l'opposé de Sasuke, tu vois ce que je veux dire ?

-Pas vraiment. Ça ne sera que source de tension si je suis ta... votre logique.

-Dans sa première équipe, Sasuke était avec un garçon qui était son opposé en tous points. Et Suigetsu lui ressemble un peu, la brutalité en plus. Mais tu sais, tu es libre de refuser notre proposition. Sasuke en sera sûrement déçu vu qu'il fonde beaucoup d'espoir en toi.

Et en plus elle joue avec mes sentiments ! Elle est diablement rusée !

-Heu... je... je n'ai pas encore accepté ! Dit-elle en réajustant nerveusement ses lunettes. C'est juste que là où vous allez se trouve sur mon chemin alors...

-Mais oui, mais oui. Pas la peine de le répéter à tue-tête, j'avais comprise.

Fang n'avait pas le même chakra que Sasuke, il était plus chaud, plus agréable et apaisant comme un feu de cheminée un soir d'hiver. Fang était-elle la manifestation des sentiments que Sasuke enfouissait en lui pour garder la tête froide à tout moment ? Oui sûrement, après tout il était impossible que deux âmes différentes puissent vivre dans le même corps... en théorie.

-Le ciel est triste.

Karin sursauta, occupée à sonder le chakra de Fang, elle n'avait pas remarqué que la jeune femme regardait le ciel d'un air lointain.

-Il annonce un drame, ajouta-t-elle.

Karin préféra sortir un livre de sa sacoche et lire plutôt que se lancer dans du sentimental... toutefois, elle avait une impression bizarre, comme si elle était épiée. Elle ferma les yeux et vérifia les environs. Rien. Alors pourquoi son instinct lui signalait quelque chose ? Elle se leva et marcha dans la direction où ses entrailles se tordaient, son cœur en devenait malade. Plus elle avançait, plus ses sens confirmèrent que ce n'était pas une impression, elle s'empressa de rejoindre les autres.

-On doit bouger de là.

Fang se redressa.

-On nous suit ?

-Oui, ils sont deux mais ils dissimulent si bien leur chakra que je doute qu'ils soient des ninjas de bas niveau.

Fang se dirigea vers Suigetsu et saisit son oreille.

-Allez, on bouge.

-Aïe ! Lâche-moi ! Lâche-moi !

-En route.

Fang le lâcha et se mit à courir à grande vitesse, vite rejointe par Suigetsu qui se massait l'oreille et Karin.

-Tu m'as fait mal ! Et puis pourquoi fuir ? On n'a qu'à les tuer, ils ne nous suivrons plus.

-C'est un calcul qui te ressembles bien, demeuré ! Se plaignit Karin. Tu n'as jamais entendu parler du mot « prudence » ?

-Me parles pas, sale vache !

-Ils se rapprochent ? Demanda Fang.

-Non, mais c'est maintenant clair, ils nous suivent.

-Je vois... le plan était de ne pas se battre en attendant que l'équipe soit au complet, c'est inconvenant. ... rah ! Tu es lourds Sasuke !

-Qu'as-t-il dit ? Demanda Karin.

-« Débrouillez-vous ».

Ils passèrent par une rivière, toujours sous la pluie puis bondirent sur les branches des arbres pour mieux brouiller les pistes.

-Stop ! S'écria Karin.

Tous trois s'arrêtèrent sur des branches différentes.

-Ils ont fait demi-tour, annonça-t-elle.

-P't'être que finalement ils ne nous suivaient pas, dit Suigetsu.

-L'un s'est arrêté, l'autre à fait de même, précisa Karin. Mais c'est bizarre... le peu que j'arrivais à percevoir chez un des types... a soudain baissé.

Fang fronça les sourcils, sortit de sa toge bleue un rouleau, l'ouvrit et pressa la main dessus, un petit pouf retentit et la lance rouge qui avait perforé Oroshimaru refit son apparition dans sa main. La jeune femme empoigna des deux mains, sauta et donna un puissant coup directement au sol, provoquant un tremblement de terre. Les deux autres ninjas s'écartèrent d'un bond, le sol s'ouvrit, dévoilant la présence d'une chose verte.

-Allez, sors de là !

C'était un être étrange, semblant être partagé en deux parties, la moitié droite de son corps était blanche, celle de gauche était noire et il avait une espèce de protection végétale qui avait bloquée à temps l'arme de Fang.

-Voilà qui n'est pas banal, un ninja capable de me repérer même de loin, murmura d'un ton funèbre la curieuse créature.

-Qu'est-ce que c'est que ce truc ? Demanda Suigetsu, dégoûté.

-Je ne suis pas un truc, mon nom est Zetsu. Et je ne cherche pas l'affrontement.

Il semblait se mouvoir avec aisance au sol, il émergea jusqu'au niveau du buste, c'était assez pour voir son ample veste noire ornée de nuages rouges.

-Tu es de l'Akatsuki ? Tu nous espionnes ?

-Tuer Oroshimaru n'est pas un acte négligeable, vous ne nous laissez pas indifférent, mais je crains que son vainqueur se soit déjà éloigné.

-Il comprend vite, sourit Fang.

-Itachi disait vrai, son frère est maladivement obstiné. Je n'ai pas de temps à perdre avec des sous-fifres, mais nous serons peut être amenés à nous revoir, si vous réussissez à survivre.

Sur ce, le monstre monochrome se fondit dans le sol, ce qui n'empêcha pas Fang de planter sa lance d'une main au sol, ce qui créa un petit cratère. Puis elle se tourna tranquillement vers les deux autres.

-On y va ? Demanda-t-elle décontractée.

Mais elle est dangereuse cette nana !

-Heu... Fang, c'est ça ? Je sais que Sasuke déteste son frère pour ce qu'il a fait à tout le clan Uchiwa, mais toi ? Tu le détestes aussi ?

-Il a tué mon mari, répondit-elle simplement. La pluie s'est calmée, continuons.

oooooooooo

Hikaru était assis au sol, ses cheveux dorés tombaient devant ses yeux clos. Son manteau noir aux motifs de nuages sanglants prenait la poussière mais il ne s'en souciait guère. Il ouvrit ses yeux écarlates lorsque Zetsu émergea du sol.

-Alors ? Demanda-t-il dans un murmure.

-Bientôt son équipe sera complète, ils se rendent recruter le dernier membre, mais je ne savais pas que ça t'intéressait.

-Depuis que toi, ou plutôt la personne qui t'as ordonné de le faire, s'y intéresse.

-Je crois qu'on est grillés... marmonna la partie blanche.

-Comment sais-tu ça ? Et connais-tu son identité ? Demanda la partie noire.

-J'en ai une idée. Le jeune Uchiwa n'est pas un Jinchuriki mais l'un des nôtres lui porte une attention un peu trop insistante.

-Il est terrifiant ! S'exclama la partie blanche.

-Et que vas-tu faire ? Demanda la partie noire.

-Comme toi, observer. Itachi va bientôt mourir, il fera le nécessaire pour que sa mort ou sa survie passent par le jeune Sasuke. Chacun de nous est né pour mourir, et la mort se déroulera toujours selon le Destin qui a fait naître.

-Tu sembles y avoir beaucoup réfléchit.

-Peut être parce que je n'aurai normalement jamais dû y réfléchir. Je suis né avec un but, peu importe si je devais mourir pour l'atteindre.

-Tu t'en serais détourné ?

Hikaru leva lentement les yeux vers le soleil qui commençait à percer les nuages sombres de ses rayons dorés comme ses cheveux.

-... non.

-Tu es bien mystérieux.

Hikaru se releva et se mit à marcher dans la direction du pays de la Foudre après ce léger détour.

-Il est des vérités qu'il vaut mieux ignorer, « pour le bien du plus grand nombre ». Il vaut mieux qu'elles soient scellées et disparaissent dans l'oubli.

-On n'a vraiment pas la même conception des choses. Mais je reconnais une chose : toi et Itachi tenaient parfois des propos étranges.

-C'est comme ça.

ooooooooo

Homura se réveilla tard dans la matinée, il se trouvait dans sa chambre.

-Tu te réveilles enfin. Mais restes allongé, tu n'as pas encore récupéré toutes tes forces.

Le genin connaissait cette voix, il tourna la tête et vit Yakumo assisse à son chevet.

-J'ai réussis ! Il faut absolument que je le montre à Naruto-semp...

Homura se redressait déjà mais Yakumo anticipa son geste et le rallongea d'une pression du doigt sur son front.

-Qu'est-ce que je viens de dire ? Demanda-t-elle.

-Mais...

-Pas de discussions.

Homura soupira et se rallongea sagement.

-Yakumo-neesan, est-ce que tu sais comment va Hanabi ?

-Elle est encore à l'hôpital. Hier dans la soirée son état s'est aggravé mais Tsunade l'a soigné, elle se récupère actuellement.

-Ok.

Yakumo lui servit son petit déjeuner qu'elle avait cuisiné, Homura le dévora avidement.

-Ahh ! Qu'est-ce que j'avais faim ! Dis nee-san, où est maman ?

Yakumo allait pour prendre le plateau vide posé sur les genoux d'Homura mais se figea.

-... Kurenai-sensei est occupée.

-Ah bon ? À quoi ?

-Quelque chose d'important.

-Une mission ?

-Non, mais je ne suis pas la mieux placée pour t'en parler. Reposes-toi.

Homura comprit qu'elle ne lui parlera pas de ça, même si il insistait, alors il ferma les yeux et se reposa.

Yakumo finit par partir. Homura se leva, l'appartement était vide. Dehors, le ciel était encore grisonnant mais il ne pleuvait plus. Le garçon arrosa les plantes, d'ailleurs l'une d'elle avait fané. Ensuite, il sortit dehors pour se rendre à l'hôpital, faire une petite visite à Hanabi.

Une fois dehors, il constata qu'il n'y avait personne dans les rues, aucun adulte ou jeune ninja du moins. Homura croisa un petit groupe d'enfants qui jouait.

-Hey, vous savez où les grands sont passés ?

-Ben ils se sont tous réunis.

-Oui mais où ?

-Ben au cimetière.

Homura écarquilla les yeux. Soudain la peur lui saisit la gorge, son cœur se mit à cogner sa poitrine, il se précipita en direction du cimetière. Non, c'était impossible, pas encore ! Il ne pouvait pas être mort, Homura commençait à peine à se reconstruire et jamais il ne lui était venu l'idée qu'un de ses proches pouvait se faire tuer en mission ! C'était une erreur, ça ne pouvait pas être vrai !

Il arriva au cimetière, regarda fébrilement autour de lui pour repérer les gens venus assister à la cérémonie. Il les repéra et accouru.

-Non, non ! Impossible !

-Homura !

Hoshi l'agrippa au passage pour le retenir. Homura le regarda, paniqué. Ses mains s'agrippèrent à ses épaules.

-Dis-moi que ce n'est pas vrai ! Shikamaru-sensei ne peut pas être mort, dis-le moi ! DIS-LE ! !

-Calme-toi, il n'est pas mort.

-Vraiment ? ?

-Oui ! Lâche-moi s'il te plaît...

Homura lâcha Hoshi, soulagé.

-Putain, l'angoisse !

-... Homura... c'est Asuma-sensei.

-Quoi ?

-Asuma-sensei.

-Ben qu'est-ce qu'il a, l'honorable fils ?

-Ne fais pas semblant de ne pas avoir compris. C'est lui qui est mort.

L'espace d'un instant, le temps s'était figé au dernier mot d'Hoshi. Il n'y a pas si longtemps, il avait déclaré à ce même garçon qu'on ne pouvait plus que piétiner les morceaux de son cœur déjà brisé, mais ces morceaux subirent un véritable piétinement digne d'un troupeau de taureaux en furie. Puis après la vive douleur, un bref instant de vide avant de se rappeler que pour une autre, cela devait être encore plus terrible. Elle était là, au premier rang des personnes venues rendre un dernier hommage à Asuma Sarutobi.

-Maman !

Il se précipitera sur elle pour la soutenir mais malgré tous ses efforts, Kurenai restera sans réaction telle une statue figée dans son expression de peine et de souffrance. Seules les larmes coulaient de ses yeux. Si Homura n'avait jamais vu Asuma comme son père, l'enfant que Kurenai attendait lui, était désormais orphelin.