*Entre sur la pointe des pieds*
Bonjour tout le monde,
Tout d'abord, j'espère que vous ne serez pas trop déçues de savoir que ceci n'est pas un chapitre mais un teaser.
Alors je sais que beaucoup d'entre vous pensaient cette histoire abandonnée mais il n'en est rien… Je tenais tout de même à vous expliquer la raison de cette longue absence : j'ai tout simplement eu un bébé ! Ma grossesse a été plus ou moins difficile et les premiers mois de mon fils assez laborieux mais je peux à présent dire que tout va bien. Chacun a trouvé son rythme et j'arrive enfin à avoir du temps pour moi. Ce qui veut dire que j'ai bien entendu repris le chemin de l'écriture pour terminer « Le Fruit Défendu ».
Concernant ce chapitre, j'ai eu des doutes alors j'ai effacé, recommencé, re-effacé, re-recommencé, et puis finalement je suis en bonne voie pour le terminer. Il en est à la moitié de son écriture, c'est pourquoi j'ai décidé de vous poster un petit bout aujourd'hui.
Voilà, j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop pour cette longue absence, et j'espère surtout que cette histoire continuera de vous plaire. Je suis toujours très touchée quand je reçois tout de même après plus d'un an des mises en alerte ou en favoris, sachez que cela me va droit au cœur.
Le fruit Défendu possède son blog et je vous invite à aller y lire les chapitres afin de pouvoir le faire avec la musique ou encore de voir les bonus que j'ai créé
le-fruit-defendu-joeymalia42 . blogspot . fr /
(enlever les espaces)
L'adresse se trouve également dans mon profil !
Pour celles qui ne veulent pas lire le teaser, arrêtez-vous après ma signature et pour les autres… Enjoy !
A très bientôt
Joey
TEASER
POV Edward :
J'allais devenir complètement fou à tourner en rond dans cette foutue salle d'attente. Je m'étais levé de mon siège au moins une bonne soixantaine de fois et rassis un peu près le même nombre de fois. Je ne cessai de taper nerveusement du pied par terre, si bien qu'Emmett était obligé de poser sa main sur ma jambe pour me calmer. Mes cheveux n'étaient plus qu'un foutu désordre à force d'y passer et d'y repasser mes mains dedans.
- Hey calme-toi frérot.
- Mais ça fait au moins une heure que ses parents sont là-dedans
- Peut-être mais tourner comme un lion en cage ne changera rien.
A ce moment-là, la porte de la chambre de Bella s'ouvrit sur son père. Il semblait avoir les yeux rougis. Je paniquai encore plus en observant cela. Je me levai de nouveau et allait à sa rencontre. Je fus rejoint par Rose, Alice et Emmett. Nous quémandions tous de nos yeux des nouvelles.
- Elle s'est endormie…
- Comment va-t-elle ?
Le père de Bella planta son regard dans celui de Rosalie. Etait-ce parce que c'était elle qui avait posé la question ou alors pour éviter mon regard, je l'ignorai totalement.
- Elle est encore très fatiguée, je ne pense pas qu'elle puisse recevoir d'autres visites aujourd'hui.
Il avait appuyé ces dernières paroles en dardant son regard au mien. Il me fallut quelques secondes pour accuser le coup. Je voulais tellement la voir, c'était quelque chose de viscérale. Etre loin une nuit de plus s'apparentait à une torture. Je sentis la grosse main de mon frère se poser sur mon épaule. Je sortis alors de mes pensées afin de croiser son regard.
- Je raccompagne Rosalie et Alice, tu veux que je te ramène ?
- Non… Je crois que je préfère… Je vais marcher…
- Ok comme tu veux. On se retrouve à l'appart'
- Ouais d'accord… A plus tard
Quelques secondes plus tard, je me retrouvai seul à seul avec Charlie.
- Rentre chez toi Edward
- Je veux la voir
- Elle n'est pas prête à affronter tout ça. Elle est sortie du coma il y a seulement quelques heures… Laisse-lui le temps de digérer le choc que la nouvelle lui a procuré.
- Dîtes moi qu'elle va bien, c'est tout ce que je désire.
- Je mentirai si je disais ça… Rentre chez toi, tu as besoin de repos, demain elle y verra plus clair dans ses émotions.
Le Chef Swan ne semblait pas en colère. Il était juste attristé pour sa fille… et pour moi. Résigné, je baissai la tête et tournai les talons en direction de l'ascenseur. J'appuyai sur les boutons, fixant le vide en attendant que les portes ne s'ouvrent. Une fois à l'intérieur, j'appuyai sur le bouton du rez de chaussée et plaquai mon corps contre la paroi froide de l'appareil. Je basculai ma tête en arrière et laissait échapper quelques larmes. Lorsque le « bip » retentit et que les portes s'ouvrirent, je marchai tel un pantin tiré par des ficelles jusqu'à la sortie. L'air frais me fit du bien au visage. Je me mis alors à marcher à travers la ville, sans but précis. Je ne voulais pas rentrer tout de suite. J'errai dans les rues, passant devant les vitrines des magasins qui commençaient à s'illuminer alors que la nuit commençait à tomber. Soudain, mes yeux s'arrêtèrent devant un petit magasin de puériculture. Je m'approchai de la vitrine et observait les doudous ainsi que les petits vêtements qui s'y trouvaient. Quelques secondes plus tard, un couple sortit du magasin main dans la main. La jeune femme semblait être dans un état avancée de sa grossesse et tout à coup je me rendis compte que je ne pourrais jamais faire ça avec Bella. Toucher son ventre rond, sentir les petits mouvements de notre bébé à travers la paroi de son abdomen. On nous avait volé ce bonheur auquel nous n'avions pas eu le temps de goûter. Et tout cela me faisait incroyablement mal. Et soudain, j'imaginais sans peine la douleur que ressentais Bella à cet instant. Elle avait été seule à l'annonce de la nouvelle de la perte de notre bébé. Elle avait dû encaisser, seule, le choc d'apprendre qu'elle ne pourrait plus jamais en porter. Plus que jamais à cet instant, j'avais besoin de la voir, de la réconforter, lui dire que je serais toujours là pour elle, que quoi qu'il arrive, je l'aimerai toujours, jusqu'à mon dernier souffle.
Je fis alors demi-tour, marchant plus rapidement qu'à l'aller. La nuit était tombée depuis un petit moment déjà et j'imaginais qu'il était tard et que l'heure des visites devait être passée depuis longtemps. Je passai les portes battantes de l'hôpital et m'engouffrai dans l'ascenseur. J'appuyai sur le bouton du troisième étage et regardai défiler les étages sur l'écran digital de l'appareil. Lorsque les portes s'ouvrirent, je passai doucement ma tête pour vérifier qu'aucune infirmière ne trainait dans le coin. Je sortis rapidement et pris le chemin qui menait à la chambre de Bella. Heureusement pour moi, les couloirs étaient vides et silencieux à tel point que je pouvais entendre chaque battement de mon cœur. Lorsque j'arrivai devant la porte, je regardai à droite et à gauche une dernière fois avant d'abaisser la poignée. Je pénétrai dans la pièce aseptisée du bout des pieds. Seul le bruit de la machine contrôlant le rythme cardiaque de Bella venait troubler la quiétude de la chambre. Mes yeux se posèrent immédiatement sur mon ange, allongée, le teint plus blafard que jamais. Je m'approchai doucement du rebord de son lit et observait son visage seulement éclairé par les lumières de la ville qui filtraient par la fenêtre. Sans toucher son visage, je dessinai le contour des cernes qu'elle avait sous les yeux. Malgré tout, plus je la regardais et plus je ne pouvais m'empêcher de me dire que c'était la plus belle femme qu'il m'ait été donnée de voir. En faisant attention à ses perfusions, je posais délicatement ma main sur la sienne, caressant sa peau du bout des doigts. Elle était toujours aussi douce que dans mon souvenir. Je la sentis frissonner sous ma caresse et j'eus soudain peur d'avoir troublé son sommeil. Je ne voulais pas la réveiller, je voulais seulement être près d'elle. Pourtant, elle bougea un peu la tête et ses yeux s'ouvrirent doucement.
- Hey ! Bonjour…
- 'Jour
Elle cligna des paupières et essaya de se relever doucement. Machinalement je l'aidai et passai ma main autour de ses épaules mais elle eut un mouvement de recul. Elle baissa les yeux en direction de nos doigts liés et dégagea sa main pour remettre son drap en place sur son corps. J'avais l'impression que cela était une manœuvre détournée pour rompre le contact de nos mains entrelacées.
- Quelle heure est-il ?
- Je ne sais pas. Je crois qu'il est tard…
Un silence pesant s'installa entre nous. Je cherchai ses yeux alors que Bella s'appliquait à éviter mon regard.
- Bella, qu'est ce qui se passe ? Regarde-moi…
Alors à votre avis, que va-t-il se passer entre nos deux amoureux maudits ?
Je vous dis à très bientôt pour le découvrir…
Joey
