Chapitre 19: La voie de la vallée

Le lendemain, Ivan affronta douloureusement une autre blessure; le carnet d'archives de maître Hammet sur la vallée secrète de Gaïaé.
Lire l'écriture de son ancien protecteur lui fit de nouveau avoir des larmes brûlantes. Les autres dormaient encore, mais comme c'était
lui qui avait conservé les papiers, il se devait de préparer la "feuille de route" pour les autres. Il saisit la carte qu'il avait dans son sac, un
crayon et traça rapidement l'itinéraire à suivre. On revenait sur Gondowan. Il y'avait peu de villages, ca promettait la belle étoile, mais il
commencait à s'y habituer. Cette occupation l'empêchait de laisser ses pensées s'égarer, ce qui le soulagea. Malheureusement,
l'activité ne lui prit que cinq minutes, et à peine terminée, il sentit de nouveau qu'il allait se remettre à penser à la veille. Il eut un sourire
ironique:
"Pfff! Pourquoi les hommes aiment-ils tant penser à ce qui leur fait mal?"
Il regretta de n'avoir rien emporté à lire lorsqu'il était parti avec les autres. La lecture était un excellent moyen d'évasion.
Alors qu'il rangeait ses affaires, il tomba sur un objet qui ruina toutes ses résolutions d'hier soir, du moins, le failli. Le fameux portrait.
Les larmes lui brûlèrent les yeux et il se dépêcha de le plier et de le ranger tout au fond, car il ne pouvait bien entendu pas se résoudre
à le jeter. Cette feuille contenait un morceau d'âme d'Eléana, et serait sûrement la seule chose qu'il n'aurait jamais d'elle.
Eléana...
Cette fois, c'était fichu, les larmes coulèrent. Il les essuya rageusement du poing. Il n'en avait plus versé depuis la mort d'Hammet et
avait bien l'intention de continuer. Pleurer était un symbole de faiblesse et d'impuissance. Or, il était hors de question qu'il se laisse
abattre. Il termina donc de ranger et alla s'asseoir dans un coin en attendant que les autres se réveillent.
Ce fut Garett qui émergea. Voyant Ivan debout, il ne résista pas:
- Alors, ca va mieux, toi, depuis hier?
- Laisse-moi, Garett...
- T'as une sale gueule. Qu'est-ce qui s'est passé?
- Je ne veux pas en parler.
- Il s'est passé un truc, dit Garett. Ca se voit.
Ivan lâcha un soupir et dit:
- Je me suis fait mettre un râteau, tu es content? Maintenant, va te marrer tout seul et fiche-moi la paix!
Garett soupira:
- Je n'ai pas envie de rigoler...
- Moi, je n'ai pas envie d'en parler.
Garett avait la sensation qu'il y'avait quelque chose de compliqué derrière ca, mais il décida finalement de laisser tomber. Si Ivan
voulait se renfermer sur lui-même, c'était à lui de voir. Il dit enfin:
- Les autres vont bientôt se réveiller, donc, j'espère que tu sais ce que l'on doit faire.
- J'ai jeté un coup d'oeil sur le carnet d'archives de maître Hammet. J'ai préparé un itinéraire.
- Ok, on ira montrer ca aux autres.

Pendant ce temps, Sofia secouait Eléana:
- Il faut se réveiller, il est déjà jour!
- Pff, pas envie...
Cependant, elle se réveilla. Elle avait les yeux tout irrités, tout collés. Elle se rendit compte qu'elle avait des larmes séchés au coin des
yeux. Sofia comprit également:
- Ca va?
- Tout va bien, ne t'en fais pas.
Elle se leva. Elle avait mal à la tête et sa nuit de sommeil n'avait pas été reposante du tout. Pendant ce temps, Pavel se faisait réveiller
de manière très douce par Cylia. Quant à Vlad et Lina, ils étaient tous les deux debout et déjà prêts à l'action. Ils se réunirent tous en un
clin d'oeil. Eléana croisa le regard d'Ivan et son coeur fit une violente embardée, tandis qu'elle détournait la tête. Le jeune homme fit de
même. Il savait qu'il devait faire comme si rien ne s'était passé, mais il avait du mal. La scène était encore trop récente. Mais il ne
devait pas se laisser distraire, ils avaient une quête à mener. Alors, il saisit la carte et dit:
- Selon les indications du carnet, j'ai localisé la cité de Gaïaé à cet endroit, fit-il en montrant la croix qu'il avait griffonée. Donc, on va
traverser toute la plaine du Gondowan, ainsi que la grande forêt, la jungle qui protège la vallée doit se situer logiquement ici (il montra
un autre point qu'il venait d'ajouter), et ensuite, la vallée est cachée, c'est à nous de voir, à partir de ce moment. Peu de villages,
prochaine fois qu'on en trouve un, il va être impératif de prévoir plus de provisions. Par contre, autre difficulté, nous allons passer en
plein territoire Naëk! Or, d'après ce qu'a écrit Lord Hammet, ce n'est pas un peuple très amical...
- Je confirme, fit Eléana. La plupart des Naëks sont d'infâmes pillards et ton maître marchand n'a pas dû les apprécier. Mais
cependant, je sais que certains des clans sont relativement pacifiques et beaucoup maîtrisent la psynergie de Vénus. Nous devrions
pouvoir nous entendre avec eux.
- Espérons-le, fit Vlad, je ne voudrais pas que notre aventure termine de manière trop... brutale...
Garett rit:
- De toute façon les amis, les risques, c'est notre quotidien! Il est temps de foncer et d'aller récupérer le trésor de cette vallée! Vous
êtes d'accord?
Les autres furent enthousiastes, sauf Eléana qui savait ce que signifiait le franchissement de toutes ces étapes, et Ivan, qui était trop
inquiet pour Eléana pour pouvoir se réjouir. Il avait remarqué qu'Eléana ne semblait pas pressée de finir le voyage et il avait
l'impression qu'elle appréhendait grandement la fin de ce dernier.
"Qu'est-ce qu'il y'avait dans cette prophétie?"
Il s'énervait, tandis qu'il cherchait la réponse. Le mieux aurait tout de même été qu'Eléana la lui révéle, mais il savait qu'elle ne le ferait
pas. De toute façon, ils avaient à présent un autre problème:
- La route de Tolbi est sous blocus, dit Cylia, comment atteindre le passage du Gondowan?
- Il n'y a pas besoin de passer par là, intervint Eléana. Quand je suis arrivée à Angara, j'ai réussi en longeant la plage après avoir
traversé un bout de mer sur un bâteau à voile, rappellez-vous. Il doit encore se trouver sur la plage, je ne l'ai pas déplacé, et il était bien
planqué dans une crypte. Après, ca doit être également surveillé de près par le Soleil Noir, mais avec Nathos hors course, peut-être
que...
Elle s'interrompit. Ivan l'observait depuis deux bonnes minutes et cela la perturbait.
- Ce n'est pas une mauvaise idée, fit Cylia, mais je me demande de quel côté on a le plus de chance de tomber sur des patrouilles!
- Je dirai 50-50, fit Ivan. Mais c'est sans compter la route bloquée de Tolbi. Le plan d'Eléana me paraît plus sûr.
- Sinon, on a qu'à voter, proposa Lina.
- C'est le mieux, fit Pavel, parce que passer par le passage, nous pouvons y arriver, j'en suis convaincu. Donc, ceux qui votent pour
tenter de forcer le blocus, levez la main.
Trois mains se dressérent, celles de Vlad, Lina et Pavel.
- Vous êtes en minorité, constata Garett.
- Bon, ok, Eléana, on fera comme tu as dit, déclara Vlad. J'espère que ca va marcher.
Ils se mirent donc en route et marchèrent le long de la plage. L'air frais des embruns leur fouetta le visage; c'était rafraîchissant. Ivan
subissait à présent une véritable torture; de là où il était, il voyait très bien Eléana, qui marchait, ses longs cheveux brun doré au vent,
tout simplement irrésistible dans la lumière matinale. Comment aurait-il pu lui être insensible? Toute cette grâce, cette démarche de
danseuse... Comment ne pas tomber amoureux? Il soupira. Ca ne servait vraiment à rien de lutter. Aurait-il réussi à se libérer même
pour quelques minutes de l'enchantement qu'il serait retombé sous le charme en moins de quelques secondes. Pendant ce temps,
Vlad marchait en compagnie de Lina. Il avait passé un bras autour de sa taille, et de temps à autre, déposait un baiser sur sa joue ou
sur ses lèvres lorsqu'elle les lui tendait. Cela allait faire presque deux ans qu'ils s'étaient mis en couple et il ne le regrettait pas. Lina
avait un fort caractère, mais cela l'amusait, et elle était tellement sensible et attachante... La femme idéale! Et si jolie, avec ses longs
cheveux roux, ses yeux noisettes... Tous les jours, il se réjouissait de la chance qu'il avait de l'avoir...
Par contre, il était désolé pour Ivan. D'après ce qu'il avait compris, tout ne se déroulait pas aussi bien pour son jeune ami qu'il aimait
presque autant qu'un petit frère. Il avait bien remarqué la lueur de souffrance qui brillait dans ses grands yeux violets et cela lui faisait
une peine énorme. Déjà, Ivan devait lourdement porter le deuil d'Hammet, mais si en plus, Eléana lui brisait le coeur, ca n'allait pas du
tout. Vlad connaissait son ami et savait à quel point ce genre de situation pouvait l'affecter. Lui même aurait été incapable de ressentir
autant de choses sans exploser. Il se rappellait le mal qu'il avait eu lors de la perte de son père. Ca avait été l'épreuve la plus dure qu'il
eût affronté, et malheureusement, un prélude à tout le reste...

Sofia, elle, observait elle aussi Eléana. Elle avait bien remarqué les larmes séchées sur les joues de son amie et s'était demandé ce
qui avait pu se passer. Ivan en avait-il rajouté une couche? Non. Il n'était pas assez méchant pour ca. Pourtant, elle avait bien vu que les
deux avaient de nouveau cessé de se parler, mais vu le rythme de la marche, ce n'était pas le moment de faire la conversation. Mais
elle avait de la peine. Elle s'attachait de jour en jour à Eléana, car même si celle-ci avait un caractère impressionnant, elle avait bien
compris qu'Eléana était en réalité une personne très généreuse et désinteressée. Une fille incapable de méchanceté...

Ils traversèrent donc une partie du littoral. Les vagues chantaient sur le sable, les mouettes poussaient de hauts cris. Il n'y avait pas âme
qui vive, c'était rassurant. Enfin, ils atteignirent le village de Circa, au bord de l'eau. Eléana le reconnut pour y avoir séjourné la première
fois. Les amis s'en réjouirent:
- On pourra enfin se dégoter de nouvelles fringues, dit Ivan. Ma tunique est couverte de boue et de sang depuis trois jours, c'est
dégoûtant!
- M'en parles pas, fit Eléana en regardant le piètre état de sa robe.
Les autres étaient tout aussi sales.
- Ca ira mieux quand on se sera changé, c'est sûr, fit Sofia.
Ils allèrent donc en direction des boutiques d'armes et d'armures. Les filles craquèrent toutes pour des robes tissées de plumes de
cygne qui avaient subi un excellent sortilège contre les attaques de feu; l'idéal contre le Soleil Noir. Les coupes et les coloris étaient
variables. Sofia opta pour une turquoise, ample, aux manches longues avec une longue cape violette. L'automne arriva, il était donc
recommandé de prendre de quoi se chauffer au cas où. Celle d'Eléana était plus fine et plus sensuelle; elle moulait la taille de façon
élégante, découvrait ses épaules et avait des découpes ovales sur les longues manches qui laissaient apparaître sa peau dorée; le
tissu était plus léger, mais elle avait pris soin de prendre une cape assorti; le tout était d'un violet clair magnifique qui faisait ressortir la
matité de sa peau et tranchait de façon surprenante avec la couleur de ses yeux... Lorsqu'Ivan la vit paraître ainsi, il ne put s'empêcher
de rougir. Lina prit une robe rose et courte, comme elle en avait l'habitude. Cylia optait pour du blanc. Vlad, Garett, et Pavel prirent des
plastrons solides sur des tuniques d'un vert éclatant. Ivan opta de nouveau pour une tunique violette qui faisait ressortir ses yeux et une
nouvelle cape verte, plus longue que l'ancienne. Lorsqu'ils sortirent de la boutique, ils se sentaient beaucoup mieux. Ils allèrent alors
vers l'auberge qui se nommait "Les délices de Poséïdon".
On y servait une bouillabaisse excellente et épicée, préparée avec les poissons de la région et une bière excellente. Ivan refusa
obstinément d'y toucher; il savait que l'ivresse faisait faire des choses pas toujours correctes aux gens et il craignais plus que tout de se
ridiculiser s'il avait le malheur d'être ivre. Mais Vlad, Garett et Pavel ne semblaient pas du tout s'en inquiéter, tout comme Lina, qui
accepta également de boire un coup. Ce fut presque comique.
- Liiiiiiinaaaaaaaa, je t'aaaaaaaaaaaaaiiiiiiimeuh! chantonna Vlad après avoir vidé plusieurs chopes.
- Oh, Seigneur, gémit Sofia, il est ivre...
- Hips! Ivan -hips! Tu devrais -hips! En prendre une -hips! Ca te ferait -hips! Du bien, mec -hips! disait Garett.
- Pavel, quant à lui, s'était arrêté à deux et il piquait une crise de fou rire avec Cylia en regardant Vlad qui continuait de faire des
déclarations d'amour à Lina qui... s'était subitement endormie sur la table.
Eléana s'éclipsa.
Ivan l'imita.
Sofia et Cylia continuèrent de surveiller les idiots qui avaient trop bu.

Lorsqu'Ivan emprunta la porte de derrière sous les conseils de l'aubergiste pour s'aérer, il trouva donc Eléana, qui paraissait méditer. Il
ne voulait pas lui parler en privé, pas encore. Ce qui s'était passé entre eux avait laissé des traces. Mais elle ne lui laissa pas le choix:
- Ils sont toujours pompettes?
- On dirait, oui...
- Pff! Comment peut-on boire cette saleté... J'ai essayé une fois, j'avais mal à la tête le lendemain.
Ivan ne put s'empêcher d'avoir un petit rire, malgré sa gêne. Eléana dit enfin:
- Je suis autorisée à te reparler, alors?
- Je ne te l'ai pas défendu.
Ils parvinrent enfin à se regarder. Cette fois, ils restèrent éloignés l'un de l'autre. Elle dit enfin:
- Je suis désolée de t'avoir blessé. Je sais que ca ne change rien, mais j'espère que tu sais que je ne fais pas ca pour le plaisir de te
faire mal... enfin...
- Je ne peux pas t'en vouloir d'avoir été honnête, répondit Ivan d'un voix douce.
Curieusement, il retrouvait une certaine sérénité, malgré la barrière infranchissable entre eux. Il ajouta:
- Je sais que tu ne m'as pas tout dit, mais tu ne m'as pas menti, et c'est déjà bien. Je sais que je peux te faire confiance. Et c'est tout ce
qui compte au final.
Enfin, il arrivait à lui dire ce qu'il voulait. La décision qu'il avait prise. Enfin, il eut le courage de dire:
- Mais Eléana... Je n'ai pas l'intention d'en rester là.
Elle le regarda et il vit avec soulagement qu'elle ne se mettait pas en colère. Elle répondit simplement:
- Je le sais bien. Et c'est ton droit.
Ivan la regarda et dit:
- Un jour ou l'autre, tu devras tout me dire. Je ne t'y contraindrai pas, mais tu sais que tu ne pourras pas garder le secret jusqu'au bout.
Pas avec moi, en tout cas.
Eléana le regarda, le coeur battant. Elle savait qu'il avait raison, mais savait qu'elle ne pouvait pas encore s'ouvrir à ce point. Et surtout,
elle savait que cette révélation provoquerait des dommages irréversibles.
- Alors, tu me laisses du temps?
- Autant qu'il t'en faudra, se contenta-t-il de répondre.
- Et... en attendant?
- De quoi?
- Tu as l'intention de... m'éviter?
Les mots étaient douloureux dans sa gorge. Ivan eut un sourire gêné, mais il dit enfin:
- Tu sais ce que je ressens pour toi. Mais je peux quand même continuer de veiller sur toi. Quoi qu'il se passe, je serai ton ami, je l'ai
toujours été. Je pensais que tu le savais.
Eléana fut touchée. Elle voyait qu'il souffrait, mais qu'il était capable d'endurer tout, pourvu qu'elle fût heureuse. Il avait compris qu'elle
avait besoin de lui, malgré la distance qu'elle devait maintenir entre eux. Elle s'en voulait pourtant de lui demander autant.
- J'ai besoin d'un ami, oui, murmura-t-elle. Je n'en ai jamais eu autant besoin que maintenant.
Ivan la regarda avec douceur. Une partie de lui souffrait, mais cette souffrance était amoindrie. Amoindrie par le désir qui dépassait
son envie d'être aimé; la protéger, et surtout, la soutenir. Elle pourrait toujours compter sur lui, il le savait. Elle ne pouvait pas accepter
son amour, mais il avait compris que l'amitié qu'il lui donnait lui était vitale. Il l'aimait plus que son propre bonheur, il s'en rendait compte
maintenant.
Eléana regarda son ami longuement. Elle n'en revenait toujours pas. Et surtout, elle se rendait compte qu'elle ne l'avait jamais autant
aimé qu'à cet instant.
"Je me demande si je mérite autant..."
Elle s'en voulait d'être égoïste à ce point. De ne pas savoir faire autrement. Elle lui dit:
- Merci... Merci d'être là...
- Je serai toujours là. Toujours.
- Je le sais...
Elle le laissa là et retourna dans la salle.

Le lendemain, les trois garçons et Lina avaient un superbe mal de tête. Sofia les remit sur pieds assez vite:
- Evitez de boire, à l'avenir, nous avons eu de la chance hier soir, mais il ne faudrait pas se faire remarquer!
Vlad soupira:
- C'était une bonne cuite, dit-il. J'en avais besoin, on a vécu vraiment des choses, ces temps-ci...
- Ouais, on se marre pas assez, quand on part à l'aventure, fit Garett.
Pavel soupira:
- J'aurais dû en prendre un peu moins, moi, par contre... Je bois pour le plaisir, pas pour être saoûl... Je la pensais pas si forte...
- Bande de tarés, fit Ivan en pouffant.
- Prochaine fois, Ivan, tu bois avec nous, tu dois être drôle quand t'es saoûl, fit Garett.
- N'y comptez pas!
- Ah oui, suis-je bête, tu aurais trop la trouille que l'alcool te fasse dire une sottise du genre "Eleeeeeeaaaanaaaaaa, je t'ai..."
- La ferme, Garett! cria Sofia.
- Garett, tes vannes sont répététives, trouves-en d'autres, fit Ivan. Oh, pardon, rajouta-t-il en se frappant le front, j'avais oublié que tu as
la mémoire d'un poisson rouge, alors évidemment, tu les oublies...
- Tais-toi minus!
- Calmez-vous tous les deux, on repart! dit Pavel.