Hello ! Désolé pour ce retard, mon week end n'a pas été des plus légers. Je remercie ShaiArg, Guest, Fan annonyme et Pepe64 pour leur rewiew, ça fait super plaisir ! :)

Bon, voila donc la suite et fin, je vous souhaite une bonne lecture, zoubi, and LOVE.


Une vive douleur dans le bas de son dos lui fit ouvrir les yeux. Clignotant des paupières, elle aperçut l'écran de son ordinateur. Elle se releva dans une grimace, la nuque et le dos engourdit. Lisbon s'était endormie sur son bureau, la tête sur des fiches de plaintes. Elle jeta un coup d'œil vers les bureaux de ses agents. Partis. Il devait être tard. Après avoir fini son rapport, elle s'était trouvé des excuses pour ne pas essayer de trouver le courage d'aller voir Jane. Elle en était arrivé à remplir les fiches de plaintes qu'il avait provoqué, et s'était finalement assoupit sur celles-ci. Regardant sa montre, elle soupira 2h30 du matin. Elle réfléchit quelques instants, puis se décida. Un café lui ferait vraiment du bien. Après avoir bu son breuvage sauveur, elle eut pour intention d'aller s'allonger sur son canapé, pour relaxer son dos endolori d'avoir dormir plié en deux. Mais son regard fut attiré par le canapé de son consultant. Elle s'arrêta alors, et souffla lourdement. Après quelques instants d'hésitation, elle prit la direction du grenier une fois de plus.

Arrivé devant la lourde porte, elle frappa timidement, et entra. Il faisait sombre, mais une lampe de chevet allumée sur un carton éclairait un minimum la pièce. Jane était allongé dos à elle sur son matelas de fortune.

« - Jane ? » Il fit semblant de ne pas l'entendre et de s'être assoupi, mais elle savait très bien qu'il feignait le sommeil. Il ne pouvait pas dormir.

- Jane je sais que vous ne dormez pas. Toujours pas de réponse. Ecoutez, je comprends que vous m'en vouliez. Mais, je n'avais pas vraiment le choix. … »

Jane ne bougea pas. Elle souffla, abandonna, et fit demi-tour pour se diriger vers la porte.

« - Je n'ai rien à vous pardonnez Lisbon.

La brune se retourna, pas sûr d'avoir bien entendu Jane parler. Il était toujours dos à elle.

- Pardon ?

- Je ne vous en veux pas Lisbon, lui répondit Jane plus fort en se retournant soudain vers elle et en s'asseyant.

Il avait le visage tendu et fermé. Son teint était d'un gris pâle, et la ride au milieu de ses sourcils était plus marquée que d'habitude, ce qui était souvent le signe chez lui d'une grande lutte intérieur. Il fixait le sol, comme si il avait peur de la regarder dans les yeux.

Vous avez fait ce qu'il fallait, reprit-il d'un ton qu'il voulait ferme. Mais Lisbon décela une faille, comme un tremblement dans ses paroles.

- Jane, je …

- Non, Lisbon, je vous assure que vous excuser encore ne sert à rien,la coupa-t-il d'une voix sourde et douloureuse. Vous avez agi correctement, et je vous remercie même de ne pas m'avoir abandonné, quand bien même j'ai été odieux avec vous et l'équipe toute cette semaine. Vraiment, je … Merci Lisbon, souffla-t-il en levant finalement un regard dévasté vers elle.

Elle acquiesça silencieusement, doutant de sa sincérité. Elle le soupçonnait de lui adresser ses remercîments pour l'épargner des remords et de la culpabilité.

- Vous voulez venir boire un thé ? essaya-t-elle en avançant d'un pas

- Non, non, merci Lisbon. Je … Je préfère rester ici, et dormir un peu.

Elle acquiesça à nouveau, comprenant silencieusement sa demande de rester seul. Elle baissa la tête, mit ses mains dans ses poches, hésita quelque seconde, en se balançant d'un pied sur l'autre.

- Bon, et bien bonne nuit Jane alors … », ajouta-t-elle, avant de faire demi-tour à grand pas.

Elle descendit les marches, soucieuse. Elle arriva à son bureau sans même sans rendre compte, et s'assit dans son canapé. Elle soupira, et son regard tomba sur le dossier qu'elle devait remettre à Wainwright avant demain. Elle se leva, l'attrapa, et partie en direction du bureau de son patron. Elle y entra sans un bruit, dans la pénombre,seul les lumières de la ville éclairaient la pièce d'une lumière jaunâtre. Elle déposa son travail sur la pile déjà présente à coter de l'écran d'ordinateur, puis se retourna pour sortir quand un énorme bruit retentit à l'étage, comme si on s'amusait à taper le sol avec de gros objets lourds.

Fronçant les sourcils, elle courut presque jusqu'à l'escalier qui menait à l'étage supérieur, la main sur son arme.

Arrivé en haut des escaliers, elle tendit l'oreille. Les bruits continuaient, et elle réussit à les situer Ils émettaient du grenier de Jane. Encore plus inquiète, elle dégaina, et se dirigea a pas sûr et rapide jusqu'à la porte du grenier.

Les bruits de l'autre côté de la porte continuaient. Elle se lança alors, et ouvrit la porte d'un grand coup d'épaule, pointant son arme en direction des bruits.

Mais tout ce qu'elle visait, c'était Jane, une chaise en bois à la main, détruisant de rage tout ce qu'il pouvait trouver, dans de grands cris désespéré. Son visage était couvert de larmes, et ses yeux semblaient totalement perdus, comme si il n'était plus vraiment conscient de ses gestes.

Lisbon resta quelque seconde sans bouger devant ce spectacle, totalement bouche bée. Voir Patrick Jane aussi violent était rare, et cela l'effraya légèrement. Elle baissa alors son arme, et l'appela doucement :

« - Jane ?

Mais il ne l'entendait pas. Il ne la voyait pas non plus. Il continuait son massacre du mobilier, s'attaquant maintenant aux cartons remplit de papier, en les faisant voler, par des gestes de rages.

Jane ?! » L'appela-t-elle plus fort, sans plus de succès.

Prenant son courage à deux mains, elle s'approcha de lui, lui attrapa le poignet, pour l'obliger à arrêter son mouvement de destruction.

Lorsqu'il senti la chaleur de la peau de Lisbon sur la sienne, il se tourna vivement vers elle, menaçant. Mais son regard azure rencontra celui émeraude de la jeune femme, et il se figea net, et laissa retomber son bras.

L'agent avait rarement vu son consultant dans un état pareille. Ses yeux exprimaient clairement une douleur indéfinissable, totalement perdu dans un océan de torture. Il la fixa quelque seconde de plus, et fondit en larme.

Ne sachant pas trop comment réagir, Lisbon lui fit lâcher le carton qu'il tenait, et le prit doucement dans ses bras.

Jane se recroquevilla, et vint placer sa tête dans son cou. Ses sanglots redoublèrent, et il s'accrocha fermement à la veste que portait Lisbon. Il tomba à genoux, tout en continuant de s'accrocher à elle, comme si elle était son seul repaire. Comme si, s'il la lâchait, il risquait de tomber dans un océan noir et chaotique. Comme si sa vie en dépendait. Il posa sa tête sur son ventre en la serrant plus fort contre lui.

« - Tout est de ma faute, geignit-il, je les ai tuées … Lisbon, je les ai tuées ….

Il poussa un cri de douleur, comme si il subissait en ce moment même une torture physique insoutenable.

Lisbon passa ses mains dans ses cheveux d'un geste réconfortant. Elle se mit alors à terre elle aussi, et laissa Jane se recroqueviller au sol. Il posa sa tête sur ses genoux et sanglota violement.

Lisbon remit sa main dans ses cheveux, et murmura :

- Chut. Ça va aller. Je suis la Jane. Je suis la … »

Elle ne savait pas trop si c'était approprié, ni si ça le soulagerait, mais après avoir élevé ses trois frères, ses instincts maternelles avaient repris le dessus face à un Jane dans cet état.

Elle continua de passer sa main dans ses cheveux doucement, le berçant légèrement. Les minutes défilèrent. Lisbon n'estima pas le temps passé par terre, à réconforter son consultant, mais cela devait bien revenir à une bonne heure.

Et Jane, toujours agrippé à Lisbon, finit par se calmer. Ses sanglots se firent moins violents, et sa respiration se calma.

Il attrapa finalement sa main, et murmura d'une voix rauque, comme si parler lui demandait un effort surhumain :

« - Restez avec moi.

- Je resterais autant qu'il le faudra Jane. » Lui souffla-t-elle en retour.

Il soupira de soulagement à ces paroles, et relâcha ses muscles. Il sera plus fort sa main.

Quelques minutes plus tard, il commençait à somnoler.

Lisbon soupira.

Elle ne put s'empêcher de se sentir coupable. Le forcer à se souvenir avait rompu brutalement la bulle dans laquelle il se trouvait, et la souffrance avait dû le frapper de plein fouet, lui faisant perdre la raison ce soir. Et tout cela était de sa faute.

Sentant la fatigue la mordre, elle chercha une solution pour allonger Jane sur son matelas.

Elle lui secoua doucement l'épaule et l'appela :

« - Jane ? Jane, levez-vous. Vous ne pouvez pas dormir par terre.»

Il ouvrit brutalement les yeux, regarda autour de lui comme si il était perdu, puis rencontra les yeux de Lisbon. Il se calma, et lui rendit même son sourire lorsqu'elle lui en fit un doucement. Il se laissa guider doucement vers son matelas, et s'y allongeant sous les directives de Lisbon. Elle le recouvrit d'un plaid, et s'apprêtait à s'asseoir sur une chaise plus loin le temps qu'il s'endorme, quand il lui attrapa la main, et l'attira à lui. Elle ne comprit pas tout d'abord, puis saisit qu'il voulait qu'elle dorme avec lui.

Elle buta, et hésita, mais quand elle croisa son regard suppliant et effrayé, elle soupira, et s'allongea a son coter.

Il la recouvrit du plaid, puis elle sentit sa main glisser sur son ventre. Elle frissonna. Il la prit par la taille, et la colla a lui, en nichant son nez dans ses cheveux.

Sa respiration s'apaisa, et il s'endormit très vite. Lisbon repoussa les émotions contradictoires qui lui assaillaient le ventre, et ferma les yeux.

L'odeur de Jane l'envahit, et sa respiration l'emporta. Elle soupira, laissant s'échapper la pression, et le sommeil la prit alors elle aussi très vite.

Lorsqu'elle se réveilla le lendemain matin, Jane était partie, et une tasse de café fumante l'attendait sur la table de fortune disposée devant la fenêtre. Lorsqu'elle se leva pour s'en approcher, elle aperçut un papier posé dessous, avec un seul mot : « Merci ».

La vie reprenait donc son court. C'est ainsi que Jane lui faisait comprendre. Ils ne parleraient jamais de cette nuit, et de la faille que Jane avait laissé voir à Lisbon. Cette faille dans laquelle elle était prête à tomber, et même à sauter pour lui.

Et il l'en remerciait.

FIN


Encore une fois, merci de m'avoir lu ! :) 3