Kiloukou !
Donc voici la suite, petite suite que j'aie écrite très rapidement je dois dire mais la semaine qui arrive va être très difficile pour écrire alors disons que c'est un chapitre transition pour la suite de la fic.
Vous comprendrez en lisant. Je ne prends pas le temps de vous remercier mais sachez que j'apprécie vraiment toutes vos reviews, alors vraiment merci.
Bonne lecture.
Je déteste les hôpitaux. L'odeur, la nourriture, la décoration . . . l'attente.
Je les déteste depuis la guerre du Golfe et la tempête du désert sans doute.
Je sais qu'au jour d'aujourd'hui cela a changé mais comment oublier tous ses cris, toute cette souffrance, tous ce sang.
J'en ai vu défiler des soldats, des jeunes hommes tout justes sortis de l'enfance et depuis ces jours, les hôpitaux sont les seuls lieux qui me rendent nerveux.
Ce que je déteste le plus que tout ? Attendre. Je me sens impuissant, inutile.
J'arpentais une fois de plus les couloirs de l'hôpital avec un café à la main. Café que je n'arrivais même pas à avaler, jusqu'aux portes closes qui menèrent aux salles d'examens. Ces portes qui me séparaient de mon agent dans l'attente de savoir ce qu'il en était.
Puis je retournais dans la salle d'attente où Ziva était là, assise sur une chaise en plastique vert des plus inconfortables. Je la regardais. Elle était nerveuse, pas la peine d'être devin pour savoir que pour elle aussi ces lieux réveillaient en elle des souvenirs impossible à occulter. Sa jambe droite tremblait nerveusement sur le sol alors qu'elle se rongeait les ongles de sa main gauche le regard face à elle. Un regard vide rempli d'inquiétude.
Je ne pus m'empêcher d'émettre un soupire ce qui la fit lever la tête pour me regarder. Et pour éviter qu'elle croie que je ne contrôle pas mes émotions, je me cache derrière mon gobelet de café dont j'avale une gorgée. Petite tentative de diversion mais elle devait l'être car j'ai le sentiment que je dois montrer ma force pour ne pas que mon équipe ne s'ébranle. Que serait une équipe si leur patron s'effondre ? Non ce n'est pas envisageable. Encore des restes de ce que j'aie acquis en tant que Marine et qui m'aide aujourd'hui. Mais je ne suis pas convaincu que mes yeux jouent en ma faveur. La tristesse et l'inquiétude qui m'habitent en ce moment doit se lire en eux.
Mais à quoi bon résister à ce que je ressens.
Je me sens vieillir. Je me sens fatigué.
Je regarde l'heure une fois de plus et trouve finalement place sur une chaise.
Et enfin, après une éternité de presque quatre heures, un médecin d'une cinquantaine d'année, les cheveux grisonnants, fit son apparition. Il avait l'air fatigué. Ou contrarié. En fait, probablement les deux.
Je l'ai rejoint en deux enjambés avant qu'il ne m'atteigne.
« Alors comment va-t-il ? », lui ai-je demandé avant même qu'il eut le temps de se présenter.
Je sentais la présence de Ziva derrière moi mais je restais figé sur le médecin, attendant une fois de plus.
Il se pinça l'arête du nez et se massa l'arrière de la nuque avec une de ses mains, des secondes qui me parurent des heures. Mais j'ai bien vu que c'était parce qu'il était déconcerté.
Puis dans un souffle « Il a une commotion cérébrale et une côte cassée. Comment a-t-il fait pour tenir jusqu'à là, reste un mystère. »
Un mystère pour lui mais pas pour moi. Tony ce cache tellement derrière des masques pour ne pas montrer qui il est vraiment que si ça se trouve il s'était convaincu lui-même qu'il allait bien.
Le docteur continua, « Il y a une complication. »
Bah voyons, pas étonnant avec Tony.
« Quand il s'est réveillé dans la salle d'examen, il ne savait pas qui il était. J'espère que ce n'est que temporaire, un effet secondaire de la commotion cérébrale. Mais dans certains cas, l'amnésie peut être permanente. Nous devrons simplement attendre et voir. Nous allons le garder en observation pour le reste de l'après-midi et pour la nuit mais je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas rentrer demain matin. Cependant il doit rester au calme et il serait mieux qu'il ne reste pas seul pendant deux, trois jours. »
« On peut le voir ? », demandai-je mais qu'on ne me dise pas que je ne puisse pas.
« Bien sûr. Nous l'avons l'installé dans une chambre individuelle pour . . . pour ne pas qu'il soit effrayé et pour qu'il ait un peu d'intimité. Mais je dois vous prévenir, il se peut qu'il ne se souvienne pas de vous. Vous devez y être préparé. »
Je marchais de nouveau dans les couloirs de l'hôpital mais cette fois-ci d'un pas rapide. Je voulais savoir, je voulais le voir par moi-même.
J'ai ouvert la porte doucement de la chambre indiquée par le médecin et je suis entré suivie de Ziva.
Tony était là, allongé sur ce lit. Je me suis mis à avancer lentement jusqu'au ce que je trouve place sur le côté de la tête de lit alors que Ziva prit place au pied du lit.
Je me suis penché vers lui comme je l'avais déjà fait quelques années plus tôt :
« Tony, c'est moi, tu m'entends ? »
Il ouvrit lentement les yeux et tourna la tête vers moi. Ses yeux étaient vitreux et il cligna plusieurs fois les paupières alors qu'il me regardait.
Avant qu'il n'ouvre la bouche, j'ai su. Je l'ai vu dans son regard mais j'attendais pour en être sûr mais il continua de me regarder alors j'ai continué :
« Tony ? C'est moi, Gibbs ! Tu te souviens ? »
« Je vous connais », fut sa réponse.
J'ai serré les dents entre elles de frustration puis j'ai tourné la tête un bref instant pour regarder Ziva qui regardait la scène se jouer devant elle.
Puis j'ai reporté mon attention vers lui qui me regardait toujours.
Que dois-je lui dire ? Oui on se connait, je suis ton patron. Non, il se demanderait pourquoi un patron est à son chevet l'air aussi inquiet. Patron ! Je suis plus que ça tout de même. Mais je ne peux pas lui dire que je suis son ami. Me considérait-il comme ça avant ? Sommes-nous ami ? Ca y est je sais je vais tout simplement lui dire ce que je ressens pour lui.
« Oui, nous sommes partenaires. Je suis Leroy Jethro Gibbs mais tu m'appelles Gibbs et voici Ziva, Ziva David, elle travaille avec nous », je désignais Ziva du menton en la nommant. Il détourna la tête pour la voir alors qu'elle avançait vers lui avec un sourire un peu gêné.
J'ai toujours ressentis comme une sorte de tension entre eux deux. Je ne sais pas vraiment ce qu'il en est, ce que c'est, pas vraiment de ce qu'il en sort non plus, mais je sais qu'elle existe et qu'elle s'est installée au fil des années même si elle ne devrait pas l'être. Pas entre collègue. Je sais comment ce genre d'histoire peut entraver le travail par la suite si ça ne se fini pas comme on le désirait.
Quoiqu'il en soit, je regardais Tony pour voir sa réaction. Et un sourire fatigué mais charmeur malgré tout apparut sur son visage.
Ça m'a fait légèrement sourire, un court instant cependant.
« Euh salut, ravie de vous rencontrer », lui dit-il finalement. Sa voix n'était que murmure à présent. Il ne se rappelait pas d'elle et en plus il la vouvoyait comme une étrangère. C'était dur à entendre.
« Salut Tony ! Comment te sens-tu ? » Répondit-elle pour cacher sa peine.
Et pour réponse Tony se mit à bailler. Le silence planait dans l'air à présent. Un silence gênant. Mais aucun mot ne put sortir de ma bouche, de Ziva non plus apparemment. Tony ferma finalement les yeux. Je ne sais pas si c'était par fatigue ou non, mais la tension était palpable dans la chambre alors il a du tout simplement vouloir nous quitter.
« Ok, repose-toi maintenant. Nous reviendrons demain », lui dis-je.
Il rouvrit les yeux, du moins j'ai pu entrevoir ses pupilles et il acquiesça d'un hochement de tête qu'il avait entendu avant de refermer les yeux.
J'ai quitté la pièce, un sentiment de vide dans mon cœur.
Voili voilou. Du Tibbs, et encore du Tibbs en perspective^^
