Kiloukoukou !

*se racle la gorge avant de s'engager dans une annonce répondant à l'ensemble des revieweuses »

Alors, alors ! Voilà, y a un truc que je ne comprends pas.

Je fais une petite fic toute en finesse, remplie de Tibbs, sans TBC, enfin mis à part la toute petite amnésie dont est victime Tony mais c'est tout, ah et oui la petite côte cassée, rien de grave donc, sans super gros méchant, à part, encore une fois, celui du début qui, par sa faute Tony se retrouve dans cette situation, mais, bah oui y a un mais, super Gibbs l'a envoyé dans un autre monde dont je n'ai pas l'attention de le faire revenir, oui le spirituel je le laisse aux autres, et qu'est-ce que je reçois en retour ? Des menaces, oui oui, à coup de bazooka, de hache tranchante, de serrage de bras faisant limite un point de compression à la Ziva, de hurlement . . .

*soupire et sourit aux anges*

Ah merci ! Je suis vraiment touchée de toute cette attention. Mais j'avoue que j'aie un peu peur alors je vous poste la suite tant attendue et accepte les petites étreintes offertes avant d'aller rejoindre les douces rêveuses aux pays des Bizounours en revoyant toute notre petite troupe autour de Mark Harmon pour sa récompense sur le Walk of Fame.

*s'installe sur son petit nuage et commence son voyage*

A bientôt les amis et bonne lecture, et mention spéciale à Lili ma petite béta pour cette fic à présent.

Merci miss.


Je me retrouvais seul de nouveau.

Seul assis au fond de la salle de la cafétéria de l'hôpital, dans le dernier coin, à regarder les gens défiler devant moi sans les voir tellement je réfléchissais à tout ça.
Comment on aurait pu éviter cela ?

Est-ce que j'avais eu raison de diviser l'équipe pour appréhender le suspect que je savais armé ?

N'aurais-je pas dû demander à Tony de rentrer avec Ducky plutôt que McGee ?

Je l'ai pourtant vu se prendre le coup mais voilà, Tony et ses : « Je vais bien patron, j't'assure. » Il m'avait même répliqué : « Le jour où quelqu'un aura la peau d'un DiNozzo, c'est que je lui aurais passé la bague au doigt ou alors . . ., ça sera toi parce que je suis en train de te parler au lieu récolter les indices. J'y vais patron. Désolé patron. Enfin non, pas désolé patron, désolé. »

Sans m'en rendre compte je me mis à sourire en le revoyant me dire cela alors qu'il partait de mon champs de vision après que je lui aie fait comprendre d'un regard de se mettre au travail.

Mais voilà, je le perdais rapidement en entendant un bruit, un fracas plus précisément. Quelqu'un venait de faire tomber son plateau repas au sol et la triste vérité revenait me frapper en plein visage.

J'avais sollicité Ziva, juste après notre visite à Tony, pour qu'elle rentre au NCIS en lui disant qu'il fallait qu'elle rende son rapport d'enquête sur la dernière affaire pour qu'on puisse clore le dossier. Mais en réalité, rien ne servait de rester à deux dans le bled le plus pourri des States à ruminer.

Je me demandais même si cet hôpital avait le droit de se nommer ainsi. Ils ne disposaient pas des dernières technologies médicales, ils n'avaient pas de scanner ou d'IRM, tout juste de quoi faire des opérations d'urgences et toutes personnes ayant besoin de soins à long terme ou opérations dites "à risque" se faisaient transférer dans un autre hôpital. C'est pour cela que le médecin m'avait prévenu que si dans quelques jours il n'y avait pas d'amélioration au niveau de la mémoire, qu'il serait préférable d'aller voir un neurologue. Neurologue, qui bien entendu, n'existait pas ici.

Quoiqu'il en soit, Ziva avait donc quitté la ville non sans un pincement au cœur avec une voiture banalisée que les autorités locales nous avaient gracieusement prêté.

Je fermais un instant les yeux, fatigué.

Oui, j'étais fatigué, même épuisé de tout ça.

Moi aussi j'avais perdu la mémoire après l'explosion sur le paquebot, mais j'avais juste fait un bond en arrière. Je me souvenais de mon enfance, de ma famille, de mes proches . . . lui rien apparemment. Le vide le plus complet.

Etait-ce réellement possible ?

Je rouvrais les yeux pour ouvrir le dossier posé sur la table. Après tout, moi aussi j'avais un rapport à remplir pour le directeur.

La paperasse ! Sûrement la seule chose que je déteste dans mon travail mais je ne le dirais jamais car c'est la continuité d'une bonne enquête. Mais, dans cette situation, ça devient plus une échappatoire à toutes sortes de pensées, quoique !


Trois heures plus tard, un rapport complet et détaillé mit en page, un semblant de repas dans l'estomac et les nerfs à vifs à cause du manque de caféine - le café étant toujours aussi imbuvable en ces lieux - je faisais de nouveau mon chemin vers la chambre de mon agent avant d'aller trouver un peu de repos pour la nuit.

Je suis rentré sans frapper comme à l'accoutumé, mais beaucoup plus discrètement que j'en avais l'habitude. Je ne voulais pas risquer de le réveiller s'il dormait. Et c'était le cas, du moins c'est ce que je croyais jusqu'à ce qu'il tourne la tête vers moi en ouvrant les yeux.
Je me redressais légèrement soulagé de le voir plus en forme que dans la matinée et aussi dans l'espoir que peut-être . . .

« Re-bonjour », me dit-il alors avec un léger sourire amical, « je croyais que vous reveniez que demain. »

Bon ben sur le coup c'était loupé, il me vouvoyait encore.

Le seul agent avec qui j'avais naturellement créé un lien quasi immédiat, non, en fait dès le premier regard je dois dire, et le seul avec qui j'avais trouvé tout aussi naturel de se tutoyer, me vouvoyait comme, . . . comme agrh !

« Je voulais m'assurer que ça allait et que tu n'avais besoins de rien ? »

Il se redressa sur ses oreillers pour trouver une position assise en grimaçant légèrement sûrement à cause de sa côte cassée et me répondit ensuite.

« Nan ça va, du moins je crois. Où est, euh Tiva, euh non, Ziva ? »

Et voilà que je soupirais encore une fois sans que je le veuille.

« Elle est rentrée », pourquoi donner plus de détails ?

« Oh ! D'accord. »

Mouais.

Sentait-il ma gêne ou était-il lui-même gêné ? Sûrement un peu des deux.

Me voyait-il vraiment comme un étranger ou essayait-il de me faire confiance malgré tout ?

Je trouvais donc place sur le fauteuil à côté de lui par la suite ne voulant pas vraiment le quitter. Je ne sais pas, être sans mémoire, ne pas savoir qui on est, qui sont les autres, on doit se sentir seul alors je restais un petit moment de plus. De toute façon je n'avais rien à faire à part peut-être à leur apprendre à faire du café, avec du café.

« Gibbs c'est ça ? »

« C'est ça. »

Moi, qui en temps normal, ne dis pas grand-chose parce que je n'aie rien à dire si ce n'est les choses essentielles, là je ne trouvais rien à dire parce que je ne savais pas quoi dire.

Aller fais un effort Gibbs, c'est Tony ce n'est pas n'importe qui.

« T'es sûr que tu n'as besoin de rien ? Je peux aller te chercher un truc à manger au distributeur ou des magazines ? »

Il me regarda un instant en fronçant les sourcils puis détourna le regard comme pour réfléchir. Je le regardais donc fixement.

Aurait-il eu un flash ? Un souvenir ?

Puis il me regarda de nouveau.

« J'aime quoi comme sorte de lecture ? J'aime vraiment lire ? »

Fais-toi une raison mon vieux, ton agent est complètement amnésique.

Peut-être que je devrais utiliser la manière forte en lui caressant l'arrière de la tête du slap de sa vie ? Non, non calme-toi, calme-toi. S'il te sent nerveux, il le sera et te rejettera. Reste zen !

« Lire non, mais regarder les images des magazines pour adultes oui », lui répondis-je en souriant, car c'était la stricte vérité.

Et ça eu pour effet de le faire sourire aussi.

Que c'est bon de le voir sourire ! Le même sourire qu'avant, sur mon Tony.

Puis ce fût le silence de nouveau.

Nous nous sommes alors relayés à regarder le plafond, nos pieds, lui puis moi enfin tous ce qui était pratique jusqu'à ce qu'il allume la télévision en mettant un bras replié derrière sa tête, décontracté.

J'en ai profité, je me suis levé.

« Bon ben j'y vais. Demain, une longue route nous attend », oui dans tous les sens du terme, « je viens te chercher à la première heure, tache de te reposer. »

« Ok. »

Et j'ai commencé mon chemin jusqu'à la porte que j'aie ouverte prêt à partir juste au moment où il m'interpellait.

« Gibbs ? »

Je me suis tourné m'attendant à tout sauf à ça.

« C'est quoi mon vrai prénom ? »

Oui, vraiment désespérant.

« Anthony DiNozzo Junior »

Il a plissé les yeux l'air songeur sûrement en y pensant.

« C'est ce que le médecin m'avait dit mais je n'étais pas sûr qu'il m'ait dit la vérité »

« Pourquoi t'aurait-il menti ? »

« Mouai, je ne sais pas. J'suis italien alors ? »

« Seulement d'origine, tu es né aux Etats-Unis. »

Cela semblait lui convenir puisqu'il reporta son attention sur la télé face à lui.

« A demain Gibbs. »

Et cette fois-ci j'ai quitté la chambre. J'ai pris le soin de refermer la porte derrière moi et j'ai serré les poings de rage d'être dans cette situation.

D'avoir mon agent face à moi sans qu'il le soit.

De voir Tony sans le reconnaitre.

De répondre à des questions que je ne suis même pas sûr de connaître la réponse, ou de lui faire rappeller des souvenirs qu'il préférait sans doute oublier pour de bon, car je sais pertinemment que ce n'est que le début de sa découverte et de sa curiosité.

Oui, quatre heures de routes nous attendent demain et ça sera sans doute les quatre heures les plus longues de ma vie tellement j'appréhendais ses questions.


Bon ben voilou. Je dois dire que ce chapitre ne devait pas y être mais comme j'ai décidé d'allonger ma fic tellement j'ai plaisir à l'écrire, je rentre donc plus dans les détails, en espérant que cela vous procura autant de plaisir que vous avez eu pour les autres chapitres.