Kikou !
Bon ben voilou la suite, merci à toutes pour vos fabuleuses reviews. Elles sont toutes géniales, je vous aimes.
Coco : Oui exactement, ce n'est pas que pauvre Tony dans ce cas là.
DiNozzo-Ncis : Ta review me convient très bien. Puis pour la réaction de Tony, tout n'est pas tout fini.
Guest : Gwen, je me trompe ? En tout cas que de compliments c'est super, c'est moi qui t'adore petite inconnue.
Pline : Aller respire, respire, reste avec nous, j'ai besoin de tes reviews. Regarde j'ai posté la suite.
PBG : J'adore ta review, je suis toute meumeu en la lisant. La conversation dans la voiture risque de durer un peu alors j'espère ne pas te décevoir.
Pucinette : Oh t'as rattrapé ton retard, c'est trop chou. Abby fera bien son apparition mais pas toute de suite. Et sèche tes larmes je n'aime pas quand mes lectrices pleures.
Lili : Oh quelle review. Moi aussi il se souligne bizzar ! Je suis nominée *tape de joie dans ses mains* je suis nominée, hé hé. Tes PS me vont très bien, j'adore le PS3 et la PS3 aussi^^et garde ton doudou il risque de ne pas comprendre qu'il fait partie des fanfictions d'auteurs sadiques )
Bonne lecture.
Je venais de signer le formulaire de sortie que la standardiste m'avait remis, et j'avais rejoins la chambre de Tony. Le médecin avait vérifié son état et tout semblait « normal » avait-il dit.
Normal ? Je n'ai alors pas pu m'empêcher de le regarder en le traitant d'imbécile, sans le dire bien entendu. Tony était avec nous et je ne voulais pas l'inquiéter et l'effrayer en insultant son médecin mais rien n'était normal en cette situation !
Enfin bref, je lui avais donné sa tenue de rechange et maintenant . . . maintenant j'attendais. Encore.
C'est moi où je passe mon temps à attendre depuis ces dernières vingt-quatre heures ?
J'attendais assis sur le lit de la chambre, mon visage enfuit dans mes mains pendant que Tony se changeait dans la salle de bain.
Je ne devrais pas l'être, mais j'étais complétement dépité sûrement à cause de la question posée discrètement au docteur.
« Quelles sont ses chances de récupération ? »
Et il m'avait répondu ce que les médecins répondent toujours dans ces cas-là.
« Nous ne savons pas . . . nous devons attendre et voir. »
Il m'avait encore plus énervé.
La mâchoire crispée, je me levais d'un bon en entendant la poignée de la porte de la salle de bain s'abaisser. Je ne voulais pas que Tony me voit aussi vulnérable et en même temps que la porte s'ouvrait il m'aperçut face à lui, droit et selon toute vraisemblance, sûr de moi.
En résumé, l'image parfaite que les gens ont de moi en général et que j'aime montrer.
Il me regardait timidement comme un enfant égaré tout en ajustant sa veste comme s'il était gêné de la porter alors que moi, je le fixais avec un fin sourire sur mon visage malgré tout.
Il sortit de la salle de bain avec une certaine raideur probablement pour éviter de blesser d'avantage sa côte alors que je le dévisageais toujours. Il portait un simple costume gris avec une chemise blanche de haute couture et sa veste par-dessus. Il n'avait pas mis la cravate, je me dis soudain, que peut-être, il ne se rappelait plus comment on faisait, mais selon toute apparence, j'avais mon Tony face à moi et . . . et il avait l'air d'aller bien.
Il s'arrêta cependant au milieu de la pièce et détourna le regard en soufflant par la bouche comme pour évacuer un stress. Non, il était stressé plus que tout d'aller affronter le monde extérieur et ça se voyait. C'était compréhensible.
Je le regardais cette fois ci avec beaucoup de peine le voyant aussi effrayé.
Je ne savais pas trop quoi faire ou dire, alors je décidais d'avancer vers lui et posa une main sur son épaule pour attirer son attention.
« Aller, rentrons à la maison », lui dis-je une fois que j'avais son regard posé dans le mien.
Puis nous nous sommes dirigés vers la sortie mais il s'arrêta juste avant.
« Gibbs ! Où c'est la maison ? » Me demanda-t-il.
Je roulais des yeux ne m'étant pas vraiment attendu à cette question. Et à vrai dire, je ne savais pas où j'allais le conduire encore. Chez lui ou chez moi ?
« A Washington »lui répondis-je alors. Je prendrais ma décision en route, selon comment notre trajet se passera, et comment il se sentira.
Une chose était sûre cependant, c'est que je n'avais aucunement l'intention de le laisser seul. Je resterais avec lui pendant quelques jours. En fait, le temps qu'il faudra.
La nuit dernière, je n'ai pas vraiment trouvé le sommeil. J'appréhendais l'idée de me retrouver seul avec lui pendant quatre heures de route. Je ne devrais pas mais c'est le cas.
Aussi, je fus étonné par le silence qui envahissait l'habitacle depuis maintenant plus d'une demi-heure.
Je risquais des regards furtifs vers lui de temps en temps pour m'assurer qu'il allait bien et je sentais qu'il faisait de même, sûrement pour ce faire une opinion de moi.
Le médecin m'avait dit de ne pas essayer de le brusquer en lui disant son passé mais de le laisser venir à moi et de répondre simplement à ses questions.
D'accord pas de problème, j'avais trouvé cela complétement normal, mais le problème là, c'était qu'il n'y avait rien.
Pas une question, pas un mot, rien n'avait été dit depuis notre sortie de l'hôpital et je commençais à trouver cela opprimant et déprimant.
Trois quart d'heure maintenant de silence assourdissant. En temps normal jamais je ne me serais plains d'être dans le silence surtout en voiture, mais là ça devenait vraiment . . . vraiment . . . bon ça suffit, ça a assez duré.
Je commençais à ouvrir la bouche pour me mettre à parler mais mon élan fut couper par Tony.
« Alors, vous avez dit que nous étions partenaires ? », me demanda-t-il enfin.
Sa première question. Pourquoi suis-je autant soulagé qu'il l'est posée. Je suis vraiment fatigué je crois.
Je le regardais une fois puis deux avant de reporter mon attention sur la route alors que lui me regardait toujours, attendant ma réponse.
« C'est ce que j'ai dit », pourquoi j'avais dit ça au fait ?
« Donc nous sommes des sortes de flics, détectives ou quelque-chose de ce genre ! »
Ou quelque-chose de ce genre effectivement.
« Nous sommes des fédéraux. »
« Waouh ! De quelle agence ? »
« NCIS. »
« NCI quoi ? C'est quoi ce truc ? »
C'est vraiment du grand n'importe quoi. Lui qui était complétement abasourdi par des personnes qui ne nous connaissaient pas encore, ne se rappelait plus du tout de notre sigle.
Je suis vraiment dans une dimension parallèle. Enfin je préférerais.
« C'est le service d'investigation de la Navy. »
« De la Navy. Je suis un Marine ? »
Je ne pus m'empêcher de secouer la tête de désolation à cette remarque.
« Non pas du tout. Tu es juste un agent. » Un agent très spécial dans tous les sens du terme, « Tu étais flic à l'origine. »
« Oh ! Où ? »
Et merde pourquoi je suis rentré dans les détails ?
« A Periora et ensuite à Baltimore. »
« Pourquoi j'ai rejoins le NCSI si j'étais flic ? »
Et nous y voilà. Je ne vais quand même pas lui dire qu'il a quitté la police à cause de son partenaire ripoux, déjà qu'il a du mal à me faire confiance, puis ça c'était un moment dur pour lui. Non, fais diversion Gibbs.
« NCIS. »
« Pardon ? »
« C'est le NCIS et pas le NCSI. »
« Ah euh ouais, mais ça ne répond pas à ma question. »
Il est coriace. Comme avant, c'est pour ça que je l'avais voulu à l'époque. Et ben voilà, tu l'as ta réponse.
« Parce qu'on s'est rencontré. »
« Sur une enquête je suppose. »
« Exacte. »
« Et vous m'avez proposé un job ! »
« Mmm », ouf je m'en suis bien sorti.
Du coin de l'œil je le voyais tourner la tête du côté de la vitre avec un sourire. Je fronçais les sourcils ne comprenant pas vraiment pourquoi.
« Je dois être sacrément bon alors ! »
Et ben voilà. Tony ne sait plus qui il est, mais je sais que j'ai Tony à côté de moi.
« Je le suis hein ? »
Le meilleur agent que je n'ai jamais eu.
« Tu l'es. »
Puis il reporta son attention sur moi. Je me demandais si je ne regrettais pas le silence.
« Et j'ai un flingue, une insigne et tout ? »
« Boite à gant », lui soulignais-je du menton, là où j'avais déposé ses affaires.
Il se pencha en émettant un léger gémissement par la douleur que lui procurait ce geste et l'ouvrit.
Je l'observais toujours aussi discrètement que possible et le voyais prendre son arme du bout des doigts comme s'il n'en avait jamais pris dans ses mains. Il perdit son sourire à ce moment-là et avait l'air contrarié.
« J'ai déjà tué ? »
Oh mon dieu, pourquoi moi ? En même temps, admets que tu n'aimerais pas que ce soit quelqu'un d'autre qui lui réponde ?
« Seulement parce que tu n'avais pas d'autres choix. »
Il la reposa délicatement pour prendre son badge et son insigne à la place avant de refermer la boite à gant laissant l'arme à l'intérieur. Ce n'était pas vraiment bon signe.
Il se réinstalla ensuite dans son siège le regard posé sur ces derniers. Il les caressait du regard comme pour bien visualiser et admettre la nouvelle puis reporta son attention sur le paysage extérieur en soupirant.
J'allais une fois de plus commencer à parler pour lui remonter le moral mais il se retourna sur moi d'un coup avec de nouveau le sourire.
« Alors dîtes-moi ! Nous travaillons qu'avec Ziva ? »
Ah enfin un sujet qui me convenait. Sans non-dit.
« Non, y a aussi Timothy McGee, l'informaticien de l'équipe. »
« Un geek ! »
« Le meilleur, mais ne lui dit pas que je te l'ai dit ! »
Il se mit à rire à ma remarque et moi à sourire.
Oui, pour la première fois depuis l'incident, je me sentais décontracté avec mon agent, ce qui me poussa à continuer dans mon élan.
« Tu l'appelles le Bleu en général. »
« Il est nouveau ? »
« Depuis huit ans »
« Et je continu à l'appeler le Bleu. Ça ne le gêne pas ? »
Ah bah ça !
« Il sait que tu as un grand respect pour lui. » Dois-je lui dire qu'il lui trouve plein de surnoms aussi ? Non ça reposera McGee un temps.
« Et moi ça fait combien temps que je travaille au NCIS ? »
« Dix ans »
« Dix ! J'suis si vieux que ça ? »
Cette fois-ci je secouais la tête désespéré mais en même temps c'était bon.
Y a qu'un DiNozzo pour avoir de telles questions.
Il regarda de nouveau son badge pour y lire sa date de naissance puis fit une moue ennuyée.
« Mouais. Bon passons. Et sinon, Ziva ? »
« Ça ne fait pas longtemps. C'était un agent de liaison jusqu'à présent. Cinq ans en fait. »
« De liaison ! Avec qui ? »
« Le Mossad. »
« Le Mossad comme le Mossad ? Israël ? Mais ils sont dangereux au Mossad, ce sont des tueurs de sang-froid la plupart du temps, pourquoi elle nous a rejoint ? Elle s'ennuyait là-bas ? Et on peut . . . »
« Ola, du calme. Ziva fait entièrement partie de l'équipe et c'est un excellent agent. Elle a eut la nationalité américaine, et ce n'est plus la tueuse sans cœur qui nous avait rejoins au début, même si elle reste susceptible sur certain point. »
« Oh, et . . . et je m'entends bien avec elle ? Enfin non, en fait je sais que oui, je l'ai vu dans son regard hier. Elle avait l'air vraiment inquiète. Est-ce que elle et moi, enfin tous les deux, non parce que c'est une belle femme et même si je ne me souviens de rien je ne suis pas attiré par vous donc forcément je suis hétéro et je dois dire que quand je l'ai vu. . . Oh ce n'est pas possible qu'il n'y ait rien entre nous. Je suis plutôt beau gosse, non ? Et elle, bah elle, elle est sacrément . . . envoutante, oui c'est ça . . . »
C'est officiel, je regrettais éperdument le silence du début.
Anthony DiNozzo restait Tony en toutes circonstances.
Bon est-ce que ce début de conversation dans la voiture vous plaît-il ?
