Auteur: Emerald, de Emerald-Diamond
Rating: M
Disclaimer: Rien n'est à moi.bla bla bla
Couple: bah...Harry/Draco!
Avertissement: Yaoi-relation homosexuelle, donc âmes homophobes s'abstenir.
J'AI DÉCIDÉ QUE CETTE FIC NE SERAIT PLUS UNE DEATHFIC!
Une semaine s'étaient écoulés depuis l'arrivée d'Harry à la cabane ronde. Une sorte de routine paisible s'y était installée. Lui et Draco se réveillaient vers neuf heures, déjeunaient tranquillement – Des toasts et du jus d'orange pour Draco, un bol de fruits frais pour Harry- , passaient quelques heures dans la bibliothèque où ils dévoraient des ouvrages de toutes sortes, quelquefois tout en parlementant sur différents sujet. Il n'était certes pas facile d'effacer sept années de méchancetés continues en sept jours , mais généralement ils y arrivaient avec une facilité qui en aurait déconcerté plus d'un.
Harry trouvait Draco fascinant. Il avait une opinion sur tout les sujets, il avait cette…aura de grâce qui le poursuivait et qui rendait chaque mouvements, aussi anodins soient-ils, exquis. De plus, sa beauté libre et sauvage, mais en même temps très soignée, qui contrastait avec sa peau marmoréenne n'était pas à négliger dans l'opération. Depuis qu'il était arrivé ici, la vie d'Harry tournait, essentiellement autour de Draco.
Après leur lecture quotidienne - contrairement à Draco, Harry avait préféré les œuvres françaises et s'était plongé dans les contes de capes et d'épées d'Alexandre Dumas ainsi que dans les merveilles et les proses que lui faisait découvrir Edmond Rostand à travers son romanesque personnage de Cyrano de Bergerac. Toutes ses œuvres avaient donné envie à Harry de voir la tour Eiffel. Il avait d'ailleurs confié son rêve à Draco qui avait fait un petit sourire malicieux. - les jeunes hommes partaient souvent en promenade dans la forêt interdite. Draco ne laissait jamais Harry s'y aventurer seul de peur qu'il retourne à Poudlard ou pis encore : qu'il retrouve la source.
Ce matin, Harry s'était réveillé plus tôt-environ 4 ou 5 heures du matin à vue de nez- et, appuyé sur son avant bras, observa Draco à loisir. Il était beau, il l'avait d'ailleurs toujours trouvé beau. Ses cheveux blonds come les blés, qui avant étaient retenus par le gel, ici, tombaient librement de part et d'autre sur son visage. Son menton était volontaire sans être imposant, il était…masculin. Son nez lui, était fin, aristocratique, rectiligne et pourtant, le petit bout rond donnait un air enfantin au visage endormi de Draco. Harry avait gardé les lèvres pour la fin. Elles étaient pleines, purpurines et semblaient si savoureuses… la saveur de l'interdit. Son regard glissa quelques instants le long du cou gracile, essaya de pénétrer l'ouverture des deux ou trois premiers boutons du pyjama de Draco, puis soudain : Arrrrrrrggghhh Draco s'était retourné, toujours endormi.
Ayant fini son observation, Harry se retourna ferma les yeux et tenta de se rendormir après avoir essayé-sans résultats- d'avoir effacé l'image de son nouvel ami si sexy de sa mémoire visuelle. Les images dérivaient sans-cesse dans son esprit : Draco jouant au Quidditch, volant avec grâce et élégance sur son balai, Draco préparant une potion d'un air méticuleux, Draco mangeant une glace au citron à Pré-au-lard, portant la crème glacée à sa bouche, Draco dans un bain…
Une demi-heure plus tard, Harry Potter, le survivant, le vainqueur du grand Lord Noir aussi quelques fois appelé le sauveur, s'endormit d'un sommeil rempli de Draco Malfoy et de canards jaunes en plastique.
Cinq heures plus tard, il fut brusquement réveillé par un Draco Malfoy, aussi excité qu'un gosse de cinq ans le matin de Noel.
-HARRY! YOUHOO…HARRYYY!! RÉVEILLE-TOI!
Ledit Harry ouvrit un œil, puis le referma aussitôt.
-Dracooo…dodo…
-Harry Potter, tu vas tirer ton joli fessier de ce lit, prendre un bon déjeuner et t'habiller. Reprit Draco sur un ton beaucoup plus froid et autoritaire.
-Et pourquoi je ferais cela?
-Parce que, aujourd'hui, je te kidnappe. Je ne peux rien dire de plus, c'est une surprise.
Aussitôt ses paroles dites, un sourire illumina les traits fatigués d'Harry.
En voyant cela, Draco se sentit tout drôle, comme si des petits papillons chatouillaient son estomac.
-Dépêche-toi, nous devons faire vite. Nous avons une longue route à faire.
En deux temps trois mouvements, Harry fut prêt à partir et les deux jeunes hommes prirent la route.
Harry se laissait guider aveuglément par Draco. Il suivait chacun de ses gestes avec attention. Le blond se faufilait aisément à travers les branches et aidait Harry, qui se trouvait être légèrement plus maladroit, mais Draco restait toujours patient, attendait qu'Harry le rejoigne avant de continuer sa route, et le rattrapait toujours à temps quand le brun s'enfargeait dans les racines ou les cailloux sur le sol.
Après trois heures de marche intensive, les deux amis s'arrêtèrent au pied d'un arbre pour pique-niquer et souffler un peu. Ils ne parlaient pas beaucoup et Harry profitait du silence pour observer Draco à la dérobée.
Soudain, un lièvre s'approcha de Draco. Il était tout petit et vraiment mignon. Il ne semblait pas effrayé outre mesure. Il vint se poser sur les jambes de Draco, se calant confortablement contre ses cuisses. Le blond le flatta machinalement, et posa un regard amusé sur Harry, qui regardait la scène bouche ouverte d'un air hébété.
-Il a été blessée pendant la guerre, expliqua-t-il. Je l'ai trouvée près de la source, à l'agonie. J'ai passé trois jours à son chevet pour la soigner et depuis, nous somme amis.
Un sourire tendre s'apposa sur les lèvres de Draco à se souvenir.
-Vous êtes mignons, dit Harry d'un air rêveur.
Draco ôta le petit animal de sur ses cuisses et se leva. Il tendit la main à Harry pour qu'il se relève à son tour.
-Il faut se dépêcher, sinon nous n'arriverons pas à temps.
Et ils marchèrent, encore, encore et encore échangeant parfois quelques paroles inutiles.
Soudain, Draco s'arrêta et fit face à Harry.
-Ferme les yeux.
Le blond prit la main du brun afin de le guider vers sa surprise.
-Sa y est, tu peux les ouvrir.
Harry écouta le Serpentard et ce qu'il vit le découragea au plus haut point : une montagne rocailleuse.
-Euhhh…
-La vue d'en haut est encore plus spectaculaire que celle de la tour Eiffel, crois-moi. Ajouta Draco.
Harry sourit un peu, mais son air découragé resta collé à son visage. Draco ne manqua pas de le remarquer.
-Qu'est ce qu'il y a Harry?
-C'est juste que… si tu veux escalader cela…tu va devoir être très très patient. Je suis encore moins bon en escalade qu'en randonnée.
Le blond sourit avec bienveillance.
-T'inquiètes pas. Tu n'auras pas à grimper.
-Euh…comment je fais alors pour me rendre en haut?
Draco fit un clin d'œil malicieux à Harry et se mit dos à lui.
- Accroche-toi!
-Mais Draco! Je suis bien trop lourd!
Harry ne vit pas Draco rouler des yeux.
-Allez Harry, ne fait pas l'enfant, accroche-toi!
Hésitant, le Survivant passa ses bras autour du cou de Draco et, avant d'entourer la taille de son ami de ses cuisses, murmura à l'intention du blond :
-Attention, je suis un peu plus lourd qu'une valise bien remplie.
Draco ne fit que soupirer en entendant ses paroles.
Quand Harry fut bien accroché, le blond se mit à escalader la montagne avec agilité.
Une dizaine de minutes plus tard, Draco posait Harry au sol. Celui-ci ouvrit les yeux et admira la vue.
-Wow…Draco c'est…magnifique.
-Je sais.
Harry regarda Draco pour le remercier et la vision qu'il contempla à ce moment là s'imprégna à jamais dans son esprit.
Une légère brise soufflait dans les cheveux de Draco, son regard bleu anthracite était sérieux et admirait la vue. Les premiers boutons de sa chemise de lin étaient détachés et le soleil faisait briller sa peau comme si des milliers de petits cristaux y étaient incrustés. Quand Draco posa son regard sur lui, un sourire aussi éblouissant que la vue étira ses lèvres purpurines.
-Je suis heureux que sa te plaise.
Harry, soudainement mu par la curiosité qui le tenaillait depuis son arrivée, posa la question lui brûlait les lèvres.
-Draco… qu'est ce que tu es?
-Quoi?
-Draco, tu n'es pas normal…qu'est ce que tu es? Comment as-tu fais pour gravir une montagne aussi haute en si peu de temps? Et avec moi sur ton dos? Draco…qu'est ce que tu es?
Le jeune homme surpris par la question resta interdit quelques secondes. Puis il prit la parole d'un ton plus sérieux.
-C'est un secret…tu dois me promettre de ne le dire à personne. Même pas à la belette euh…à Weasley ou à Granger
-C'est promis Draco, dit Harry avec ferveur.
-La veille de la dernière bataille, Severus et moi sommes allés chercher un ingrédient nécessaire à la potion de guérison dans la forêt interdite. On a fini par s'écarter du chemin et... on a vu cette source. L'eau avait l'air si bonne, si pure… et l'on mourrait de soif. Alors on a bu. Tout nous a semblé normal, jusqu'au lendemain. Severus et moi étions espions pour l'Ordre et nous nous sommes battus au front. Tout à commencé, quand un mangemort m'a lancé l'Avada Kedavra…Je suis tombé au sol, et quelques instants après, je me suis relevé. Tu vois…Snape et moi, je sommes…immortel. Comprends-tu Harry? Je ne mourrai jamais! Je peux tout faire! Courir plus vite que l'éclair, passer à travers les murs, lire dans l'esprit des gens…Snape et moi communiquons même par télépathie! Tout mes sens sont décuplés! Pour être franc avec toi Harry, je ne sais pas qui de toi ou de moi est le plus vivant.
-Attends…tu as bien dit que tu peux…lire dans l'esprit des gens??
-Oui, mais seulement si je le désire…et sa ne m'arrive pas souvent. Je dois avouer que les pensées du commun des mortels m'ennuient profondément.
-Et sa fonctionne comment?
-C'est un principe relativement complexe…je ne suis pas sur de pouvoir l'expliquer. Sa fonctionne un peu comme les ondes radio. Si je me concentre un peu, je capte les pensées de tout le monde…un peu comme un brouhaha et en me concentrant un peu plus, j'entends les pensées d'une seule personne.
-Et Snape…il a les mêmes pouvoirs que toi?
-Sensiblement. Il a certaines habiletés que j'ai plus développées que lui et vice-versa.
-Mais…pourquoi rester caché?
-Tu sais qu'il reste encore certains mangemorts en liberté…l'un d'entre eux est celui qui m'a lancé l'Avada… il connaît notre secret et il est à notre recherche. Tu comprends Harry que cette immortalité est un atout non-négligeable, si un mangemort était en possession de tous ces pouvoirs, les conséquences pourraient être terribles.
-Je comprends.
Quelques instants passèrent en silence avant qu'Harry ne reprenne la parole.
-Dis Draco…pourquoi es-tu si froid? Je veux dire…physiquement. Quand je t'ai serré la main, on aurait dit que tu l'avais mise dans un bac de glace avant de me la serrer.
-Eh bien, l'immortalité a aussi ses désavantages. Puisque je n'ai pas besoin de manger ni de respirer pour survivre, je n'ai, donc, non plus besoin de chaleur.
-Mais, je vous ai bien vu toi et Snape manger…et tu respires…non?
- Nous mangeons plus par habitude que par nécessité… et il est relativement désagréable de se priver de son sens de l'odorat.
-Oui…j'imagine.
Le soleil commençait à se coucher, et Harry frissonna.
-On devrait y aller, dit Draco. Tu as froid.
-Non non, s'objecta Harry. Je suis bien ici, avec toi.
Oh oui, s'était vrai…Il était bien.
En entendant cette phrase, Draco sentit encore les petits papillons dans son estomac.
Il jeta un coup d'œil à Harry et remarqua qu'il frissonnait toujours. Soudain, il eut une idée.
-Viens Harry, j'ai quelque chose d'autre à te montrer!
Devant l'enthousiasme du blond, Harry se leva, prêt à partir. À peine fut-il debout sur ses pieds qu'il se sentit soulevé dans les airs.
-Draco!
-Accroche-toi bien! Tu vas a-do-rer!
Harry avait l'impression d'être sur l'aile d'un avion. L'air brûlait presque sa peau et fouettait ses yeux tellement qu'il en pleurait.
Soudain, ils s'arrêtèrent.
-Harry? Tu peux descendre maintenant…
Le nommé s'exécuta avec lenteur. Draco remarqua la pâleur de son ami.
-Sa va?
-Mal. Au. Cœur. J'aurai dû fermer les yeux…
-Tiens, assied toi.
Harry suivit le judicieux conseil.
Draco s'était agenouillé en face de lui et lui avait pris la tête en coupe, pour pouvoir mieux observer la pâleur soudaine du garçon.
Harry pouvait sentir le souffle mi-mentholé, mi-sucré de son vis à vis l'envelopper. Il sentait sa tête tourner, son cœur rater un battement sa vision se troubler…
Puis il s'évanouit.
Bon bon...la je crois que l'histoire commence un peu à se mettre en place dans ma tête et je commence à donner le ton que je voulais à l'histoire :-) Emerald est satisfaite. En plus, j'ai fait un long chapitre : D Ce n'est pas digne d'un roman, mais quand même pour une première fic, sa commence à prendre forme non?
J'ai aussi une demande à formuler, je suis à la recherche d'une bêta-lectrice(ou d'un bêta lecteur ). Si vous êtes intéressés, veuillez me contacter par MP,ou me le signialer dans votre review!
Je suis désolée de ne pas avoir répondu aux reviews, mais je vais me rattraper pour ce chapitre promis!
Bizzouxxxxx
xxx-Emerald-xxx
P.S: Joyeuses fêtes à tous!
