Merci pour les reviews ! Et aux lecteurs anonymes également, heureuse que ça plaise ! ;)

Je répondrai aux reviews des enregistrées par MP et je ferai ça sur les pages FF pour les "Guest" =) (Ca fait trop VIP, ce mot ... Oô mdr !)

INCONNU: Huu ... Jane ou John Doe ? Ouais, navrée, j'arrête ... xD En tout cas, merci beaucoup ! Et oui, on devrait se marrer, logiquement ! Enfin, je crois ^^ lol Espérant que la suite te plaise ;)

Je vous laisse tranquille ! Bonne lecture !


°°o°° Je m'interroge °°o°°


Frotter, frotter, frotter …

Voilà à quoi s'adonnait le Capitaine Coureau depuis le début de la matinée et il était bientôt midi. Elle avait eu un peu plus de deux jours de répit suite à son « entretien » avec le Colonel Sheppard et Julie s'était attendue à ce que son supérieur l'ait oubliée, avec toutes les responsabilités qu'il avait … Tout au moins, l'avait-elle espéré.

Malheureusement, son « bourreau » l'avait rappelée à l'ordre au réveil, lui rappelant ainsi son blâme.

Elle devait nettoyer Jumper 1 de fond en comble. Ce maudit vaisseau devait briller et ce maudit Yankee voulait pouvoir se regarder dans les parois … Quitte à y passer la journée complète s'il le fallait, dixit le Yankee en question.

Julie jura intérieurement en repensant au « conseil » que son patron lui avait donné alors qu'il la conduisait au hangar à Jumpers. Le pilote n'était pas le seul à vouloir en faire baver à la Française … Ca, non.

John avait été magnanime –solidarité militaire, sans doute- et lui avait clairement fait comprendre qu'elle avait plutôt intérêt à trouver quelqu'un à qui emprunter des quartiers, une douche en particulier. Coureau n'était pas dupe, ce bon Docteur McKay s'était fait une joie de trafiquer l'arrivée d'eau dans sa salle de bain … Et la jeune femme était persuadée qu'il réservait le même sort à son meilleur ami, Johann, complice de son méfait.

Mais quelle idée ils avaient eu de signer cette saleté de fanfiction ? Johann l'avait prévenue qu'ils en prendraient pour leurs grades et elle devait admettre qu'elle n'était pas déçue …

Frotte, frotte, frotte … J'en ai marre ! J'ai la dalle, en plus !

« Chiotte ! » Pesta Julie en récurant méticuleusement le cockpit. « Saloperie … Saleté de Ricain ! Aucun humour … »

Consciente qu'elle faisait preuve de la plus mauvaise foi dont un être humain était capable, elle repensa à ce que son patron lui avait expliqué -en long, en large et en travers- à propos de cette loi américaine qu'elle trouvait stupide.

Okay, le pilote renommé avait une excuse pour ce que le petit sniper, qu'était Julie, subissait. Mais il y en avait un, cependant …

« Et l'autre pauv' gland, là ! » S'exclama-t-elle, habituée à converser avec elle-même. « Pour qui il se prend ce caribou de mes fesses ? Bouffeur de sirop d'érable à la noix ! »

Alors qu'une légère douleur se faisait ressentir dans le bas de son dos, elle se redressa et oublia son indulgence quant à sa première cible.

« Ils font la paire, j'te jure ! Ah, pour ça, ils s'entendent bien, ces deux mufles ! Bande de pecnots ! »

C'est là que la jeune métisse sentit une présence dans son dos et elle se figea. Pas qu'elle craignît de s'être faite surprendre à parler toute seule. Non, de cela elle en avait l'habitude … Le hic, c'était qu'elle ne vociférait pas dans sa langue maternelle, de par trop de temps passé sur une cité anglophone …

Et Julie pria de tout son être pour ne pas rencontrer celui auquel elle pensait lorsqu'elle se retournerait.

« Tout va bien, Coureau ? » Entendit-elle. Une voix bourrée d'ironie qu'elle reconnut entre mille.

La « Cendrillon » momentanée ferma les yeux, dépitée.

J'ai quand même une vie de merde, il faut avouer …

OoO

Somnifère pour la nuit, bonne idée. La douche le lendemain matin, très mauvaise idée …

John eut une nuit de sommeil sans rêve, à tel point qu'il en avait oublié pourquoi il avait la sensation que ses neurones lui échappaient petit à petit … Malheureusement, ce problème existentiel s'était « durement » rappelé à lui lorsqu'il avait eu l'ingénieuse idée de « prendre ses aises » sous la douche.

Il était loin d'être débarrassé de cette espèce d'obsession qui s'était emparée de lui à la lecture de l'œuvre de l'auteure amatrice qui lui tenait lieu de subordonnée.

Il était foutu …

Pour cette raison, somme toute tout à fait justifiée, il avait débarqué dans les quartiers de Coureau pour la trainer, quasi manu militari, jusqu'au hangar à vaisseaux. John était vraiment mal viré, ce matin …

Suite à cela, l'Américain avait tourné en rond toute la matinée et repensé à ce à quoi il avait réfléchi, la veille au soir. Rodney l'avait bien appelé sur sa radio pour qu'il vienne l'aider au laboratoire mais John lui avait envoyé Carson, et le pauvre médecin réticent quant à la technologie Ancienne n'eut d'autre choix que d'aller servir de cobaye au scientifique.

Mais l'Américain s'en fichait, du moment qu'il pouvait éviter le petit génie … Il lui était impossible de le voir sans affronter l'arrivage d'images perturbantes assaillant son esprit. Le militaire avait donc préféré tourner en rond et réfléchir … Et il avait beaucoup réfléchi. Il lui fallut tout de même pas mal de temps pour finalement se décider. Il savait où la trouver … C'est lui qu'il l'y avait emmenée.

Il avait récupéré son ordinateur portable qui prenait la poussière dans son bureau –John faisait vraiment des efforts avec l'informatique, juré …- et avait foncé au hangar.

Où elle acceptait de l'aider, de bonne grâce, ou elle s'occupait des autres vaisseaux, de tous, sans exception, et elle allait y passer la semaine. Mais Sheppard lui laissait le choix, il était tout de même plus que gentil, il n'y avait pas plus indulgent que lui.

Non, vraiment, les militaires d'Atlantis étaient traités comme des coq en pâtes ...

Il approcha à pas de loup de Jumper 1 à l'entente d'une voix au fort accent français qui beuglait à l'intérieur de l'habitacle.

« Pour ça, ils s'entendent bien, ces deux mufles ! Bande de pecnots ! »

S'accompagnant d'un sourire en coin, teinté d'un sadisme léger, John s'adossa à la paroi avant de surprendre Julie qui l'injuriait, lui et, il en mettrait une main au feu, Rodney.

« Tout va bien, Coureau ? »

Il vit la jeune femme sursauter et ses épaules se raidir. Elle se retourna lentement pour permettre à John d'apercevoir un début de sourire crispé.

« Mon Colonel … Je n'étais pas en train de vous insulter. Ce n'est pas ce que vous croyez … »

« Huhu, et de qui parliez-vous ? » Fit sarcastiquement John.

« François … » Mentit éhontément Julie avant de voir son supérieur lui jeter un regard perplexe. « Hu … Hollande. »

Sheppard se retint d'éclater de rire. Elle le prenait vraiment pour un idiot, persuadée de s'en sortir avec cette parade … assez pathétique, il devait le dire. Les bras croisés, il haussa un sourcil.

« Vous vous fichez de moi ? »

Le Colonel se permit un franc sourire puis décida de se payer joyeusement la tête de son Capitaine.

« C'est drôle, j'étais en vidéoconférence avec Barack Obama avant de venir vous voir et ça avait l'air d'aller ... Et vous, comment va le vôtre ? »

Julie se pinça les lèvres et se traita de tous les noms. Bien sûr que Sheppard savait qui était Hollande, la question ne se posait même pas. Tu pouvais pas trouver un autre nom ? Débile ! Elle grimaça …

Avant d'en revenir aux propos de son supérieur et de sursauter.

« La classe ! Vous avez vraiment vu … » Elle le vit écarquiller les yeux. « Huu … Laissez tomber. »

Se rendant compte que son patron s'était moqué d'elle, la jeune métisse ne se trouva pas l'air très fin, sur le moment.

« Il y a vraiment des jours où vous déconnez sec, Capitaine ... » Emit John, atterré.

La jeune femme grimaça et hocha la tête.

« Bien ! Alors, dites-moi … » Reprit-il en prenant place à l'avant, côté pilote. « Pourquoi tant de haine ? »

« Je ne voulais pas vous manquer de respect, mon Colonel … Mais j'ai horreur du ménage. »

« Mufle, quand même … »

« Navrée, m'sieur. » Fit piteusement Julie, penaude.

John hocha la tête et se pencha sur le cockpit. Julie le vit froncer les sourcils dans une expression pensive et profita de ce répit pour souffler deux secondes, renouant ses tresses qui lui tombaient sur les yeux.

« Le ménage, Capitaine … » La concernée haussa les sourcils.

Kékidit ?

« Vous pouvez vous en débarrasser si vous faites quelque chose pour moi … »

Sautant sur l'occasion comme un chat sur un bol de lait, Julie répliqua du tac-au-tac et sautilla sur place.

« Absolument tout ce que vous voudrez, Monsieur ! Enfin, quand je dis tout … »

Et là, John vit avec une grosse appréhension sa subordonnée s'engager dans un discours interminable.

« … Dans la limite du raisonnable, hu, mon Colonel. Voyez, je ne veux pas vous froisser, mais vous n'êtes pas vraiment mon type … Enfin, je ne dis pas que vous ressemblez à rien. C'est pas du tout, du tout, l'idée … Vous êtes plutôt canon dans votre genre mais … Hu, non, j'y tiens pas trop. Donc, quand je parle de tout, je veux dire … »

Effectivement, John avait eu toutes les raisons de l'univers d'appréhender.

« Coureau. »

« Monsieur ? »

« La ferme. »

Elle opina du chef.

« Oui, mon Colonel. »

Il secoua la tête, cette femme l'épuisait psychologiquement. Tapotant le siège du co-pilote du plat de la main, il lui intima de prendre place à ses côtés.

Ce que fit la jeune femme avec enthousiasme. Son supérieur allait la décharger de sa corvée, elle se fichait de savoir ce qu'elle était censée faire pour cela … Mais Julie ferait ce qu'il voulait pour ne plus avoir à récurer quoi que ce fût.

Elle était même prête à visionner un de ses fichus matchs de Football ou à écouter un morceau de Johnny Cash …

Yep, Julie Coureau écouterait de la Country pour ne pas avoir à faire le ménage.

« Réécrivez-en une. » La voix, au ton confident, la sortit de sa torpeur.

John mit du temps avant de se lancer. Sa subordonnée allait le prendre pour un fou –ou mieux, lui rire au nez- mais le militaire préférait cette option plutôt que de devoir s'imaginer avec Rodney sous une douche à chaque fois qu'il prendrait la sienne … Et ce, tous les matins.

Il voulait relire un de ces trucs -RPS comme disait la Française- et s'il n'avait pas les même réactions que ces derniers jours, cela voudrait dire que sa théorie se fondait. Il était épuisé et seul et, donc, il commençait à délirer. Dans le cas contraire, si l'expérience lui faisait le même effet que la première, il avait du souci à se faire …

« Vous voulez … hu … De quoi ? » Bafouilla Julie, encore stupéfaite.

« Ce truc que vous avez envoyé dans le réseau informatique. Le même truc à cause duquel vous êtes là, en train de briquer mon vaisseau … »

« La fic … »

« Refaites-en une. »

« Que … Hein ? Mais pourquoi ? »

Et ce fut sur l'imitation de la poule qui a trouvé un couteau interprétée par Julie que John referma la passerelle du jumper avant d'occulter le vaisseau.

OoO

Sheppard observait sa subordonnée, assise en tailleur sur une banquette à l'arrière, son ordinateur sur les genoux. La jeune femme se pinçait les lèvres et avait les sourcils froncés, comme en plein effort, signe d'intense réflexion chez la Française.

Cela faisait bien dix minutes qu'elle restait là, comme prostrée.

Il bénissait Elizabeth Weir de lui avoir autorisé cette journée de congé parce que vu comme c'était parti, en voyant la jeune métisse en blocage mental devant l'écran, il allait attendre longtemps avant d'être fixé quant à sa petite … défaillance.

Le point positif était que la jeune femme n'avait fait aucun commentaire désobligeant, ni moquerie, ni sarcasme. Elle avait l'air de trouver la demande du Colonel tout à fait banale … John commençait à vraiment s'interroger sur la santé mentale de certains de ses hommes … Celle-là en particulier.

En attendant …

« Coureau, qu'est-ce que vous faites ? » S'impatienta le pilote.

Il vit sa collègue soupirer bruyamment.

« Dites, je ne voudrais pas faire preuve d'insubordination, mon Colonel, mais d'habitude c'est moi qu'on traite de débile, non ? »

« Capitaine, faites attention. » Fit John, menaçant.

« Non mais quoi ? Sans blague ! Vous connaissez le syndrome de la page blanche ? »

Julie vit son supérieur lever les yeux au ciel. Elle se fit plus agacée.

« Sérieusement, vous débarquer ici après m'avoir demandé de nettoyer votre me … Bazard dans Jumper 1 et vous m'ordonnez d'écrire un slash, comme ça, à brûle pour point … A la zobe ! » Conclut-elle en français.

John grimaça et l'interrogea du regard, elle balaya la question visuelle d'un geste de la main.

« Faites un effort, Capitaine. » Reprit Sheppard. « Vous n'avez pas eu ce problème, l'autre jour … »

« Oui mais on ne m'avait pas forcée ! Là ! C'est venu tout seul, l'inspiration vous savez ce que c'est … »

John arrêta de l'écouter. Bien sûr qu'il savait ce que c'était, il en avait fait l'expérience ces quelques jours. Il avait été très inspiré … Surtout sous la douche. Il secoua vivement la tête et se concentra sur ce que disait sa cinglée de Française. Ces gens-là étaient rares sur Atlantis mais ils se faisaient remarquer …

Le Colonel grimaça ... Lui qui voulait visiter Paris.

J'espère que c'est pas une constante nationale …

« … Sans rire, mon Colonel, je vous jure. Faites pas celui qui comprend pas, quoi ! »

Oups, il l'avait oublié celle-là.

« Ça va, Coureau. Faites ce vous pouvez … Je ne vous demande pas de m'écrire un roman. Vous m'écrivez un petit truc, quelques lignes, un peu comme … Hum … »

Julie vit son patron rougir vivement.

« Le bisou à l'infirmerie, mon Colonel ? » Railla-t-elle avec un sourire goguenard.

« Effacez moi ce sourire, Capitaine, ou vous bossez le 14 Juillet … »

Le sourire de la jeune femme s'évanouit.

« Bon … » Reprit-elle, l'air de rien. « Si vous me disiez pourquoi vous voulez ça. Je saurais peut-être quoi faire … » Elle le vit se mordre la lèvre avant d'esquisser un geste négatif de la tête. « Monsieur, si je garde pour moi cette … demande. Le reste, non plus, ne sortira pas d'ici. »

Après mûre réflexion et convaincu par l'argument, il accéda finalement à la requête. Il lui faisait confiance, elle n'irait pas chanter cela sur la plus haute tour de la cité …

Une fois que John eut finit de lui raconter sa mésaventure depuis la lecture de sa fiction, le sourire de Julie revint mais différent. La jeune métisse semblait radieuse.

Elle avait tout compris …

Son supérieur ne saisissait visiblement pas toute la portée de ce qu'il lui arrivait mais Coureau, si. Elle comprenait parfaitement. Et elle savait exactement quoi faire pour faire rentrer un peu de plomb sous cette tignasse brune.

Julie sourit largement, les yeux bleus pétillants de malice. Enfin quelque chose des plus intéressants sur cette cité ...

OoOoO

TBC ...

OoOoO


Ca plait toujours ? Sinon, dites moi, j'arrête ... lol (ce serait bête, elle est déjà finie ... :p)

Sinon, je pense publier tous les 2 ou 3 jours, je ferai de mon mieux ;)