Du 21 au 23, hop, ça fait 2 jours ;)) Je tiens toujours mes promesses ! lol

Merci, merci pour les reviews ! Ca fait vraiment plaisir ! Bah, oui, on va pas se mentir: ça motive, quand même ;)

Jane Doe: Héhé, mdr ! Contente que ça te plaise toujours =) Et t'inquiète pas, comme je le dis à la fin; Rodney vient après ;)) Mais c'est vrai qu'à la base, je me concentre sur l'évolution des sentiments de Johnny :s Roro arrive au 4 ... A part ça: Amuse toi bien ! :)

Bonne lecture à tous !


°°o°° Je crois que je l'aime °°o°°


Elle avait dû faire appel à Andrea, sa subordonnée et amie originaire de Barcelone, mais Julie Coureau avait ce qu'il fallait en main. L'Espagnole lui avait concocté une petite merveille, et Dieu savait qu'elle était douée …

Le lemon. Tout auteur de fiction Slash se devait de connaitre cette notion. Et le Sergent Sanchez faisait plus que la connaître …

Julie était ravie. Elle n'avait aucune idée de comment réagirait son supérieur mais elle espérait réellement que cela l'aiderait à y voir plus clair. John l'avait laissée sortir du vaisseau, ce midi, et après l'avoir déchargée de sa corvée, il lui avait ordonné de s'atteler à l'écriture.

Coureau avait tout de suite compris. Le petit génie d'Atlantis ne laissait pas son supérieur indifférent. Et la jeune femme était aux anges … Elle espérait seulement que Sheppard s'en rendrait compte avec son aide et, plus particulièrement, que le Docteur McKay serait sur la même longueur d'onde que les deux militaires …

Ouais, bah, c'est pas gagné …

OoO

Il s'était affalé dans le sofa de la salle de repos et tentait de faire fonctionner le lecteur DVD qui avait décidé de faire grève … Son enregistrement de la dernière finale du Superbowl ne passait pas. Dire qu'il enrageait n'était pas qu'une façon de parler.

John s'excitait sur la télécommande lorsqu'il entendit le petit « swich » de la porte d'entrée. Il ignora complètement le nouveau venu et il vit un petit dossier atterrir sur ses genoux.

« Re-bonjour, mon Colonel ! » Entendit-il chantonner.

Coureau. Il est vrai que John n'était pas suffisamment énervé comme cela, c'est vrai qu'il avait besoin d'elle …

« Qu'est-ce que c'est ? » Demanda-t-il.

Il la vit hausser les sourcils.

« Je n'ai pas parlé de vous, ne vous inquiétez pas, j'ai dit que c'était pour moi. » Commença Julie. « J'ai fait une commande après que vous m'ayez libérée et j'ai reçu ça, tout à l'heure. Elle est rapide … »

« Qui ça … ? Non, ne répondez pas à cette question. »

Fronçant les sourcils, intrigués, Sheppard se munit de la chemise marron qu'il avait sur les genoux. Elle ne contenait que deux feuilles de papier. Très bien, la jeune métisse avait fait ce qu'il lui avait demandé et elle avait fait vite … Même si ce n'était pas elle qui en était l'auteure. Il se demandait sérieusement combien de personnes encore, sur cette cité, s'amusaient à écrire sur leurs collègues.

Tout de même, il allait devoir sévir ...

Enfin … Passant rapidement à autre chose, il commença à parcourir le récit sous les yeux pétillants de sa subordonnée. Jetant un œil sur elle, il n'aima pas du tout le regard qu'elle lui lançait. Elle semblait baver sur place … L'Américain comprit pourquoi à la lecture du quatrième paragraphe.

Et il referma la chemise aussi sec en rougissant furieusement.

« C'est quoi encore ce truc, Capitaine ? » S'exclama-t-il.

« C'est pour vous aider à y voir plus clair, mon Colonel. C'est radical, hu ? »

John ferma les yeux en serrant les dents. Et cette dingue qui le regardait avec un sourire niais plaqué sur les lèvres. Il se retenait de lui sauter à la gorge pour l'étrangler.

Oh mon Dieu …

Ces folles furieuses avaient tout bonnement écrit une scène de … Enfin, lui et Rodney étaient en train de … C'était tellement énorme qu'il ne parvenait pas à coller un nom dessus.

Il soupira bruyamment et rouvrit les yeux sur sa perverse de collègue.

« Ça va, Coureau. Laissez tomber. Vous pouvez … y aller. » Il désigna la sortie. « Vous n'avez qu'à … Je ne sais pas. Vous partez, simplement. »

« Vous ne voulez pas en discuter, Monsieur ? »

« Non, Capitaine. Partez, loin ... Très loin ... » Fit John, blasé. « Sur le continent ... Une planète de votre choix ... Je n'en sais rien. Mais loin, surtout. »

Julie pinça les lèvres en haussant un sourcil. Elle le toisa quelques secondes avant d'hausser les épaules. Bien, comme il voudrait … Elle espérait seulement qu'il s'attellerait à une lecture consciencieuse du petit récit très osé. Et elle ne pouvait pas rester pour y veiller …

Il lui donna l'ordre de le quitter et elle se décida d'obtempérer. Elle lui jeta un dernier regard en passant la porte et pouffa bruyamment, une fois arrivée dans le couloir.

John soupira de soulagement.

OoO

« … Le regard plongé dans les yeux bleus qui le fixaient, John pencha la tête et franchit les derniers centimètres qui le séparaient des lèvres de Rodney. Ce dernier ressentit un violent frisson le parcourir tandis qu'une langue taquine caressait ses lèvres … Alors il les entrouvrit, impatient de faire plus ample connaissance avec son ami.

Fouillant amoureusement la bouche de son compagnon, le militaire glissa ses mains sur les fesses rebondies qui l'attendaient sous les reins cambrés du scientifique. Perdu dans un tourbillon d'émotions qui le submergeaient, John le sentit qui déboutonnait son pantalon avant de sentir les doigts habiles du Canadien s'y faufiler.

Il gémit sourdement en se mordant la lèvre alors que Rodney caressait lascivement son érection douloureuse à travers le tissu de son boxer. Le militaire rejeta la tête en arrière, savourant l'attention et … »

Il avait des bouffées de chaleur et il se surprit à passer sa langue sur ses lèvres.

Stop ! Cela n'allait pas. Cela n'allait pas du tout …

« Mais c'est pas vrai … » Gémit John à haute voix.

La sensation familière au creux de ses reins était subitement revenue. Il avait chaud … Très chaud. Le Colonel loucha alors sur son entre-jambes.

Reste tranquille, toi, là-dedans ! Couché !

Il n'aurait jamais dû céder à la tentation de commencer la lecture de ce torchon, une fois sa subordonnée partie. Mais avait-on idée d'écrire des choses pareilles ! L'auteure avait une chance inouïe que Julie ne lui ait pas dévoilé son identité …

Et pourquoi est-ce que cela lui faisait tant d'effet ? Okay, le passage qu'il venait de lire était plutôt sage comparé à ce qui l'attendait, mais tout de même …

Et qu'est-ce que ce serait lorsqu'il attaquerait les choses sérieuses, lorsque leurs doubles littéraires iraient jusqu'au bout ?

John paniqua. C'en était trop … Cela ne s'arrêtait pas et il en voulait plus. Il ne pouvait s'empêcher de s'imaginer à la place de son personnage, dans le réel, gratifiant son meilleur ami de marques d'affection très poussées …

Stimulé par une force invisible, le militaire abandonna la lutte et reprit sa lecture …

Une minute passa, puis deux …

Il ne lisait plus, il voyait et entendait son « ami » gémir sourdement sous ses coups de reins alors qu'il le prenait avec passion. L'Américain se mordait la lèvre inférieure, brûlant.

Et sa main, qui ne tenait pas la fiche de papier, descendit dangereusement …

John sursauta et, envoyant les deux feuilles voler, se releva vivement comme brûlé par le sofa. Fiévreux et les jambes en coton, il se baissa pour les ramasser et les déchira d'un geste brusque. Son esprit se brouillait …

Il avait besoin de faire le point. Gardant précieusement les morceaux de feuilles dans sa main, il retrouva rapidement une terrasse. Il avait besoin d'air … Il devait s'aérer la tête, à défaut de prendre une douche glacée … Dans laquelle il était sûr de laisser sa libido prendre le contrôle.

La douche était devenue sa Némésis.

OoO

Appuyé à la rambarde du balcon, John était parvenu à se calmer, retrouvant ses esprits.

Récapitulons …

Deux de ses subordonnés, deux tarés, s'étaient amusés à le caser avec Rodney McKay dans une fiction écrite. Chose déjà légèrement flippante en soi Sheppard en fit abstraction et se concentra sur le reste.

Il avait lu cette fiction et avait réagi de façon disons … disproportionnée. Puis, un troisième de ses hommes avait réécrit une prose, plutôt osée, et John s'était imaginé, avec enthousiasme, faire l'amour à celui qu'il appelait encore son meilleur ami.

M'ouais, il était mal barré …

Et le pire dans tout cela, c'est que la seule chose qui le dérangeait était que l'objet de ses tourments soit son ami depuis des années … Pas qu'il soit un homme. Et cela lui fit un peu peur.

John n'avait jamais eu de préjugés vis-à-vis de ce genre de relations mais jamais il n'aurait cru qu'il aurait fait partie de l'équation, un jour … Et il ne comprenait réellement pas ce qu'il commençait à ressentir pour son scientifique.

Il l'appréciait, il tenait à lui … Beaucoup, même. C'était son ami, le meilleur qu'il n'ait jamais eu jusqu'ici. Et même s'ils étaient à l'opposé l'un de l'autre, appartenant à deux univers bien distincts, ayant souvent eu des différents –parfois bénins, d'autres fois graves- ils s'étaient toujours très bien entendus, recherchant sans cesse la compagnie de l'autre. Et Sheppard avait toujours su qu'il pouvait compter sur McKay, quoi qu'il arrive, et vice et versa …

Le militaire pouvait avoir la prétention d'affirmer bien connaître le petit génie de cette cité, mieux que quiconque. Le scientifique était quasiment impossible à cerner –tantôt imbuvable, tantôt adorable, égocentrique et égoïste mais loyal et courageux- et John se plaisait à penser qu'il y était parvenu avec succès.

Et il avait beaucoup apprécié les multiples facettes qu'il avait découvertes du Canadien, au fil des années. Il était vrai que certaines l'avaient, à plusieurs reprises, fait craquer … Au sens amical du terme, du moins le pensait-il jusqu'à aujourd'hui.

L'Américain repensa à ce qu'il avait lu, cet écrit composé de moult précisions. Il avait réellement aimé lire ce que sa subordonnée lui avait apporté, inutile de se mentir … Et là, le militaire se rendit compte de quelque chose, dépité …

Il avait envie de vivre ce que son personnage vivait dans la fiction. Lui aussi voulait plonger dans les yeux bleus, assombris de désir, de Rodney pour s'y noyer. Lui aussi voulait sentir la chair chaude de son ami sous ses mains pour la faire réagir. Lui aussi voulait faire courir ses doigts sur les formes voluptueuses du scientifique pour s'émerveiller des frissons qui les parcouraient …

John gémit. Son moi profond se réveillait dans son pantalon.

Oyé, oyé, première nouvelle : Le chef militaire d'Atlantis, hétérosexuel jusqu'au bout de ses cheveux en bataille depuis près de quarante ans, avait envie de son meilleur ami, astrophysicien, un homme …

Et merde …

Il commençait à tomber amoureux de son scientifique … Peut-être même que ce petit quelque chose, qui se manifestait lorsqu'il pensait au Canadien, était tapi au fond de lui depuis un bon bout de temps …

La petite histoire de ses subordonnés n'aurait fait que le réveiller, à défaut de le déclencher.

Et pour la première fois depuis des années, John ressentit une trouille monumentale.

Comment faire, maintenant ?

OoOoO

TBC ...

OoOoO


Johnny a compris … Et Roro, alors ? Il en est où ? Pas de panique, j'ai prévu … Et c'est le prochain !