On est jeudi ! Bon, d'accord il est 1h du mat' mais bon ... xD Enfin bref, comme promis je poste la suite ;)
Merci pour les reviews ! Je suis contente de voir que ça plait :)) Et comme tout le monde est enregistré(e), je raconterai pas ma vie pleine de trous ici ! ;) lol
Amusez-vous bien, bonne lecture !
°°o°° Je suis amoureux °°o°°
Le mess était quasiment vide alors que l'heure du dîner approchait. Sga-9, l'équipe du Capitaine Coureau, était réunie dans le fond de la salle.
« J'ai un problèème-euh ! Je crois bieeen que je t'aime-euh ! » Beuglait Julie en français, se servant de sa bouteille de bière comme micro.
Et le Lieutenant Steinbeck, à qui on avait traduit les paroles de cette chanson, éclata d'un rire tonitruant.
« Ooooh j'ai un problème ! C'est que je t'aime aussiii ! »
Julie ne put poursuivre sa médiocre imitation, elle éclata de rire à son tour et laissa Andrea Sanchez reprendre la parole en s'esclaffant.
« Tu les imagines chanter ça ! » Elle tapa dans ses mains. « ¡ Excelente ! » (1)
« Ja ! Le Colonel Sheppard en train de servir une sérénade à McKay ! Ce serait vraiment mythique ! » S'exclama Johann, entre deux hoquets.
Les deux scientifiques Américain et Anglais de l'équipe les observaient avec un sourire goguenard sur les lèvres. Le Capitaine Coureau n'avait absolument pas respecté sa promesse de garder le silence et s'était empressée de partager sa découverte de l'avant-veille à toute son équipe. Le tout en les faisant jurer de ne pas ébruiter la petite histoire.
Et les Docteurs Sullivan et Peterson s'en donnait à cœur joie, eux aussi. Ils respectaient beaucoup leur chef, mais il leur était tout de même agréable de se moquer de lui de temps en temps.
Les éclats de rire se firent plus discrets et Julie vit son archéologue donner un coup de coude à son collègue physicien. Les deux scientifiques se figèrent, les yeux écarquillés, en louchant derrière l'épaule de Johann qui riait toujours.
Quelqu'un était dans son dos et avait entendu de quoi les fusiller du regard. Ce quelqu'un avait un plateau garni dans les mains. Plateau qu'il déposa sur la table la plus proche.
Le Docteur Sullivan tentait de prévenir Steinbeck qui continuait d'extrapoler sur l'histoire d'amour en vogue de ces derniers jours, lorsqu'il vit un verre d'eau se lever et se déverser sur la tête de l'Allemand dont le rire stoppa net.
La Française, elle, hoqueta sous la surprise. Le silence s'abattit sur la tablée et elle sourit, crispée.
« Docteur McKay, hu … on peut ... hum, faire quelque chose pour vous ? »
On est tous morts …
OoO
Cette histoire de fanfiction commençait lourdement à lui peser. Cela devait bien être la pire chose qu'il lui soit arrivée depuis qu'il avait débarqué dans cette galaxie. Et Dieu savait qu'il en avait vécues, des choses affreuses, ici …
Rodney McKay pestait dans son coin, au laboratoire, en se refaisant le film des évènements du mess dans sa tête. C'était il y a deux heures … Après avoir déchargé son verre d'eau sur la tête de l'équipier de Coureau, il avait quitté le self la tête haute mais, néanmoins, bien humilié.
Il ressassait et il en avait marre.
Il s'était vengé après avoir reçue la fiction de la désormais célèbre Coureau sur son ordinateur. Des douches froides pour le Capitaine Mono-neurone pendant deux mois. (2) Cela lui ferait les pieds.
Cette folle avait osé … Le Canadien grogna. Comment avait-elle pu lui faire une chose pareille ? Okay, ils ne se connaissaient pas plus que cela mais ce n'était pas une raison pour ruiner sa réputation sans aucun scrupule …
De plus, la cerise sur le gâteau, le Colonel Sheppard semblait l'éviter. Oh, ils s'étaient vus pendant un briefing, s'étaient brièvement parlés durant une mission puis s'étaient revus lors d'un débriefing … Mais Rodney avait l'impression que John faisait tout pour ne pas le voir. Ce, depuis maintenant cinq jours. Depuis l'apparition de cette fable sur l'interface atlante …
Et cette dernière donnée était la pire de toutes.
Personne ne pouvait savoir. Comment ces abrutis de militaires avaient-ils pu écrire ça ? Ils n'étaient absolument au courant de rien, alors comment avaient-ils eu cette idée ?
Même Carson Beckett, qui était pourtant son confident depuis leur arrivée sur Atlantis, ne savait pas ce que Rodney ressentait pour son équipier Américain.
Okay, c'était la première fois de sa vie que le scientifique ressentait plus que de l'amitié pour un homme. Il avait déjà eu beaucoup de mal à l'accepter, l'assumer et le reléguer dans un coin de sa tête … Et voilà que ces ersatz d'auteurs s'amusaient à diffamer sur …
McKay s'énervait. Ses doigts commençaient à trembler au-dessus de son clavier alors qu'il tapait tant bien que mal son rapport quant à l'étude d'un artéfact ramené la semaine précédente.
Et John qui l'évitait … Le scientifique se couvrit le visage des deux mains. Il n'allait pas craquer maintenant, ce serait ridicule. Il était plus fort que cela, nondedieu !
Il l'aimait tellement … Et l'idée même de perdre cette amitié, à laquelle Rodney tenait tant, le rendait malade. Sa relation particulière avec le Colonel avait toujours été la seule chose que le scientifique pourrait obtenir du militaire. Il ne savait pas s'il pourrait continuer à vivre sans elle …
Sans l'homme qu'il aimait de loin.
Non, ce serait vraiment invivable. Comment faire ? Il était persuadé que John était mal à l'aise à cause de cette fiction à la noix …Il avait bien remarqué que le pilote avait du mal à le regarder en face lors des réunions … C'était insupportable.
Rodney devait faire quelque chose. N'importe quoi pourvu qu'il retrouve ce que John voulait bien lui donner depuis leur rencontre.
Il irait le voir afin de mettre les choses au clair et Sheppard l'écouterait, qu'il le veuille ou non. Il fallait crever l'abcès, la situation allait finir par devenir ingérable. Mais avant, il lui demanderait de s'occuper sérieusement du cas de ses stupides militaires qui se prenaient pour des écrivains …
OoO
Elle avait besoin de ne plus penser à rien. La situation s'envenimait. Elle l'avait trouvée drôle, pourtant … Son supérieur était venu la voir pour réclamer une deuxième histoire les mettant en scène, lui et le Docteur McKay, et avec cela, l'Américain pensait s'intéresser au Canadien.
C'était vraiment trop tordant …
Seulement, Julie n'avait pas pu s'empêcher de l'ouvrir et voilà que le chef du pôle scientifique les avait entendus, elle et son équipe, se payer leurs fioles à lui et au Colonel …
Elle était foutue.
Coureau arriva en vue de la salle d'entraînement de laquelle elle entendait des bruits de lutte. Elle avait besoin de se défouler un peu avant de mourir entre les mains de son patron et du génie du coin.
Ces deux-là sont de vraies douleurs anales, de toute façon …
Humpf, quand on parlait du loup ... Enfin, d'un des loups.
Elle vit John, au fond de la salle, s'essuyer le front et boire avidement au goulot d'une bouteille d'eau. Elle le détailla et trouva que, effectivement, avec ses vêtements lui collant à la peau, il était plutôt pas mal. Même si elle avait une nette préférence pour l'alien de l'équipe phare, Ronon Dex, et pour le petit génie qui fomentait sans doute un plan diabolique pour l'assassiner.
C'était l'une des raisons pour lesquelles la Française s'était vraiment plu à imaginer les deux hommes dans une situation plus qu'amicale.
En plus d'être canons chacun de leurs côtés, ensemble c'est explosif …
Elle sursauta et sortit de sa torpeur en voyant une main s'agiter sous son nez.
« Mon Colonel … »
« Je vous demandais ce que vous vouliez, Coureau. »
Elle rassembla ses esprits, autant que faire se peut, et répondit à son supérieur.
« Je suis venue décharger un petit trop plein d'énergie … » Elle fronça les sourcils en avisant les cernes sous les yeux de John. « Ne le prenez pas mal, Monsieur, mais vous avez une sale tronche … »
« Merci, Capitaine. » Fit ironiquement le pilote et la concernée grimaça. « Je n'ai pas passé une très bonne nuit. »
« Ah … ? »
« Pas de commentaires et gardez vos questions. » Conclut Sheppard en récupérant son sac de sport.
A l'entente du ton sans appel et coupant du Colonel, visiblement encore mal viré, Julie se tut comme demandé. Elle avait un énorme doute quant à la raison de l'insomnie de l'Américain. Mais inutile d'en rajouter. La Française allait mourir de toute façon, pas besoin d'ajouter la torture au tableau …
Coureau le suivit du regard alors qu'il sortait. Elle le trouvait … Mélancolique.
Son supérieur ne savait visiblement pas comment gérer ce qu'il ressentait et, elle en était certaine, il refusait sans doute catégoriquement d'en parler avec l'homme qui envahissait ses rêves depuis cinq jours …
OoO
Le jet d'eau chaude lui massait agréablement la nuque. Il en avait bien besoin après cet entrainement poussé avec Ronon. Le Satédien n'y était pas allé de main morte et l'avait repoussé dans ses limites. Et John était éreinté.
Il savoura la douce chaleur qui l'enveloppait dans la cabine de douche. Jusqu'ici, il réussit à ne pas associer l'endroit à autre chose … Le temps du combat avec le Pégasien, il était parvenu à se vider la tête et ne pas penser à son Canadien.
Rodney ne le quittait plus depuis qu'il s'était rendu compte qu'il le voulait. C'était devenu ingérable. Sheppard ne savait plus quoi faire. Il évitait son ami depuis des jours et il savait parfaitement que ce dernier l'avait remarqué … Il se doutait qu'il en souffrait, tout comme lui, mais c'était le seul moyen.
McKay était loin de ressentir la même chose que lui, Sheppard en était persuadé. Il devait l'oublier et quoi de plus efficace que de s'en éloigner ?
Mauvaise idée.
Repenser au scientifique et les problèmes qui l'accompagnaient réveilla une partie de son anatomie qui demanda subitement plus d'attention que d'habitude. Mais il ne voulait pas recommencer, il s'était déjà soulagé de cette façon en s'imaginant ailleurs que dans sa main et cela ne l'avait pas aidé.
Au contraire …
Oublie ça, John !
Il arrêta le robinet, sortit de la cabine et s'enroula dans une serviette avant de se sécher.
C'est à ce moment qu'il entendit le coup à sa porte. Il soupira bruyamment.
Qui c'est, encore ? J'espère que c'est important !
Epuisé et lasse, John ne se donna pas la peine de s'enquérir de l'identité du visiteur et, la serviette nouée autour des reins, alla ouvrir de mauvaise grâce.
Le tout en oubliant qu'il n'était pas … présentable.
« Hu … Je vous dérange, là, non ? » Entendit le militaire avant de sursauter en découvrant Rodney sur le pas de sa porte.
Le scientifique avait les yeux baissés et louchait, rouge pivoine, sur …
Sheppard baissa le regard à son tour, se détaillant et jura intérieurement en voyant la bosse conséquente qui déformait la serviette. Il blêmit brusquement et voulut se fondre dans le sol.
« Hum … Ça … Ça va ? » Entendit-il de la voix timide du scientifique qui tentait de faire comme si de rien n'était.
Et comme John ne répondait pas, mortifié, le Canadien répondit bêtement à sa place.
« Vous … hu … avez l'air en forme. » Avant de se rendre compte de la portée de ses paroles.
Je hais ma vie ... Pensèrent-ils de concert.
OoOoO
TBC ...
OoOoO
(1) Vraiment besoin d'une traduction ? Dans la catégorie des mots transparents, y a pas pire.
(2) Surnom que Rodney donne à mon OC dans ma première fic.
Yep, pour mon Roro c'était déjà fait ... J'ai choisi la facilité. Sinon, cette fic aurait duré des plombes ... (Bah, oui, vous le connaissez ... Avec lui, on en était pas sorties et ce pauvre John aurait poireauté longtemps xD)
