Y a quelques petits problèmes sur FFNET chez moi, déjà impossible de publier correctement, pas moyen de poster des reviews et je reçois plus les alertes de mes fics favorites. Je sais pas ce qu'il se passe, bref ... J'ai galéré toute la journée à essayer de faire passer ce chapitre ... Dur :s
Bon, à part ça: J'avais promis pour le week-end, mais avec tout ce bordel, c'est pas évident :s Aujourd'hui, j'ai réussi à "bidouiller" quelque chose ... J'espère que ça marche ^^

Pour continuer à raconter ma vie pleine de trous: j'ai deux petits chats, des mâles, qui passent leur temps à se faire des léchouilles et des papouilles. Bah, je les ai surnommés John et Rodney ... Comme ça, c'est fait ... xD

Bonne lecture ! ;)


°°o°° Je me dévoile °°o°°


John avait l'impression qu'il avait fermé les yeux depuis des heures. En ce début de soirée, qui marquait sans doute la fin de sa vie, le militaire eut des espoirs inhabituels.

Si quelqu'un pouvait l'appeler, à cet instant, pour lui apprendre l'approche d'un vaisseau Ruche –ou des centaines, avec de la chance- de la planète, ou le retour de réplicateurs apparus comme par enchantement dans la salle d'embarquement, ou encore la résurrection miraculeuse d'Acastus Kolya dans un laboratoire …

Tout, et n'importe quoi, pour ne pas avoir à affronter la situation à laquelle il faisait face en ce moment même …

Situation ô combien périlleuse –et John s'y connaissait dans ce domaine- qui se présentait sous la forme d'un scientifique, génie renommé dans deux galaxies, qui le fixait sans trop savoir quoi faire, ses neurones grillés par la vision d'un militaire portant en tout et pour tout une serviette de bain.

Serviette qui ne cachait absolument pas la nature des pensées que le dit militaire devait avoir avant d'ouvrir sa porte.

Les deux hommes étaient restés plantés comme deux ronds de flanc pendant, en réalité, cinq longues minutes.

Deux chefs de départements très important de la cité d'Atlantis, dans la galaxie de Pégase. Deux héros, sans aucun doute responsables de la préservation de la Terre et des deux galaxies connues de l'espèce Terrienne. L'un a passé le test Mensa, c'était un petit surdoué de l'armée et un véritable chef de guerre. Et l'autre devait bien détenir plus de deux doctorats en physique, un véritable génie pas loin de recevoir le prix Nobel si ses travaux pouvaient être divulgués au monde entier …

Ces deux-là n'avaient, pour l'instant, pas franchement l'air de rendre justice à leurs réputations respectives … Un soupir plus que bruyant résonna dans le couloir.

Rodney.

Le Canadien en avait plus qu'assez, il lui était déjà difficile de prendre son courage à deux mains et de foncer vers les quartiers de son équipier pour lui demander des comptes. Si, en plus, c'était pour découvrir ce même équipier quasiment nu et vraiment très en forme avec ceci …

Franchement, John ne l'aidait pas beaucoup. De plus, à rester planté devant lui comme un ficus en attente d'arrosage …

McKay prit une profonde inspiration et se força à relever le regard sur la tête de Sheppard qui avait toujours les yeux fermés, persuadé que ses rêves d'invasions se réaliseraient s'il y pensait très fort.

« Vous … Vous pouvez … aller vous rhabiller ? » Tanta l'astrophysicien pour qui le silence pesant était une torture. « Ça commence à devenir gênant … » Conclut-il d'une petite voix.

L'intervention du Canadien sortit l'Américain de sa torpeur. Il rouvrit enfin les yeux pour tomber sur ceux de son ami qui avait soudainement décrété que le mur derrière John était des plus fascinants …

« Vous voulez quoi, McKay ? » Demanda bêtement le militaire.

Voilà, ils y étaient. Rodney inspira profondément, une fois de plus, et se lança, l'air de rien.

« Il faut qu'on discute, Colonel. Allez enfiler quelque chose, que je puisse entrer. »

Ah, non, tout mais pas ça !

John répondit rapidement, espérant s'en sortir sans trop de casse.

« Je suis fatigué. Ça ne peut pas attendre demain ? »

« C'est important. »

Les deux hommes avaient repris un peu d'aplomb et se fixaient maintenant en chien de faïence. Le militaire soupira, découragé, en voyant le scientifique croiser les bras, têtu comme une mule.

« Rodney, écoutez … »

« Non. Soit vous allez vous rhabiller pour qu'on puisse discuter, soit vous me laissez dehors et je fais un sit-ing devant votre porte jusqu'à demain matin. »

Il se demanda s'il avait bien fait en voyant John grimacer pour le fusiller du regard mais il ne se démonta pas et campa sur sa position.

Le militaire poussa un soupir à fendre une pierre, désespéré. Bien, il n'avait pas le choix, visiblement. Et le pire, c'est qu'il était certain que le scientifique était bien capable de mettre sa menace à exécution et qu'il le retrouverait assis devant sa porte, le lendemain.

Il ne referma pas mais planta là le Canadien avant de rejoindre sa salle de bain. Il savait parfaitement de quoi Rodney voulait discuter mais il avait sincèrement espéré contourner cette confrontation. Apparemment, son ami n'était pas de son avis …

OoO

Rodney opéra un petit exercice de respiration et se força au calme. Exercice appris par Teyla dont le Canadien ne pensait pas se servir un jour … Lui et la méditation étaient séparés de mille lieux.

Bref, McKay tentait de se détendre. Il était terrifié et ne voulait pas le montrer. Il avait sa fierté, tout de même. Et il ne savait pas comment il allait s'y prendre pour aborder le point nodal du problème actuel.

En espérant que John ne fasse pas trop de difficultés …

Il vit l'objet de ses pensées revenir vêtu d'un bas de jogging et d'un t-shirt. Et il semblait avoir … « repris ses esprits ». Effectivement, le jogging tenait une forme tout à fait normale.

Ouf …

Il n'attendit pas que le militaire l'invite et pénétra dans la pièce. Sheppard l'observait, incertain quant à la conduite à suivre, les bras croisés. Il comptait visiblement à ce que son équipier prenne les devants. Puisque c'est lui qui était venu le trouver, après tout …

Une minute passa … Le silence lourd refit son apparition. Rodney ne parvenait pas à ouvrir la bouche, les mots bloqués au fond de sa gorge. Et John vint à son secours, lui rafraichissant bêtement la mémoire.

« Vous vouliez parler, McKay. »

« Oui, je … Ecoutez, ce n'est pas évident, d'accord ? »

Il vit le militaire hausser un sourcil et répliquer avec une mauvaise foi évidente.

« De quoi vous vouliez discuter ? »

« Ça, vous le savez parfaitement. » Rétorqua le scientifique, tentant de garder son sang-froid.

L'Américain haussa les épaules et le Canadien sentit la moutarde lui monter au nez.

« Vous … » Soupir. « Vous m'évitez, Colonel. »

« Je … Quoi ? Mais pas du tout ! » Mentit éhontément John.

« Et je sais que c'est à cause de ce que cette folle a écrit ! »

« Vous racontez n'importe quoi, McKay. Vous vous faites des idées, je vous assure. »

« Ne me prenez pas pour un idiot. J'ai horreur de ça. » Asséna sèchement le scientifique.

Le militaire ferma les yeux et poussa un bruyant soupir en se rendant compte qu'il se ridiculisait plus qu'autre chose. Bien sûr que Rodney avait remarqué son petit manège. Que croyait-il ? A quoi est-ce qu'il s'attendait ?

Il était un militaire, un officier de l'USAF, nondedieu ! Avec tout ce qu'il avait affronté dans cette galaxie et sur cette cité, il pouvait bien faire face à son scientifique, non ?

Allez, John, fais un petit sourire au monstre et réponds lui !

« Excusez-moi, Rodney. »

Le concerné, qui ne s'y attendait pas, le fixa sans savoir comment réagir.

« C'est compliqué … » Poursuivit John. « C'est vrai que ça ne justifie pas mon attitude mais … Disons que cette histoire m'a un peu perturbé et … »

Le scientifique, qui ne comprenait pas où le militaire l'emmenait avec son discours, perdit patience et l'interrompit. Il était fatigué émotionnellement et en avait plus que marre alors il explosa …

« Ce n'est pas de ma faute si vos cinglés de militaire s'amusent à diffamer sur nos vie privées ! » S'écria-t-il avant de baisser d'un ton. « Je ne sais pas comment ces crétins ont pu avoir cette idée … »

« Je sais, McKay … »

Mais ce dernier ne l'entendit pas et poursuivit sans réfléchir, sans se rendre compte de ce qu'il disait. Ses ressentiments, accumulés ces cinq derniers jours, se déversèrent d'eux-mêmes.

« … Mais ils n'avaient pas à faire ça ! Vous auriez dû y faire attention, ce sont vos chiens de garde ! Ils ne sont pas censés savoir que je vous aime et n'avaient pas à extrapoler sur la question pour la rendre publique et ruiner ma réputation ! »

Aussitôt sa tirade terminée, il écarquilla les yeux et rougit violemment. John le fixait, sourcils froncés et bouche entrouverte, sous le choc.

Et Rodney gémit intérieurement.

Oh nooon … merde, merde, merde !

« McKay ? Vous … Quoi ?! »

« Quoi, « quoi » ? » Répondit bêtement le scientifique.

« Qu'est-ce que vous venez de dire ? » Débita lentement le militaire en s'approchant dangereusement de Rodney.

« Je … hu … »

« A l'instant … Répétez ce que vous avez dit. »

Le Canadien se raidit et cru que son cœur allait décider de partir en vacances, sortant brusquement de sa poitrine, et de l'abandonner là, seul face à l'Américain qui n'était plus qu'à quelques centimètres de son visage.

Rodney était purement et simplement tétanisé.

Et il répliqua soudainement, oubliant que sa voix tremblait, trahissant son extrême nervosité.

« J'ai dit … Que vos hommes n'avaient pas à diffamer sur nos vies privées et … Et je n'ai absolument rien dit d'autre ! » S'exclama-t-il en levant les mains.

John planta ses yeux dans les siens et, voyant le sourire qui ne lui disait rien qui vaille, il détourna le regard. Le militaire était loin d'être convaincu et il était foutu …

« Après ça, Rodney … Vous savez de quoi je veux parler. »

Rodney regardait toujours derrière John et haussa les sourcils avant d'aviser ce qui se trouvait sur le mur qu'il observait. Il tenta de détourner lamentablement la conversation.

« Oh, vous … Vous avez un … Un écran plat ? »

OoO

Il m'aime …

John regardait Rodney s'empêtrer dans la seule pirouette qui lui était venue à l'esprit. Il se retenait d'éclater de rire ou se faisait violence pour ne pas lui sauter dessus …

Au choix.

Le militaire s'était fait à l'idée, depuis sa réaction légèrement anormale face à une histoire d'amour le mettant en scène avec son petit génie. Il acceptait doucement, mais sûrement, le fait qu'il soit attiré par son meilleur ami. Et il était prêt à assumer d'avoir des sentiments plus qu'amicaux pour le scientifique.

Il s'était fait à l'idée qu'il tombait progressivement amoureux de son équipier Canadien, masculin … Intelligent, drôle, loyal, séduisant, pulpeux et sexy …

Reconcentre-toi, John !

Il m'aime …

Non, pas ça … Qu'est-ce qu'il te dit, là, tout de suite ?

« Pourquoi je n'en ai pas, moi ? » Poursuivait McKay, inconscient des délires intérieurs de son militaire.

L'astrophysicien louchait toujours sur le mur portant la télévision conséquente, témoin des nombreuses rencontres footballistiques visionnées par John.

« J'en ai fait la demande, Rodney, pas vous. C'est tout. Peut-on en revenir au sujet de départ, s'il vous plaît ? »

Il vit son ami rougir à nouveau.

Trop mignon … La ferme, Sheppard !

« Hu ? » Fit le militaire en se rendant compte qu'il conversait avec lui-même.

« Je … Je vais vous laisser, Colonel. J'ai, hu … Du travail et, hum … »

« Alors, ça, non ! » S'exclama John, ce qui fit sursauter le Canadien.

Le scientifique opéra une sorte de mouvement de retrait, se préparant à détaler vers la sortie. Voyant cela, John lui agrippa le bras et Rodney grimaça. Plus de peur que de douleur, le militaire n'y avait pas été trop fort.

Non, Rodney était seulement terrifié. Le pilote ne voulait vraiment pas lâcher l'affaire et le pauvre scientifique allait y passer.

Sheppard prit une décision. Il lui serait impossible de tirer les vers du nez de ce Canadien de malheur qui, trop buté qu'il était, continuerait de nier éhontément ses propos, pourtant très clairs.

Mis en confiance par l'aveu de son ami, le Colonel décida de prendre les devants. Il ne serait pas repoussé puisque, il en était sûr, l'astrophysicien n'attendait que cela.

Il m'aime …

« Colonel, lâchez m-humpf ! »

Le Colonel susnommé, après l'avoir agrippé par le col de sa veste, venait de plaquer brusquement ses lèvres sur celles du scientifique qui se sentit devenir guimauve sous le toucher.

Mais trop estomaqué par ce geste, dont il prenait enfin conscience, il s'était soudainement raidit, incapable de répondre au baiser …

OoOoO

TBC ...

OoOoO


La prochaine: suite et fin ! ;) A vous de deviner si Lili a eu le courage de sauter le pas ... ;p (Et ne regardez pas le rating bande de tricheuses ! mdr !)