J'aurais voulu venir dans l'après-midi mais j'avais pas internet, j'étais dehors ... :s Enfin bref, je prends cinq minutes pour vous poster la fin pour nos deux chéris (qui a dit emmerdeurs ? Meuh non ! Ils sont pas doués mais quand même ... xD)

Achtung ! Ce chapitre comporte un lemon ... Oui, je l'ai fait ! Est-ce que j'ai réussi ? J'en sais rien ... Vous me direz ça ! ;) Première fois que j'écris un truc pareil O.O lol

Chapitre carrément plus long que les autres, navrée :p Je vous souhaite quand même une bonne lecture !


°°o°° J'aime °°o°°


CLAC !

La paume d'une main qui s'écrase sur sa joue résonna dans les oreilles de John. Il recula après s'être séparé de l'homme qui venait de le gifler et qui le fixait, frimousse fermée. Se frottant la joue, le militaire lut un éclat dans les yeux bleus … John fronça les sourcils, incertain, il voyait …

Quelque chose dans le regard du Canadien le frappait de plein fouet, plus fort que la gifle qu'il venait de se prendre. Un éclat de … douleur ?

Mais … Pourquoi ?

« Rodney, je … »

« Vous vous moquez de moi, c'est ça ? » S'exclama vertement le scientifique, une larme perlant au coin d'un œil.

Le Canadien n'était pas stupide, il savait bien que l'Américain avait clairement entendu son aveu. Mais il n'aurait jamais cru que le militaire puisse se payer sa tête en allant aussi loin. Outre sa souffrance, il était furieux.

Mais John réagit au quart de tour, surpris que le scientifique puisse le soupçonner de ça.

« Rodney, vous me connaissez suffisamment pour ne pas me croire capable d'une telle … bassesse, enfin. »

Le ton blessé adoucit l'astrophysicien qui haussa les sourcils en se mordant la lèvre, mal à l'aise.

« Approchez … » Fit doucement le militaire en tendant une main.

Le regard happé par la bouche de son ami, Rodney obéit en fixant la goutte de sang qui perlait au coin des lèvres de John. Le militaire posa prudemment sa main sur le bras du scientifique alors que celui-ci effleurait la blessure de ses doigts.

Il lui avait légèrement fendu la lèvre inférieure …

« Pardon. » Chuchota le Canadien en déposant sa main libre sur le torse de son ami.

John sourit et, pour toute réponse, lui releva la tête pour replacer ses lèvres où elles étaient quelques minutes plus tôt, enlaçant aussi vite le scientifique qui se détendait.

Le pilote ne forçait pas. Il sentait bien que le génie n'était pas encore tout à fait en confiance, pas encore certain que le Colonel était sincère. Il caressa la joue douce avec son pouce et le dos avec son autre main.

Rodney sentit la langue timide de John effleurer ses lèvres. C'était doux, délicat, tendre … Le scientifique sentait ses défenses s'effriter. Il se sentait fondre de plus en plus sous l'étreinte et ne put s'empêcher d'entrouvrir la bouche.

Le militaire, sentant le changement notable, ne réfléchit pas plus loin et glissa sa langue entre les lèvres qui s'offraient à lui. Langue qui rencontra son homologue, provoquant une décharge qui parcourut le corps des deux porteurs.

Café et chocolat ... John décréta que ces deux saveurs seraient ses préférées.

John ne savait plus où il était. Des images mentales des jours précédents lui revinrent en mémoire alors que Rodney reprenait du poil de la bête et l'embrassait à pleine bouche, les mains fermement agrippées à son cou. Le militaire se souvint de ce dont il avait mainte fois rêvé …

Et il fut fixé sur ce qu'il ressentait. Il voulait le scientifique auprès de lui, tout le temps, toujours … Il ne savait pas combien de temps durerait leur histoire mais il ferait tout pour cela ne s'arrête jamais, de son vivant.

Son petit génie avait entreprit de lui mordiller la lèvre inférieure et John, descendant ses mains sur les hanches pleines, gémit légèrement, considérablement excité. L'astrophysicien savait y faire, aucun doute … Et le pilote en voulut soudainement plus.

Rodney, lui, était déjà loin. Pris dans son désir, qu'il devinait réciproque en sentant l'entre-jambes durcie du militaire contre sa cuisse, il avait glissé ses mains sous le t-shirt noir qu'il s'empressa de retirer en se détachant des lèvres pleines.

John, qui se retrouvait torse nu, haletait en le fixant, le regard sombre. Le scientifique en fut rassuré et sourit. Son pilote avait envie d'aller plus loin et ne semblait pas le moins du monde surpris de son initiative.

Le sourire qui montait jusqu'aux yeux de son propriétaire atteignit l'Américain en plein cœur. S'il doutait encore qu'il l'aimait, l'expression de pur bonheur sur le visage du Canadien l'acheva.

Un froissement de tissu, devant lui, le sortit de sa rêverie. Rodney s'était éloigné et se tenait près du lit, l'observant, dans l'expectative …

OoO

Il était vraiment amoureux. Irrémédiablement. Tellement accro que cela lui tournait la tête.

Et John se prenait cette vérité en pleine face en voyant Rodney se déshabiller près de son lit … Une idée derrière la tête, le petit génie, visiblement.

Déjà ?

Le militaire envoya sa raison promener très loin et se dit que, de toute façon, il ne pourrait pas se retenir très longtemps. Ils pourraient en parler plus tard, se redécouvrir spirituellement, une fois leur faim rassasiée.

Et le scientifique, ne portant plus qu'un caleçon, assis sur son lit, semblait sur la même longueur d'onde que lui. John approcha lentement, sans geste brusque, de peur de briser l'instant qu'il trouvait magique.

C'était comme si le Canadien s'offrait à lui. Ce dernier le regardait comme s'il découvrait la huitième merveille de la Terre et le militaire sentit qu'on lui prenait la main. Il n'avait pas remarqué qu'il avait déjà atteint le lit …

Rodney, malgré les apparences, n'était absolument pas sûr de lui. Il avait agi sous impulsion, stimulé par l'envie plus qu'évidente de John. Il leva la tête et plongea ses yeux bleus dans les prunelles vertes du pilote.

Pilote dont la respiration ne se calma pas, au contraire … Il n'en pouvait plus, la pression était insoutenable. Pression aussi bien sentimentale que physique. Il y en avait un, dans son pantalon, qui ne semblait pas aussi patient que lui …

S'agenouillant, il posa ses mains sur les cuisses nues de son compagnon. Il se pencha et …

« John … »

Oups … Qu'est-ce que j'ai encore fait ?

« Je sais que c'est rapide … » Entendit-il prononcer de la voix timide et rassurante de son scientifique. « … mais ça fait tellement longtemps … » Une main caressa sa joue. « … que j'en ai envie. »

Le militaire sourit franchement. Lui aussi en mourrait d'envie mais lequel des deux allait … ?

« Je veux que tu me fasses l'amour. »

Bon, il avait sa réponse.

L'Américain n'y tint plus et choisit ce qu'il y avait de mieux pour répondre au Canadien. Il captura de nouveau ses lèvres et leurs langues se retrouvèrent pour batailler tendrement. Le basculant avec une lenteur insoutenable sur le lit, John s'allongea sans complexe sur Rodney, savourant le contact de leurs peaux nues.

La tête calée dans le creux de son cou qu'il piqueta de baisers, le militaire gémit en sentant son érection douloureuse se frotter à celle, non moins conséquente, du scientifique.

Scientifique qui n'avait rien à lui envier quant à l'enthousiasme. Poussant des gémissements, qui excitaient passablement son partenaire, il glissa ses doigts dans la chevelure brune qui l'avait toujours rendu fou. La réponse se traduisit par un mouvement de bassin de John qui semblait vouloir se fondre en lui …

Ce dernier sentit les mains du petit génie descendre lentement dans son dos, le caressant langoureusement, avant d'atteindre le jogging qu'il descendit sur les cuisses. Perspicace, John comprit le message et s'en débarrassa aussi sec.

Il se mit sur les genoux et Rodney le suivit, assis, pour retirer son boxer qui commençait sérieusement à le torturer. Et le scientifique ne put s'empêcher de rougir en voyant la virilité fièrement dressée, et ce, à cause de lui …

OoO

Gloups …

Rodney déglutit. Dire qu'il avait la trouille était un euphémisme. Il avait tout de même demandé à un homme de lui faire l'amour. Il avait demandé à un homme de le prendre. Il avait demandé à un homme de lui faire ce que, lui, faisait habituellement aux femmes …

Humpf. Yep, Rodney n'était vraiment pas rassuré … Il en crevait d'envie, oui, mais il ne pouvait pas s'empêcher d'avoir quelques appréhensions.

Il voulait l'homme qu'il aimait en lui. Il voulait que John l'aime. Alors, il se força au calme et se souvint que, lui aussi, était sérieusement à l'étroit dans son caleçon. C'est là qu'il sentit deux mains chaudes se poser sur ses hanches …

Il devait arrêter de réfléchir, il n'avait pas vu John se rapprocher de lui. Les deux mains dévièrent sur ses fesses et il les sentit les caresser indécemment. Il gémit, des frissons le parcourant de part en part. Et un souffle chaud élit domicile sur sa joue …

« Tu es sûr ? » Lui souffla John à l'oreille en se plaquant tout contre lui.

Déglutissant une nouvelle fois, le scientifique répondit d'une voix rauque. De désir ou d'émotions. Sans doute les deux. Il ne savait plus … Il s'en fichait.

« Oui … » Souffla-t-il à son tour en fermant les yeux.

Les lèvres de John avaient retrouvé son cou et suçotaient la chair chaude qui frissonnait à chaque coup de langue. Rodney reprit le contrôle de lui-même et, après s'être débarrassé de son caleçon qui le gênait franchement, caressa avidement le torse de son compagnon. Jouant avec les boutons de chairs roses qui n'en réclamaient pas moins.

Le Canadien s'amusa quelques secondes des boucles brunes qui se tortillaient autour de ses doigts et explora la poitrine du militaire à l'aide de ses lèvres. Un gémissement de pur plaisir lui répondit et il se retrouva allongé sur son ami.

Ami qui n'arrivait visiblement pas à détacher ses mains des fesses rondes qui l'accueillaient avec enthousiasme. John se mordit la lèvre alors qu'une langue traçait un sillon humide jusque son nombril qu'elle taquina avant de remonter sur la bouche entrouverte. Le militaire, haletant, fit un effort surhumain pour lâcher le postérieur, ô combien tentant, du scientifique.

Il glissa une main entre leurs deux corps et se saisi du membre gonflé d'envie pour lui, entraînant un hoquet de surprise du Canadien. Cri de surprise qui se changea bien vite en cri de plaisir. La main de l'Américain allait et venait lentement sur lui … Il se cambra et se mordit la lèvre, craignant de venir trop vite.

« Calme-toi. » Fit John avec un sourire dans la voix.

« Ta faute … » Couina Rodney.

Le militaire l'observa.

Les joues rougies par le plaisir, les yeux assombris de désir, les cheveux en bataille et la respiration saccadée … Une véritable invitation à la débauche, c'était ce que John avait sous les yeux.

Il n'eut pas le loisir d'en voir d'avantage que deux lèvres reprirent avidement possession des siennes. Le baiser était fougueux, passionné, amoureux … Le militaire allait y perdre ce qui lui restait de raison.

Et il laissa le scientifique enrouler ses doigts autour de lui, à son tour, pour y imprimer le même mouvement de va-et-vient. John se mordit violemment la lèvre en laissant échapper un cri.

« Toi aussi. » Lança la voix rieuse de Rodney.

Le pilote grogna et, d'un coup de rein, renversa leur position pour se retrouver assis sur les cuisses de l'astrophysicien. Celui-ci se passa une langue sur les lèvres, provoquant. John eut un petit sourire, il ne l'aurait pas cru comme cela …

« Viens … » Entendit-il.

Et il fronça les sourcils en voyant son scientifique écarter doucement les jambes. Ce dernier encadra le visage du militaire et l'approcha du sien, posant ses lèvres sur ses jumelles. Ils se perdirent une nouvelle fois dans un baiser langoureux …

L'Américain oublia la demande très explicite du Canadien et fit courir ses doigts sur les formes voluptueuses qui le faisaient rêver depuis plusieurs jours.

Rodney sentit la réticence de son compagnon. Il avait l'impression que John faisait en sorte de retarder ce que, lui, voulait. Perspicace, il comprit que son partenaire avait peur de lui faire du mal … Aucun d'eux n'avait jamais fait l'amour de cette façon et John craignait, sans aucun doute possible, de mal s'y prendre.

Le scientifique enroula alors ses jambes sur les reins du militaire qui se redressa sur ses deux mains, plongeant son regard dans le sien.

« John … S'il te plait. »

« Tu as déjà … ? »

« Non. » Rodney sourit. « Et toi non plus, je sais. »

L'Américain serra les dents et le Canadien lui caressa tendrement la joue.

« J'ai confiance … Ça ira. » Affirma-t-il avec aplomb, déposant un délicat baiser sur les lèvres pleines qui le surplombaient.

John répondit au baiser avec ardeur. Mais, alors qu'il glissait ses doigts entre les cuisses du scientifique, il sentit ce dernier sursauter. Il se redressa et lui lança un regard surpris.

« Je … » Le petit génie bégaya. « Excuses-moi. Je … mais … Hum, tu as ce qu'il faut pour … Enfin, tu sais … »

Il vit John hausser les sourcils avant de sourire. Il avait compris de quoi parlait le scientifique. Mais lui, par contre, avait complètement oublié. Totalement pris dans les sensations que Rodney suscitait chez lui. Il rapprocha ses lèvres de celles de son amant et souffla:

« Ne bouge pas. »

Il s'écarta et se dirigea rapidement vers sa table de chevet. Ouvrant le tiroir, il récupéra ce dont il avait besoin et referma aussi sec avant de rejoindre son compagnon qui, comme demandé, l'attendait sagement.

Il s'allongea et repris sa position initiale pour embrasser à pleine bouche les lèvres qui l'attiraient tant. Ses doigts reprirent leur progression vers l'entre-jambes du Canadien. Et l'Américain sentit qu'on lui prenait le préservatif avant d'entendre le bruit caractéristique de l'emballage qui se déchire.

Rodney s'en était saisi et, ne laissant pas le temps à John de réagir, en recouvrit sa virilité, de plus en plus douloureuse. Et John gémit sourdement … Il ne savait pas s'il allait pouvoir attendre encore longtemps. C'était de moins en moins supportable.

Et ce scientifique de malheur qui poussait des gémissements de plaisir au-delà de la décence alors que le militaire avait introduit un doigt en lui ... John n'était vraiment pas aidé. Il était réellement sous pression. Mais, il ne voulait en aucun cas le faire souffrir alors qu'il était censé lui faire du bien.

Il prit donc sur lui et, la tête de nouveau calée dans le cou du Canadien qui ébouriffait ses cheveux, ajouta un deuxième doigt qui se joignit à la danse du premier.

Et le scientifique se cambra en criant, les mains s'agrippant soudainement aux épaules du militaire.

« Rodney, ça va ? » Demanda John qui s'affolait déjà.

« C'est … humpf … C'était … c'était quoi, ça ? » Haleta le scientifique.

John, qui se doutait de ce que ce « quoi » était, fut soulagé. Il fit opérer à ses doigts le même mouvement. Rodney gémit fortement et le militaire reconnut une réaction de pur plaisir. Il sourit largement, il l'avait trouvé …

Ce petit quelque chose qui pouvait faire décoller un homme …

Il recommença jusqu'à sentir le scientifique complètement détendu, se cambrant en gémissant furieusement. John sourit en l'entendant lui ordonner de le prendre avant qu'il ne devienne complètement fou.

Ce qu'il fit, parce qu'il ne voudrait surtout pas être responsable de la déchéance intellectuelle du grand génie de cette cité. A genoux entre les cuisses du scientifique, le militaire se posta devant l'intimité qui s'ouvrait à lui et poussa lentement son membre impatient.

Doucement … Doucement et …

Et Rodney se cambra violemment en se mordant la lèvre, s'empêchant de crier sous la douleur sourde qui l'étreignait alors que le pieu de chair était totalement entré en lui. John s'arrêta immédiatement en voyant la grimace de souffrance sur son visage.

« Rodney ! » Il amorça un mouvement de retrait mais l'interpelé plaqua ses mains sur ses fesses.

« Attends ! » Gémit le scientifique. « Ca va … aller … Attends ... »

« Je te fais mal … »

Le Canadien se força à inspirer profondément, tentant de retrouver une respiration moins anarchique. Et, emprisonnant l'Américain en lui à l'aide de ses jambes, il entreprit de se détendre. Du moins, il faisait tout pour …

« Je vais … J'vais y arriver … s'il te plait ... » Haleta-t-il, espérant que John l'écouterait et ne sortirait pas.

Le militaire, qui n'était pas franchement enclin à continuer de faire souffrir l'homme qu'il aimait, fit tout de même ce que celui-ci lui demandait. Il fronça les sourcils alors qu'une idée lui traversait l'esprit en voyant la virilité de son scientifique palpiter sur son ventre.

Il pouvait l'aider de cette façon. Rodney oublierait la douleur et se détendrait. Il enroula ses doigts autour de son amant et en taquina l'extrémité avec son pouce. Il entendit un gémissement de plaisir … Cet agréable traitement fonctionnait. Il continua de le cajoler alors qu'il sentait l'intimité du scientifique se détendre.

Il baissa la tête et reprit les lèvres du Canadien en amorçant un doux mouvement de va-et-vient … Son amant gémit sourdement. L'Américain stoppa encore.

« T'arrêtes pas … »

Et John sourit en reprenant son mouvement de bassin, entrant et sortant lentement de Rodney. Une main flattait les fesses rebondies et l'autre le soutenait alors qu'ils s'embrassaient de nouveau.

Le petit génie avait raison. Ils avaient réussi …

Rodney l'entoura fermement de ses bras, plantant ses ongles dans le dos à la peau hâlée. Il était emporté dans un tourbillon d'émotions, trop intense pour son petit cœur, provoqué par les coups de reins de plus en plus forts du militaire.

C'était fantastique. Totalement différent d'une femme. Mais John, alors qu'il se perdait dans son plaisir, se dit en toute subjectivité que c'était finalement cent fois meilleur qu'une femme … Beaucoup plus intense …

C'était surtout l'homme qu'il aimait. Et cet homme-là l'aimait, lui aussi.

La chambre du pilote se remplit de gémissements incontrôlés et de cris de plaisir entrecoupés de balbutiements sans queue ni tête. Manifestations de sentiments explosant dans le corps et le cœur des deux hommes.

Et deux prénoms furent hurlés sous le coup de l'extase qui les saisissait presque simultanément.

OoO

Il se réveillait à peine et son regard se posa sur l'étendue bleue formée par le ciel au-delà de la baie vitrée. Il se blottit plus confortablement dans les bras qui l'entouraient et laissa son esprit vaquer vers les formations nuageuses ...

Rêvassant, il sentit alors une main paresseuse lui caresser la hanche et une bouche se poser sur sa nuque.

« Je pense à lui quand je te regarde dans les yeux. » Entendit-il dans son dos.

John.

Rodney sourit, le dos douillettement calé contre le torse ferme de son amant qui avait entreprit de cajoler ses rondeurs. Le militaire avait dû le surprendre observant le ciel à son réveil. Le scientifique haussa un sourcil avant de lui répondre.

« Le ciel ? »

« Mmh … » Reçut-il pour toute réponse alors que la paire de lèvres se promenait dans son cou.

Le Canadien sourit rêveusement. Il flottait sur un petit nuage …

Rose, le nuage ... Tout en coton.

Il était épuisé, mort de fatigue, achevé par une nuit d'amour mouvementée, mais il était aux anges. Et son militaire, qui s'était donné à lui dans le courant de la nuit, continuait de le câliner.

Rodney émit d'une voix railleuse :

« Je ne te savais aussi guimauve, John. »

Un rire taquin lui répondit et une poigne douce, mais ferme, lui agrippa le menton pour l'entrainer dans un baiser matinal.

« C'est de ta faute … »

« … Je te rends niais ? C'est ce que tu veux me dire ? »

« Je t'aime. »

Rodney sourit. Il le lui avait déjà dit alors qu'il lui faisait l'amour mais il ne se lassait pas d'entendre ces trois petits mots –qu'il avait toujours trouvé inconsistants- lui faisant dorénavant voir les étoiles …

« Moi aussi je t'-humpf ! »

Une petite chose dont le scientifique avait rapidement appris à se lasser, cependant. John s'était trouvé une nouvelle marotte, faire taire son petit génie en l'embrassant à pleine bouche. Pas pratique pendant une conversation …

L'astrophysicien grogna et repoussa son encombrant militaire qui dévia ses lèvres vers leur nouveau domicile -la nuque de Rodney- s'émerveillant des frissons qui la parcouraient en faisant se hérisser les petits cheveux à la base du cou.

« On devrait faire quelque chose pour elle … » Lança pensivement le Canadien, sourcils froncés et les yeux perdus dans le vague.

« Mmh ? » John releva la tête et l'interrogea du regard. « De … Qui, ça ? »

« Le Capitaine Coureau. » Rodney le vit froncer les sourcils. « Tu pourrais lever sa suspension ... Un mois, c'est quand même lourd. »

« Hier encore, tu voulais l'étriper … Pourquoi je ferai ça, aujourd'hui ? » Rétorqua le militaire en laissant ses doigts se promener sur le ventre de son amant.

Amant qui récupéra la main baladeuse pour la porter à ses lèvres.

« Regarde où on est … C'est un peu grâce à cette folle qu'on est arrivés jusque-là … »

« Mmh … C'est vrai qu'elle est folle. »

« Cinglée. »

« Complètement tarée. »

« Bref … » Conclut Rodney. « Alors, tu veux bien ? »

John planta ses prunelles vertes dans les yeux bleus qui l'observaient. Évitant de s'y noyer une fois de plus, il sourit tendrement à son compagnon.

« Je verrai ce que je peux faire … » Emit-il, énigmatique, un sourire taquin remplaçant le premier.

« John … ? » S'inquiéta le Canadien.

« Oui, mon cœur, il va falloir me ... convaincre. » Poursuivit le pilote avec un sourire charmeur. « Dis moi, à combien estimes-tu la liberté de cette pauvre femme ? »

Rodney leva les yeux au ciel en soupirant. Il le voyait venir, son « petit soldat ».

Finalement pas si nulle, cette petite fiction ...

Et, constatant qu'il était enfin dans les bras de l'homme de sa vie grâce à elle, il se dit qu'il pouvait bien gratifier son amant de quelques câlins plus ou moins poussés pour que la pauvre Julie Coureau soit déchargée de son blâme.

Et, tandis que John l'entrainait déjà sous les draps, il se fit la réflexion qu'il y avait franchement plus désagréable comme monnaie d'échange …

OoOoO

Fin.

OoOoO


Tadaa ! lol Alors, c'est le genre de truc que je m'abstiens de faire à l'avenir ou ... Humpf ? Dites-moi ;)

Sinon merci à vous, les filles pour ce suivi. Je me suis bien amusée et j'espère qu'il en a été de même pour vous ;))

A la prochaine ! :)