Bleach ne m'appartient pas. Je ne fais que tenter de développer ses personnages et proposer ma propre vision de ce monde et de sa magie. Je ne me fait aucun argent avec cette fic.
Merci à ceux qui m'ont laissé un message ! Vos encouragements m'ont fait plaisir et me poussent à continuer.
Avec ce chapitre, nous arrivons quelques semaines à peine après l'invasion de la Soul Society. Août fait place à juillet et Mitsuki va se retrouver confrontée au monde des shinigamis. L'histoire s'assombrit toujours et les premiers mystères commencent à se dévoiler.
Chapitre 3 : Just another day for you and me in paradise
Quatre ans plus tard...
La pluie tombait à verse depuis des heures, formant de véritables lacs et rivières dans les rues de Furaka et de Kurakura. Les gouttières débordaient, et l'horizon disparaissait derrière un rideau de pluie opaque. Les volets et les arbres tremblaient sous les premiers assauts du typhon. Il n'y avait presque plus personne dans les rues, chacun préférant éviter un accident. Les seuls bruits qui régnaient étaient ceux du vent et du violent clapotis de l'eau débordant des caniveaux.
Dans les rues de Kurakura, l'eau charriait des débris d'arbres et des monceaux de feuilles. A Furaka, des ordures en tout genre occultaient déjà les bouches des caniveaux. La pluie débarrassait la ville de ses immondices. Le sol des bas quartiers de la ville, toujours aussi glauques, était lavé de sa couche de sa crasse. Par endroits, elle lessivait également les taches de sang séchées et noircies par le temps.
D'une étroite ruelle, c'était du sang frais qui était emporté par le torrent. Frissonnante de froid, une jeune femme maigre et pâle y gisait, étendue. Elle était vêtue d'une robe bien trop courte et moulante, d'une couleur désagréablement clinquante.
C'était une putain, une pute battue par son mac ou par un client. Une fille de plus qui crevait dans la rue.
Un spectacle habituel dans ce quartier oublié des dieux et des hommes.
La jeune femme n'était pas morte. Mais son état était déplorable. Elle était couverte d'ecchymoses et ses cheveux bruns baignaient dans l'eau, poisseux de sang. Elle serrait son poing contre son ventre pour empêcher le sang de couler. Elle avait la respiration sifflante et difficile, comme si une ou plusieurs de ses côtes étaient cassées, gênant sa respiration.
Allongée sur le dos, elle regardait le ciel de ses grands yeux voilés. L'eau lui tombait dans les yeux mais elle ne cillait pas. Elle attendait.
Lorsque Kuchiki-san et Yasuroka-san avaient débarqué puis étaient sortis de son univers en l'espace de quelques jours, Mitsuki était aux abois. Ses dettes n'étaient que de petites sommes, mais dues à des dizaines de gens, voisins, amis, marchands... La maigre somme que lui avait laissé son père avait fondu en moins d'un an. La sculpture sur bois et les ménages l'avaient aidé à subsister un temps. Puis, une nouvelle crise du yen avait tout bouleversé. Trois des entreprises qui l'employaient avaient fait faillite ou licencié du personnel. Aveugle, elle avait été jugée inutile et improductive. Elle n'avait gardé qu'un seul emploi, nocturne et mal payé.
Elle l'avait gardé trois mois. Moins d'un ans après que ses blessés soient repartis vers là d'où ils venaient -où que ce soit- elle avait à nouveau été viré. Elle s'était alors attendue à ce que ses voisins assiègent sa porte en exigeant de se faire rembourser. Étrangement, il n'en avait rien été. Si elle n'avait pas été aveugle, elle aurait vu leurs regards se détourner avec pitié, et honte quand elle les croisait. A défaut, elle avait tout de même pu sentir leur malaise. Elle s'était mise à craindre le pire, et avait eu raison.
Trois jours plus tard, quatre hommes forçaient sa porte. Ils lui avaient alors annoncé que leur employeur avait racheté ses dettes -toutes ses dettes- et exigeait un remboursement dans la semaine. Ils l'avaient laissée tout de suite après, seule, dans un appartement à la porte défoncée et avec une échéance impossible à honorer.
Le procédé était courant dans des endroits aussi pauvres que le sud de Furakura : vous rachetez les dettes d'une pauvre fille paumée et sans le sou et la laissez cogiter et paniquer quelques temps. Vous la laissez chercher tous les moyens de vous rembourser, et quand elle est à bout, vous lui laissez le choix : travailler pour vous jusqu'à avoir remboursé sa dette ou mourir atrocement et lentement, comme exemple pour les autres.
Mitsuki était une jeune fille pragmatique. Elle avait été très rêveuse, enfant, mais la vie lui avait appris à ne pas croire en ses rêves d'enfants. Elle n'échapperait pas à ces hommes. Elle vendit ses meubles, ses dernières figurines et enterra l'argent ainsi récolté dans un terrain vague près du canal. Ce n'était pas assez pour le remboursement, mais suffisant pour commencer une nouvelle vie, plus tard. Le jour où les hommes revinrent, elle se leva et leur déclara qu'elle les suivait. Elle préférait se résigner maintenant et fuir plus tard.
L'homme qui avait racheté ses dettes la prostitua dès le lendemain. Sa cécité la sauva de la rue, puisqu'elle ne pouvait se défendre d'un client trop exigeant, mais c'était elle aussi qui l'avait conduite là. Une aveugle était une proie recherché pour les proxénètes en tout genre, et elle était belle. Elle valait cher, et en conséquence était protégée. Elle crut d'abord qu'elle pourrait s'y faire. Après tout, elle avait déjà envisagé la prostitution. Pour survivre, ce n'était pas pire qu'autre chose.
Deux jours après son arrivée, des maux de ventre et une fièvre intense la clouèrent au lit. Elle sua et trembla de froid toute la nuit. Quand elle se réveilla, une des prostituées la veillait.
-Qu'est ce qui m'est arrivé ?, demanda-t-elle d'une voix épuisée.
-Crise de manque, répondit sèchement la femme. Ils t'ont drogué. Ça, c'était une mise au point pour que tu comprenne que ça sert à rien de tenter de fuir ou d'arnaquer le mac. Tu est à eux et tu partira pas avant qu'ils l'aient décidé. Et jolie comme t'est, ils ont décidé de te garder, crois moi.
La femme avait éclaté d'un rire vulgaire, puis quitté la pièce.
Trois ans passèrent. Trois ans où chaque jour elle pensait à l'évasion, sans oser mener ce projet à bien. Elle avait peur de mourir, tout simplement.
Puis, une des filles de l'établissement mourut sous les mains d'un client et Mitsuki se sentit frissonner jusqu'au plus profond de son âme. Elle comprit que si elle restait, elle mourrait aussi. Mais elle mourrait en se perdant elle-même et dans le dégout de soi le plus profond.
Elle réfléchit longtemps et décida qu'elle préférait mourir de la façon qu'elle aurait choisi. C'était un suicide mais c'était mieux que cette noirceur et cette peur qui rongeaient son âme.
Elle fuit. Elle fut rattrapée au bout de quelques minutes et battue devant toutes les filles de la maison de prostitution réunies. Elle sentit ses côtes se casser et se recroquevilla sous la volée de coups qui pleuvait.
Lorsqu'ils estimèrent qu'elle en avait assez bavé, ils l'abandonnèrent sous la pluie annonciatrice du typhon dans une allée reculée pour qu'elle y meure. Elle ne s'était pas évanouie, maintenue éveillée par la douleur.
Mitsuki n'aurait su dire depuis combien de temps elle était allongée là à attendre de s'endormir définitivement. A moitié nue dans sa robe trop légère, elle sentait le froid l'envahir doucement. La pluie d'été la frigorifiait et pénétrait dans ses blessures. Elle perdait la notion du temps.
Soudain, la tempête se calma. Il pleuvait toujours, mais les rafales de vent étaient moins fortes. Furaka était désormais dans l'œil du typhon et disposait de quelques minutes ou heures de répit. Comme son dos lui faisait mal, elle tenta de se redresser. Elle dut s'y reprendre à deux fois, mais elle finit par s'adosser à un tas de gravas. Elle ferma les yeux, et se contenta d'écouter le bruit apaisant de la pluie. Elle se sentait calme, résignée. Elle avait essayé de fuir et de vivre mais elle allait mourir dans cette ruelle. Et elle s'étonnait de ne pas être apeurée ou en colère à cette idée.
Elle rouvrit ses yeux aveugles et fixa l'obscurité devant elle. Elle aurait tant voulu voir la façade devant elle, le tas de gravier, le ciment et le ciel. Tout plutôt que cette obscurité permanente.
Ceux qui sont passés au royaume des morts retrouvent-ils la vue ?
Sans trop savoir pourquoi, elle se mit à chantonner un air. Le doux marmonnement se transforma en paroles, surgies d'un souvenir.
She calls out to the man on the street
He can see she's been crying
She's got blisters on the soles of her feet
She can't walk but she's trying
Oh thinks twice, it's another day for
You and me in pardise
Elle fut dérangée dans ses pensées et son chant par un bruit de pas dans la rue voisin. Ce n'était pas le pas de quelqu'un pressé de rentrer chez lui en profitant de la courte accalmie, mais le pas d'un promeneur. Les pas s'arrêtèrent au coin de la ruelle. Le silence s'installa pour quelques minutes, puis les pas reprirent. A son grand étonnement, le bruit ne s'éloigna pas, mais se rapprochait au contraire. Quelqu'un pénétrait dans la ruelle. Elle ne réagit pas, se contentant d'écouter ce bruit de pas dans les flaques et de continuer à chantonner. Le pas était léger, celui de quelqu'un ayant des chaussures à la semelle assez fine.
Le pas s'arrêta devant elle et elle entendit un bruit de tissu qui se froissait. L'inconnu s'accroupissait devant elle. Elle interrompit sa chanson.
-Ne t'arrête pas petit chaton, déclara d'un ton amusé une voix masculine.
Toute étonnée, elle poursuivie la chanson.
Oh thinks twice, it's another day for
You and me in pardise
Mitsuki continua les paroles jusqu'au bout, accompagnée par la voix qui répéta avec elle le refrain. Quelques minutes auparavant, elle se sentait sombrer doucement vers l'au-delà. Dorénavant, elle s'accrochait à cette voix aux accents chantonnants.
-C'est une belle chanson petit chaton. Tu en connais d'autres des comme ça ?
Elle hocha la tête. Elle avait une excellente mémoire auditive et connaissait des dizaines de chansons. Elle était incapable de les traduire, n'ayant pas appris de langue étrangère mais elle était capable de réciter un texte étranger sans faute d'accent.
-J'adorerais les écouter poursuivi l'inconnu. Mais je n'ai pas le temps, c'est dommage. Je suis attendu ailleurs.
Mitsuki ne dit rien. Elle se contentait d'attendre avec anxiété que l'homme lui annonce son départ et la laisse là. Elle se demanda tout d'un coup si elle était en train de rêver ou de délirer.
-Mais peut être puis-je faire quelque chose pour toi petit chat aveugle. Tu vas mourir ici tu le sais ? Personne ne va passer ici pour te ramasser.
Elle opina de la tête. Elle le savait très bien qu'elle était mourante. L'homme ne lui apprenait rien. Soudain, elle sentit une perturbation dans l'air. Elle se concentra, et se rendit compte que l'inconnu était comme elle et les deux hommes qu'elle avait déjà rencontré. Cette perturbation dans l'air était en fait un changement dans l'énergie spirituelle des alentours.
L'homme remit en place quelques cheveux derrière l'oreille de Mitsuki et lui murmura quelques derniers mots.
-Là-bas tu seras peut être soignée, je n'en sais rien. Mais ici tu va mourir. La porte que j'ai ouverte ne le restera que quelques minutes. Choisis bien et vite.
Elle l'entendit se relever et partir. Elle resta quelques instants hébétée, puis tenta de se relever. Sa jambe refusa de la soutenir et elle s'écroula. C'est en rampant qu'elle franchit le portail d'énergie spirituelle formé par l'inconnu. Elle voulait vivre. Elle préférait cette chance incertaine à la mort qui l'attendait si elle restait dans cette impasse sombre.
Elle sut qu'elle avait franchi la porte quand elle eut un haut-le-cœur et qu'elle sentit son âme vaciller un instant. A peine l'eut elle franchit qu'elle sentit ses forces l'abandonner. Elle s'évanouit, emportant comme dernier bruit celui d'un gong qu'on frappait plusieurs fois avec force.
Alors que sur le Japon un typhon faisait rage, le soleil brillait sur un ciel bleu uniforme au Seireitei. Il y faisait chaud, mais moins que sur terre lorsque le soleil brillait autant. Par bien des façons, le royaume des shingamis et des âmes mortes n'était qu'un reflet du monde réel. Mais pour la Soul Society, la chaleur était jugée caniculaire.
L'activité était réduite au minimum depuis quelques jours et même la onzième division se tenait -relativement-tranquille. Les shinigamis de la quatrième en profitaient pour refaire leurs stocks et baignaient dans une euphorie complète.
A la treizième division, le silence le plus complet régnait. Les deux lieutenants veillaient à ce que pas même une mouche ne bourdonne trop bruyamment auprès de leur capitaine vénéré. Ukitake Jyûshiro était d'ailleurs un des seuls à se réjouir de ce temps : même ces deux énergumènes avaient fini par s'écrouler sous l'assaut de la chaleur. Il pouvait enfin se reposer en paix.
Du moins, il l'aurait pu si son ami de toujours n'avait pas débarqué pour se cacher chez lui de sa terrible vice-capitaine et de ses dossiers.
Il accepta la coupe de saké que lui tendait Shunsui et la porta à ses lèvres avant de la reposer pour tenter d'arrêter sa quinte de toux. Son ami lui lança un regard inquiet.
-Il me semble que ta toux s'aggrave non, Jyûshiro ?
-Un peu, c'est vrai. J'irais voir Unohana dans la semaine. Tu sais très bien que ça m'arrive souvent en été. Cela n'a rien d'inquiétant.
-Il n'y a que toi pour dire ça, soupira Shunsui. Été, printemps, hiver, automne ton état est toujours aussi grave. Enfin. Il en est de la maladie comme de la sobriété : on est bien obligé de s'en accommoder.
Jyûshiro éclata de rire.
-A propos de sobriété, mieux vaudrait s'arrêter là. Yama-ji n'aime pas que l'on se présente à sa réunion en sentant l'alcool.
-C'est justement à cause de cette réunion que j'ai besoin de boire mon ami. Dix siècles qu'on subit ces réunions hebdomadaires fatigantes ou rien ne se passe, ou personne n'apprend rien et ou aucun problème se résout. Et maintenant elles sont devenues journalières. Merci Aizen. Je peux conter sur les doigts d'une main le nombre d'événements intéressants qui s'y sont passé : il y a la fois où Ginrei a raté une marche et a fait une glissade sur le parquet de plusieurs mètres, la fois où Urahara s'est endormi et réveillé en sursaut en criant qu'une abeille essayait de le manger, la fois où Kurosaki-kun et ses amis ont débarqué et -et je préfère ne pas y penser- cette fois où Unohana-san était d'une mauvaise humeur terrible et marmonnait des remarques furieuses entre ses dents à chaque parole du Vieux. Terrifiant.
-Surtout au moment où tu lui a demandé si c'était sa mauvaise période du mois, sourit Ukitake en se relevant lentement. Son sourire était vraiment démentiel lorsqu'elle t'a regardé. Je n'ai pas osé approcher sa division pendant des mois.
-J'en fait encore des cauchemars quatre cents ans après, affirma Kyouraku d'une voix solennelle en suivant son ami vers la première division. Mais je prierais presque pour que quelque chose se passe aujourd'hui. Même une autre invasion de ryoka et un nouveau traître. Aujourd'hui c'est le bilan annuel des dépenses en papier de chaque division. Je ne vais pas y survivre. Kamis-sama entendez ma prière : faites qu'il se passe quelque chose et je rattrape mes dossiers en retard de toute l'année passée et j'arrête le cortège de pétales de rose.
-Tu as vraiment trop bu, fut le seul commentaire, blasé, de son ami.
Deux heures plus tard, Ukitake regrettait de ne pas avoir imité Shunsui. La réunion n'avait pas encore officiellement commencée (Unohana et Kurotsuchi étant encore absents) mais le capitaine-général avait commencé un énième discours sur la nécessité de raffermir le moral des troupes et de surveiller l'indiscipline après la désertion d'Aizen et de ses sbires. Son ami avait raison. N'importe quoi était préférable à la poursuite de ce discours. C'est alors que les panneaux annonçant une alerte s'illuminèrent et que le gong se mit à résonner.
Tous se figèrent dans la salle. Yamamoto ordonna le calme et tous attendirent des nouvelles. Celles-ci ne tardèrent pas à arriver. Un homme des services spéciaux de la deuxième division se fit introduire par le vice-capitaine de la première. Il s'inclina et attendit respectueusement que l'on l'autorise à parler.
Yamamoto fit claquer sa canne sur le sol.
-Parle soldat.
-A vos ordres, répondit celui-ci. A deux heures trente cinq minutes un déferlement de reiatsu semblable à celui d'un seikamon mais en différent légèrement a résonné dans le quart sud-ouest du Seireitei. Immédiatement l'alerte a été sonnée. Nous avons reçu il y a une minute les coordonnées exactes de la chose : 743 sud et 694 sud-ouest. Une âme isolée a semble-t-il pénétré le Seireitei. Nous ne savons pas encore la nature de cette âme. Des papillons de l'enfer ont immédiatement été envoyés à tous les vices-capitaines et capitaines. Nous attendons vos ordres.
Yamamoto ordonna d'un geste au shinigami de sortir. Il se tut quelques minutes puis darda à nouveau son regard sur les sept capitaines présents. L'événement était grave. La plupart des capitaines sortaient juste de convalescence et plusieurs escouades étaient encore à l'hôpital après s'être faites esquinter par la petite troupe de Kurosaki deux semaines auparavant. Il fallait réagir promptement et vivement pour éviter que pareille chose ne se reproduise. Et une attaque d'Aizen était à envisager.
-En premier lieu, déclara le capitaine-commandant, il convient de...
Il fut coupé dans son discours par son vice-capitaine qui pénétra sans frapper dans la salle de réunion.
-Excusez moi de vous interrompre capitaine. Nous venons de recevoir un papillon de l'enfer en provenance du capitaine Kurotsuchi. J'ai préféré vous l'amener tout de suite.
-Délivrez-nous le message.
D'une voix lente, le vice-capitaine Sasakibe délivra le message oral du capitaine de la douzième division. Le message était lapidaire et se présentait davantage comme un télégramme que comme un message construit.
-Ait appréhendé âme errante près de ma division. Confirmation qu'il s'agit d'une âme humaine. Me charge de l'enquête et vous transmettrait mes résultats après dissection. Serais absent de la réunion. Fin du message, Kurotsuchi Mayuri.
Ukitake soupira. Il allait maintenant falloir convaincre ce fou furieux de relâcher son nouveau jouet pour qu'on puisse l'interroger et lui ré-expliquer les règles de l'éthique. Vraiment, Shunsui aurait dû se taire avant de tenter le destin...
Ailleurs au même moment, un grand homme blond vêtu d'un vêtement vert et d'un haori blanc, et portant un vieux chapeau informe refermait les panneaux séparant sa maison de sa boutique puis s'ébroua.
-Hé Kisuke !, s'exclama une voix féminine. Qu'est ce que tu foutais ? Ça fait des heures qu'on t'attends. On commençait à se demander si le typhon t'avais emporté, et franchement j'aurais adoré. Les deux gosses commençaient à paniquer, surtout la petite.
-Excuse-moi, excuse-moi, s'inclina l'homme en souriant et en tordant ses cheveux pour faire s'égoutter l'eau de pluie.
-Pas auprès de moi que tu dois t'excuser, grommela Yoruichi en saisissant le haori trempé d'Urahara avant de l'envoyer bouler dans le bac à linge sale. Mais franchement, qu'est ce que tu faisait dehors sous un temps pareil ?
-Moi ?, demanda Kisuke avec de grands yeux innocents. Je me suis occupé de nourrir un petit chat errant qui frissonnait sous la pluie. C'est tout. Pardon d'être en retard, Yoruichi.
-Imbécile, marmonna la grande femme noire avant de crier vers l'étage pour annoncer le retour du marchand.
Dans la salle du trône d'Aizen à Las Noches, le silence le plus total se fit lorsqu'Ichimaru Gin entra d'un pas tranquille alors que la réunion se terminait. Tous les arrancars le fixèrent des yeux tandis qu'il rejoignait sa place à la droite d'Aizen. Le bas de son hakama était maculé de petites taches de sang et l'ensemble de sa tenue était trempée
-Je suis ravi de te voir te joindre à nous, Gin, déclara Aizen d'une voix glaciale. Où était tu ?
-Moi ? Je m'ennuyais alors je suis descendu sur terre pour m'amuser un peu. J'ai joué avec quelques hollows qui n'ont pas compris qui dirige ici maintenant. J'ai pas vu passer l'heure.
-Tu as vu des choses intéressantes en bas ?
-Oh oui, déclara Gin avec son horrible sourire. Et je suis ravi de t'annoncer que nos amis du Seireitei n'ont encore rien entrepris pour protéger Karakura. Nous avons toujours quelques coups d'avance.
-Bien. Très bien. Reprenons donc la réunion.
A ces mots, tous les arrancars se détournèrent de l'ancien capitaine de la troisième division pour se concentrer sur les ordres d'Aizen. Celui-ci sourit, satisfait et but une gorgée de thé avant de reprendre. Pour le moment, tout se passait à la perfection.
Voilà ! J'espère que ce chapitre vous a plu. Il est très sombre et le suivant le sera aussi, mais la suite devrait amener un peu plus de soleil dans la vie de Mitsuki.
Si vous avez des commentaires, des théories ou des critiques n'hésitez pas à m'en faire part ! Chaque petit mot fait beaucoup de plaisir et ça ne vous coûte rien.
