Bleach ne m'appartient pas. Je ne fais que tenter de développer ses personnages et proposer ma propre vision de ce monde et de sa magie. Je ne me fait aucun argent avec cette fic.

Et voici l'avant dernier chapitre de cette fic, très en retard. Malheureusement, le moi de juin est souvent un mois surchargé pour bon nombre d'entre nous.

Cette fois-ci, nous abordons comme promis la bataille de Karakura, avec un long point de vue unique de Mitsuki. Bonne lecture !

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Chapitre 10 : When the sky cries blood

L'aube se leva lentement, sur un ciel bleu glacial. Le mois de novembre se faisait subitement hivernal, après quelques semaines relativement douces. En ouvrant ses volets, Mitsuki frissonna. Elle avait l'impression que la journée tournerait mal, un pressentiment qui se faisait sentir jusque dans ses os.

Elle se demanda si la « bataille d'hiver » qu'avait annoncé Yoruichi était proche. Elle était tentée d'aller lui demander où en était les choses, mais moins elle approchait de la boutique d'Urahara, mieux elle se portait.

Pourtant, les dieux savaient combien elle était avide de nouvelles. Deux jours depuis que Renji était partit au Hueco Mundo -c'était Yoruichi qui lui avait appris la nouvelle-. Elle comprenait parfaitement son acte, et approuvait. Mais elle se souvenait de l'aura des arrancars, et tremblait pour lui. Pour lui et les autres, Inoue si innocente et joviale, ses amis qu'elle ne connaissait pas et qui s'étaient précipités pour la sauver, les humains de la ville, pris dans un conflits qui les dépassaient, les shinigamis, tous.

Alors qu'elle s'apprêtait à refermer sa fenêtre, elle sentit soudain une sorte de secousse, comme un glissement brutal, et la texture de l'air changea soudain. Elle comprit immédiatement. Comme avait consenti à lui faire savoir le Seireitei, la ville entière avait été transférée à la Soul Society. Sur Terre, le combat devait avoir commencé.

-S'il existe des dieux au-dessus des shinigamis, murmura-t-elle, qu'il les protège.

C'est alors qu'elle sentit une présence s'approcher à toute vitesse. Elle saisit son bâton, et se prépara à se défendre. Mais, incapable d'invoquer le pouvoir de son sabre, elle doutait pouvoir faire quoi que ce soit. Quelqu'un se posa sur le minuscule balcon de son appartement.

-Aoba Mitsuki ?, demanda une voix de femme, sévère.

-C'est moi. Que voulez-vous, répondit-elle, méfiante.

-Je suis Ise Nanao, vice-capitaine de la huitième division. Le capitaine-commandant Yamamoto m'a chargé de veiller sur vous pendant la durée de la bataille.

-Oh. Et bien, entrez, fit Mitsuki en s'effaçant sur le côté.

La jeune femme pénétra à l'intérieur, puis s'immobilisa. Mitsuki devina sa gène, et pour la dissiper, alla chercher à la cuisine le thé qui finissait de bouillir. Elle vint le déposer sur la table basse, puis retourna chercher deux tasses.

-Vous boirez bien avec moi Nanao-san ?

-Une tasse, je vous remercie.

La jeune femme la rejoint dans la partie salon de la pièce, et elles dégustèrent leur thé en silence pendant un moment. Mais l'une et l'autre étaient aux aguets, guettant le moindre signe que Aizen avait pénétré les défenses de la Soul Society.

-Vont-ils y arriver ?, finit par questionner Mitsuki.

-Les chances sont à peu près égales de chaque côté. Nous avons réussi à diviser ses forces, en l'obligeant à laisser quelques uns de ses subordonnés au Hueco Mundo. Mais nous avons dû y envoyer des hommes aussi.

-Kurosaki et ses amis... Vous les avez laissés y aller n'est-ce pas ? C'est le résultat que vous espériez obtenir ?

-C'est exact je crois. Je ne suis pas au courant de toutes les décisions de l'état-major.

Mitsuki ne dit rien, mais ses mains se crispèrent sur sa tasse. Par moments, elle haïssait ce monde froid, militaire, et implacable qu'était le Seireitei.

Elle se força à changer de sujet. Elle ne désirait pas être finalement considérée comme un sujet dangereux, incapable de s'adapter à la Soul Society et emprisonnée ou exécutée.

-Si les troupes d'Aizen arrivaient, que dois-je faire ?

-Je suis alors chargé de faire retraite avec vous pendant que nos troupes évacuent le maximum d'humains de la ville.

-Si vous comptez évacuer en cas d'assaut, pourquoi ne pas commencer dès maintenant ? Il y aurait moins de morts !

-Il y a deux raisons : la première, c'est qu'ils convient que les humains ignorent l'existence de la Soul Society. Vous imaginez le temps que cela prendrait d'amnésier chaque habitant de la ville ? Et le risque, si on les évacuait tout de suite vers le Seireitei qu'ils soient contaminés par le reiatsu du lieu ? Quand on voit la seule influence du reiatsu de Kurosaki sur celui de ses amis, il y a de quoi s'inquiéter. L'autre raison, c'est que pour la dimension royale, les humains sont davantage sacrifiables que le Seiretei ou le Rukongai, où se dérouleraient la bataille au cas où nous évacurions trop tôt.

Mitsuki se leva brusquement. Elle se doutait de quelque chose comme ça, même si elle avait été incapable d'imaginer le plan exact de la Soul Society. Elle n'était pas une stratège. Elle n'avait même rien à faire dans cet univers, si un homme ne s'était pas avisé de jouer avec la vie et si un autre ne s'était pas arrêté devant une jeune femme ensanglantée.

Aurais-ce été préférable de mourir dans cette ruelle six mois plus tôt ?

Elle préférait ne pas réfléchir à cette idée. Elle était trop tentée de répondre par oui. Elle serait arrivée dans la misère du Rukongai, aurait survécu là bas comme sur Terre, et jamais, jamais elle n'aurait été tentée par l'idée de devenir shinigami. Devenir un soldat contre quelques plats chauds, ce n'était pas son genre. Mais une petite voix dans sa tête lui murmurait que c'était exactement ce qu'elle avait fait en ne fuyant pas lorsqu'on lui avait annoncé qu'elle devrait désormais se prostituer pour payer ses dettes.

Elle s'était vendue par lâcheté, et par lassitude. Alors oui, peut être que si elle était morte ce jour de typhon, elle serait devenue shinigami. Mais son arrivée n'aurait pas soulevé de telles interrogations, et elle serait restée ce qu'elle voulait être : une femme sans histoire.

Oui, par moment, elle regrettait de ne pas être morte alors. Même si cela signifiait ne jamais avoir connu le rire de Renji, la voix grave et rassurante de Byakuya, la tendresse dans celle d'Ukitake ou d'Unohana. Juste par moments.

Elle se retourna vers la shinigami, dont elle sentait les yeux qui la suivaient.

-Je suis autorisée à vous assommer si vous tentez de protester.

-Je n'en ferai rien. Je suivrai vos ordres, ne vous inquiétez pas.

Elle grimaça intérieurement. Que pouvait-elle faire d'autre ?

Un long moment passa, perturbé seulement par le bruit des pages d'un magazine laissé là par Inoue que tournait la lieutenant avec un rythme régulier. Mitsuki avait pris ses médicaments, puis fit quelques tours de l'appartement. Elle ne pourrait pas se rendre chez Kurosaki pour ses exercices physiques du jour, alors autant s'entretenir ici se dit-elle. Mais elle arrêta rapidement, de peur de trop se dépenser et d'être incapable de se défendre si le pire arrivait.

-Quelle heure est-il ?, finit-elle par demander.

-Onze heures du matin.

La vice-capitaine était arrivée deux heures auparavant. Deux heures que tous ces shinigamis se battaient pour protéger leur existence, et deux jours que Renji se battait au Hueco Mundo.

-Si vous avez besoin d'aide après la bataille pour soigner les blessés... Je suis aveugle, mais je peux aider. Changer des bandages, faire des compresses...

-Je ferai part de votre proposition à mon capitaine, fit Ise d'une voix tremblante sur le dernier mot.

Son capitaine doit être parmi ceux qui se battent sur Terre, se dit Mitsuki. Et elle se demanda la seconde suivante si Ukitake, Unohana et Kuchiki y étaient aussi.

-Le capitaine Ukitake... Il est sur Terre ?

-C'est une décision militaire. Les civils n'ont pas à savoir ce genre de choses.

-Excusez-moi, murmura-t-elle.

-Mais, continua Ise d'une voix plus chaleureuse, je crois que mon capitaine m'a dit que je pouvais lâcher involontairement une information ou deux devant vous.

-Merci.

Elle oubliait trop facilement que chacun de ces shinigami n'étaient pas que des soldats obéissants. Ukitake et Unohana lui avaient bien prouvé.

-Il est sur Terre, répondit donc Ise.

-Mais... Il est malade...

-Cela fait des siècles qu'il a appris à vivre avec sa maladie. Et le capitaine Kyourakou est là pour veiller sur lui. Ne vous inquiétez pas.

-J'essayerai.

Elle retourna faire chauffer du thé. Elle aurait eu tellement de questions. Mais elle ne voulait pas trop insister et abuser de la gentillesse d'Ise.

-Tu pourrais le faire, résonna soudain une voix dans sa tête.

-Uminari ?

-Qui d'autre ? Éclata de rire le zanbakuto. Garde-moi toujours près de toi aujourd'hui. Peut être te laisserai-je utiliser ma force.

-Peut-être ?

-Je suis un sabre exigeant. Je préfère mourir avec toi que de te laisser utiliser ma force si je trouve que tu ne le mérite pas.

Mitsuki frissonna. Uminari était généralement maternelle, prête à écouter ses confidences et à l'encourager, mais parfois elle pouvait se montrer d'une froideur effarante.

-Que croyais-tu ? Demanda la jeune femme, et Mitsuki se rendit compte qu'elle avait pensé à voix haute. Je suis un sabre. Une arme de guerre et de mort. Bien sûr que je suis dure. Mais je ne suis qu'un reflet de ta propre âme.

-Je ne suis pas comme ça, protesta-t-elle.

-Si. Tu est indolente, émotionellement fragile voire instable et tu perd vite espoir. Mais quand tu décide de te battre, rien ne t'arrête. Je suis cette part de toi.

-Peut-être...

-Je te le dis. Et maintenant, retourne à ton hôte, et prit pour que tu n'ai pas à me demander de me battre aujourd'hui.

Mitsuki hocha la tête, et enleva la théière bouillante de la gazinière. Elle revenait dans le salon, lorsqu'un énorme bruit se fit entendre. L'instant d'après, l'appartement tout entier trembla, et elle dut lutter pour rester debout.

-Qu'est ce que c'est ?

-Un des piliers s'est effondré.

-Un pilier ? Un de ceux d'Urahara ?

-Oui.

-Quelle heure est-t-il ?

-Onze heures trente.

-Si le pilier est détruit seulement maintenant, c'est bon signe ?

-Peut-être. Et peut-être non. S'ils en détruisent deux autres dans la prochaine demi-heure, nous commençons l'évacuation.

-Et ceux qui étaient là-bas ?

-Je ne sais pas ce qui a été décidé. Désolée.

Mitsuki avait envie de hurler. Mais elle sentait la même peur chez Ise. Elle se contenta donc de s'assoir près de la table, et de lui proposer une nouvelle tasse de thé. Elle avait besoin de n'importe quel élément de stabilité dans cette tourmente.

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Une heure passa encore. Et elle le sentirent. Le reiatsu énorme, écrasant, d'une noirceur innommable. Toutes deux tombèrent à genoux sous cette puissance.

Il leur fallut plusieurs minutes pour réussir à reprendre leur souffle. Quand elles se redressèrent, Ise prit la parole d'une voix faible.

-Ils ont échoué murmura-t-elle.

Mituski eut une pensée rapide pour tous ces capitaines et vices-capitaines qui s'étaient précipité dans la bataille pour sauver une ville humaine. Étaient-ils morts ? Blessés ?

Elle n'eut pas le temps de s'appesantir plus avant sur cette angoissante question. La lieutenant la releva brutalement du sol où elle s'était effondrée et lui mit Uminari dans la main.

-Nous appliquons les ordres, dit-elle d'une voix qui ne tremblait presque pas. Nous faisons retraite vers la Soul Society. Immédiatement.

Mitsuki opina du crâne en resserrant son emprise sur son bâton. Elle avait le vertige, des sueurs froides et entendait des sifflements dans ses oreilles. Elle n'était pas préparée à subir un tel reiatsu.

-Reprenez-vous voyons, la tança Ise. Concentrez-vous sur votre propre reiatsu. Juste sur lui.

Après plusieurs essais, Mitsuki réussit à se concentrer. Elle se sentit alors un peu mieux. Le reiatsu continuait de l'écraser, mais la sensation d'étranglement et l'envie de vomir diminuait progressivement.

-C'est lui Aizen ?

-Je suppose. Si c'est lui, le changement dans son énergie spirituelle est incroyable. Il est... dénaturé. Mais dépêchons, partons maintenant.

-Je suis prête.

Les deux jeunes femmes saisirent leurs armes et sortirent sur le balcon.

-Vous avez été entrainée au shumpo ?

-Non. Désolée.

-Tant pis. Accrochez-vous à moi. Et diminuez votre reiatsu autant que possible.

Mitsuki attrapa l'épaule d'Ise à tâtons. Celle-ci la saisit par la taille et décolla. Comme lors de la première fois, avec les lieutenants de la onzième division, Mitsuki se dit qu'elle détestait ce mode de voyage. Courir en volant même par moment, sans voir où elle allait était plus que perturbant.

Elles courraient depuis à peine une minute quand le reiatsu s'approcha à grande vitesse. Elles n'eurent pas le temps de réagir avant qu'une immense explosion se fasse entendre. Ise fit un saut sur le côté avant de la propulser en avant. Dans un grondement apocalyptique, Mitsuki effectua une chute interminable. Un coup sur la tête la fit s'évanouir.

Elle reprit connaissance en gémissant de douleur. Toute sa jambe gauche lui paraissait une plaie sanguinolente. Elle tendit la main pour se rendre compte des dégâts et frissonna d'horreur, prise d'une envie de vomir. Sa jambe entière était prise au piège sous une énorme barre d'acier. Pour ce qu'elle en savait, elle n'était peut être plus que bouillie sanguinolente. Et elle était coincée là, avec Aizen tout proche.

Elle baissa son reiatsu autant qu'elle le put, espérant qu'ainsi elle ne serait pas repérée. Et elle tâtonna autour d'elle pour retrouver son sabre. Mais elle ne le sentit nulle part sous ses doigts, et il ne répondit pas à ses appels.

-Ise-san ?, murmura-t-elle alors. Ise-san ?

Sa gorge se serra lorsqu'elle entendit un long gémissement, presque un râle, sur sa gauche. Ise devait être dans un état pire qu'elle-même. Mourrante, se dit-elle.

Un bruit de pas la fit taire et se recroqueviller sur elle même. Elle détestait être aveugle, plus que jamais. Elle prenait en haine ce handicap qui l'empêchait de voir l'état de son alliée, de savoir qui s'approchait, de voir à quel point elle était blessée et si elle était cachée par les débris ou au contraire visible comme le nez au milieu de la figure de quelqu'un. Elle haïssait être aussi vulnérable.

La personne qui s'approchait passa si près d'elle qu'elle sentit le bas de son vêtement frôler son visage. Elle eut l'impression que sous la terreur son cœur et son souffle se figèrent, mais il ne lui arriva rien.

Une voix retentit au loin.

-Quel insecte a tu trouvé Gin ?

La voix fit frissonner Mitsuki. C'était l'homme au reiatsu dantesque.

-La petite brunette de lieutenant de ce cher Kyourakou, capitaine.

-Tue la, trancha la voix.

-Tout de suite ? Vous ne voulez pas l'interroger ?

-Quoi qu'elle puisse m'apprendre, cela ne changera pas mon inéluctable victoire. Tue la.

-D'accord, d'accord.

Mitsuki entendit l'horrible bruit d'une lame qui sortait de son fourreau.

-Transperce la, Shinso.

Il y eut un horrible bruit, et le râle d'Ise s'arrêta brusquement. Mitsuki dut se retenir pour ne pas hurler.

L'homme, Gin, repassa encore à quelques pas d'elle.

-C'est fait capitaine. Voilà un petit chaton qui ne miaulera plus.

-Tu est cruel Gin, dit Aizen au loin avec amusement.

-Oh ne vous inquiétez pas capitaine. À ce jeu, vous êtes plus fort que moi.

-Viens à présent. Il est temps de détruire cette ville pour créer l'Ouken.

Les pas s'éloignèrent et Mitsuki demeura seule. Elle était à moitié écrasée par les ruines d'un immeuble, le cadavre d'une femme qui aurait vécue si elle avait été seule et non accompagnée d'une aveugle incapable de se battre et de voir le moindre danger.

Et elle ne vivait que parce qu'un homme n'avait pas dénoncé sa présence à son supérieur. Un homme qui lui avait déjà sauvé la vie une foi.

Jamais elle n'aurait pu oublier cette voix, même après dix ans ou quarante, voir même cent. Ce Gin, un traître dont on lui avait parlé bien souvent, était l'homme qui l'avait sauvé dans la ruelle. Et elle avait envie de lui crier dessus et de lui demander pourquoi.

Pourquoi l'avoir sauvé à deux reprises ? Pourquoi avoir tué Ise ? Pourquoi avoir trahi ? Jouait-il avec les « chatons » qu'elles étaient comme un gros matou avec sa proie ?

Pendant de très longues minutes -ou peut être secondes- elle craignit qu'il ne revienne l'achever. Mais le silence le plus total l'environnait, et les seuls bruits qu'elle entendait était le roulement de pierres instables sur l'éboulis causé par la chute des immeubles environnants.

Elle finit par cesser ses efforts pour atteindre ce qui coinçait sa jambe, et elle attendit. Elle luttait contre l'évanouissement, car la douleur se faisait de plus en plus forte. La peur la prenait aussi, étouffante. Quelqu'un pouvait-il encore arrêter Aizen ? Son père, ceux qu'elle respectait, ceux qu'elle craignait ou méprisait, qu'étaient-ils devenus ? L'angoisse était paralysante.

Tout à coup, elle sentit deux nouveaux reiatsu dans les environs. Et elle reconnue l'énergie de Kurosaki et de son père. Celui-ci lui avait demandé le silence. Face à la menace d'Aizen, il semblait avoir changé d'avis.

Mitsuki aurait voulu crier et signaler sa présence. Mais face aux quatre reiatsu déchaînés qui s'étendaient autour d'elle, son réflexe était plutôt de se terrer le plus profondément possible sous les débris pour qu'on oublie jusqu'à son existence.

Non loin d'elle, la bataille commença. Elle tenta de saisir les paroles des traîtres et de leurs assaillants, mais elle peinait à se concentrer. Il lui semblait que son cœur battait trop vite à nouveau, et ses oreilles sifflaient.

Elle s'évanouit avec soulagement, tandis qu'à ses côtés, l'enfer se déchaînait.

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Le prochain chapitre, et dernier de cette première partie, arrivera d'ici quinze jours. D'ici là, si vous le voulez, vous pouvez me laisser une petite review, avec vos commentaires, critiques, suggestions ou hypothèses. Merci beaucoup !