Disclaimer : Rien n'est à moi, tout est à JK Rowling... sauf l'histoire … et quelques personnages que j'ai dû inventer …

Bonjour à tous, voici le chapitre du jour, j'espère qu'il vous plaira!

Bonne journée et à demain!


Chapitre 2 : Rencontre du troisième type.

Tracey, toujours effrayée, se releva d'un bond et se recula de quelques pas tout en essuyant d'un revers de manche brusque, les larmes qui avaient inondé ses joues. Vue de debout, la montagne devant elle commençait à prendre forme humaine et féminine, même si la hauteur et la largeur étaient toujours très impressionnantes. Sans compter la couleur très noire de la peau qui n'était pas des plus rassurantes non plus. Elle en était là de ses réflexions quand une petite fille dans une jolie robe, de son âge probablement, apparut de derrière la masse de tissus. Elle avait les joues rouges et potelées, ses cheveux châtains tombaient de sous son beau chapeau en cascade de boucles de chaque côté de son visage rieur et ses yeux pétillaient de malice et d'émerveillement. Elle poussa la géante pour passer devant elle.

- Mama pousse toi ! Regarde, tu lui fais peur et elle pleure !

Puis elle se planta devant la petite brune avec ses mains sur ses hanches sa tête penchée sur le côté et un grand sourire aux lèvres.

- Dis, comment tu t'appelles ? Moi c'est Pansy … Pansy Parkinson ! Je suis une grande car j'ai six ans. Et mon papa y fait du chocolat avec ma maman. Et ça c'est Mama. C'est elle qui me garde quand papa et maman y sont pas là. Et là-bas c'est ma maison. Et là c'est chez moi. Viens je vais te montrer ma chambre. Tu verras, j'ai plein de choses super … hein Mama que c'est vrai ?

Tracey avait du mal à enregistrer toutes les informations que la jeune Pansy lui délivrait à une vitesse impressionnante. Avant qu'elle n'ai eu le temps de réagir et de répondre ne serait-ce qu'à une petite question, elle sentit qu'on lui attrapait la main et qu'on la trainait en direction de ce qu'elle avait compris être la maison des deux inconnues. Pansy, pas le moins inquiétée par le trouble très visible de la nouvelle venue, la trainait en babillant comme une pie. Ce fut Mama qui coupa son flot intensif de paroles.

- Pansy, mais tais-toi donc un peu ! On ne sait toujours pas qui est cette demoiselle !

- Ah oui c'est vrai ! T'es qui au fait ? Et t'allais où comme ça en courant ? Et tu viens d'où ? Et comment t'es venue jusqu'ici ? Et pourquoi t'es tombée tout à l'heure ? Tu sais, faut pas croire, mais Mama elle est super gentille même si elle est très grosse. Même qu'elle me donne des cookies au chocolat des fois … t'en veux un ? Mama, on peut faire des cookies au chocolat? »

Tracey était toujours sous le choc des derniers évènements. Elle avait fui la colère de son père pour se retrouver dans un tourbillon de questions qui allait finir par lui coller un mal de crâne. Elle regardait Pansy les yeux écarquillés de surprise mais avait fini par arrêter de sangloter.

- Pourquoi tu dis rien ? Tu sais pas parler ? Moi je connais quelqu'un qui peut pas parler car elle a mal dans la gorge. Toi aussi t'es malade de la gorge et c'est pour ça que tu parles pas ?

- Si tu respirais entre deux questions, elle pourrait peut-être avoir l'occasion de te répondre ! La gronda gentiment Mama.

Pansy se mit à bouder de s'être faite ainsi éconduire. Mais cela ne l'empêcha pas d'écouter Mama essayer de faire parler la fillette. Tracey, qui avait enfin un peu de répit pour pouvoir parler commença à répondre aux questions d'une toute petite voix.

- Je m'appelle Tracey Davis et j'ai six ans. Je viens de la ferme de mon papa là-bas.

Répit de courte durée car Pansy reprit du poil de la bête.

- Une vraie ferme ? Et t'as des lapins ? Et des vaches ? Et des cochons ? Et ….

- Oui Pansy, c'est une ferme avec plein d'animaux, répondit Mama en roulant des yeux. Maintenant on va jouer à un nouveau jeu. Si tu ne dis plus rien jusqu'à ce qu'on arrive à la maison, tu auras droit à un peu de chocolat dans ton lait.

Pansy se lécha les babines et fit un grand sourire sans dire un mot de plus. Mama se retourna vers la brunette.

- Alors mon Chaton, que faisais-tu toute seule par ici à ton âge?

- Je ... c'est … j'ai eu peur de quelque chose et je suis partie en courant. J'ai pas regardé où j'allais. Je suis désolée, répondit-elle en baissant les yeux, espérant qu'elle n'insistera pas.

- Tu n'as pas à l'être, ça peut arriver d'avoir peur. Allez, ne baisse pas les yeux comme ça. Je ne vais pas te fâcher, tu sembles avoir eu assez peur comme cela. Tu vas faire un bon goûter et je te ramènerai à tes parents d'accord ?

Tracey baissa la tête avec des larmes dans les yeux. Autant pour l'allusion à sa mère décédée qu'à celle de son père qui ne manquerait pas de la punir. Elle sentit une main lui relever le menton et une autre lui essuyer les yeux.

- Et bien, qu'y a-t-il ?

- … J'ai plus de maman. Elle est morte il y a longtemps, avoua-t-elle en reniflant.

Puis elle se sentit attirée contre la femme dans une étreinte réconfortante qui la calma progressivement. Pansy la regarda d'un air triste avant de lui dire.

- Mon papa y dit toujours que le chocolat c'est le meilleur médicament quand on est triste ! Alors viens vite et on va manger plein de cookies au chocolat ! S'écria-t-elle avant de poser ses mains sur sa bouche. Zut, j'devais pas parler.

- Tu as toujours du mal à te taire, petite pipelette. Mais pour cette fois ce n'est pas grave, car tu as raison, un bon goûter au chocolat sera le bienvenu.

Toutes les trois arrivèrent dans la bâtisse et se dirigèrent vers la cuisine. Tracey était époustouflée de la taille et du luxe de la maison. Et Pansy, toute fière, avait relancé son moulin à paroles afin de raconter à une vitesse supersonique tout ce qu'elle savait de sa famille.

Une fois dans la cuisine, les petites assises autour d'une table, devant un verre de lait au chocolat et d'une assiette de cookies, Mama prit un peu de temps pour regarder la nouvelle venue. Elle se prit à la comparer à un animal sauvage apeuré et se promit d'en savoir plus sur cette enfant. Celle-ci ne faisait que picorer son goûter. Elle était assez mal à l'aise dans cette maison. Trop de choses différentes de chez elle et de toute façon trop d'émotions pour une seule journée. Elle n'avait qu'une envie … non deux : retrouver son frère pour un câlin et dormir jusqu'au lendemain. Pansy, elle, dévorait cookies sur cookies. Elle jeta un œil au cookie à peine entamé de Tracey avant d'enchainer, la bouche pleine :

- T'as pas faim ? T'aime pas ? Je peux le manger à ta place si tu veux.

- Pansy ! Enfin ! Tiens-toi donc un peu. Et fais honneur à ton rang ! La réprimanda Mama avant de se retourner vers l'autre fillette. Ne t'inquiète pas Chaton, mange tranquillement, elle n'est pas méchante … elle ne fait disparaitre que le chocolat.

Mais Tracey finit par reposer son gâteau et demander le plus poliment possible à rentrer chez elle. Mama la ramena tranquillement alors que Pansy harcelait soit sa gouvernante soit sa nouvelle amie, pour que celle-ci revienne jouer avec elle. Arrivées à la ferme, elles virent Ethan sortir de l'étable avec un air fâché sur le visage. Avant qu'il n'ouvre la bouche, Mama prit la parole.

- Bonjour Monsieur Davis. Je raccompagne votre charmante petite fille. Nous l'avons croisée alors que nous nous promenions. Ne vous inquiétez pas, elle a goûté.

- Mama, Mama, Mama, tu lui demandes ? Dis, tu lui demandes ? Insista Pansy en lui tirant la manche.

-Oui Pansy, je demande. Monsieur, ma petite protégée aimerait que Tracey vienne la rejoindre de temps en temps pour jouer ensemble. Bien sûr, si vous n'avez pas le temps de nous l'amener, je pourrais venir la chercher.

- Nous verrons ça plus tard. Si elle ne fait pas d'autres bêtises. Merci de vous être déranger, mais j'ai du boulot, dit-il peu aimablement, puis regardant sa fille. Et toi aussi, tu n'as pas fini ton travail, file au poulailler.

- Oui papa, répondit sagement Tracey avant de dire un rapide au revoir et de partir en courant vers le domaine des poules.

Le soir, Pansy avait raconté à ses parents, en long, en large et en travers, comment elle s'était faite une copine et que celle-ci allait bientôt venir la voir. Les parents Parkinson étaient ravis de voir leur fille se faire une amie autre qu'à l'école. Aussi ils autorisèrent Mama à aller chercher la petite fille aussi souvent que Pansy le voudrait, et bien sûr aussi souvent que Tracey le pourrait.

o0o

Mais plusieurs jours passèrent sans aucune nouvelle de celle-ci. Finalement, à force de tanner Mama, Pansy finit par se retrouver à la ferme voisine, à demander à Ethan Davis :

- Dites Monsieur, Tracey elle peut venir chez moi pour voir ma chambre ?

- Pansy …

- S'il vous plait monsieur, rajouta-t-elle.

Après un temps de réflexion, Ethan regarda sa fille froidement.

- Bien, vas-y. Au moins je ne t'aurais plus dans mes pieds comme ça. Mais si j'apprends que tu ne t'es pas bien conduite, ou que tu as fait … des choses … gare à toi !

Le mot « magie » n'avait pas été prononcé, mais Tracey l'avait très bien compris. Elle ne put réprimer une légère peur et se tassa sur elle-même.

- Oui papa. Je serais sage.

- Tu as bien intérêt à l'être ! Et ne rentre pas trop tard non plus ! Tu as des choses à faire ici !

- J'irais la chercher, papa. Tu n'auras pas à t'inquiéter comme ça, proposa Jessy.

- Très bien. Maintenant je dois m'occuper des bêtes alors bon vent, termina Ethan en tournant des talons.

Devant cette scène, Mama fronça les sourcils. Le comportement de cet homme face à sa fille lui déplaisait assez. Et la réaction de la petite lui serrait le cœur. Quant au grand frère, il semblait tenter d'arrondir les angles. Elle se promit à elle-même de garder cette enfant avec Pansy le plus souvent possible. De retour chez les Parkinson, Pansy put enfin faire visiter sa grande chambre à son amie. Si Tracey avait encore un doute sur les richesses de cette famille, là plus de doute possible. Rien que cette chambre était aussi grande que le salon chez elle … et encore … son salon semblait, à bien y réfléchir, un peu plus petit. Pansy l'entraina rapidement dans un jeu de marchande auquel elle joua de façon timide. Puis elles s'attaquèrent à un jeu de dinette avant que Pansy lui propose de s'occuper de ses poupées.

- Dis Tracey, pourquoi tu joues pas très bien ? T'aime pas être avec moi ? Tu veux pas être ma copine ? Tu m'aime pa…

- Si ! Coupa la brunette avant de rougir par timidité. C'est juste que j'ai pas trop l'habitude.

- T'as pas l'habitude de quoi ?

- Ben je sais pas trop jouer à ces jeux et pis mes copines je les vois qu'à l'école et pas pendant les vacances. Et pis tu parles beaucoup et je comprends pas tout.

- Tu sais pas jouer à la dinette ou à la marchande ? Mais tu joues à quoi ? Et puis c'est pas vrai que je parle beaucoup d'abord ! s'indigna Pansy.

- Si, tu parles beaucoup !

- Non c'est même pas vrai !

- Si c'est vrai !

- Même pas vrai, même pas vrai et puis toi tu sais pas jouer à la dinette, nananère.

- Moi j'ai pas ces jeux là chez moi alors c'est normal si je sais pas, reprit Tracey hautainement.

- Tu joues à quoi chez toi ?

- Je joue à la bataille avec Jess'. Je joue à courir après le chien dans les champs mais Leloo gagne toujours. J'aime bien jouer avec les petits soldats de Jess', cachée dans la grange parce que papa y veut pas que je joue avec, même si Jess' y dit que je peux. J'aime bien jouer à la marelle avec un épi de blé ou de maïs parce que les poules elles veulent toujours le manger alors moi je dois l'attraper plus vite qu'elles. Et puis j'ai aussi une corde à sauter que Jess' y m'a fait avec un vieux licol en cuir. Et puis j'aime bien jouer dans la rivière, surtout l'été quand il fait chaud.

- Wouah, tu fais plein de trucs que je connais pas ! L'est cool ton frère, dis donc.

- Oui c'est le meilleur frère que j'ai jamais eu.

- Dis t'es ma copine alors ?

- Ouais ! Je veux bien, mais si toi aussi t'es ma copine.

- Ok ! J'suis contente que tu sois ma copine … mais ton nom il est bizarre…

- Hey ! Il est beau mon prénom.

- Oui mais il est bizarre je trouve.

- Bah le tien aussi il est bizarre tu sais ! Moi on m'appelle Tracey depuis que je suis bébé. Mais des fois Jess' y m'appelle Trac' parce que moi je l'appelle Jess' et pas Jessy. Si tu veux tu peux m'appeler Trac' aussi.

- Cool ! Et pis c'est plus simple à parler comme ça. Dis, tu viens on va dehors, y a plein de papillons tous jolis. J'espère qu'il n'y aura pas d'araignées … c'est méchant une araignée.

- Non c'est super une araignée. En plus ça mange plein de bêtes qui volent ! Comme ça elles nous embêtent plus.

Les deux fillettes sortirent dans la cour tout en dissertant sur l'utilité des petites bêtes, volantes, velues ou venimeuses sous l'œil amusé de Mama qui se fit la réflexion que finalement cette petite Tracey, une fois bien lancée, allait faire de la concurrence à Pansy côté bavardage intempestif. En fin d'après midi, Jessy arriva à la propriété pour récupérer sa petite sœur. Celle-ci, dès qu'elle le vit, fondit sur lui pour lui faire un gros câlin tout en lui disant combien sa nouvelle copine était super. Mama lui promit qu'elle pouvait venir quand elle voulait et Jessy lui promit de l'amener dès qu'il le pourrait. Puis tous les deux repartirent avec une poignée de cookies qu'ils mangèrent sur le chemin du retour pendant que Tracey racontait son après midi à un grand frère ravi.