Disclaimer : Rien n'est à moi, tout est à JK Rowling... sauf l'histoire … et quelques personnages que j'ai dû inventer …

Bon début de semaine à tous ... Perso je suis pas du tout motivée à aller bosser, mais quand y a pas le choix, y a pas le choix lol

Alors bonne lecture et à demain pour la suite des aventures des deux chipies!


Chapitre 5 : Et pourquoi personne y répond à mes questions ?

Entre les vacances de Toussaint et celles de Noël, Tracey et Pansy ne purent se voir que deux samedis. Bien sûr elles se voyaient tous les jours sur le chemin de l'école vu que Richard continuait son covoiturage avec plaisir. D'ailleurs il adorait voir sa fille et son amie babiller sur la banquette arrière, mais il appréciait aussi grandement les conversations qu'il menait avec Jessy qui était sur le siège passager.

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Le premier samedi après midi qu'elles passèrent ensemble, elles se retrouvèrent dans la bâtisse Parkinson. Comme il faisait un peu froid, Pansy et Tracey ne restèrent pas longtemps dehors et durent se réchauffer autour d'un bon verre de chocolat bien chaud. Ensuite elles s'installèrent dans la salle de travail avec plein de pots de peinture de toutes les couleurs. Elles se mirent en tête de faire le plus beau dessin jamais fait. Mais quand on a six ans et aucune notion artistique … le résultat ne fut qu'à la hauteur de leur talent.

Par contre lorsque Mama entra dans la salle, elle faillit faire une crise cardiaque. Il n'y avait pas que sur le papier qu'il y avait de la peinture. Il y en avait aussi sur leurs doigts, leur nez, leurs joues, leur front, leurs vêtements, la table, les chaises. De jolis arbres verts et soleil jaune avaient élu domicile sur les murs. Un tube de peinture rouge était explosé sur un beau meuble ancien et d'autres trainaient ouverts sur le sol. La gouvernante reporta son regard noir sur les deux gamines qui baissèrent la tête en se mordillant les lèvres.

- On ne peut décidément pas vous laisser seules sans que vous ne provoquiez une catastrophe !

- C'est Tracey qu'a commencé !

- Oh la rapporteuse ! C'est même pas vrai en plus!

- Suffit ! Ce ne veux pas savoir qui a commencé. Maintenant vous allez dans la salle de bain, vous vous lavez et je ne veux plus vous entendre.

Tracey et Pansy descendirent de leur chaise pour suivre les indications quand, arrivée à la porte, Pansy se retourna et demanda effrontément :

- Et pourquoi les indiens y z'ont le droit de se peindre et pas nous ?

- Oui c'est vrai ça ! C'est pas juste ! C'est de la dispritinimation

- « Discrimination » Tracey. Et sais-tu au moins ce que ce mot veut dire ?

- Jessy y m'a dit que ça voulait dire que c'était pas juste ! Na !

- Filez à la douche et plus vite que ça avant que je ne me fâche pour de vrai et que je décide de faire du tamtam avec vos petites fesses blanches ! Menaça Mama en mettant ses mains sur ses hanches et en faisant la grosse voix.

Les deux petites ne se le firent pas dire une fois de plus et prirent la fuite. Mama eut un petit sourire satisfait et sortit un petit bout de bois de sa poche qu'elle agita, faisant ainsi disparaître les traces de peinture de la pièce. Encore une fois, personne ne vient lui poser de question, vu que personne ne l'avait vue.

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Le deuxième samedi commun, elles allèrent à la ferme Davis sous la surveillance de Jessy, Mama ayant était appelée à un rendez-vous. Ethan n'était pas ravi d'accueillir l'autre fillette mais ne dit rien. En fait il était occupé avec son travail quotidien et ne comptait pas s'intéresser à ce qu'elles faisaient, tant qu'elles ne détruisaient pas sa maison. Dans l'immédiat, Pansy jouait avec Leloo, la chienne de garde, alors que Tracey bichonnait sa poule préférée.

- Dis Tracey, pourquoi Leloo elle quand elle est contente, elle remue la queue ?

- Parce que comme ça tout le monde y sais qu'elle est contente.

- … t'es sûre ?

- Bah oui, elle sait pas rire, alors si elle remuait pas la queue, on saurait pas qu'elle est contente.

- Ah oui … * regarde la poulette de Tracey* Et les poules, ça naît dans les œufs non ? Mais les œufs, c'est les poules qui les pondent. Comment elle a fait la première poule pour naitre ?

- Pfff t'es nulle. La première poule c'était un coq, parce que sans le coq, pas d'poussin et donc pas de poule et pis voilà. Et pourquoi tu poses toutes ces questions ?

- Parce que je sais pas les réponses.

Puis elles se mirent à papoter sur les grandes questions de l'humanité : pourquoi les haricots verts étaient-ils verts ? Pourquoi le feu ça brule et l'eau ça mouille ?

- Dis, finalement tu sais pourquoi les indiens y font de la peinture sur la peau alors que nous si on le fait on se fait fâcher ? Demanda Tracey en se rappelant leur dernière aventure.

- Papa y dit que c'est parce que c'est des adultes. Mais quand je demande pourquoi les enfants indiens ils font pareil et que nous on a pas le droit, maman elle me dit que parce que chez eux c'est carnaval plus souvent que chez nous.

- Sont cool les indiens !

- Ouais. Dis, tu sais comment ils vivent les esquimaux ? S'interrogea Pansy.

- Dans une boîte dans le congélateur.

- Mais ils mangent quoi ?

- Bah ils ramassent de la crème glacée sur les arbres à crème glacée et ils la mangent.

- Sont cool les esquimaux.

- Ouais.

Chacune repartit dans son occupation ne remarquant pas Jessy qui était avachi sur la table, secoué par un grand fou rire. « Mais où vont-elle chercher tout ça ? » Se demanda-t-il en même temps.

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Les vacances de Noël commencèrent avec de la neige. A la fin du dernier jour d'école, dans la voiture, Pansy et Tracey chantaient des chants de Noel sous l'œil amusé du chauffeur. Puis elles parlèrent de ce qu'elles feraient pour les fêtes. Pansy s'indigna de savoir que dans la famille Davis, le réveillon se passait devant la télé avec un couvre feu à vingt deux heures trente. Sans compter que le jour du vingt cinq Décembre, à part un chapon élevé à la ferme, rien ne différenciait ce jour d'un autre. Elle ne mit pas longtemps à tanner ses parents pour inviter les voisins à fêter Noël avec eux. Finalement, le dimanche qui suivit, la famille Parkinson au grand complet se trouvait dans le salon de la ferme.

- Monsieur Davis, je suis ravi de faire votre connaissance. Je suis Richard Parkinson et voici ma femme Eglantine. Je suppose que vous connaissez déjà notre fille.

- Effectivement. Que voulez vous ? C'est que je n'ai pas que ça à faire.

- Bien. Alors nous venons pour vous inviter à fêter Noel et son réveillon avec nous.

Tracey regarda son père avec des grands yeux remplis d'espoir.

- Je n'ai pas le temps pour ce genre d'amusement. Je travaille moi. J'ai une ferme à m'occuper.

La fillette baissa la tête à cette réponse et ses yeux se remplirent de larmes dont certaines glissèrent sur ses joues attirant le regard méprisant d'Ethan.

- Arrête de pleurer petite sotte. Tu sais très bien que tes larmes m'énervent plus qu'autre chose.

Tracey s'essuya le visage d'un revers de manche rapide mais ne put retenir un sanglot de se faire entendre. Son père la regarda d'un œil noir et s'apprêtait à lui lancer une remarque acerbe quand Eglantine, émue, intervint avant que cela ne dégénère.

- Monsieur. Peut-être que Tracey pourrait venir passer quelques jours à la maison. Disons du réveillon du vingt quatre à l'anniversaire de Pansy, le cinq janvier. Et bien sûr, Jessy pourrait venir pour les deux réveillons, Noël et le jour de l'An. Il dormirait évidement à la maison pour ne pas rentrer dans la nuit.

Tracey retint un nouveau sanglot, sachant très bien que si elle se faisait oublier, son père accepterait peut-être. Ethan l'ignora d'ailleurs pour regarder son fils qui semblait en accord avec ce que cette femme venait de dire. Il pensa alors que Jessy l'avait bien aidé ces derniers mois et qu'il méritait bien une pause.

- Très bien, je suis d'accord avec ça. *regardant Tracey* Mais si j'apprends que tu as fait une seule bêtise, je te promets que tu ne pourras plus t'asseoir de plusieurs jours.

La gamine acquiesça d'un hochement de tête vigoureux, une lueur de peur bien visible dans ses pupilles. Eglantine étouffa un hoquet d'indignation face au comportement de cet homme. Jessy était rassuré que son père ait accepté, ainsi contrairement aux autres années, sa sœur ne lui demanderait pas de lui raconter comment les fêtes se passaient avant la mort de leur mère. Pansy était contente que sa meilleure amie vienne chez elle pour plusieurs jours, mais elle était aussi fâchée contre Ethan pour lui parler ainsi. Richard se pinçait les lèvres pour ne pas dire à cet homme ce qu'il pensait de lui et de son attitude indigne. Ainsi quelques jours plus tard, Mama vint chercher les deux enfants et leurs valises.

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Alors que normalement ils décoraient leur maison quelques jours avant le réveillon, les Parkinson avaient cette fois attendu l'arrivée de leurs invités pour tout décorer ensemble. Tracey était aux anges. Elle n'avait jamais vu une décoration aussi fournie. A la ferme, il n'y avait que quelques guirlandes dans le salon et un petit sapin à décorer. Là le sapin était immense. Et de grosses guirlandes multicolores étaient pendues partout dans la bâtisse. D'énormes boules de verre transparent de plusieurs couleurs pendaient aux différents luminaires, répandant des lumières colorées dans chaque pièce.

Le soir, avant de manger, chacun repartit dans sa chambre afin de passer des tenues de soirée. Tracey emprunta une belle robe à Pansy car elles étaient presque de la même taille et Richard prêta un des costumes de sa jeunesse à Jessy. Le repas fut un vrai régal, la bûche au chocolat faite par Mama était un délice pour les papilles. Et les petites eurent même le droit à un peu de champagne à la fin. Puis Eglantine se mit au piano et tous se mirent à chanter des chants de Noel. La soirée se finit lorsque Papa Parkinson raconta une histoire à tout le monde. Pansy était dans les bras de sa maman, suçant son pouce généreusement, alors que Tracey, les yeux pétillants, était sur les genoux de Jessy, collée contre son torse, à écouter avidement cette histoire si bien interprétée. Il était presque une heure du matin lorsque que les deux « hommes » de la maison portèrent les deux petites endormies dans leur lit.

Le lendemain matin, au pied du grand sapin, un tas de paquets cadeaux attendait tout le monde. Pansy se jeta dessus pour commencer à déballer ses cadeaux avec une impatience très visible. Tracey, elle, chercha le cadeau que son frère lui avait fait. En fait elle ne cherchait que celui dont la carte portait l'écriture de Jessy. Après tout, elle ne recevait jamais que celui-là. Quand elle l'eut trouvé, contrairement à Pansy qui déchirait ses emballages, elle ouvrit presque religieusement le paquet, pour découvrir un joli livre sur l'astronomie.

Elle le regarda, le caressa avant de se jeter dans les bras de son frère. Puis elle lui offrit son cadeau : une écharpe informe qu'elle lui avait tricotée. Elle n'était pas belle cette écharpe, mais Jessy n'en dit rien et la remercia grandement. Ils s'installèrent ensuite ensembles sur un même fauteuil pour regarder le livre de Tracey. Celle-ci était si absorbée par les images qu'elle sursauta violement quand elle sentit une main sur son épaule. Elle leva les yeux pour tomber dans ceux d'Eglantine.

- Tracey, tu as oublié tes autres cadeaux.

- Autres cadeaux ? J'ai d'autres cadeaux ?

- Oui chérie, regarde. Ouvre-les vite avant que Pansy ne décide qu'ils sont à elle.

- Même pas vrai maman !

- Mais oui mon ange. *puis attrapa la petite brune par la main et la dirigea vers le sapin avant de se retourner vers son frère* Toi aussi Jessy tu as d'autres cadeaux à ouvrir.

- Moi aussi Madame ?

- Bien sûr.

- Oh … merci beaucoup.

- Merci Madame, merci Monsieur, ajouta Tracey émue.

Puis la journée se passa dans l'allégresse, les fillettes jouant à leurs nouveaux jeux, l'adolescent lisant les beaux livres qu'il avait reçus, le tout entrecoupé de parts de bûche au chocolat. Le soir, Richard raccompagna le garçon à la ferme et trouva Ethan un peu moins détestable tant que sa fille restait loin.

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Le réveillon de la St Sylvestre se passa presque comme celui de Noël, à part qu'au lieu des chants, il y a eu des jeux de société. Puis à minuit tout le monde s'était embrassé. Pansy et Tracey avaient fait une grimace très exagérée en lançant des « beurk » très sonores lorsque Richard embrassa sa femme amoureusement. Puis chacun partit se coucher tranquillement.

L'anniversaire de Pansy se passa également dans la joie et la bonne humeur, malgré la fin des vacances imminentes. Le gâteau, bien évidement au chocolat, ravit tout le monde. Puis le soir, la famille Parkinson ramena Tracey chez elle. Ethan se fit une fois de plus remarquer par son attitude vis-à-vis de sa fille. Mais celle-ci garda sa bonne humeur car elle estimait avoir passé les plus belles vacances de sa vie.