Disclaimer : Rien n'est à moi, tout est à JK Rowling... sauf l'histoire … et quelques personnages que j'ai dû inventer …

Bonjour à tous, et hop, un nouveau chapitre, avec du vécu à l'interieur. Et je vous promet que l'odeur est réellement une infection xD

bonne lecture et à demain pour la suite!


Chapitre 6 : C'est quoi ton parfum ?

Les semaines avaient passées pour devenir des mois. Il avait fallu attendre le mois de Mai pour que Tracey et Pansy se retrouvent les tous samedis comme au début de leur année scolaire. Mais quand ce mois là arriva, elles se retrouvèrent avec délice. Oh bien sûr, se voyant tous les jours dans la voiture qui les emmenait à l'école, elles ne s'étaient pas vraiment perdues de vue … juste qu'elles n'avaient plus eu l'occasion de jouer ensembles depuis le jour des sept ans de Pansy début janvier.

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Leur premier Samedi après midi, elles le passèrent chez les Parkinson. Elles jouaient devant la bâtisse sous l'œil vigilant de Mama. Elles avaient été remuantes certes mais réellement plus « calmes » que certaines autres fois. Une semaine après, Pansy courut plus qu'elle ne marcha pour aller chez son amie. Dans la semaine son père avait accepté que Jessy lui apprenne à monter à cheval et elle était très excitée de cette perspective.

- Alors jeunes filles, prêtes à chevaucher les cheveux au vent, l'esprit sauvage aiguisé par l'envie de tant d'aventure? Demanda Jessy avec un grand sourire.

- Toi tu regardes trop la télé Jess'… et j'crois qu' j'aurais dû t'acheter un film d'amour pour ton anniv' au lieu d'cette ceinture de cowboy. Ça a l'air de te plaire comme genre de film, répondit sarcastiquement sa petite sœur. Nous on veut juste savoir monter à cheval.

- T'as fini de tout casser mes effets petite peste !

- Bon tu nous apprends ou pas ? Demanda impatiente Pansy.

- Et ben ça promet. En piste les miss, direction l'écurie pour voir les chevaux que je vous ai choisis.

Tous les trois, suivis de Mama, arrivèrent devant les box où une demie dizaine d'équidés attendaient tranquillement qu'on s'occupe d'eux. Ils se dirigèrent vers le fond du bâtiment et le garçon fit sortir deux juments, l'une à la robe noire et l'autre marron clair.

- Bon alors Tracey tu prendras Bonnie et Pansy aura Star. Tenez-les par la longe et amenez-les devant, je vais chercher les selles.

- N'est-il pas trop dangereux de les laisser diriger les cheveux seules ainsi ? Demanda Mama un peu inquiète.

- Non, tout ira bien, Star et Bonnie sont de vrais nounours. Elles ne feront rien contre des filles.

Tout le petit monde arriva dans l'enclos où Jessy sella les animaux tout en expliquant bien comment faire aux gamines. Puis il les aida à monter. Quand ce fut fait, il attrapa les longes de façon à ce que les juments marchent en rond autour de lui. La leçon dura tout l'après midi. Tracey qui avait déjà quelques notions, apprit un peu plus vite que son amie, mais celle-ci était tellement motivée que la différence n'était guère visible.

- C'est super de faire du cheval ! S'écria Pansy, enfin sauf que ça pue un peu et qu'on va avoir besoin d'une bonne douche !

- Et encore tu ne fais que tourner en rond, Princesse, rigola Jessy, si tu chevauchais dans les prés, tu aurais plus de sensations et aussi plus d'odeurs … comme la sueur des bêtes et la gadoue… etc…

- Et puis on a plein d'autres chevals qui sont plus rapides que Bonnie et Star ! Dit Tracey fièrement montée sur sa jument noire.

- Quand il y en a plusieurs, on dit des chevaux, Chaton, corrigea Mama.

- Ouais mais moi je l'aime bien mon chevaux ! Continua Pansy en caressant doucement la crinière de la jument marron.

- Un cheval, des chevaux ! Un peu d'attention jeunes filles ! Corrigea Mama pour la deuxième fois.

Mais cette fois, seuls deux langues insolentes lui répondirent, lui faisant rouler les yeux alors que Jessy rigolait de leurs bêtises. Il fallut bien sûr de nombreuses autres leçons étalées sur plusieurs mois pour que les petites sachent parfaitement monter mais elles y arrivèrent et devinrent avec le temps, de formidables cavalières ... Les cheveux au vent…

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L'été arriva et avec lui des heures de jeux et de bêtises en perspective. Mama se dit qu'en un an, la petite Davis avait bien fait tomber toute sa timidité du début et que maintenant, elle avait deux tornades à surveiller. Ce jour-là, ayant un rendez-vous important, elle laissa Pansy à la ferme aux bons soins de Jessy en lui disant qu'elle passerait en fin d'après midi pour récupérer sa protégée. Aussi, le garçon décida de les mettre à contribution. Il n'avait pas le temps de leur donner une nouvelle leçon d'équitation. Elles durent s'occuper de refaire les litières et les gamelles d'eau des lapins, ramasser les œufs dans les nids … un peu partout autour de la maison. Chose qui étonna Pansy.

- Pourquoi les poules elles pondent partout alors qu'elles ont un poulailler exprès pour le faire ?

- Parce que ce serait trop simple pour ceux qui ramassent leurs œufs, affirma Tracey d'un air très sérieux. Et puis il y a aussi des nids dans le poulailler, mais faut croire qu'il n'y en a pas assez et donc elles en font pleins d'autres là où elles décident que c'est bien.

- Va falloir qu'on cherche partout alors, grimaça la fillette aux cheveux châtain foncés. On a pas fini. Jessy il est vraiment pas gentil aujourd'hui. Moi j'aurais bien aimé aller jouer dans le foin ou faire du cheval.

- Mais moi je sais où il faut chercher Princesse ! Dit narquoisement Tracey. Qu'est-ce tu crois ? C'est mon boulot de tous les jours ou presque, alors si je savais pas ce serait dommage !

- Hey tu me parles pas comme ça !

- Je te parle comment ?

- Bah je sais pas mais tu me parles plus comme ça !

- Comment veux-tu que je sache comment faut pas que je te parle si toi tu ne le sais pas !

- Grrrr ! Tu m'agaces !

Et la chasse à l'œuf commença. Bien que Tracey sache où chercher les œufs, elles devaient quand même garder l'œil ouvert car bien souvent de nouveaux nids avaient été créés. Pansy se fit finalement une joie de cette quête. Elle avoua que ça ressemblait un peu à la chasse à l'œuf de Pâques que ses parents lui organisaient à cette occasion sauf que cette fois c'était des vrais œufs et pas des en chocolat. Elle s'amusait bien, à courir d'un nid à l'autre pendant que Tracey ramassait de son côté tout en lui indiquant où chercher. Elles durent revenir à la maison déposer leur butin et les mettre en boite pour pouvoir libérer de la place dans leur panier et ainsi continuer leur ramassage. Comme Pansy s'amusait comme une petite folle, Tracey lui laissa le poulailler et se chargea de récupérer les derniers œufs en extérieur.

- Traaaaaac' ! Regarde ! Il y a un œuf tout bizarre ! Cria Pansy en courant vers son amie.

- Comment ça ? Demanda Tracey en fronçant les sourcils.

- Bah vii, regarde ! Il est pas de la même couleur et en plus il fait du bruit quand on le secoue ! Tu crois qu'il y a un poussin dedans ? Demanda Pansy toute excitée en arrivant devant l'autre fillette.

- Pansy ! Nooon ! Le secoue pas celui là ! Blêmit Tracey.

- Pourquoi ? * elle le secoua une fois de plus * C'est marra ….

Elle ne finit pas sa phrase qu'une petite « détonation » se fit entendre et que l'œuf bizarre exposa dans les mains de la jeune Parkinson, recouvrant les deux amies d'un liquide visqueux et surtout excessivement mal odorant.

- Parce que c'est un garde nid … c'est un vieil œuf qu'on laisse dans les nids pour que les poules elles pondent bien dans le nid. Et que cet œuf il est pourri et qu'un œuf pourri ça explose et que ça pue pendant un moment ... soupira Tracey en se pinçant le nez de dégoût.

- Tu ne pouvais pas me le dire avant ?

- Ben tu m'en as pas laissé le temps !

- Ben t'aurais dû me le dire avant de ramasser les œufs.

- Mais je pensais que depuis le temps que tu m'aides à la ferme, il y a des trucs que tu savais et que j'avais pas à te répéter !

- Mais je peux pas tout retenir !

- Ben tu devrais ! Bouda Tracey en croisant ses bras.

- Tu m'agaces !

- Et toi tu pues !

- Toi aussi !

Puis elles se regardèrent d'un regard noir avant d'éclater de rire devant leur aspect peu crédible.

- Faut qu'on se lave sans que Jess' nous voit sinon il va se moquer de nous pendant trèèèès longtemps.

- On a qu'à rentrer chez moi et se laver là-bas. Mama est pas là donc personne nous verra.

- Et si Mama est rentrée ?

- On fera attention.

Et elles partirent, leur panier plein d'œufs posé à l'ombre devant la maison de Tracey, direction la maison familiale de Pansy. Mais voilà, comme pour leur prouver qu'elles ne sont pas discrètes du tout, non seulement Mama était déjà rentrée, mais en plus elle les repéra tout de suite. Elle arriva devant elles, les mains sur les hanches, prête à leur demander ce qu'elles faisaient ici quand l'odeur pestilentielle la fit grimacer.

- Mais qu'est-ce que vous avez encore fait ? Vous empestez la mort !

- On a eu un accident d'œuf, lui répondit Pansy avec toute la dignité qu'elle pouvait encore avoir.

- Un accident d'œuf ? Mais qu'avez-vous encore imaginé comme jeu stupide ?

- C'était pas un jeu ! S'indigna Tracey. Jess' nous a dit qu'on devait ramasser les œufs sauf que Pansy elle a pas ramassé un bon et que c'était un œuf pourri et que…

- Hey ! T'arrête de tout rapporter !

- Oui ben si quand je t'ai dit de pas le secouer tu l'avais pas secoué, on serait pas toutes beurk maintenant !

- Bon ça suffit toutes les deux ! A la douche et plus vite que ça !

Et elle les traina jusque dans la salle de bain où elle remplit la baignoire d'eau assez chaude ainsi que de bains moussants très parfumés. Elle les fit entrer dedans et leur mit un gant de toilette dans les mains, leur intimant de bien frotter pour faire partir l'odeur. Puis elle alla leur chercher des serviettes de toilette et des affaires de rechange. Son absence avait pourtant été très rapide … mais à son retour dans la salle de bain, celle-ci ressemblait à un champ de bataille. Les perles de bain gisaient au sol après que leur contenant ait été renversé, il y avait plus d'eau sur le carrelage que dans la baignoire, de la mousse dégoulinait des murs et les deux petites jouaient en rigolant et en s'éclaboussant l'une l'autre.

- Mais ce n'est pas vrai ! Je ne peux vraiment pas vous laisser seules cinq minutes sans que vous détruisiez tout autour de vous !

Les fillettes eurent le bon goût de rougir et de baisser la tête.

- C'est vous que vous deviez laver, pas la pièce ! Allez hop hop hop, donne-moi ça, je vais me charger moi-même de vous nettoyer. Et pas de grognements, mesdemoiselles !

Mama avait sorti sa grosse voix, attrapé le gant des mains de Pansy et s'évertuait à la frotter énergiquement pour enlever l'odeur. Mais elle avait beau frotter, elle ne faisait que faire rougir la peau de sa prisonnière sans que l'odeur ne disparaisse. Pansy boudait de se faire laver ainsi et surtout devant Tracey qui riait ouvertement d'elle. Mais les rôles furent bien vite inversés lorsque Mama lâcha Pansy pour frictionner la brunette. Finalement il fallut changer trois fois l'eau de la baignoire et utiliser un flacon entier de gel douche pour que l'odeur d'œuf pourri daigne enfin s'estomper. Tracey et Pansy sortirent de la baignoire, rouges, les cheveux ébouriffés et emmêlés, et surtout très fripées d'avoir passé autant de temps dans l'eau.

Elles mirent un temps très long à se sécher et durent encore passer un mauvais moment assises sur une chaise le temps que Mama les coiffe. Tracey désespérait de pouvoir retourner dehors tant ses longs cheveux étaient devenus emmêlés. Quand finalement elles furent relâchées, ce fut pour découvrir un Jessy énervé les attendant sur la terrasse. Il les avait cherchées longtemps en s'inquiétant de ne les trouver nulle part. Il avait dû attendre le coup de téléphone de Mama pour savoir où elles étaient et pourquoi. Tracey baissa la tête devant l'air fâché de son frère.

C'était rare que cela arrive et elle était triste pour ça. Elle s'avança quand même de lui pour se serrer dans ses bras en lui murmurant des « désolée » ponctués de quelques sanglots qui firent fondre la colère de l'adolescent. Il lui rendit son étreinte en lui murmurant « C'est pas grave Louloute, je ne suis plus fâché, c'est pas grave ». Mais il ne vit pas le petit sourire victorieux, ni le clin d'œil que sa sœur fit à une Pansy secouée par un rire silencieux face à la comédie parfaite de son amie. Mama par contre ne le loupa pas. Elle roula des yeux en se disant qu'ils allaient vraiment avoir beaucoup de mal à les tenir … ces petites deux furies.