Disclaimer : Rien n'est à moi, tout est à JK Rowling... sauf l'histoire … et quelques personnages que j'ai dû inventer …
Hello hello!
Oui, ces jeunes filles ont le chic d'attirer les animaux, mais avec toute la faune qu'elles vont rencontrer à POudlard par la suite, au moins ça leur fait de l'entrainement mdr. D'ailleurs en parlant de Poudlard ...
à demain pour le dernier chapitre!
Chapitre 11 : Quand un parchemin change la vie …
Dimanche deux juillet. Presqu'une année entière était passé depuis l'épisode du louveteau. La famille Parkinson au grand complet était installée autour d'un gros petit déjeuner. Pansy testait avec un plaisir évident les nouveautés en chocolat de l'usine de ses parents. Ceux-ci mangeaient les yeux dans les yeux plus amoureux que jamais. Mama était plus en retrait. Comme si elle attendait quelque chose.
Le calme du salon fut brisé par l'arrivée d'une chouette qui hulula en passant la fenêtre. Elle se posa devant Pansy et lui tendit sa patte à laquelle un parchemin était accroché et adressé à Miss Pansy Parkinson, Domaine Parkinson, dans le salon. La fillette la regarda bouche bée montrant ainsi à tous, les restes de sa tartine. Richard et Eglantine étaient tout aussi surpris mais l'étiquette étant ce qu'elle était, ils avaient la bouche bien fermée. Ce fut Mama qui débloqua la situation.
- Pansy, ma puce, tu devrais attraper la lettre. C'est ce que la chouette attend, après elle repartira.
Comme un automate, elle fit ce que sa gouvernante lui suggérait. Aussitôt qu'elle eut pris la lettre dans sa main, la chouette hulula une fois de plus avant de s'envoler majestueusement. Pansy regarda l'enveloppe d'un œil étonné avant de l'ouvrir. Il y avait deux parchemins, un avec des fournitures étranges, tels que chaudrons, manuels de métamorphose et surtout baguette magique. Le deuxième était une lettre adressée à elle seule.
COLLEGE DE POUDLARD, ECOLE DE SORCELLERIE
Directeur : Albus Dumbledore
Commandeur du Grand-Ordre de Merlin
Docteur ès Sorcellerie, Enchanteur-en-chef, Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers.
Chère Miss Parkinson
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège de Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et des équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1er Septembre, nous attendons votre hibou le 31 Juillet au plus tard.
Veuillez croire, Chère Miss Parkinson, en l'expression de nos sentiments distingués.
Minerva McGonagall
Directrice-adjointe
- Qu'est-ce que c'est que cette idiotie ? Demanda Richard mécontent.
- Monsieur Parkinson, ceci n'est pas une plaisanterie. Pansy est une sorcière. Depuis sa naissance. Et à la rentrée de Septembre, elle intégrera la plus grande école de magie afin d'apprendre à utiliser ses pouvoirs.
- Jamais ! Ma fille n'est pas une sorcière ! C'est une blague de très mauvais goût Mama. C'est vous qui avez envoyé cette … lettre ainsi ?
Une violente dispute commença entre les trois adultes. Les Parkinson qui avaient toujours refusé de voir le côté magique de leur fille se retrouvaient brutalement face à cette réalité. Mama dut leur faire une démonstration, leur indiquant par la même occasion qu'elle était elle aussi une sorcière. Mais comme elle avait été étudier dans une autre école, elle ne put renseigner les trois autres sur Poudlard. Par contre elle leur indiqua que sa présence n'était tout à fait anodin. Son grand père avait été un excellent maître de la divination avant que sa vie ne lui soit retirée dans une attaque poussée par la jalousie. Mais quand elle était encore une jeune femme, il lui avait dit qu'on aurait un jour besoin d'elle dans cette famille. Aussi elle s'y était présentée en tant que gouvernante dès la naissance de Pansy. Eglantine était sous le choc mais semblait accepter la situation. Richard fut plus difficile à convaincre mais il finit par baisser les armes. Un silence de réflexion les enveloppa. Silence bien vite brisé par Pansy.
- Oh Mer ... euh ... credi !
- Pansy ? Un problème ma chérie ? Demanda Eglantine.
- Oh oui alors ! Si moi j'ai reçu ma lettre pour Poudlard maintenant, pourquoi Tracey ne l'a pas reçu l'an dernier ? Elle va être fâchée si j'y vais et pas elle !
- Chérie, Mama a dit que seuls les sorciers recevaient cette lettre, récita Richard.
- Oui mais Trac' aussi c'est une sorcière ! Comme sa maman !
- Comment ? S'étonnèrent les deux parents.
- Pansy, Tracey n'a pas reçu sa lettre l'an dernier car il faut avoir onze ans pour faire la rentrée à Poudlard.
- Oui mais elle les a eu l'an dernier, le deux septembre !
- Et la rentrée est le 1er septembre … Elle avait donc encore dix ans pour la rentrée et n'a donc pas pu y aller à l'époque. Mais cette année elle fera certainement elle-aussi sa rentrée à Poudlard, comme sa maman l'avait fait quand elle avait son âge.
- C'est tordue comme règle …
- Pas plus que les règles sur l'entrée à l'école primaire qui ont fait que tu as eu un an de retard sur Tracey …
- C'est cool alors ! On sera ensemble cette fois ! Et en même temps ! Et dans la même classe en plus ! Et … Oh lala …
- Qui a-t-il ? Demanda Mama en voyant l'air affolé de la petite.
- Si j'ai reçu ma lettre aujourd'hui … Tracey aussi … et si son père était là quand elle l'a reçue … elle va se faire fâcher ! Papa faut y aller ! Il supporte pas la magie ! Faut pas le laisser faire ! Paniqua la fillette.
- Calme-toi Pansy, on va y aller tous les quatre pour tout arranger, d'accord ?
- Merci papa.
Mama se demanda un instant si son rôle dans cette famille, n'était pas aussi un peu pour aider Tracey à faire son entrée dans le monde des sorciers. Elle n'en aurait jamais la réponse, bien sûr, mais sur le chemin qui menait à la ferme, elle en était de plus en plus persuadée. Quand ils arrivèrent, ils découvrirent une ambiance très tendue. Jessy les regarda arriver avec espoir alors qu'Ethan les fixait avec mépris. Autour d'eux il n'y avait pas la moindre trace de Tracey.
- Que voulez-vous ?
- Monsieur Davis, nous venons vous demander si rien d'extraordinaire n'était arrivé ce matin, demanda poliment Richard.
- Non rien. Au revoir.
- Si, Tracey a reçu une lettre de Poudl … commença Jessy.
- Tais-toi. Ils n'ont pas besoin de savoir !
- Tracey a dit que Pansy était aussi une sorcière, ils sont donc aussi concernés.
- Non. Il n'y a pas de sorcier dans la famille, la magie n'existe pas !
- Monsieur Davis …
- Taisez-vous et allez-vous-en !
- Où est Tracey ?! Où est-elle ?! Qu'est-ce que vous lui avait fait ?! Questionna Pansy avec force.
- Ça ne te regarde pas gamine !
- Elle est dans sa chambre, princesse, elle est punie.
- Jessy !
- Désolé papa, mais je ne suis pas d'accord avec toi. Et cette fois je ne te laisserais pas faire.
Pansy courut dans la chambre de son amie suivie de près par Mama et Eglantine. Les volets n'étaient pas ouverts, mais des reniflements se faisaient entendre indiquant que Tracey était bien là. Pansy alluma la lumière et la vit assise par terre dans un coin, les jambes repliées contre sa poitrine, la tête enfouie dans les genoux. Elle s'avança vers elle en l'appelant alors que les deux femmes entraient dans la chambre.
- Tracey ? C'est moi, c'est Pansy. Ça va ? Tracey ?
- Ça va Pansy, renifla la brune sans bouger, ça va.
- Tracey, Chaton, regarde-moi, demanda Mama qui venait de s'agenouiller devant elle. Tu as reçu une lettre importante ce matin n'est-ce pas ?
- Oui, répondit-elle d'une petite voix en relevant la tête. Mais je vais pas pouvoir y aller, papa veut pas.
- Mais il ne peut pas t'en empêcher, mon petit chat, s'indigna la gouvernante en voyant les traces rouges des mains d'Ethan sur les joues de la fillette. Tu es une sorcière. Tu es inscrite à Poudlard et tu iras. Ton père ne pourra rien faire pour t'en empêcher.
- C'est vrai ?
- Oui, je te le promets.
Tracey essuya ses larmes d'un revers de manche en reniflant puis offrit un timide sourire à Mama. Pansy l'attrapa par la main et l'entraina dans le salon. Elle toisa Ethan de son plus noir regard, même si du haut de ses onze ans ça ne la rendait pas très menaçante, puis elle sortit en disant d'une voix claire que Tracey venait chez eux pour passer les trois semaines prévues, laissant ainsi à Mama le soin de récupérer les affaires de son amie. Richard, outré par le comportement de cet homme, lui annonça même qu'à part les trois semaines en Août où Pansy viendrait à la ferme, Tracey resterait tout l'été chez eux et que s'il s'y opposait, les autorités seraient informée de la façon dont il traitait sa fille. Il ajouta que Jessy était bien évidement le bienvenu mais que si Ethan posait un pied dans leur propriété, il ferait intervenir la justice.
o0o
Tracey et Pansy passèrent plusieurs après midi complets dans leur salon afin de parler des nouveaux changements de leur vie. Elles se posaient bien évidement des questions sur Poudlard car personne ne pouvait leur dire quelle serait leur vie au château.
- En fait ça doit être comme un grand pensionnat pour jeunes filles sauf qu'il y a des filles et des garçons, dit Pansy en se frottant le menton.
- Filles et garçon ensembles ! Olala, faudrait pas qu'on attrape des bébés. On se ferait fâcher sinon.
- Pff, ça s'attrape pas comme ça les bébés, ironisa son amie avant de la regarder avec angoisse. Rassure-moi, ça s'attrape pas comme la grippe hein ? C'est pas comme un virus ?
- J'en sais rien. A la ferme quand on met le taureau avec les vaches ben les vaches elles font des veaux après…
- Olala galère … faudra faire attention alors et rester loin des garçons … Tu crois qu'il y aura des garçons gentils ?
- Moi j'aime pas les garçons, dit Tracey avec force, c'est bête, ça puent, ça rotent et ça pètent !
- Oui mais quand tu reviens de l'étable, toi aussi tu pues et t'es pas un garçon !
- Oui ben justement, je suis pas un garçon et c'est quand je reviens de l'étable !
- Et Jess' c'est un garçon et il est pas comme ça.
- Mais Jess' c'est pas un garçon c'est mon frère ! C'est pas pareil !
Bref que des questions dignes, encore une fois, des grandes questions de l'humanité.
o0o
A la mi juillet, alors que toute la famille Parkinson, Tracey et Jessy étaient en train de manger sur la terrasse, une étrange personne arriva. Elle avait les cheveux gris et en désordre avec un chapeau rapiécé. Elle portait une longue robe de sorcier maculée de terre et d'autres tâches inconnues.
- Bonjour, je suis Pomona Chourave, professeur de Botanique à Poudlard et je suis venue pour voir Pansy Parkinson.
- C'est moi ! Mais vous ne venez pas aussi pour Tracey ? Elle va aussi à Poudlard vous savez!
- Tracey ? Non, je n'ai pas de Tracey Parkinson dans mon agenda, dit-elle en regardant dans un calepin marron.
- Ma sœur s'appelle Tracey Davis, madame.
- Oh, Tracey Davis, oui effectivement, je devais aller la voir demain.
- Je suis là ! Si vous voulez, vous pouvez me voir avec Pansy, ça vous ferez gagner du temps.
- Oh mais j'ai tout mon temps. Mais tu as raison, je vais grouper aujourd'hui. Alors je vais vous parler un peu de Poudlard, de comment va se passer votre arrivée, et surtout nous allons acheter vos fournitures.
- Mais madame, je n'ai pas de sous avec moi, et papa ne voudra jamais n'en donner pour quelque chose qui a rapport à la magie.
- Ne t'inquiète pas Tracey, je te paierais tout ce dont tu as besoin.
- C'est bien aimable à vous monsieur Parkinson, mais sa maman, Olivia Hayes devenue Davis lui a laissé une certaine somme d'argent sur un compte à Gringotts. Il y aura tout ce dont elle aura besoin dedans.
- Gringotts ?
- La banque des sorciers.
Après cette conversation, Jessy se leva pour repartir à la ferme alors que les deux enfants et le professeur s'éloignaient de la famille. Quand elles furent à l'abri de tous les regards, Pomona sortit une vieille tasse ébréchée de sa robe et la tendit aux fillettes leur expliquant que c'était un portoloin et quel en était le fonctionnement. Quelques instants plus tard, elles atterrirent dans une ruelle déserte en plein centre de Londres. Elles marchèrent une dizaine de minutes avant d'arriver devant un vieux bar miteux dont le nom, Chaudron Baveur, intrigua les deux jeunes.
Le professeur poussa la porte et fit entrer ses compagnes en culottes courtes. Un certain nombre de clients à l'allure menaçante les regardèrent passer avec curiosité. Une fois dans l'arrière cour, Pansy poussa un long soupir de soulagement alors que Tracey fronçait les sourcils. A part un mur, il n'y avait rien à cet endroit. Elle s'apprêtait à le faire remarquer à leur accompagnatrice lorsqu'elle remarqua que celle-ci tapait certaines briques à l'aide de sa baguette. Le mur s'ouvrit alors sur une rue d'un ancien temps.
- Bienvenues sur le Chemin de Traverse. Nous allons commencer par aller à Gringotts récupérer de quoi acheter vos fournitures Tracey et en même temps nous échangerons vos sous contre des gallions, Pansy. Ensuite nous irons vous acheter une baguette.
Les deux fillettes regardaient avec émerveillement tout ce qui les entourait. Elles s'éclatèrent comme des folles sur le wagon les menant au coffre de Gringotts. Puis vint le moment de trouver une baguette. Si Tracey en trouva une rapidement (vingt deux centimètres et demi, bois de saule et un ventricule de dragon), Pansy eut plus de mal à plaire à la sienne. Finalement elle repartit avec la seule baguette qu'Ollivander pensait ne jamais vendre : vingt cinq centimètres, de houx et écaille de sirène. Chez Fleury et Bott, après avoir pris leurs livres de cours, elles décidèrent d'acheter l'histoire de Poudlard afin de mieux connaître cet endroit où elles allaient passer tant de temps.
Elles allèrent ensuite à l'animalerie mais aucun animal ne leur plaisant, elles repartirent sans rien. Chez Mme Guipure, elles s'amusèrent à se la jouer princesse des milles et une nuits, debout sur leur tabouret pendant qu'on leur prenait les mesures. Pansy leur fit faire le tour de tous les magasins pour tout voir. Tracey suivait un peu en trainant la patte, n'ayant pas pour habitude de faire du shoping ainsi. Elles finirent leurs courses et le professeur les ramena chez les Parkinson tout en leur expliquant bien la gare de King's Cross et la voie 9 ¾. Puis elle leur souhaita une bonne fin de vacances et transplana sous le regard éberlué des parents, émerveillé des enfants et amusé de Mama.
