Bonjour tout le monde et voilà que je fais un spécial cette semaine, 2 pour le prix d'un !!

Chapitre 5

Harry fixa, avec ennuie, qui gesticulait avec désespoir en essayant d'expliquer, à des élèves à moitié endormis, en sort de repoussement. Voilà le seul avantage d'Azkaban. Il n'avait pas à s'obliger à s'intéresser à des paroles insipides que les gens autour de lui semblaient trouver intéressante à raconter. Son regard tomba sur la fenêtre et il ne put s'empêcher de fixer le ciel gris où des éclairs s'abattaient sans répit. Le même gris que les yeux de Malfoy… et les mêmes éclairs que le tonnerre d'arrogance de ce petit blond. Il eut un sourire en revoyant le corps de Malfoy se crisper d'effroi lorsqu'il l'avait entendu dire qu'il le voulait. Son sourire s'élargit. Malfoy allait peut-être penser qu'il mentait pour se rassurer. Mais, il s'agissait de la pure vérité. Il voulait voir Malfoy s'effondrer devant lui. Le voir en morceau, soumis, gémissant sous lui. Il se secoua vivement la tête. Le sexe avec Malfoy ne l'intéressait nullement. Il supposait que s'était une déformation de son esprit qui voulait, absolument, associer le mot désir à celui de sexuel. Mais, le corps de Malfoy ne l'intéressait pas. Il aimait les garçons certes… mais, il les aimait superbes, magnifiques, avec une certaine joie de vivre et, surtout, une absolue soumission. Malfoy était acceptable, son visage était assez gracieux mais ses yeux étaient trop glacials et arrogants pour ce qu'il appréciait ordinairement quant à la soumission, le blond ne comprendrait pas la signification de ce mot même si elle devait le foudroyer. Alors, non, il n'était pas attiré. Par contre, il pouvait comprendre que ses hormones se soient fourvoyer en pensant que les lèvres de Malfoy étaient aussi douces que la soie et que sa peau sentait délicieusement bon. Il pouvait régler ce problème en couchant avec quelqu'un. Il sentit alors un certain élancement à sa cicatrice. Il eut une grimace. Voldemort semblait de bien méchante humeur. Il se risqua à aller fouiller dans la tête de celui-ci.

-Tu viens de me dire quoi ? Siffla-t-il froidement.

Harry pouvait clairement voir la personne cagoulée se mettre à trembler de plus belle.

-Potter… il a été libéré d'Azkaban.

-Et pourquoi a-t-il été libéré ? Je pensais qu'aucun prisonnier ne pouvait être libéré sans ton autorisation…

-Le ministère lui-même l'a libéré mon Seigneur, il…

-Endoloris.

Le mangemort se mit alors à hurler de douleur alors que le visage impassible de Voldemort le regardait calmement. Mais, intérieurement, il bouillonnait. Potter était dehors. Il pouvait l'attaquer, le trouver. Il se mordit violemment la lèvre inférieure. Potter ne pouvait rien lui faire s'il le trouvait en premier.

Harry sortit alors de la tête du Seigneur des Ténèbres, un sourire amusé aux lèvres. Qui avait-il de plus amusant que de voir Voldemort entrain de paniquer ? Il ne pouvait le blâmer, il avait raison d'avoir peur. Parce qu'il était hors de question qu'Harry perde ce combat. Azkaban lui avait fait le plus grand bien. Grâce à cela… il avait rencontré le docteur J… et bien que celui-ci soit un vrai fou sans scrupule, il l'avait rendu bien plus fort. Il n'était plus le petit Harry Potter qui ne pouvait que compter sur sa chance. Une main douce se posa alors sur son bras et il aperçut le sourire éclatant d'Hermione.

-Tu sais, le cours est déjà fini. Fit-elle remarquer.

-Oh.

-Ah moins que tu désires rester là à regarder les oiseaux. Déclara Ron en lui jetant un sourire amusé.

Le brun se contenta de sourire largement. Il supposait que la seule chose qu'il lui restait de cet autre Harry était son affection inconditionnel pour ses meilleurs amis. Bien que Ron se soit sentit l'obligation de lui faire un sermon d'une heure sur le pourquoi du comment il ne pouvait pas attaquer les Serpentards, surtout pas les amis de son petit-ami, il était heureux de les retrouver.

-Quel cours après ? Demanda Harry en marchant à côté de ses 2 meilleurs amis.

Il vit Heero, qui marchait derrière eux, et qui semblait profondément perdu dans ses pensés. Peut-être qu'il se posait, encore, des questions sur le pourquoi Duo Maxwell était si dangereux. Mais, Harry refusait catégoriquement de se mêler de cette histoire. Heero était un immense mal de tête qui n'y comprendrait rien même si l'on devait le lui expliquer pendant 10 ans.

-Potion. Grimaça Ron.

-Tu pourras revoir Blaise. Consola Hermione en posant une main réconfortante sur son dos.

Je préfère le voir loin des chaudrons bouillonnants et du regard haineux de Rogue. La vision de Rogue détruit tout romantisme.

-Pourquoi ? Demanda Heero en fronçant les sourcils.

Le roux se tourna vers lui et lui lança un sourire.

-Parce que Rogue à ce don ultime d'infliger la peur grâce à un seul regard.

-Le petit professeur aux longs cheveux noirs ? demanda avec scepticisme l'asiatique. Comment peut-il infliger la peur grâce à un regard ? Utilise-t-il un sort ?

Harry ignora complètement la question d'Heero alors qu'Hermione et Ron le fixaient avec une étrange fascination comme s'il s'agissait d'un animal rare et mystérieux. Il ne pouvait pas les blâmer. Heero était bizarre.

-Il fait juste peur avec… son aura !! S'exclama alors le roux.

-Son… aura…

Ron s'approcha alors de l'asiatique en affichant un petit air apeuré.

-Il a comme cette aura maléfique qui l'entoure en permanence et qui hurle « Si vous m'approchez je vais vous manger ! »

-Une aura peut hurler ?

-Celle de Rogue oui et c'est pour ça qu'il est terrifiant !

-Je vois…

Harry se contenta de rouler des yeux. Ron avait, enfin, trouver un comparse pour l'entraîner dans ses délires. Un sourire méprisant apparut aussitôt sur ses lèvres lorsqu'il vit Malfoy qui avançait avec Zabini et Maxwell. Son sang se mit alors à bouillir d'anticipation en voyant les yeux argentés le fixer avec colère avant de redevenir impassible. Les belles lèvres se pincèrent de dégoût alors que le nez se retroussa de mépris. Il ignorait tout venait ce plaisir foudroyant qu'il éprouvait dès qu'il réussissait à énerver Malfoy… Bien malgré lui, Malfoy dut s'avancer vers lui puisque Zabini se dirigeait déjà vers Ron.

-Tu es en avance, les miracles existent vraiment. Fit remarquer placidement le mulâtre.

-Qu'est-ce que tu veux ? Je ne pouvais attendre de voir le visage de ma tendre et douce moitié.

Zabini se contenta de lui donner un coup de poing dans les côtés alors que Ron passait un bras possessif sur sa taille.

-Ah ! Ce que vous êtes guimauves ! S'exclama Maxwell en souriant largement. Vous me donnez presque des carries à vous regarder !

-C'est impossible. Répliqua alors Heero.

Tous se tournèrent vers l'asiatique qui prenait un soin particuliers à ne pas regarder le châtain aux étranges yeux mauves.

-Pourquoi tu dis ça ? Demanda le châtain.

-Hn.

L'asiatique ignora alors, complètement, le jeune homme et rentra dans la classe. Harry supposa que le Serpentard n'était pas habitué que les gens autour de lui l'ignore puisqu'il rougit de colère et se précipita à l'intérieur à son tour.

-Et je t'ai posé une question tête d'épouvantail !

Zabini entraîna alors Ron à l'intérieur alors qu'Hermione les suivaient en se frottant le front. Harry vit que Malfoy s'apprêtait à faire de même mais, avant que celui-ci ne puisse franchir la porte, il l'attrapa par le bras.

-Tu ne me dis même pas bonjour Malfoy ? Demanda-t-il. Je sais que depuis que ton père est en prison, il ne peut plus te corriger, mais tout de même ! Un peu de bonne manière ! N'es-tu pas de la noblesse ?

-Va te faire foutre Potter. Cracha froidement le blond alors que ses yeux se voilaient de colère.

-Non, Malfoy… tu sais qui va se faire foutre si quoi que ce soit se passe entre nous.

Les yeux gris s'écarquillèrent et il vit les lèvres fines s'entrouvrir sous le choc. Le feu qui embrasa ses reins ne venait pas de Malfoy. Il venait de l'adrénaline à chaque fois qu'il se trouvait dans un combat. Ce n'était pas Malfoy en particuliers. Bien malgré lui, son esprit vagabond lui montra, brièvement, l'image fugace de lui et Malfoy dans un lit. Malfoy, les jambes écartées et lui entre elles. Il se secoua la tête.

-J'ignore de quoi tu parles, comme à l'ordinaire Potter. Puisque tu te fais un devoir de ne plus faire le moindre sens depuis que tu es revenu. Est-ce que la prison a grillé ton seul neurone restant ?

-Au contraire, la prison m'a ouvert les yeux sur ce que je veux.

Il supposait que l'esprit de Malfoy devait lui avoir rappelé qu'il lui avait déclaré qu'il le voulait. Et s'il devait en juger par les joues rougis et le regard assombris de Malfoy, cette pensée ne lui faisait nullement plaisir.

-C'est bien beau de le vouloir Potter, mais je vais t'apprendre une règle de la vie.

Le blond lui jeta un regard méprisant qui lui donna de laisser échapper un grognement rauque. Mais, il ne devait pas montrer à Malfoy qu'il possédait, lui aussi, le pouvoir de lui faire perdre son contrôle et de vouloir serrer entre ses mains ce long cou gracile.

-On n'obtient pas tout ce que l'on veut. C'est ça la vraie règle de la vie Potter. Pas ta théorie du carnivore, pas ta règle de la jungle.

Le brun eut alors un sourire carnassier et tira le bras de Malfoy pour celui-ci se retrouve contre son corps. Le blond releva des yeux abasourdis vers lui et ses yeux argentés plongèrent dans les siens. Harry le dévisagea intensément rien que pour le plaisir de le voir devenir pivoine avec ce regard de bête traquée qui lui donnait l'envie de sourire d'amusement. Les yeux gris, le nez droit, la peau de porcelaine, les lèvres pleines et fines. Son regard resta fixé sur celles-ci pendant un petit moment et il entendit, clairement, la respiration de Malfoy s'accélérer. Son regard tomba alors sur le cou fin du blond. Et la vue de toute cette peau blanche le fit se demander, à son grand énervement, si toute la peau de Malfoy était aussi blanche que ça.

-Tout ce que je veux, je l'obtiens Malfoy. Que ce soit ma liberté.

Il posa une main menaçante sur sa nuque et sentit le corps du blond se raidir.

-La puissance…

Il sentit son autre bras entouré la taille fine et il eut l'immense satisfaction de voir que Malfoy semblait complètement figé, sous le choc.

-Ou toi…

La dernière partie de sa phrase sembla réveiller Malfoy puisqu'il se dégagea avec brusquerie en le foudroyant du regard.

-Écoute-moi bien espèce de dégénéré complètement cinglé…

-Tu peux continuer à m'appeler Potter, pas besoin de rajouter tant de mot d'amour.

Malfoy ignora complètement sa réplique.

-J'ignore ce que tu veux, et je n'en n'ai rien à faire. Mais, toutes ses idées dingues que tu peux avoir à mon sujet. Oublie-les tout de suite !!

Et, il rentra dans la classe en serrant les poings de rage. Harry eut un petit sourire amuser. Malfoy devenait de plus en plus intéressant.

-Tu te trompes Malfoy, complètement.

À suivre…