Bonjour et voici le nouveau chapitre !
Chapitre 17
Merlin que Potter était ridicule… Drago, le souffle court, empêcha son regard de remonter vers les yeux écarquillés du brun. Merlin qu'il était ridicule. Plutôt, il devait dire qu'il était ridiculement jaloux. Une chaleur agréable enlaçait son cœur l'obligeant à continuer de ricaner doucement. Il avait suffit que Potter voie un garçon l'effleurer pour qu'il soit mort de jalousie. Un simple effleurement d'un garçon qui ne s'intéresserait jamais à lui… et le brun avait été prêt à commettre un meurtre. Juste pour lui. Il sentit la rougeur qui empourprait ses joues s'intensifier. Juste parce que… non, mieux valait empêcher ses pensés d'aller dans cette direction. Pour le moment, il devait réfléchir à ce qu'il allait bien pouvoir faire de cette nouvelle information. Un Potter jaloux et possessif avait sûrement beaucoup d'avantages. Il ignorait lesquels mais, il en trouverait ça il en était convaincu.
-Arrête de rire. Ordonna sèchement le survivant.
-Pourquoi ?
-Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle.
Ses yeux croisèrent alors le regard émeraude et il fut secouer d'un fou rire silencieux. Il pouvait voir la fureur et l'incompréhension flotter dans les yeux verts de Potter. Il pouvait voir les dents crispés, les poings serrés… il pouvait voir que Potter allait peut-être, à tout moment, lui sauter à la gorge pour pouvoir enfin l'étrangler. Et il n'en n'avait absolument rien à faire. Tout ce qui comptait pour lui c'était que Potter était mort de jalousie.
-Je ne suis pas jaloux. Continua froidement le brun. Tu t'imagines…
-Non, Potter, je ne m'imagine rien du tout. Tu es vert de jalousie.
-Arrête de te prendre pour plus que ce que tu es.
Drago refusa de se laisser atteindre par la remarque acide. Potter pouvait bien nager dans le déni pour ce qu'il en avait à faire. Lui, tout ce qui lui importait, c'était de comprendre, enfin, Potter. De comprendre pourquoi le brun le cherchait à ce point. De comprendre pourquoi Potter l'avait touché ainsi. Embrasser ainsi. Et, peut-être, qu'enfin il comprendrait pourquoi lui-même n'avait pas empêché Potter de le toucher. Pourquoi il en voulait encore et encore. Mais, avant de s'attarder sur la question, il se devait de comprendre les sentiments de Potter. Et ses sentiments étaient plus que favorables à son égard. Que le Griffondor le veuille ou non.
-Je ne suis pas intéressé Malfoy. Je ne veux rien savoir de toi. Je veux que tu disparaisses, que tu cesses de me hanter. Je voudrais te voir partir au loin pour ne plus jamais avoir à revoir ton visage ! Alors, non, je ne suis pas jaloux. Enfin, si tu te trouvais un petit ami, cela me ferait le plus grand plaisir !!
Le blond grimaça légèrement en entendant Potter commencer à crier. Il lui jeta alors un regard impassible avant de lui tourner résolument le dos. D'accord. Si Potter voulait jouer à l'imbécile… et bien, il était de son devoir, en tant qu'être humain, de le sortir de sa bêtise monumentale.
-Très bien Potter. Rappelle-toi clairement ses paroles.
-Pourquoi j'oublierais ses paroles Malfoy !? Cracha-t-il avec violence.
Drago se contenta de lui faire un vague signe de main tout en continuant à s'éloigner tranquillement. Il posa une main délicate sous son menton tout en regardant pensivement le plafond. Quel imbécile accepterait de se faire haïr à jamais d'Harry Potter ? Il eut un petit sourire. Cela promettait d'être amusant à en mourir.
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Harry regarda la silhouette gracile de Malfoy jusqu'à ce que celui-ci disparaisse. Il laissa alors échapper un grognement sonore tout en s'empêchant de laisser son poing entrer en contact avec le mur. Bon sang ! Pourquoi devait-il supporter, jour après jour, les imbécilités profondes de Malfoy ! Jaloux lui !? Pourquoi !? Parce que Malfoy s'amusait à se faire tripoter par un crétin Serpentard qui souriait un peu trop pour son goût ? Certainement pas. Il n'avait jamais été jaloux. De toute façon, ressentir de la jalousie voulait dire que l'on désirait ce que l'autre possédait. Ce qui n'était pas son cas. Certes, son corps semblait envisager la possibilité de coucher avec Malfoy. Mais, de là à ressentir de la jalousie ? Non, c'était trop fort. Trop intense. Il ne pouvait pas se permettre de ressentir à ce point. Non, il rectifiait… il ne ressentait pas à ce point, tout simplement. Il avait d'autres priorités. Certains étudiants voulaient avoir du sexe, d'autres d'avoir des bonnes notes, d'autres d'être riches. Lui voulait avoir la tête de Voldemort sur un plateau d'argent. Et c'était ça son seul et unique but. Il avait d'autres choses en tête que de penser à Malfoy ou à ce crétin qui avait osé le toucher de manière aussi familière. Il n'avait pas le temps de penser à ça.
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Il n'avait pas le temps de penser à ça. Mais, cela ne voulait pas dire qu'il était obligé de supporter ses conneries. Cela faisait une semaine… une putain de semaine que Malfoy s'amusait à le rendre complètement dingue en s'affichant partout avec différents dindons qui abhorraient tous un sourire béat quand, tout ce que faisait le blond, c'est leur envoyer un petit sourire enjôleur tout en penchant innocemment la tête de côté. Il n'était pas en colère. Il n'était pas énervé.
-Tu sais combien il y a d'étoiles dans la galaxie ? Demanda alors l'un des dindons de Malfoy
Harry vit le blond secouer la tête de gauche à droite en affichant un grand sourire.
-Je ne le sais pas moi non plus, mais tout ce que je sais… c'est que dans tes yeux, il y en a plus.
Merlin, c'était du grand n'importe quoi ! Il sentit sa langue le démanger pour laisser échapper une réplique sarcastique et foudroyante… ou tout simplement un sort foudroyant, pour avoir osé dire une telle réplique. Et Malfoy qui se contentait de laisser échapper un petit gloussement de poule tout en envoyant à crétin numéro 15, un regard langoureux. Harry s'obligea à prendre une profonde inspiration. Il n'était pas en colère. En fait, il était la quintessence du calme…
-J'ai une chose à te montrer… dans ma chambre… Drago… si tu veux bien.
Il était très calme… ses poings ne le démangeaient pas… en fait, il avait l'impression d'être un arbre… calme et qui ne se mêlait de rien… et que tout lui passait par-dessus et qu'il s'en fichait bien…
-Bien évidemment !
Ses poings se crispèrent autour de sa plume qui laissa échapper un petit gémissement sinistre avant de se casser en deux. Il eut une grimace explicite en voyant l'encre qui lui tâchait la main. Merde ! Qu'était-il supposé faire !? Une minute… il était supposé ne rien faire du tout… qu'est-ce que cela pouvait-il bien lui faire que Malfoy soit, en ce moment même, entrain de se faire embrasser passionnément par cet imbécile ? En quoi cela le concernait-il ? Tout ce qui comptait c'était qu'il…
-Tu sais, Potter… Drago a un esprit vindicatif. Fit remarquer placidement Zabini.
Harry se tourna vivement vers le mulâtre qui le fixait avec ennuie tout en caressant lentement la main de Ron.
-Ce que je veux dire, c'est que si tu l'as défié à faire quoi que ce soit… il va le faire juste pour t'emmerder dans ta vie.
Soudain, il eut la vision de Malfoy sur un lit… sans vêtement… qui hurlait de plaisir sous les coups de boutoir… d'un autre homme que lui… et qui fixait cet hommes avec ce regard assombri par le désir qui le rendait complètement dingue. Sans un mot de plus, il se leva brusquement de la table et se dirigea vers la sortie.
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Drago s'arrêta dans un des couloirs près de la Grande Salle et fixa paisiblement Terry Boot qui le fixait avec lassitude.
-Pourquoi est-ce que tu veux qu'on fasse ça déjà ? Demanda-t-il lentement.
-Ça ne te concerne pas. Répliqua, pour la millième fois, Drago. Tout ce qui compte c'est que ta dette envers moi est réglée. N'est-ce pas ?
Le blond lui envoya un charmant sourire qui fit rougir, bien malgré lui, le Serdaigle.
-Et pourquoi moi ?
-Parce que, si je prenais quelqu'un d'autre, et bien… peut-être qu'il le prendrait au sérieux alors…
-Je vois. Mais, je ne comprends vraiment pas pourquoi tu essayes de rendre ton amoureux jaloux.
Drago écarquilla brusquement les yeux tout en dévisageant le Serdaigle comme s'il avait 3 têtes. Son… amoureux…
-Mon amoureux ? Demanda le blond.
-Bien sur ton amoureux. A moins que vous ne sortiez pas encore ensemble et que c'est pour ça que tu fais toute cette mise en scène stupide. Dans tous les cas, ce n'est pas une manière saine de commencer une relation, crois-moi !
Le Serpentard cessa alors, complètement, de l'écouter. Sortir ensemble ? Amoureux ? De quoi Boot parlait-il ? Amoureux ? Potter ? Lui ? Mais, il ne voulait pas sortir avec Potter ! Cela n'avait, absolument, rien à voir ! Il voulait juste ! Il voulait juste… mais, qu'est-ce qu'il voulait au juste ? Que Potter avoue… il voulait que Potter avoue… mais, pourquoi ? Pourquoi cela avait-il la moindre importance ? Il aperçut alors, au loin, une chevelure ébouriffée et noire comme le jais. Il se secoua vigoureusement la tête. Il y penserait plus tard. Il agrippa alors les cheveux de Boot et plaqua fermement sa bouche contre la sienne. Et voilà ! Maintenant, Potter allait commencer à hurler ou quelque chose d'aussi ridicule. Parce qu'il était évident que le Griffondor allait mourir de jalousie et qu'il ne laisserait pas ça passer en… il sursauta violemment en sentant Boot décoller vers la gauche… et le fixa, complètement abasourdie, lorsqu'il atterrit contre un mur. Il tourna vivement les yeux vers Potter… qui avait encore le poing levé. C'était quoi cette… il n'eut même pas le temps de formuler sa question que Potter l'avait soulevé dans les airs pour le jeter sur son épaule.
-Hé !! Couina-t-il, horrifié.
-La ferme ! Aboya férocement le Griffondor.
Il vit Boot les fixer étrangement, tout en se massant la mâchoire. Il n'eut même pas le temps de s'enquérir de sa santé que Potter ouvrait brusquement l'une des fenêtres du château et sautait. Potter… venait de sauter par-dessus la fenêtre… avec lui… Son hurlement hystérique resta coincé au fin fond de sa gorge, l'empêchant de respirer pendant plusieurs secondes. Puis, soudainement, le brun le jeta sur le sol tout en lui envoyant un regard haineux.
-Toi… Siffla-t-il furieusement.
-Moi ?
Les sourcils du brun se froncèrent encore plus.
-De quel droit oses-tu embrasser un crétin que tu connais à peine !?
Drago sentit son cœur manquer un battement face à la colère de Potter. Le Griffondor… venait de donner un coup de poing à une de ses connaissances… sans compter qu'il avait sauter par la fenêtre… avec lui, il tenait à le préciser… qu'il lui avait dit qu'il n'en n'avait absolument rien à faire de lui… pour, ensuite, lui demander de quel droit il osait ? Il sentit une telle fureur l'envahir que son corps se mit à trembler de rage. Il se leva alors d'un coup et sa main partit pour s'abattre sur la joue de Potter. Il laissa échapper un sifflement furieux lorsque le brun le bloqua sans aucun problème.
-Espèce d'enfant de pute !! Hurla le Serpentard. C'est toi qui oses, pas moi !! Enculé !
-Oh… tu veux jouer à qui est le plus fâché espèce de crétin !
-Je vais te tuer !
-J'aimerais bien voir ça !
Il ignorait complètement qui avait embrassé qui. En fait, il s'en fichait bien. Tout ce qui comptait c'était que les lèvres fermes de Potter dévoraient les siennes. Menaçant de l'assimiler tout entier. Il laissa échapper un gémissement rauque tout en s'emparant des cheveux de Potter et de le rapprocher encore plus de lui. Le brun brisa, abruptement, le baiser.
-Espèce de sale garce ! Siffla Potter tout en lui embrassant sauvagement le cou.
Drago se contenta de le repousser brusquement tout en lui donnant un coup de poing retentissant sur la joue.
-Va te faire foutre ! Cracha-t-il. Va te faire foutre !
Potter l'agrippa alors par le bras et le jeta sur le sol alors que le blond laissait échapper un petit gémissement. Avant même qu'il est le temps de réagir, le corps musclé du brun s'allongea sur le sien et il renversa la tête en arrière lorsqu'il sentit l'érection de Potter contre la sienne. Et quand le brun commença à donner des violents coups de boutoirs, il aurait été complètement incapable de l'arrêter.
-Je te veux ! Déclara soudainement le brun. Je te veux ! Je te veux ! Merde, combien de fois est-ce que tu veux que je te le dise !?
Drago laissa échapper, de nouveau un long gémissement, tout en entourant de ses longues jambes la taille de Potter. Le brun lui empoigna alors les fesses et ses coups de hanches se firent encore plus violents. Le Serpentard lui empoigna alors le cou et rapprocha sa tête de la sienne pour que ses lèvres brulantes s'abattent sur lui. Un long soupir satisfait tomba de ses lèvres lorsque Potter commença à lui mordiller délicatement le cou.
-Tout le temps, tout le temps… Répondit-il. Harry… Harry…
La bouche du Griffondor s'empara, alors, de la sienne et sa langue brûlante plongea dans sa bouche. Il voulait cette bouche partout sur son corps… cette langue… ce corps brûlant… il voulait… leurs érections continuaient de se frotter avec violence et Drago ne pouvait plus tenir. Il n'allait pas y arriver… il voulait…
-Je veux venir… Murmura-t-il doucement.
Les yeux verts émeraude plongèrent alors dans les siens et ce qu'il vit lui coupa définitivement le souffle… Harry le voulait vraiment… Il pouvait le lire dans ses pupilles dilatés. Harry voulait le prendre… longtemps, longuement… des frissons d'excitation luyi traversèrent le corps.
-Je ne peux plus tenir…
Le brun hocha doucement la tête et enfoui son visage dans le creux de son cou.
-Alors laisses-toi aller…
Et Drago sentit ses reins se crisper de bonheur alors que sa vision tournait au blanc…
A suivre…
