Bonjour tout le monde ! Et voici le nouveau chapitre !
Chapitre 20
Harry essaya de se convaincre, en vain, que d'avoir abandonné Malfoy sur la pelouse de Poudlard, alors qu'il venait de l'embrasser à perdre haleine, ne lui causait pas le moindre malaise. Bon sang ! Malfoy était un grand garçon pourtant ! Il n'avait nullement besoin qu'Harry s'inquiète d'avoir… blesser ses sentiments ! Et puis, de toute façon, Malfoy n'éprouvait pas le moindre sentiment à son égard. Il ignora complètement le pincement au cœur qu'il ressentit. Malfoy ne ressentait rien pour lui et lui ne ressentait rien pour Malfoy. Alors, il n'avait absolument aucune raison de s'inquiéter pour quoi que ce soit. En fait, il ne s'était jamais inquiété pour le blond et ce n'était pas maintenant qu'il allait commencer ! Il passa alors une main lente sur son visage, les sourcils froncés. Sentiments… Émotions… Désir… Colère… Frustration… Il n'avait pas besoin de tout cela. Il se devait juste de se préparer à son combat contre Voldemort, qui viendrait bien assez tôt. Déjà son amitié avec Ron et Hermione étaient compromettante à cette mission qu'on lui avait fixé depuis avant même sa naissance… alors il ne voulait pas imaginer ce que cette… relation avec Malfoy donnerait. Il n'avait pas le temps. Il entendit alors des bruits de pas derrière lui et se tourna lentement. Son dos qui s'était crispé, se détendit aussitôt en remarquant qu'il s'agissait, tout simplement, d'Heero. Avant même qu'il ait le temps de dire quoi que ce soit, le japonais tourna vers lui un regard emplis d'une étrange fureur mêlée avec… il ne savait pas exactement ce qui hantait le regard d'Heero mais, s'il devait en juger par les yeux étrécie. Cela ne signalait rien de bon.
-Duo Maxwell est dangereux. Déclara-t-il froidement.
D'accord… et pourquoi est-ce qu'Heero lui répétait, de nouveau, cette information dont il se fichait pleinement ? Il se contenta d'hausser nonchalamment les épaules avant de continuer à marcher vers le bureau du Docteur J. Harry se demanda, pour la millième fois, ce que le Docteur J avait bien pu dire à Dumbledore pour que celui-ci lui laisse une aussi grande liberté. Lui avait-il promis la Lune, le Soleil et les Étoiles ? Il laissa échapper un petit reniflement dédaigneux. Comme si Dumbledore pouvait être acheté d'une quelque conque manière. Non… Le Docteur J avait du lui révéler quelque chose de fondamentale. Il haussa, de nouveau, les épaules. Tant que le Docteur J ne dépassait pas les bornes, tout irait bien.
-Il m'a donné un coup de pied. Dit glacialement Heero.
Harry lui jeta un regard du coin de l'œil.
-Et…
-Il a réussi à m'atteindre.
Le brun fronça alors, immédiatement, les sourcils. Heero avait réussit à être touché par Maxwell !? Mais, cela ne faisait pas le moindre sens ! Heero, comme lui d'ailleurs, avait été entraîné pour être un super-humain ! Et un super-humain ne se faisait pas toucher par… il se souvint alors du visage en forme de cœur, des grands yeux mauves et du petit sourire mutin. Non. Définitivement pas. Maxwell avait l'air d'un…
-Ne te laisse pas berner par son apparence. Continua Heero. Je sais qu'est-ce qu'il est. Et je vais découvrir qui il est.
-Pourquoi ?
Cela sembla surprendre assez Heero pour que se yeux bleus s'écarquillent légèrement. Puis, son regard redevint comme à l'ordinaire.
-Parce qu'il pourrait être un danger pour la mission. Peut-être est-il un servant de Voldemort.
-Tu ne crois pas un mot de ce que tu viens de dire. L'interrompit Harry.
Heero arrêta alors sa marche pendant une seconde avant de l'ignorer avec superbe et de marcher avec encore plus de force. Bon, il comprenait le message. Sujet à ne pas aborder. Tout ce qu'Harry espérait, c'était que cette mini-amourette n'empêche pas Heero de faire ce qu'il avait à faire. Il eut une grimace. Il n'avait pas à s'inquiéter. De toute façon, si l'amourette ne s'éteignait pas d'elle-même, le Docteur J s'arrangerait pour l'écraser et faire en sorte qu'elle ne soit plus que poussière. Heero s'arrêta alors devant le tableau qui gardait le bureau du Docteur J et murmura le mot de passe. Les deux rentrèrent alors à l'intérieur. Sans préambule, Harry s'assit sur une des chaises qui se trouvaient face au bureau en bois du vieil homme, alors qu'Heero en faisant autant à sa droite. Le docteur J les observait calmement, ses lunettes cachant efficacement l'expression de ses yeux. Puis, il leur fit un sourire édenté.
-De toute évidence… c'est la saison des amours à Poudlard. Susurra-t-il sarcastiquement.
Le corps d'Harry se crispa automatiquement et il s'efforça de ne rien laisser transparaître. Bien évidemment que J les espionnait… Il aurait été étonné si, au contraire, le vieil homme avait enfin compris ce que voulait dire vie privée.
-Je ne vois pas de quoi vous parler. Fit remarquer Heero, en fronçant les sourcils. La saison des amours n'existe que pour les animaux et, de toute façon, n'arrive qu'au printemps.
Harry lui jeta un léger regard exaspéré avant de s'efforcer d'afficher un sourire nonchalant. Si Heero ne comprenait pas les allusions scabreuses de J… ce n'était à lui de lui expliquer quoi que ce soit. Le sourire du vieil homme s'élargit de plus belle.
-Pour expliquer en termes que tu comprennes Heero… C'est très simple… je trouve, tout simplement, fascinant vos petites amourettes ! Après tout, il est vrai que vous avez suffisamment de temps libre pour le perdre ainsi… Enfin vous êtes jeunes… en bonne santé… qui pourraient vous en vouloir de profiter de la vie… avant que ces jolies petites fleurs si délicates s'envolent dans le vent…
Harry pouvait sentir que, bien malgré lui, sa magie commençait à sortir de son corps… Comment ce vieil homme osait-il !? Comment osait-il menacer Malfoy en sa présence !? Comment !
-Mais, ce passionnant sujet sera pour une autre fois. Déclara-t-il soudainement. La raison pour laquelle je vous ai appelé est très simple.
Il appuya alors sa main sur son pupitre, son sourire édenté s'agrandissant de plus belle. Harry n'avait jamais compris pourquoi J prenait la peine de sourire. De toute façon, ce n'était comme si le vieil homme s'amusait souvent et respirait la joie et la bonne humeur… sans compter que son sourire ne rassurait personne et ne faisait plaisir à personne.
-Je crois avoir découvert comment le ministère réussit à savoir, aussi efficacement, où Voldemort prévoit d'attaquer.
Il y avait une raison pour laquelle le ministère le savait ? Les sourcils d'Harry se froncèrent de plus belle. Mais… il n'y comprenait plus rien.
-Franchement… je croyais vous avoir entraîné mieux que ça… surtout toi Harry qui les connait si bien… Souffla le vieil homme. Tu aurais déjà du comprendre que « efficace » et « Ministère » sont deux mots qui ne vont pas ensemble !
Puis, soudainement, le Docteur J arrêta de faire le clown et sa posture indiqua que le sujet qu'il s'apprêtait à aborder n'était pas pour les enfants. Harry ignorait complètement laquelle des versions du vieil homme lui faisaient le plus peur. Lorsqu'il affichait son faux sourire et vous attaquait dans le dos… ou lorsqu'il semblait sérieux et prêt à vous attaquer en plein dans le visage…
-Il semblerait qu'il est réussit à mettre la main sur un Vidi. Déclara-t-il.
Harry tourna alors son regard vers Heero qui le regardait déjà… et dans les yeux du Japonais il voyait, exactement, la même chose que dans les siens. De l'incompréhension à l'état pure.
-Un Vidi… Commença le vieil homme. Est une personne qui peut voir le futur.
-Je ne vois pas ce qu'il y a d'extraordinaire… Le professeur Trelawney…
-Est une prophétesse… Un Vidi… est bien plus que ça. Il peut voir le futur.
Le vieil homme décroisa alors les mains et se frotta lentement deux doigts sur la tempe. Harry lui jeta un étrange regard.
-Son esprit peut se promener dans le Futur si je puis dire… Ce pouvoir est extrême dangereux… il s'abreuve à la vie même… le plus on les Vidi l'utilisent… le plus vite, ils meurent. Et c'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils sont tous morts. La dernière Vidi connut a été assassiné il y a de cela 12 ans. Et, pour devenir un Vidi, il faut avoir un parent Vidi… Mais, les enfants de cette femme sont morts.
Il haussa alors une épaule nonchalante avant que son sourire ne revienne.
-De toute évidence, l'un d'eux à survécut, et est maintenant l'un des pions du Ministère.
Il se leva alors d'un bond.
-Pourquoi devrions-nous compter sur le Ministère… quand nous pourrions utiliser nous même ce cher petit Vidi ? Demanda-t-il sarcastiquement.
-Vous voulez qu'on aille le chercher ? Fit remarquer Heero.
Le vieil homme secoua légèrement la tête avant d'enfiler une épaisse cape.
-J'irais chercher moi-même ce très cher Vidi. De toute façon, il a surement déjà prévu mon arrivé. Et, probablement, qu'il veut partir du ministère.
-Comment le savez-vous ? Répliqua Harry.
Le sourire édenté revint avec une vengeance alors qu'un ricanement, qui devait sûrement ressembler aux grognements de l'Enfer, s'échappa de la bouche du vieil homme.
-S'il n'avait pas voulu que je vienne… il aurait dit au ministère que j'essaierais de le kidnapper ce soir. Et pourtant…
Il fit un grand geste pour montrer son bureau et leur lança un nouveau ricanement sardonique.
-Et pourtant, je ne vois aucun auror près à m'emmener avec eux.
Puis, sans un mot de plus, il se saisit de son chapeau et leur envoya un petit salut moqueur tout en se dirigeant vers la cheminée.
-Et maintenant, je vous souhaite une agréable nuit… vous aurez énormément de travail demain.
Et il disparut dans un écran de fumée verte. Harry se laissa s'enfoncer un peu plus dans le fauteuil. Il avait été stupide… bien évidemment que le ministère était incompétent… alors comment aurait-il fait pour savoir où Voldemort allait attaquer. Il devenait vraiment de plus en plus bête. Il se refusa à penser que Malfoy l'avait distrait à un point tel qu'il était incapable de se concentrer sur autre chose. Ses poings se crispèrent bien malgré lui.
-Par qui a-t-elle été assassinée… Murmura pensivement Heero.
-De quoi est-ce que tu parles ? Répliqua Harry.
-Cette Vidi… par qui a-t-elle été assassinée.
Harry ne prit même pas la peine de s'attarder sur la question d'Heero. Pourquoi est-ce que le Japonais se faisait un devoir de s'attarder sur les détails les plus insignifiants, le dépassait complètement. Pourquoi cette femme avait-elle été assassinée ? Par passion ? Par jalousie ? Par haine ? Par vengeance ? Qui pouvait le savoir… et est-ce que cela importait ?
-Pourquoi tu te poses cette question ? Demanda-t-il tout de même.
Heero haussa une épaule, tout en continuant à fixer intensément le sol.
-J'ai l'impression que c'est une information importante.
-Ah…
Le brun ne trouva rien d'autre à dire et se contenta de laisser échapper un long soupir… Tout ce qu'ils leur restaient à faire c'était attendre… Attendre que le Docteur J revienne avec ses réponses… et, peut-être, la fin de cette guerre.
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Quatre Winner laissa échapper un long éclat de rire qui fit virevolter ses courts cheveux blonds. Ses yeux bleus ciels s'attardèrent sur son garde du corps qui le fixait avec indifférence, comme à l'ordinaire.
-Quatre. Se contenta-t-il de dire calmement.
-Il arrive. Murmura le blond. Il va nous sortir de là, Trowa !
Le jeune garde du corps se contenta de lui envoya un regard indéchiffrable puis retourna son regard vert pomme vers le mur. Quatre ignora sa mauvaise humeur avec grâce. Il venait le chercher. N'était-ce pas une raison suffisante pour se réjouir ? Il allait sortir ! Son visage, d'ordinaire si réservé, se fendit en un grand sourire alors qu'il laissait échapper un petit gloussement de joie. Il allait sortir de cette prison… Il allait enfin…
-Ne vends pas la peau de l'ours avant de l'avoir tuer. Fit remarquer Trowa.
-Je l'ai vu venir ! Je l'ai…
-Oui, mais tu ne sais pas ce qu'il veut de toi.
Quatre refusait de laisser l'inquiétude s'infiltrer en lui. Non. Ce vieil homme venait le sortir de là. C'était une raison suffisante pour se réjouir. Peut-être voulait-il l'utiliser… mais cela importait peu… au moins, il pourrait vivre avant de mourir… Il jeta un rapide regard autour de lui… Cette immense chambre qui ne lui avait jamais appartenu. Cette prison dorée dans laquelle on l'avait enfermé…
-Je me fiche d'être trahi… d'être utilisé… je veux sortir d'ici ! Je dois sortir d'ici !
Le jeune garde du corps se contenta d'hocher lentement la tête.
-Alors, nous sortirons d'ici…
A suivre…
