Bonjour tout le monde ! Et voici le nouveau chapitre !
Chapitre 23
Lorsque Quatre ouvrit lentement les yeux… la première chose qu'il réalisa s'était qu'il ne se trouvait pas dans sa chambre. Pendant une seconde, son cœur manqua un battement avant qu'il ne pousse un profond soupir de dérision… Il était vraiment stupide… Suffisait-il donc d'une nuit de sommeil pour oublier la plus grande décision qu'il avait prit de sa vie… Il avait quitté le ministère… pour suivre un vieil homme qui ne lui inspirait aucune confiance. Il se donna alors une claque mentale. Il était hors de question qu'il se mette à paniquer ! Il avait pris sa décision tout seul comme un grand et il n'allait pas commencer à regretter et à se questionner ! De toute façon il était trop tard. Il se redressa alors, cherchant Trowa des yeux. Et il crut que son cœur allait s'arrêter lorsqu'il ne le vit nulle part. Où était Trowa ! Il était impossible… complètement impossible qu'il soit partit sans rien lui dire. Son regard se promena dans sa chambre, à la recherche d'une lettre… de n'importe quoi ! Qui lui disait que Trowa n'avait pas, tout simplement, décidé que s'occuper de lui n'en valait plus la peine. Il se leva alors de son lit. Il avait confiance en Trowa. Le brun ne l'abandonnerait jamais. D'accord, il avait été ordonné par le ministère de le protéger à n'importe quel prix… Mais, même s'il avait quitté le ministère… Trowa était toujours à ses côtés… alors… il se mordit fermement la lèvre inférieure. Il n'était pas un gamin bon sang ! Il suffisait de chercher son garde du corps et il le trouverait ! Il ignora, avec peine, le goût amer qui se trouvait à l'arrière de sa gorge. Il avait confiance en Trowa. Il avait confiance en Trowa… Il avait… il écarquilla les yeux en voyant son ami agenouillé devant la porte, une oreille plaqué contre celle-ci. Les yeux verts vinrent sur lui et Trowa lui fit un léger signe de s'approcher tout en gardant le silence. Mais qu'est-ce qu'il faisait ?! Il haussa un sourcil perplexe en plaquant, à son tour, son oreille sur la porte…
-Alors, si j'ai bien compris… tu es allé kidnapper le Vidi au ministère… Commença alors une voix.
-Mon cher Dumbledore… tu ne comprends jamais rien… je n'ai pas kidnappé le Vidi… je l'ai, tout simplement, emmené de son plein gré…
-Dans mon école. Siffla alors celui qui devait se nommer Dumbledore.
Les yeux bleus ciels de Quatre s'écarquillèrent de nouveau. Le vieil homme qui était venu le chercher… et l'avait emmené à cet endroit… n'avait pas demandé la permission au propriétaire ! Mais… est-ce que cela voulait dire… qu'il allait devoir partir… Mais… sa bouche se dessécha alors et sa lèvre s'enfonça, encore plus durement, sur sa lèvre inférieure.
-Je croyais que ce qui t'appartenais, m'appartenais… comme au bon vieux temps…
Quatre ne pouvait ignorer l'évidente moquerie dans la voix du vieil homme. Il fut étonné que Dumbledore ne réagisse pas plus que cela. Puis, Dumbledore poussa un profond soupir.
-Pourquoi es-tu venu ici ? Demanda alors, avec énormément de lassitude dans la voix, Dumbledore.
-Tous les pions qui permettront à mon roi de triompher… se trouvent dans cette école.
Quatre vit les sourcils de Trowa se froncer et lui-même ne put empêcher son corps de se crisper légèrement. Des pions ? Un roi ? Il savait que ce vieil homme était venu le chercher pour se servir de lui… bien évidemment qu'il était venu le sauver pour cette raison… Il savait qu'il n'avait pas la moindre importance pour cet homme… mais de là à ce que cet homme le considère comme un pion… ses ongles s'enfoncèrent dans sa peau, le forçant à se calmer.
-Des pions tu dis ?! Est-ce que tu parles de ces enfants !? S'indigna Dumbledore.
-Enfants… Pions… Ils ont tous un rôle bien particulier dans cette histoire…
Un nouveau silence s'abattit alors. Mais, Quatre voulait qu'il parle ! Il n'y comprenait plus rien ! Pourquoi est-ce que le ministère, qui s'était toujours contenté de l'enfermer dans sa chambre, avait, soudainement, décidé d'utiliser son pouvoir !? Pourquoi ses gens avec de longues capuches noires attaquaient ses endroits !? Il n'y comprenait plus rien !
-Je sais pourquoi tu fais tout ça… Mais, je ne comprends pas ce qui se passe.
-C'est toujours mieux que tu ne comprennes rien, mon cher Dumbledore. De toute façon, n'as-tu pas confiance en moi ?
-Pas du tout.
Quatre pouvait imaginer le grand sourire amusé qui avait du apparaître sur le vieux visage parcheminé du vieil homme. Il pouvait imaginer sa bouche aux dents pourris s'entrouvrir… pour afficher son sourire sans joie ni amusement…
-Oh ? Alors pourquoi me laisses-tu rester ici ?
-Les ennemis de mes ennemis sont mes amis.
Quatre entendit alors des bruits de pas léger.
-Je veux que ce Vidi aille en classe comme tout le monde. Fit alors fermement Dumbledore. Tu ne le garderas pas ici comme animal de compagnie.
-Bien évidemment, Professeur Dumbledore. Susurra avec venin le vieil homme. De toute façon, comment peux-tu me faire la morale quand tu acceptes, entre les murs sacrés de ton école, la présence d'un meurtrier.
La main de Trowa s'abattit sur sa bouche avant que le moindre son ne puisse en sortir… Il en était reconnaissant… il ignorait complètement ce qu'il aurait fait. Hurler ? Pousser un petit gémissement pitoyable ? Peut-être n'aurait-il pas fait le moindre son…
-De quoi est-ce que tu parles ? Demanda froidement Dumbledore.
-Aussi joli soit-il… aussi inoffensif qu'il puisse avoir l'air… je peux reconnaître quelqu'un qui a tué de ses mains au premier coup d'œil.
-Qui se ressemble s'assemble non ?
-Tu es plein de proverbes aujourd'hui, Dumbledore. C'est très intéressant.
Pendant un moment, Quatre n'entendit plus rien jusqu'à ce que la porte de sa chambre s'ouvre brusquement. Tout ce qu'il put faire, ce fut d'écarquiller les yeux de stupeur en voyant le sourire amusé et édenté du vieil homme.
-Vous êtes réveillés ? C'est parfait… Vous pouvez aller prendre un bain… ensuite je répondrai à vos questions.
Et, sans un mot de plus, il leur tourna le dos et partit. Quatre était convaincu qu'il allait, très bientôt, avoir une hémorragie du cerveau s'il continuait à se poser autant de question… Un soupir gonfla sa poitrine et il le laissa sortir avec peine… bon, tout ce qu'il lui restait à faire… c'était de faire exactement ce que ce vieil homme lui avait dit… de toute façon, avait-il d'autre choix ? Une main douce se posa alors sur ses cheveux, les lui ébouriffant légèrement.
-Arrête de t'inquiéter et va prendre ton bain.
La main de son garde du corps quitta alors ses cheveux blonds et, comme d'habitude, un léger pincement lui agrippa le cœur… pincement qu'il essaya d'ignorer du mieux qu'il le pouvait… et lorsqu'il s'enferma dans la salle de bain, il laissa échapper un profond soupir tout en posant une main résolue sur son cœur. Un jour… peut-être… il se secoua vigoureusement la tête. Il avait d'autres priorités pour le moment autre qu'une stupide romance !!
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Harry n'avait jamais vu une journée passé aussi vite de toute sa vie… en fait, ce n'était pas que la journée avait été particulièrement rapide… mais, plutôt le fait qu'il n'arrivait à se concentrer sur rien… Et il se trouvait parfaitement ridicule… il se laissa alors tomber sur son lit, tête première dans ses oreillers.
-Je veux être avec toi !
Pourquoi est-ce que Malfoy lui avait dit ça !? Et encore, pire, pourquoi avait-il insisté pour que le blond le répète ! Son poing se crispa alors sur son lit. La joie folle qu'il avait ressentit alors… était complètement partie… Ce n'était pas possible. Comme est-ce que Malfoy pouvait-il être aussi stupide ! Vouloir être avec lui !? Pourquoi faire ? D'accord ils s'étaient embrassés plusieurs fois… et était même allé plus loin. Mais, de là à vouloir une… relation… Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Son poing s'enfonça alors dans son lit, et il fut heureux que ce soit une surface molle car, sinon, il aurait brisé quelque chose. Merde, merde, merde ! Il ne pouvait pas se permettre de penser à Malfoy… ou à ce que Malfoy voulait… Il ne pouvait pas se permettre de penser à lui. Que ce soit son corps ou son esprit ou n'importe quoi d'autre ! Son poing s'abattit, de nouveau, sur son lit et un grognement rauque s'échappa de ses lèvres. C'était ridicule, tout à fait ridicule. Que Malfoy soit intéressé ou pas… cela ne changeait rien à qui il était ou à qu'est-ce qu'il faisait ou à qu'est-ce qu'il devrait faire. Bon sang ! Il n'était même pas sur de survivre jusqu'à son prochain anniversaire ! De toute façon, est-ce que cela importait vraiment ? Tant que Voldemort mourrait avec lui, il se fichait éperdument de mourir. Mais, s'il devait commencer à penser à Malfoy de cette manière… non. Il ne pouvait pas. Merde… la vie semblait bien plus facile lorsqu'il était en prison et qu'une partie de jambe en l'air ne voulait pas dire dîner aux chandelles, fleurs… promesse…
-Harry… Murmura Ron. Qu'est-ce qui se passe mon vieux ?
Le brun sortit alors sa tête de ses oreillers pour voir que le roux s'était assis sur le bord du lit et le fixait, vaguement mal à l'aise. Il poussa alors un soupir et détourna la tête. Il ne voulait pas parler pour le moment.
-Rien.
-Je t'ai déjà dit que j'étais loin d'être stupide Harry ! Alors arrête de me mentir.
-Il ne se passe rien je te dis.
Il entendit Ron pousser un grognement tout en grommelant un truc qui ressemblait à « idiot de meilleur ami ». Cela lui importait peu.
-Harry, sérieusement… qu'est-ce qui s'est passé avec Malfoy ?
Harry sentit, aussitôt, son corps se raidir.
-Rien.
Ron poussa alors un profond soupir et un silence de plomb tomba alors entre eux… et Harry se demandait, vraiment, pourquoi est-ce qu'il ne le laissait pas, tout simplement, tranquille. Il avait besoin de temps pour penser. Non. En fait, il n'y avait absolument rien à penser, pour la simple et bonne raison que ce serait de la pure idiotie de commencer une histoire sérieuse avec Malfoy. Il comprenait le besoin de coucher avec quelqu'un. Baiser était quelque chose de simple et primal… et qui pouvait être oublié en moins de cinq secondes. Par contre… il se donna une claque mentale. Il ne voulait pas penser à Malfoy. Il ne voulait penser à rien pour le moment.
-Tu sais Harry… moi aussi, au début, j'étais retissant à sortir avec Blaise. Bon certains diraient que c'est parce que c'est un Serpentard et bla bla bla… Mais… je pense que… tout le monde a peur lors de sa première relation.
Harry se tourna alors lentement vers son meilleur ami qui fixait pensivement le plafond, cherchant visiblement les mots pour exprimer ce qu'il voulait dire.
-Je veux dire… sortir avec quelqu'un… coucher avec quelqu'un… c'est facile quand ce n'est pas sérieux… Mais, quand on sent que cette personne est un peu trop importante pour notre goût… c'est là que tous les problèmes commencent non ?
Trop importante… il se souvint alors de la peur panique qui s'était saisit de lui lorsque le Docteur J avait lancé un sort sur Malfoy… il avait eu peur de ne pas le protéger à temps… et il avait voulu étrangler le vieil homme pour avoir osé essayer de toucher à Malfoy ! Il s'était sentit tellement… en colère…
-Alors, Harry… si tu ne sais quoi faire de tes sentiments pour Malfoy…
Harry aurait voulu protester qu'il n'avait absolument aucun sentiment pour le blond. Mais, sa bouche resta, étrangement, sceller.
-Au lieu de le repousser, ou de torturer… tu devrais faire ce qu'Hermione m'avait dit de faire au début de mon histoire avec Blaise…
Les yeux émeraude croisèrent alors les orbes bleus de Ron qui se contenta de lui envoyer un grand sourire.
-Devient son ami.
A suivre…
