Bonjour tout le monde ! Et voici le nouveau chapitre !

Message de l'auteur : Je remercie infiniment tous ceux qui m'ont soutenu face à cette reviews négative ! Je vous en remercie vraiment énormément ! Quant aux quelques revieweurs qui se sont sentis viser… Ne vous inquiétez pas, je comprends quand vous me faites des blagues ou que vous me donnez des conseils, cela ne me dérange pas ! Ce que je ne supporte pas ce sont les reviews méchantes pour aucune raison apparente ou qui me disent quoi faire !

Chapitre 24

Heero n'en pouvait, tout simplement, plus de se poser autant de question. Il n'avait pas été élevé pour se poser des questions. En fait, la seule chose que l'on n'avait jamais demandée de lui était de savoir tuer. Et de bien le faire. Alors toutes ces questions inutiles n'en valaient pas la peine. Mais, cela ne changeait absolument rien au fait que Duo Maxwell le rendait complètement fou. Il avait eu beau chercher partout, comme un dingue, qui ce type pouvait bien être… il ne trouvait rien. En fait, la seule chose qu'il avait apprise était que Duo Maxwell ne se nommait pas vraiment Duo Maxwell. A l'exception de cela… le Serpentard était une véritable énigme et, peu importe le nombre de fois qu'il prévenait le Docteur J, le vieil homme refusait de lui dire quoi que ce soit de pertinent. La seule chose qu'il s'était contenté de dire était que Duo Maxwell n'était pas un danger. Heero était obligé d'être en désaccord. Tous les sens de son corps lui disaient que Duo Maxwell n'était pas quelqu'un de normal. Que ce soit les coups incessants de son cœur lorsqu'il apparaissait dans son champ de vision. Que ce soit son odeur de pêche qui l'avait empêché de réagir à temps pour le coup de pied qu'il lui avait donné… tous ses éléments l'empêchaient de laisser tomber le mystère qu'était le Serpentard. Ses yeux bleus s'égarèrent alors vers la lune qui semblait lui envoyer un sourire narquois. Il n'était pas obsédé. Il était consciencieux. De toute façon, on lui avait toujours dit de suivre ses émotions. Et ses émotions lui disaient que Duo Maxwell était important. Il ignorait de quelle manière il était important… Mais cela ne changeait rien au fait que… Soudain, son regard se riva sur une silhouette mouvante aux longs cheveux châtains. Cela pouvait être n'importe qui… Après tout, les longs cheveux étaient détachés et tombaient, comme en vague, sur le corps gracile qui courrait vers l'entrée sous une pluie battante. Cela aurait put être n'importe qui… il ne voyait pas bien le visage… et puis, Duo Maxwell portait toujours ses cheveux attachés en une longue tresse qui lui tombait jusqu'au creux des reins… Cela aurait pu être n'importe qui… mais… ses jambes se mirent à courir d'elles-mêmes vers la porte où cette mystérieuse silhouette allait s'engouffrer. Et son souffle se bloqua fermement dans sa poitrine. Menaçant de le tuer une bonne fois pour toute. Son regard s'attarda alors sur l'apparition qui lui faisait face… Duo Maxwell… était vraiment quelqu'un de magnifique. Il sentit sa bouche se dessécher légèrement alors que son regard descendait lentement sur le corps gracile du châtain qui n'était couvert que par un chandail blanc et un pantalon noir… et ce chandail blanc était collé à sa peau par la pluie… dessinant chaque courbe, chaque ligne… le pantalon noir s'accrochait aux longues jambes…. Il se força alors, d'un coup sec, à relever le regard vers le visage androgyne du châtain… et sur les yeux mauves qui le fixaient avec suspicion. Aussitôt qu'il croisa son regard, le Serpentard s'empressa de lui envoyer un sourire enjôleur.

-Ah ! Hee-chan ! Dit-il gaiement. Pourquoi es-tu ici !?

-Je te retourne la question. Répliqua froidement Heero.

Les lèvres pleines se serrèrent légèrement avant que le sourire ne s'agrandisse… n'atteignant nullement les yeux du châtain. Pourquoi lui souriait-il alors qu'il ne voulait pas sourire ? Pourquoi gardait-il ses cheveux aussi longs alors qu'il était un garçon ? Pourquoi faisait-il semblant d'être un inoffensif et gentil petit écolier ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Trop de pourquoi sans parce que. Trop de risque pour sa mission. Qui était Duo Maxwell ? Pourquoi était-il venu à Poudlard ? Le Serpentard se passa alors une main fine dans ses longs cheveux, le faisant étrangement frissonné.

-Ah ! Je suis allé me promener franchement ! Quelle étrange question !

-Sous cette pluie. Déclara le brun. Ne te moque pas de moi.

Heero pouvait sentir, comme en vague, l'irritation grandissante de Maxwell à son égard. Le Serpentard se força alors, visiblement, à ne pas laisser tomber son sourire, et se contenta de poser ses mains sur ses hanches, penchant légèrement la tête de côté.

-Je ne me moque pas de toi. Répliqua-t-il. Mais, je commence à avoir froid, donc je vais partir vers mon dortoir !

Il commença alors à marcher dans sa direction s'apprêtant à le planter là. Sans un geste inutile, Heero se saisit alors de son bras, l'empêchant de s'en aller de cette manière.

-Je ne suis pas un homme patient. Dit-il calmement. Alors, je te conseille de me dire ce que je veux savoir.

Maxwell redressa alors lentement la tête, une lueur meurtrière au fond de ses yeux d'ordinaire si faussement joyeux. Aussi rapide que l'éclair, son poing s'abattit alors sur la joue d'Heero, manquant de lui arracher une dent.

-Je ne suis pas un homme patient non plus. Siffla le châtain. Alors pourquoi tu ne me laisserais pas vivre ma vie ?

-Je ne peux pas faire ça.

-Pourquoi !?

Maxwell sembla s'en vouloir, aussitôt, d'avoir élevé la voix… pourtant, Heero ne pouvait s'empêcher de ressentir un certain plaisir à voir le visage, d'ordinaire si faux de Maxwell, sembler de plus en plus vrai… de plus en plus réel.

-Parce que tu es un facteur inconnu. Je n'aime pas les facteurs inconnus.

-Je suis… un facteur ? Murmura, dangereusement, Maxwell.

Heero se qu'il avait dit de si extraordinaire, mais les joues du Serpentard se voilèrent de rouge alors que son regard devenait meurtrier. Soudain, Heero se retrouva plier en deux sous la douleur alors que la jambe de Maxwell s'enfonçait durement dans son ventre. Il s'efforça de ne pas lâcher le bras gracile. Merde ! Il se redressa lentement, et en remercia Merlin, lorsqu'il vit que le pied de Maxwell venait de manquer sa tête de moins d'un centimètre.

-Qu'est-ce que tu fais ? Demanda-t-il froidement. Pourquoi est-ce que tu m'attaques ?

-Parce que tu m'énerves ! Siffla durement Maxwell. Arrêtes de me poser des questions !

-Réponds à mes questions et je n'aurais pas te les redemander.

Il se saisit alors de l'autre bras du châtain, qui s'était élancé pour le frapper de nouveau, et le plaqua fermement sur le mur, emprisonnant ses jambes entre les siennes. Les yeux mauves s'assombrirent alors dangereusement alors que Maxwell laissait échapper un grognement digne d'un fauve en colère.

-Ne pense même pas à me donner un coup de tête. Fit remarquer calmement Heero. Tu te feras plus de mal que tu ne m'en feras.

Maxwell avait du entendre la sincérité dans sa voix puisqu'il se contenta de commencer à se débattre… se frottant un peu trop contre lui pour son propre confort.

-Arrêtes de te débattre, c'est inutile. Tu as perdu.

Cela ne sembla nullement calmer le Serpentard qui se débattit avec encore plus de férocité. Son torse se frottait son le sien. Ses cheveux s'éparpillaient autour de leurs deux visages, l'odeur de pêche l'envahissant encore plus. Il crispa fermement ses dents, empêchant son esprit de perdre sa concentration.

-Qui es-tu ? Demanda-t-il.

-Lâche-moi espèce d'enfoiré ! Cracha le châtain.

Heero ne l'avait jamais entendu parler un langage aussi cru. Pourtant, les mots sortaient avec une facilité déconcertante de sa bouche.

-Je n'aime pas me répéter.

-Moi non plus, espèce d'enfant de pute !

Pourquoi continuait-il à bouger ainsi contre son corps ? Et pourquoi son corps se crispait de cette manière ? Son regard croisa alors celui de Maxwell qui arrêta, étrangement, de se débattre. Ses grands yeux mauves s'écarquillèrent alors, mangeant presque entièrement son visage. Ses lèvres pleines s'entrouvrirent lentement alors que ses joues se voilaient de rose. Et Heero comprit enfin ce que voulait dire « beauté mortelle ». Son regard s'attarda alors sur les lèvres de Maxwell, et il eut l'étrange envie de se pencher pour pouvoir, enfin, poser ses lèvres sur les siennes. Il se donna une claque mentale.

-Qui es-tu ?

Le châtain poussa alors un grognement, semblant se réveiller d'un coup. Au moment où Heero allait, de nouveau, poser sa question, les lèvres de Maxwell s'accrochèrent aux siennes, faisant son cerveau se court-circuité efficacement. Il supposait que la pression de son corps avait du faiblir puisque le Serpentard en profita pour lui donner un coup de poing féroce qui le fit se reculer vers la droite alors qu'il se mettait à courir sans demander son reste. Et Heero ne put que le regarder, impuissant, partir en courant. Merde.

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Les yeux émeraudes d'Harry s'écarquillèrent dangereusement alors qu'il fixait son meilleur ami comme s'il venait de lui annoncer de s'habiller en femme était le summum de la virilité.

-Tu veux que je fasse quoi ? Demanda-t-il, profondément abasourdi.

Le roux laissa échapper un profond éclat de rire avant de secouer la tête de gauche à droite.

-J'ai eu la même réaction quand Hermione m'a dit de faire ça ! Mais, crois-moi, ça marche !

-Je ne peux pas sortir avec Malfoy. Fit remarquer Harry.

Il ignora le pincement au cœur qu'il ressentit et se contenta de détourner le regard vers la gauche. Merde. Pourquoi perdait-il son temps à se poser toutes ses questions ? Tant et aussi longtemps que Voldemort vivrait… il ne pouvait se permettre de s'attacher romantiquement à qui que ce soit. Malfoy encore moins.

-Harry, je ne te dis pas de sortir avec lui, mais d'apprendre à le connaître.

-Je le connais déjà.

Ron secoua lentement la tête.

-Pas vraiment. De toute façon, quel autre choix est-ce que tu as, Harry ? Tu ne peux pas sortir avec lui, mais est-ce que tu peux t'imaginer n'avoir aucune interaction avec lui ? Même pas un tout petit peu ?

Harry n'aimait pas du tout l'étau où se trouvait son cœur. Bon sang ! Un peu plus et il se mettrait à regretter la prison ! Au moins, lorsqu'il se trouvait en prison, il n'avait pas à s'inquiéter de quoi que ce soit. De toute façon, en prison cela ne servait à rien de s'inquiéter. Si quelqu'un était faible, il était inutile de se poser des questions. Il était évident qu'il finirait dans une position peu enviable. Il fallait être fort. Très fort. Il se souvint alors, contre son gré, du corps brisé de Jonathan. Non. En prison, cela ne servait absolument à rien de s'inquiéter. Maintenant, il avait trop de temps libre de toute évidence. Il ne s'entraînait plus et Voldemort était étrangement calme, ne lui donnant aucune information pertinente sur ce qu'il prévoyait.

-Essaye d'être son ami, Harry. Insista Ron. Peut-être que cela sera suffisant.

Pourquoi est-ce qu'Harry n'arrivait pas à y croire ? Il laissa échapper un profond soupir. Il ne voulait pas être l'ami de Malfoy. Il ne pouvait pas être son petit ami. Et il préférait mourir plutôt que de ne rien être du tout pour lui. Il était foutu. Ses épaules s'affaissèrent alors. Il était… parfaitement ridicule… Comment pouvait-il se laisser torturer ainsi pour une histoire de sexe ? Il se donna une claque mentale. Comme si toute cette histoire n'était qu'à propos du sexe. Le sexe était facile. Enfantin même. Il ne s'agissait que d'un instinct primaire… ou d'un outil de manipulation et de domination. Merlin… il était vraiment foutu.

-Je vais lui en parler demain. Dit-il calmement. Peut-être que ça marchera.

-Soit optimiste Harry !

Le brun se contenta de lui envoyer un petit sourire. Ouais… peut-être que cela allait marcher. Après tout, tout ce qu'il avait à faire c'était d'avoir des conversations civilisés et, pourquoi pas, quelques fous rires… et ne pas mettre un seul doigt sur la peau d'albâtre du blond. Merde.

A suivre…