Disclaimer : ni les personnages, ni les caractères ne m'appartiennent, à part peut-être cette idée que je voulais partager.

Nota : idée que j'ai eu pour Delirium Torchwoodis, mais c'était un peu trop long, alors go !

Finalement, j'ai craqué, je met la fin aujourd'hui ! Merci pour tout vos commentaires, c'est grâce à vous aussi que cette histoire existe, merci !


Juventia

Chapitre 7


Jack le regarda sévèrement et Ianto réprima un frisson qui menaçait de le submerger.

- il va falloir que tes explications tiennent la route, dit Jack d'un ton sec, parce que là, tu as mis toute la base en danger et ce n'est pas ton mot qui change quoique ce soit à l'affaire.

- Ce n'était pas mon attention, commença Ianto, avant d'être interrompu par Jack qui laissa échapper son mécontentement.

- Je sais bien, mais quand même cela t'arrive de réfléchir ! D'abord une cyberwoman, et maintenant ça ! Pourquoi voulais-tu utiliser cet artefact ? Explique-moi ce que signifie ce message ! Explique-toi !

Ianto détourna le regard, il ne supportait pas les flammes dangereuses qui dansaient dans les prunelles de son capitaine, ni le ton hargneux qu'il avait pris pour lire sa note. Il soupira.

- je pensais que cela resterait circonscrit à mon corps. Je ne savais pas que le champs pouvait contaminer les autres. Je voulais…

- quoi ? Rajeunir ? Tu n'as que 23 ans, Ianto, tu n'as aucune raison de vouloir rajeunir, surtout à ce point.

Ianto ne répondit rien ce qui énerva plus encore Jack, qui se levant, força son visage à se tourner vers lui.

- pour toi ! jeta le jeune homme, pour rester avec toi ! Tu ne vieillis pas, tu ne changes pas. Je le sais, j'ai vu la photo de l'équipe de Torchwood en 1917. Tu y es semblable à aujourd'hui. Je ne veux pas que tu m'abandonnes parce que je vais devenir moins attirant, moins jeune. Je veux rester auprès de toi aussi longtemps que tu me le permettras.

- Pourquoi, demanda Jack abasourdi.

- Parce que je t'aime. Idiot, je sais, stupide, je sais, mais si tu ne peux pas comprendre ça, je … je…

- Si, je comprends, murmura Jack, mais c'est un leurre, cet objet, ce n'est pas parce que tu rajeunis que tu vivras éternellement. Sinon on aurait encore Abernathy dans les pattes. Il a vécu longtemps, je te l'accorde, je l'ai connu. Il est mort très âgé. Mais la vie, ce n'est pas être raccordé à une machine dispensant ses nanorobots. Tu dois vieillir, changer, vivre ta vie. C'est dans l'ordre des choses.

- Mais, mais, je serais moins…

- Attirant ? n'aie pas peur pour cela, ce n'est pas seulement ton corps qui m'émeut, c'est l'ensemble… et cela ne changeras pas. Mais c'est vrai que tu es stupide ! vouloir l'immortalité, si tu savais... c'est la chose la plus imbécile que je n'ai jamais entendu. Ce n'est pas quelque chose que tu dois m'envier, c'est une malédiction que de voir vieillir et mourir ceux qu'on aime. Je ne veux pas cela pour toi !

- Jack, pourquoi es-tu en colère, demanda Ianto d'une voix douce.

- Parce que tu as failli te tuer, et l'équipe aussi, répondit-il simplement, tu as failli remonter jusqu'au moment de la conception. Tu aurais disparu et cela aurait été comme si jamais tu n'avais existé. Owen, Gwen, Toshiko, tous auraient été affectés.

- Je ne le voulais pas, fit Ianto mortifié, je voulais simplement rester à tes côtés le plus longtemps possible.

- Je comprends, fit Jack, mais cet objet n'est pas une solution. Ce serait possible si les nanorobots restaient dans ton corps et agissaient plus lentement. Enfin, c'est une technologie bien au-delà de ce que je connais, je comprends déjà à peine comme cela fonctionne exactement.

- Mais cela pourrait être possible, dit avidement Ianto.

- Non, c'est trop dangereux, on ne peut pas l'étudier, dit Jack se méprenant sur le sens de sa phrase. Ianto le reprit aussitôt.

- Non, rester le plus longtemps possible auprès de toi, je peux ?

Jack le dévisagea, son amant avait le visage illuminé, il attendait évidemment une réponse. Il avait laissé parler son cœur et fait part de ses sentiments les plus profonds. Maintenant, il attendait.

Jack sourit.

- oui, je serais heureux que tu restes à mes côtés.

A peine eut-il fini cette phrase qu'il recevait 75 kilos de gallois nu et délirant de bonheur dans les bras. Il se colla contre son torse et l'enlaça tel une liane amoureuse. Il posa sa bouche contre la sienne, avide de contact, avide d'amour. Jack rit sous la pression des lèvres chaudes, refusant de lui offrir accès, il recula la tête.

- attends, je n'ai pas fini. Tu dois me promettre de ne plus toucher à cet appareil.

- à la pierre de Jouvence ? Promis, si tu m'embrasses maintenant.

- sais-tu que tu étais aussi quémandeur, enfant. Mais je te préfère ainsi, joli cœur, tu m'as manqué.

L'aveu lui avait échappé, il se sentait souverainement soulagé. Il laissa ses mains s'égarer sur ce corps aimant qui s'offrait à lui, savourant la douceur de cette peau affamée.

Il rapprocha ses lèvres goûtant à ce baiser inachevé, laissant leurs langues enflammer un brasier des sens. Ianto gémit sourdement sous la fièvre de ce baiser. Jack se détacha de lui à regret, le Gallois était tentateur, ivre de fièvre lutine, invitation à la débauche mais ce n'était ni le lieu, ni l'heure.

- Gardons-en pour plus tard, dit le capitaine d'un air malicieux.

- Oï, je suis sûr que tu en as en réserve, fit Ianto posant la main sur son entrejambe tendue, j'ai faim.

Jack sursauta sous l'effronterie. Il était décidément plein d'audace. Il étira ses lèvres en un sourire dévastateur.

- Avec l'équipe qui peut décider de monter à un moment où un autre, ça promet, fit-il en le retournant d'un mouvement vif et se plaquant contre son dos. Ianto était dans tous ses états, ondulant contre lui, serpent agile qui l'attira au sol traîtreusement. Ils s'embrassèrent encore, leurs membres s'emmêlèrent quand retentit une voix moqueuse dans l'intercom.

- d'ailleurs cette équipe n'a pas particulièrement envie de passer toute la nuit à attendre que vous ayez terminé vos affaires pour rentrer chez elle, dit Owen d'un ton rogue, Ianto, si tu as si faim, on t'a pris des rouleaux de printemps, ça va te calmer. Jack, délivre-nous enfin de ces nanorobots.

- Okay, fit Jack en s'extirpant péniblement des jambes de Ianto qui avait décidé de jouer les lutteurs gréco-romains, l'huile en moins. Il se faisait un malin plaisir de le retenir. J'arrive.

- Ianto, je t'apporte des vêtements, même si tu n'as pas l'air de vouloir en porter !

- Merci Owen, mais si tu veux, on peut te faire une place.

- Au secours, Jack t'a contaminé ! ricana Owen en apparaissant à la porte de sa baie médicale, je préférais Bébé Ianto, lui au moins était gentil avec moi.

- Bisous, Wen, dit Ianto en enfilant le caleçon que le médecin lui envoya.

- Ah, ah, ah, comme c'est drôle, fit-il ironique en se tournant vers l'autre membre du duo comique, s'il te plait, Jack, moi aussi j'ai des besoins physiologiques à satisfaire . Et j'ai un rendez-vous avec une fille magnifique. Donc, si tu pouvais te dépêcher ! Enfin, sans vouloir te commander, bien sûr.

Il adoucit sa diatribe en voyant l'éclat meurtrier des yeux de Jack, il n'avait pas envie de pousser plus loin sa chance. Jack se rengorgea, il était le chef de cette équipe qui se devait de filer doux sous ses ordres. Bien que souvent, ils n'en fassent qu'à leurs têtes ! Il aimait cependant conserver les apparences.

- Je crois que je préférais Owen à 12 ans, il était moins agaçant, plus doux dans ses paroles. Bon, beaucoup moins doué avec les filles, mais gentil tout de même.

- Bon, les comiques, trépigna Owen, on se magne, oui ?

- Je ne comprends pas pourquoi il s'énerve comme ça, dit Ianto en enfilant lentement sa chemise et rabattant soigneusement les pans dans son pantalon, prenant tout son temps.

- Ça fait quatre heures qu'on attend ton réveil ! tonna Owen, je te dis que j'ai à faire. Je n'aime pas quand mon agenda dépend du tien.

- Du calme, Owen, dit Jack en tendant cravate et veste à son Gallois, on arrive !

- J'espère bien ! fit Owen en retournant vers les filles qui les attendaient avec impatience.

- Quatre heures ? reprit Ianto en enfilant sa veste. Mais pourquoi ?

- Il a fallu 8 heures environ pour atteindre l'âge de 4 ans, et donc 8 heures pour retrouver ton age normal. C'est pour cela que tu ne joues plus avec ça, promis ?

- Promis, Ack ! dit Ianto, ponctuant sa réponse d'un baiser fougueux.

Ils rejoignirent les autres membres de l'équipe, soulagés de les voir enfin arriver. Gwen sauta dans les bras de Ianto, heureuse de le voir réveillé.

- Ouah, t'es quand même mieux en adulte, même si tu étais mignon, tout à fait craquant. Mais tu nous as fichu les jetons ! Même Owen était inquiet.

Toshiko moins exubérante, le prit dans ses bras également

- mais c'est fini, ces embrassades, oui ? il n'était pas à l'article de la mort, hein ! dit Owen, refusant de montrer qu'il avait été inquiet de l'issue de cette histoire.

- Laisse-nous tranquille, lui au moins il était gentil, dit Toshiko, à demander des câlins, hein petit cœur, tu te souviens de tout ?

- Plus ou moins, dit le jeune homme ému par les effusions des jeunes femmes, mais je suis désolé si je vous ai causé du tort.

- Tu rigoles, dit Owen plus doucement, tu as été adorable, même avec moi, tu faisais des câlins à tout le monde. A croire que c'est une seconde nature. Tu as même essayé de faire du café.

Ils éclatèrent de rire tandis que Jack revenait avec l'artefact, la pierre de jouvence, comme l'appelait Ianto. Ils appréciaient que tout se terminât bien pour une fois.

Il appuya sur une certaine combinaison de boutons et une sorte de brume dorée sortit de leur corps pour rejoindre l'objet qu'il tenait entre ses mains. Une espèce de frisson glacial les saisit au même moment, leur chatouillant l'épiderme.

- et voila c'est fini, dit Jack avec un grand sourire. Et vous ne connaissez pas le meilleur?

- non, dit Gwen tournant ses yeux interrogateurs vers lui, quoi ?

- Selon le docteur Abernathy, ces petits robots réparent à l'intérieur comme à l'extérieur. Comment va ton rhume, Toshiko ?

- Mieux, bien mieux, répondit la jeune femme en inspirant à pleins poumons.

- Ça guérit les affections, les blessures parmi les plus bénignes, mais pas les grandes blessures ou les maladies graves. Ne me demandez pas comment Abernathy l'a découvert, c'était un drôle d'individu, un vrai salaud qui a dû s'amuser à en tester les possibilités.

- N'empêche, cela guérit la plus grande des blessures, celle que le temps inflige. Mais je suis bien content d'avoir retrouvé mon âge, on fait bien plus de choses qu'à 12 ans. On peut entrer dans un bar par exemple. D'ailleurs, il faut que j'aille promener cette gueule d'amour ! Toshiko, je te paye ce verre ? Je t'ai promis une soirée rien que pour toi toute seule !

La charmante jeune femme s'empressa de prendre son manteau et l'accompagna au dehors, toute heureuse qu'il tienne sa promesse. Gwen remercia Jack de tout ce qu'il avait fait, cherchant à rester un peu plus longtemps. Jack la guida vers la sortie, lui rappelant que son futur époux l'attendait sans doute avec impatience. Elle l'embrassa gentiment sur la joue et partit à son tour.

Ianto qui s'était éclipsé dans sa kitchenette revint avec deux tasses de café. Le premier de la journée. Jack le savoura avec attendrissement.

- tu ne leur as rien dit, constata Ianto.

- Cela n'aurait servi à rien, dit Jack, sirotant son breuvage, Owen aurait râlé, pour la forme, Tosh et Gwen t'auraient aussitôt pardonné. Je crois qu'elles continueront de voir ce petit garçon affectueux, tout comme Owen.

- Et toi ? demanda Ianto soudain tendu.

- Quoi moi ? demanda-t-il le regard pétillant, s'asseyant dans le canapé les bras écartés.

- Que vois-tu en moi ? ce petit garçon aussi ? Il maîtrisait son anxiété mais Jack le sentait suspicieux.

- Oui, dit-il simplement, ce petit garçon, cet homme, ce vieillard que tu deviendras, l'amour qui vit en toi, cette seconde nature. Je vois beaucoup de choses en toi.

- Tu vois tant de chose en moi ? demanda Ianto en s'asseyant en face de lui, sur le siège de Toshiko, campé sur ses jambes écartées.

- J'en ressens beaucoup d'autres, dit plus sérieusement Jack joignant ses mains en une étreinte violente, j'aime ton regard le matin quand tu me découvres dans tes draps, comme un matin de noël, j'aime ton corps qui répond si bien à mes caresses, j'aime ta bouche quand tu souris, j'aime ton souffle sur ma peau, et ce café que tu sers si bien. Et toi ?

Il relançait la question qu'il trouvait troublante, il n'avait pas envie d'exprimer toutes les raisons qui l'attachaient à Ianto. Il ne voulait pas creuser ces liens intangibles qui se renforçaient presque à son insu. Ianto sembla réfléchir puis ouvrit la bouche pour répondre avec un sourire.

- j'aime ta coiffure, ton sens tout personnel de l'élégance, j'aime ton fichu caractère…

Le capitaine croisa les bras et le regarda par en dessous, tandis Ianto s'amusait ouvertement de sa réaction.

- non, plus sérieusement, dit-il en plantant ses yeux brillants d'émotions dans les prunelles attentives de Jack ce que j'aime chez toi, je ne peux pas le déterminer. Tu es tellement plus que ce que tu veux bien montrer. Je ne peux choisir ce que je préfère. J'aime Jack, simplement.

Le Gallois s'abattit alors sur les lèvres offertes de son Capitaine et se mit en tête de lui prouver. Jack lâcha la bride à son émotion grandissante sous cette attaque franche et ouverte.

La nuit accueillante et le Hub se firent les témoins de l'amour que se portèrent les deux hommes. Ils y mirent tant de force que Myfawny piailla de colère et de jalousie. Personne ne s'était préoccupé de lui, même revenu à l'état mini-ptérodactyle ! Il trouvait cela impardonnable !

FIN


Merci d'avoir suivi cette petite fic (un peu plus longue qu'un drabble et plus courte que d'habitude, n'est-il pas ? )

Tout avis négatif ou positif sont acceptés, c'est le seul moyen pour moi de savoir si cela vous a convenu...