Chapitre XVII

Dans un coin, non loin de là, Roy et Riza écoutaient des chansons d'amour, en pensant l'un à l'autre, sans trop oser le dire. Roy regardait Riza d'un regard qui n'était destiné qu'à elle, un regard dans lequel brillait un monde parfait, un regard dans lequel, déjà, Riza avait peu à peu pénétré, un regard d'amour. Aucun des deux ne souhaitait que ce moment s'évanouisse, ne serait-ce par le fait que le téléphone sonne, c'est pourquoi ils avaient pris soin de l'éteindre.

-Tu as mal ?

-Un peu.

-C'est ici, venez voir, il faut le transporter d'urgence. Madame, vous êtes témoin ? Que s'est-il passé ?

-Je… Il… *pleure* Il est trop bête, de toute façon, il aurait pas dû m'écouter ! C'est un autre… Qui lui a planté son ski dans le ventre…

-Bien, nous ferons de notre mieux pour stopper l'hémorragie. Veuillez rester auprès de lui dans l'ambulance, pour le réconforter, au cas où…

-Quoi ? Mais pourquoi moi ? Maintenant, le truc que je dois faire, c'est prévenir les autres… Mais bon, j'ai trop peur qu'ils croient que c'est de ma faute… Non, je vais m'en occuper moi-même.

Gaara fut transporté et ausculté dans l'ambulance, puis Temari le rejoint avant qu'ils ne partent en direction de l'hôpital.

-Alors ? Qu'est-ce qu'ils ont dit ?

Les yeux de Temari furent soudain attirés vers le torse nu de Gaara, puis vers les bandages blancs teintés de rouge.

-C'est gore, hein ?

-Alors, ils t'ont dit qu'ils ont réussi à stopper l'hémorragie ?

-Je suis désolé…

-QUOI !

-Ils ont dit que je n'aurai plus beaucoup de temps à vivre.

-…*pleure* Et moi qui n'ai fait que cracher sur toi pendant tout ce temps, je me sens conne, tout d'un coup. *prends Gaara dans ses bras et murmure à son oreille* mais, finalement, je t'aime bien.

Gaara enlaça Temari et attendis un bon moment qu'elle reprenne ses esprits puis cria haut et fort.

-JE T'AI BIEN EUE ! NIARK NIARK NIARK ! C'ETAIS UNE VENGEANCE !

-*l'éjecte de l'intérieur de ses bras* QUOI ?

-…

-JE TE DETESTE, SALE CONNARD, DE TOUTE FACONS, JE NE T'AI JAMAIS APRECIE, SI JE POUVAIS, J'TE TUERAI DE MES PROPRES MAINS !

-…*regard déterminé* ce n'est pas ce que tu as dit il y a cinq minutes.

-Je disais ça… Merde ! Tu m'as eue !

De leur côté, Shinji et Hiyori s'étaient fait une sorte de nid dans la neige : ils étaient couchés, l'un face à l'autre, en train de se contempler. Shinji, lui, parcourait le corps de sa compagne du bout des doigts, pour apprendre chaque centimètre carré de peau de l'être cher. Il passait par les seins, descendait jusqu'en bas du dos sans pour autant passer par les endroits interdits. Il faisait cela tout en douceur, sans gêner sa compagne qui avait l'air de mieux apprécier les caresses. Mais, ils le savaient tout deux, ils s'arrêteraient, pour le moment, à ce stade.

-*caresse les cheveux* Mon amour, tu sais pourquoi je suis si heureuse d'être ici ? Dans l'immédiat, c'est parce que je suis avec toi et que je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi doux. Mais aussi, c'est parce que mes amies voulaient m'offrir une petite escapade à la neige, mais, sans se rendre compte, elles m'ont offert l'amour de ma vie.

-Tes mots me touchent trop profondément, je t'aime.

-Moi aussi, mon BB.

-*l'embrasse dans le cou* Tu en trouveras, pourtant, des gens plus doués que moi, plus beaux, plus intelligents.

-Tu insinues quoi, au juste ?

-Je ne sais pas, je ne suis pas aussi bien que ce que tu dois le penser.

-Pff ! Dis pas des conneries !

-Alors là, ça va être difficile.

-Benh débrouilles-toi, tu es grand après tout !

-*rire* Oui, je pense, un peu, je fais 1m 80

-*rire*

Et ils se mirent à rire aux éclats, comme des enfants inconscients, qui se foutaient pas mal de ce qui se passait autour.

-Tu as des médailles ?

-Oui. Mes amies et moi sommes championnes de ski acrobatique.

-Vous faîtes vos figures ensembles ?

-Nous faisons tout, ensembles, si bien que Yori a préféré aller en S au lieu d'aller en L. C'est de l'amitié sincère.

-…

-Un jour, toi aussi, tu arriveras peut-être à me battre, tu seras alors aussi fort que Riri !

-…

-Bon, moi, j'y vais, je vais demander à l'infirmier s'il ne peut pas appeler à l'hôtel, pour prévenir les autres de l'accident.

-Tu change d'avis ?

-Oui !

Gaara attendis que Temari soit en train de parler au conducteur avant de poser son magnétophone sur le dessus de la couette, un sourire sadique au bord des lèvres : il avait tout enregistré.