Bonjour tout le monde et voici le nouveau chapitre !
Chapitre 32
Pendant plusieurs horribles secondes… Harry fut complètement incapable de bouger. Malfoy… hurlait… Malfoy… souffrait… ses mains se mirent à trembler de plus belles. Merlin… il ignorait à quand remontait la dernière fois où il avait eu aussi… peur… Il avait… peur… Ses yeux s'arrondirent un peu plus. Son corps refusait de bouger. Il voulait courir… courir vers Malfoy… l'empêcher d'hurler… l'empêcher de souffrir… Malfoy… Malfoy ne pouvait pas souffrir ! Il ne le permettrait pas ! Pas Malfoy ! Lui, mais Malfoy ! Pas cette personne… avec son sourire arrogant… ses yeux argentés… sa langue acérée… pas lui… pas Malfoy. Non ! Soudainement, son corps se remit à bouger et il s'élança vers la porte de la chambre de J. Il devait partir ! Il devait le chercher ! Le sauver ! Il… il !! Il se mit alors à courir comme il n'avait jamais courut de sa vie. Malfoy en première année… déjà superbe malgré ses cheveux plaqués contre son crâne et sa moue hautaine… Malfoy en deuxième année… beauté foudroyante même lorsqu'il souhaitait qu'Hermione se fasse tuer par le basilic…. Malfoy était partout ! Dans chaque recoin de ses murs ! Dans chaque recoin de son âme ! Dans chaque recoin de son corps ! Il aurait pu faire 10 ans sans le voir et, pourtant, reconnaitre son odeur… Malfoy était arrogant, enfantin… il ne se laissait pas marcher sur les pieds par personne ! Toujours en haut de lui… même s'il était plus petit… aristocratique… magnifique… et il souffrait le martyr ! Il ne laisserait personne lui faire du mal ! Il rentra brusquement dans l'infirmerie, faisant sursauter tout le monde à l'exception de Dumbledore.
-Malfoy. Ordonna-t-il immédiatement.
Le vieux directeur se contenta de secouer doucement la tête et de lui pointer le lit qui se trouvait un peu plus au fond. Harry se dirigea si vite vers le blond que cela ne lui prit que quelques secondes pour se retrouver à son chevet… et la vision qu'il eut lui donna la nausée. Du sang partout sur le dos gracile… des marques noirs étranges… un mélange de kanji et d'hiéroglyphes. Il n'y comprenait et sans fichait royalement. Les mains de Malfoy étaient crispées sur son oreiller et son visage était enfouit dans l'oreiller… avant même qu'il ne puisse sans empêcher, il posa délicatement sa main sur la chevelure blonde de Malfoy qui était humide par la sueur. Le Serpentard se contenta de laisser échapper un petit gémissement douloureux. Et Harry fit alors un geste qui l'étonna lui-même, il prit la main crispée du blond et la porta doucement à ses lèvres. Il se fichait éperdument des réactions des autres… tout ce qui comptait… tout ce qui comptait c'était que Malfoy aille mieux… que Malfoy survive… coute que coute… même s'il devait en mourir… même s'il devait aller en enfer.
-Harry. Souffla Dumbledore.
-Je lirais cette formule. L'interrompit brusquement le Griffondor.
Il ne laisserait pas Malfoy mourir. Personne ne pouvait prendre cette vie. Il ne l'accepterait pas. Jamais. Il n'avait pas pu sauver Jonathan. Il n'avait pas pu sauver la sœur de Chang WuFei. Mais, même s'il devait mourir… il ne laisserait personne lui enlever Malfoy. Il se fichait de détruire Voldemort ! Il se fichait de tout bon sang ! Ses dents se crispèrent sous la rage. J avait dit que quelqu'un avait mis ce sortilège sur Malfoy. Il ignorait qui… Il ignorait pourquoi… Il ignorait comment… mais dès qu'il aurait les réponses à tous ces pourquoi… il arracherait la tête de la personne concernée. Personne n'avait le droit d'entrainer Malfoy dans cette guerre. Personne. Merlin… Malfoy… son cœur se serra douloureusement et ses lèvres se reposèrent sur la main blanche et délicate. Personne ne pouvait lui faire du mal de cette manière… Il… Les marques sur le dos de Malfoy commencèrent alors à devenir rouges et… il pouvait entendre le blond gémir et pleurer… son cœur… son cœur lui faisait si mal… il tuerait la personne concernée… oh oui… il la tuerait.
&&
Quatre pouvait sentir la ligne de sa vie s'amincir à nouveau… comme à chaque fois qu'il utilisait ce pouvoir… il ignorait combien de fois il pourrait voir le futur avant de mourir. Il ne voulait pas mourir. Mais… avait-il le choix ? Qu'était-il sensé faire de sa vie de toute façon ? Il ne savait rien faire… il se donna une claque mentale. Il n'avait aucune raison de s'apitoyer sur son sort ! Pas quand tant de personnes souffraient… comme ce garçon à la chevelure d'un blond presque blanc… ou cet homme asiatique qui avait vu le corps de sa sœur être jeté dans l'océan… ils souffraient tous… et lui se plaignait parce qu'il ne savait rien faire ? Pathétique. Il sursauta violemment en entendant la porte d'entrée s'ouvrir brusquement… et il vit un autre vieil homme… à la longue chevelure blanche et à la barbe tout aussi longue… ses yeux d'un bleu vif foudroyaient impitoyablement le Docteur J du regard.
-Je comprends tout maintenant. Siffla-t-il. Rien ne faisait le moindre sens depuis tellement longtemps… Mais, je comprends tout… finalement.
Quatre vit, du coin de l'œil, le Docteur J ébaucher un sourire amusé. Même sans don divinatoire, le Poufsouffle pouvait aisément deviner que le vieil homme ne croyait pas du tout ce que l'autre homme venait de dire…
-Dumbledore…. Mais de quoi peux-tu bien parler ?
-Tout a commencé avec sa mort non ? Commença Dumbledore. Je ne sais pas ce qu'elle a vu… je ne sais pas ce que tu lui as fait…
-N'accuse pas sans preuve. Fit remarquer J. Tu sais comment ça marche, pas vrai ?
Dumbledore se contenta de lui envoyer un regard torve avant de serrer les poings. Ce vieil homme… semblait tellement gentil comparé à J…. et pourtant, il semblait sur le point de commettre un meurtre… et rapidement…
-Mais, elle pouvait voir le futur… elle a du te montrer ce qui allait se passer si tu n'intervenais pas…. Si tu laissais le destin faire son chemin… et tu n'as pas du aimer ça… Et maintenant j'ai quelques questions à te poser.
-Et je n'y répondrais pas. Répliqua J.
Dumbledore ne fit que sourire paisiblement, sa colère semblant s'évaporer. Il s'approcha alors de J tout en le fixant droit dans les yeux.
-Comment savais-tu qu'Harry Potter tomberait amoureux de Drago Malfoy ? La réponse est très simple… elle a du le voir… Comment tu as réussis à poser le sortilège sur lui… ça c'est une toute autre question.
Quatre… n'était pas sur de comprendre ce qu'il se passait… Pourquoi souriaient-ils de cette manière ? Comme deux adversaires sur un ring… attendant de voir qui arrêterait de sourire en premier… qui perdrait son sang froid en premier…
-Je dois admettre que d'apprendre que tu t'étais fait pincé par le ministère m'avait profondément choqué… Toi… de toutes les personnes au monde… Une personne si maligne….
-Tu me surestimes. Susurra J. Même les meilleurs se font pincer
Dumbledore sembla ignorer complètement ce que J disait.
-Et puis, tout à coup, Harry se fait enfermé, à son tour, à Azkaban… un mineur… et simplement parce qu'il disait son opinion à voix haute…
-La vie est injuste. Cela ne fait que montrer à quel point notre gouvernement est corrompu. Chantonna J.
Leurs deux sourires étaient fermement en place… et Quatre avait l'étrange impression que ce n'était pas la première fois qu'ils s'affrontaient de cette manière. Avec ces mots mielleux et ces sourires carnivores… et il ne comprenait absolument rien.
-Et maintenant qu'Harry est tout puissant… pouf… vous sortez tous d'Azkaban.
-Les voies du Seigneur sont impénétrables.
Les voies du Seigneur sont impénétrables ? Il ne comprenait pas ce qui se passait ! Pourquoi parlait-il d'un Seigneur ? Pourquoi souriaient-ils alors qu'ils se détestaient avec passion !? Il n'y comprenait rien ! Il se tourna alors vers Heero qui ne faisait que les regarder, son regard indéchiffrable.
-Sans compter que le Vidi… que le ministère cachait comme un joyau… se trouve maintenant entre tes mains.
Quatre sentit son corps se raidir aussitôt. Il savait que J était venu le chercher pour l'utiliser… Mais… comment avait-il su qu'il existait ? Pourquoi n'était-il venu le chercher que maintenant ?! Pourquoi ces deux hommes semblaient se connaitre depuis toujours !? Et qui étaient ces hommes en noirs…
-Pourquoi fais-tu tout ça ? Demanda doucement Dumbledore.
-Je ne fais rien en particuliers… par contre… je n'ai qu'un seul but dans ma vie…
Le sourire de J disparut alors comme par enchantement et son bras normal se renferma sur celui qui était métallique.
-Détruire le Seigneur des Ténèbres…
-Les morts ne reviennent pas. Souffla Dumbledore.
-Et les vivants n'ont qu'à si faire et s'arranger pour que la personne concernée soit châtiée.
Dumbledore arrêta, à son tour, de sourire, et tourna, pour la première fois, son regard vers Quatre. Et le blond ignorait pourquoi… mais ses yeux semblaient vouloir lui dire quelque chose… soudain, Dumbledore lui lança un petit sourire alors que ses yeux bleus pétillaient joyeusement.
-Tu ressembles énormément à ta mère. Elle était superbe.
Sa mère… le cœur de Quatre manqua alors un battement. Il ressemblait à sa mère. Ses yeux s'écarquillèrent tandis que ses lèvres se mirent à trembler. Il ressemblait… à quelqu'un… une femme… la femme qui l'avait portée dans son ventre.
-Où… est-elle ? Demanda-t-il d'une petite voix.
Quatre eut sa réponse rien qu'en voyant le visage douloureux de Dumbledore. Il était idiot… Il n'avait plus de famille… depuis qu'il avait 5 ans… il était au ministère… et il ne se souvenait absolument de rien avant cette époque… juste lui enfermé avec son grand miroir… jusqu'à ce que Trowa viennent dans sa vie…
-En parlant d'elle… Susurra J. Quelle magnifique personne as-tu donc emmené dans ton école… avec ses grands yeux mauves et sa petite frimousse…
Le blond ne put s'empêcher de se tourner vers Heero… et même si celui-ci semblait toujours aussi froid et indifférent… ses yeux s'étaient arrondis et sa respiration était un peu plus rapide… Heero… et une personne aux yeux mauves… Duo Maxwell. Il eut une légère grimace en se souvenant du Serpentard qui le détestait royalement.
-Je serais plutôt d'avis de dire que ce Serpentard lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Quelle idée grotesque d'aller le chercher du fin fond de son caniveau. Ce garçon n'a aucun intérêt.
-Ce n'est pas ce que pense G.
C'était bien la première fois que Quatre voyait le docteur J grimacer de cette manière. Comme si quelque chose de particulièrement amer avait décidé de s'aventurer dans sa bouche et l'étrangler.
-G ? Cracha-t-il.
Quatre ressentit alors un étrange soulagement qui décrispa chaque partie de son corps. Cette personne… cette personne allait bien…
&&
Et Harry vit, enfin, les magnifiques yeux gris se poser sur lui.
A suivre…
