Je suis désolée d'avoir autant tardé à publier ce chapitre. Mais mes études sont très prenantes et j'étais en plein examen.

Bonne lecture.

Je le rappelle les phrases entre ** sont les pensées de la personne en questions ! :D


Amaryllis POV

Je regardais autour de moi. Au plus profond de mon être, je ressentais une menace. Je regardais les murs m'entourant et la poignée de personnes se trouvant devant moi. Leurs regards m'offensaient. La couleur de leurs yeux me dérangeait. Leur présence même me mettait en colère. J'avais envie de crier à m'en rompre les cordes vocales :

* Allez-vous-en ! Laissez-moi en paix*

Un jeune homme roux magnifique me regardait tel un insecte qu'on aurait mis en observation. Il haussa un sourcil. Ce simple mouvement fit monter en moi un déferlante de colère.

Je me déplaçais plus loin et me courbait en une position que j'aurais certainement trouvé ridicule il n y a pas longtemps de celà. Longtemps ? Euh… au nom d'une …, qu'est ce que je faisais ici ? Qui sont ces personnes ? Où étais-je ? On était quel jour ? Mais encore plus important :

*QUI ETAIS-JE ?*

Au moment même où cette pensée me traversait l'esprit, je questionnais les personnes présentes d'une voix qui m'énerva encore plus si possible :

- Qui êtes-vous ? Le son de ma voix sembla me narguer un peu plus. Et je contemplais les autres semblant les obliger d'un simple regard à me donner l'information tant voulue.

- Tu ne te rappelles pas de moi, nous nous sommes rencontrées sur la falaise, me répondit une jeune femme aux longs cheveux bruns et aux yeux étonnement dorés.

- Falaise ? Quelle falaise ? *Quelle falaise ?* un curieux sentiment m'étreignit le cœur. J'eus l'impression de revoir un paysage fait de terre et de mer. Une mer d'un bleu électrisant, un bleu qui me fit mal, un bleu symbole d'une douleur à laquelle je n'arrivais pas à donner un nom.

- Amaryllis, tu dois te poser diverses questions, nous allons essayer d'y répondre... reprit la jeune femme brune, elle s'avança vers moi contournant l'homme brun-roux énervant.

Je repris une position 'normale' et penchai la tête sur le côté. Des questions ? J'en avais à foison mais une seule me paraissait primordiale en ce moment :

- Amaryllis ? Toutes mes questions, dites-vous ?

- Oui, toutes ! Assura t-elle en se mettant juste devant moi.

Je plongeais mon regard dans le sien. Un regard quelque peu familier. Un regard dont la nuance d'or semblait me transpercer. Je n'arrivais pas à avoir peur de cette femme. Elle était bienveillante, elle était bonne et… maternelle. Mais par contre le roux derrière elle, m'exaspérait à vouloir se mettre entre elle et moi. Je me tournais vers lui et un grognement menaçant sortit de ma poitrine ? Ma réaction me mit encore plus mal à l'aise. Je poussais donc l'imprudent qui s'opposait à moi et empoigna la jeune femme et la rapprocha de moi. Tellement proche que nos nez auraient pu se toucher si elle n'était pas si grande.

Mes mouvements en provoquèrent beaucoup d'autres. Plusieurs grognements se firent entendre dans la pièce et les hommes se rapprochèrent de nous très vite. Je n'en fis pourtant aucuns cas et me bornait à poursuivre ma petite discussion avec mon vis-vis :

- Alors peut-être pourriez-vous répondre à celle-là…

- Oui, vas-y ! me répondit-elle le plus calmement du monde

- Qui suis-je ? Cette question fut accueillie par un silence écrasant aucune respiration se semblait entrecouper le moment, aucun geste.

Cette question sembla choquer tout le monde sauf peut-être le roux répugnant et la petite femme aux cheveux bruns coiffés en piques.

Aussitôt la phrase articulée, elle sembla se répercuter mille fois entre les murs, je pouvais percevoir les ondulations de sons sortir de ma bouche et se frayer un chemin dans l'air de la pièce. Le son créait des vaguelettes tout à fait bizarres ! Etonnantes même ! Elles me fascinaient je les suivais de mon regard mais elles avaient beau s'éloigner, je les percevais clairement. L'une d'elles alla s'égarer vers le poil de carotte et derechef il haussa les sourcils et secoua la tête brisant par la même occasion l'objet de ma fascination.

Une raison de plus pour le détester. Plus je m'habituais à ce nouvel état plus j'arrivais à remettre mes idées en place. Je reprenais contact avec la réalité. Je savais que mes souvenirs étaient là tapis derrière une porte. Avais-je envie de l'ouvrir, alors que j'ai cet étrange sentiment qui m'étreint le cœur ?

- Tu es sûre de n'avoir aucun souvenir ? N'importe lequel, chantonna la seule femme brune qui me mettait à l'aise.

- Je ne sais pas ! Je me sens bizarre…

Tout à coup mon regard accrocha mon reflet sur une poignée de porte. Malgré sa couleur doré je percevais la teinte de mes yeux. Une teinte rouge, rouge comme le sang. A l'instant même où le mot 'sang' me parvint à l'esprit je ressentis une brûlure me prendre à la gorge. Un grognement sortit de ma bouche et mes mains s'enfoncèrent dans le mur comme si sa consistance rivalisait avec celle du beurre mou. Mes sens s'éveillèrent et mes narines frémirent. Mon ouïe fit fi des murs et s'évada loin. Elle perçut le tintement d'un verre, le bruit de l'air traversant les branches des arbres. Le chuintement d'une source, le bruit d'une cavalcade,… Derechef mon corps se tendit et un grondement plus féroce sortit de ma poitrine, suivi par six autres… je me retournais d'un seul coup et dévisageais mon vis-à-vis. Ce n'étaient plus les seules personnes que je connaissais mais mes ennemis. Je pris mon élan et fonçais sur la fenêtre. Un tourbillon de verre brisé m'entoura tout au long de ma longue et lente chute puis je courrais vers ce bruit qui me séduisait. Plus je m'en approchais, plus mes sens gagnaient en acuité. Ce bruit devint MON bruit. C'était le mien de manière incontestable. Le bruit fut bientôt remplacé par un fumet des plus appétissants. Je me jetais dessus et pendant les minutes qui suivirent je ne sentis qu'une intense satisfaction, un liquide chaud dans ma gorge, un souple corps entre mes bras… Dès que je finis je me relevais d'un rapide mouvement et regardais le c…corps à mes pieds… un daim….

Oh mon dieu, qu'est ce que je venais de faire !

- Tu viens de te nourrir ! Et le plus stupéfiant c'est que tu t'es mise à notre régime végétarien spontanément ! Bavo !

Je me retournais et dévisageais l'homme aux cheveux plaqués vers l'arrière. Il me semblait raisonnable.

Pendant presqu'une heure, il essaya de m'expliquer ma nouvelle nature et comment j'en étais parvenue à cet état de fait. Je me sentais vide ! Je n'avais plus aucuns souvenirs de cette vie qui fut la mienne… mais une chose était sûre, j'avais vécu un drame pour avoir essayé de me suicider.

Je pensais à cette tentative de suicide avec froideur, je n'arrivais pas à l'associer à moi. Tout ce que je savais c'est que j'étais une jeune fille aux yeux rouges et accessoirement un vampire nouveau-né qui bientôt voudra se jeter sur une quelconque carotide gorgée de sang. Je restais imperméable à tout sentiment. Ni curieuse, ni furieuse contre le rouquin, j'étais tout simplement un corps sans vie ni émotion… un cadavre ambulant…

Je me levais et me dirigeais vers un arbre, je posais ma main dessus et tout à coup, je perdis la vue, je plongeais dans un abime profond !

Quand j'ouvris les yeux, je me vis dans le même endroit en plein jour, devant moi se tenaient le rouquin et la jeune femme brune. Une seule chose clochait… elle avait les joues rouges et les yeux d'un chocolat profond, le jeune homme était quant à lui égal à lui-même et la couvait de ce même regard adorateur.

Je sais ce que tu es Edward…

Que suis-je Bella ? Dis-le !

un vampire…

Mon regard se voila comme auparavant et je repris contact avec la réalité. J'étais toujours au même endroit et tous me regardait étrangement. Edward, tel était son prénom d'après la brève scène à laquelle j'avais assisté me regardait étrangement. Il secoua la tête et pris la parole pour la première fois :

-Il me semble que tu viens de te découvrir un don

-Euh, un don ?

-Oui il me semble que tu as un pouvoir similaire à celui d'Alice. Mais contrairement à elle ce n'est pas du futur qu'il est question mais du passé…

-Ce que je viens de voir c'est vraiment passé alors...

-Encore une saleté qui a un don… je me tournais derechef devant l'énergumène qui venait de prendre la parole, c'était un … un … géant… voilà c'est çà le terme !

Alors que je n'allais pas tarder à répliquer face au GRAND…

mon regard se voila de nouveau et plongèrent derechef dans deux yeux bleus aussi profonds que l'océan, un frisson me prit violemment et tout le poids de mon passé ressurgit, un tourbillon d'images, de sons, d'odeurs, de mots :

*Ce sera comme si je n'avais existé…*

Je me repris et regardais hagarde autour de moi, me recentrais vers le couple que je reconnaissais à présent. Je me sentais plus qu'affolée, plus que troublée, je reculais et mon corps se colla contre un tronc d'arbre. Les visions reprirent…

De ma bouche sortit un halètement, mon corps reposait sur le torse d'Andrei. J'étais heureuse… du plus loin que je m'en souvienne, je n'avais jamais été aussi heureuse que maintenant ! Ma peau contre sa peau, nos visages blottis dans le cou de l'autre et le cœur battant en une unique allure.

Amaryllis Swan, je t'aime plus que tout, ma vie est creuse sans toi…

Je n'ai plus de vie sans toi, je t'aime…

Je repris durement contact avec la réalité, mes jambes se plièrent et je me retrouvais assise par terre. Mon souffle se faisait erratique et Edward se trouvait devant moi, les lèvres remuantes :

-Tu dois te maitriser ! Ne laisse pas ton pouvoir se lâcher autant… bride-le !

J'étendais ma main pour le toucher, quémandant une aide, dès que je l'effleurai, je retombais dans le trou noir :

- Je souhaite la mort, tuez-moi Aro…

- Tu es le fis de mon ami Carlisle, je ne ferai guère une chose en ce sens, et puis ton pouvoir, ton magnifique pouvoir…

- La mort ou rien, Aro !

- Nous allons délibérer avec mes frères, jeune membre du clan d'Olymp…

Un torrent de visions surgies de nulle part, je sentais mon corps se faire rudement secouer, et devant se tenaient Bella et Edward.

- Amaryllis, retiens-toi ! Je t'en prie, me supplia Bella

Je plantais mon regard dans le sien, et lui demandais :

- Pourquoi as-tu fait çà ! Pourquoi m'empêcher de mourir… es-tu aussi cruelle que ça ?

- Je sais que tu ne peux pas comprendre actuellement mais… moi aussi j'ai failli perdre Edward, je vais t'aider, ne t'en fais pas…

- Tu ne comprends pas, Andrei, je l'ai complètement perdu…

- Rien n'est irrémédiable ! contra t-elle de sa voix envoutante, tu vas voir, comme moi tu pourras redevenir heureuse…

- C'est impossible, jamais, jamais…

Sur cette dénégation, je reculais, fuyais son emprise sur moi…

- La mort est quelque chose d'irrémédiable, soufflais-je

Je portais la main à mon cœur et je replongeais une énième fois dans l'oubli.

Je me retrouvais dans une pièce froide et toute blanche, mon regard se voilait et mon cœur battait à s'en rompre… Une voix me sortit de mon état de stress.

Je vais maintenant vous demander si vous reconnaissez cette personne ?

Il souleva doucement le drap blanc, je me rappelle avoir observé sa main blanche veinée de bleu, mon regard se porta doucement sur la forme étendue… un battement de cil plus tard, ma vie s'effondrait en un seul murmure :

Andrei…

Puis le noir à nouveau !


Voilà qu'en pensez-vous?

Je souhaite avoir votre avis pour pouvoir mener à bien cette fiction je compte sur vos remarques et avis et remercie chaleureusement ceux qui m'ont envoyés des MP me demandant la suite!

Merci!