Bonjour tout le monde ! Désolé pour le retard ! De la famille est venue chez moi et m'a pris tout mon temps alors désolé !
Chapitre 48
Heero ne comprenait absolument pas pourquoi il allait voir Duo Maxwell alors qu'il venait d'apprendre que Voldemort viendrait très bientôt. Cela ne faisait pas le moindre sens. Certes, il venait de savoir qui était le frère du châtain… et il venait d'apprendre comment sa mère avait été tuée… Il ne pouvait pas exactement lui dire pourquoi… J avait été bien trop évasif pour comprendre exactement le motif du meurtre de la mère du Serpentard… Mais, il en savait bien plus que celui-ci. Mais, ses priorités n'auraient pas du d'aller informer le châtain de ces nouvelles informations. Il aurait du aller s'entraîner… et s'il avait eu un être aimé, il aurait du aller lui dire adieu. Mais, il n'avait pas d'être aimé. Il était un soldat. Un simple soldat. Forgé depuis l'enfance à aller vaincre l'armée de Voldemort… et Duo Maxwell ne rentrait pas dans cette équation. Bon sang! Il n'arrivait même pas à croire qu'il ait pu menacer J de ne pas se battre contre Voldemort s'il ne lui disait pas toutes les informations sur Maxwell. Il devenait fou. Non, pire que ça… même fou il aurait combattu les mangemorts. Alors qu'est-ce que Maxwell avait fait? Qu'avait-il donc de si spécial? Absolument rien. Certes, il avait des secrets. Mais, pourquoi avait-il donc un si grand impact sur ses choix? Cela ne faisait pas le moindre sens… Il s'engouffra alors dans la salle de classe où il avait laissé le châtain… et reçu aussitôt un coup de poing dans le ventre. Oui… il aurait du le voir venir pas vrai? Après tout, connaissant le caractère de Maxwell… il était évident que le châtain n'accepterait pas d'être abandonné dans une classe… assommé de surcroit. Oui, il aurait du s'y attendre. Et son nouveau bleu au ventre était là pour le lui rappeler. Le Serpentard se planta alors devant lui, les bras croisés et les yeux dangereux.
-J'ai trouvé ton frère. Annonça-t-il d'emblée avant que Maxwell ne puisse dire quoi que ce soit. Je dois aussi te dire que Voldemort est à nos portes et que ta mère a été assassinée par J.
Il n'avait pas le temps d'y aller par quatre chemins. De toute façon, il ignorait comment tourner autour du pot et danser autour d'un sujet quelconque. Il n'en voyait même pas l'utilité. Après tout, la nouvelle restait pareille qu'elle soit enveloppée de sucre ou pas. Il vit les yeux mauves s'écarquillés de stupeur alors que les mains fines se crispaient sur ses bras.
-Yuy… Chuchota-t-il.
-Si tu veux, je t'amène tout de suite voir ton frère. Tu partiras avec lui hors de Poudlard.
Il s'apprêtait à faire demi-tour lorsque la respiration haletante du châtain le fit hausser un sourcil perplexe. Duo Maxwell le fixait avec une telle stupéfaction et horreur qu'il fut pris au dépourvu.
-Et toi? Que va-t-il t'arriver à toi? Demanda le Serpentard d'une voix blanche.
-Je vais me battre contre l'armée de Voldemort.
Et fort probablement mourir. Mais, il ne dirait certainement pas cela à Maxwell. Il n'aimait pas du tout le teint blanchâtre de celui-ci. Les lèvres pleines remuèrent légèrement avant de se pincer en une ligne sévère. Heero aurait préféré qu'il ne fasse pas ça. Ses lèvres étaient bien trop jolies pour être plissées de cette manière. Merlin qu'il détestait cette attraction presqu'insoutenable. Comment était-il sensé se concentrer sur son objectif lorsque Duo Maxwell se faisait un devoir sacré de le distraire?
-Tu… ne veux pas survivre n'est-ce pas? Bégaya Maxwell. Tu te considères déjà comme un homme mort.
Pourquoi se verrait-il autrement? Il était né mort de toute façon. Qu'aurait été sa vie dans la rue? Avec les morts qui s'accumulaient dans tous les coins… les prédateurs qui se faufilaient partout et qui attendaient le moment pour frapper. Si J ne l'avait pas sorti de ça, il se serait fait tué comme tout être sans défense. Mais, le vieil homme l'avait formé. Lui avait donné une voie. Mais, après cette voie… qu'était-il sensé devenir? Mieux valait donc mourir dans cette guerre. Il ne ressentait aucune tristesse, aucune colère… juste une profonde indifférence. Sa mort ne représentait rien. Sa vie n'avait un sens que dans la guerre… que dans l'anéantissement d'un ennemi. S'il n'y avait pas d'ennemi… qu'était-il sensé devenir?
-Imbécile! Tu ne peux pas penser comme ça! Je sais que tu penses que ta vie est dédiée à cette guerre, mais c'est faux! Tu as un avenir… Tu as…
-De quoi tu parles? Demanda avec ennuie Heero. Je vais accomplir ma mission, peu importe le prix. Maintenant, viens que je t'amène à ton frère.
-Non! Je peux me battre aussi! Je peux aider à vaincre le Seigneur des Ténèbres!
-Qu'est-ce que tu as à gagner de cette guerre? Tu as obtenu ce que tu voulais. Tu as retrouvé ton frère. Alors pourquoi…
-Parce qu'il y a toi.
La réponse de Maxwell n'aurait pas du le faire sursauter à ce point. Il était sensé rester calme en toute situation. Mais, ce n'était pas le cas. Maxwell n'était pas sensé dire un truc pareil. Il y avait lui? Et alors? Maxwell ne voulait même pas coucher avec lui. N'était-ce pas la preuve ultime qu'il n'en avait rien à faire. Lui… lui se préoccupait du sort du châtain. Il ignorait pour quelle raison exactement… Mais, c'était ainsi… Maxwell lui importait. Les bras du Serpentard s'enroulèrent autour de son cou, le faisant se crisper un peu plus.
-Je ne t'abandonnerais pas. Je resterais avec toi.
-Ton frère…
-Après cette guerre… je prendrais mon frère dans mes bras… nous le rencontrerons… après cette guerre… nous pourrons être heureux ensemble… Je ne veux pas te laisser seul… Tu penses des choses trop stupides lorsque tu es seul.
Avant que le Japonais ne puisse protester, les lèvres douces du Serpentard se posèrent vivement sur les siennes.
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Quatre ne pouvait s'empêcher de fixer d'un air morose son unique sac de voyage. Il était sensé partir. Déjà… alors qu'il venait de commencer à socialiser avec les gens autour de lui… alors qu'il venait de rencontrer des personnes de son âge. Mais, il devait partir… pour laisser cette vision d'horreur s'accomplir. Un frisson d'épouvante traversa son corps menu le faisant trembler. Tout ce sang… toute cette haine… et lui était supposé partir et laisser d'autres jeunes de son âge affronter cette furie. Mais, que pouvait-il faire d'autre de toute façon? Il ne savait pas se battre. Il ne ferait que venir dans le chemin de ceux qui savaient se battre… les obligeant à le protéger sans cesse… Il détestait vraiment ce sentiment d'impuissance… La main forte de Trowa se posa alors sur son bras le faisant fermer doucement les yeux.
-Trowa… Murmura-t-il.
Lorsqu'il vit que son compagnon ne lui répondait pas, il se tourna vivement vers lui et écarquilla les yeux en voyant qu'il ne s'était pas habillé pour partir en voyage… Non, il s'était habillé pour partir en guerre… que ce soit son épée ou ses habits en cuirs… tout disait qu'il partait se battre. Non. Ses yeux se remplirent automatiquement d'eau alors que la main de son garde du corps se posait tendrement sur sa joue.
-Non. Protesta-t-il faiblement. Non!
-Je dois y aller Quatre. Ta vision le montrait bien non? Que notre camp n'était pas assez nombreux pour vaincre cette armée. Il faut que je les aide.
-Pas toi… Tu ne peux pas y aller.
Il ne pouvait pas le laisser seul de cette manière. Le laisser… Il se refusait à imaginer Trowa. Il s'y refusait catégoriquement! Trowa était tout pour lui. La seule personne qui avait été à ses côtés toute sa vie! Et maintenant, on voulait le lui enlever? Il ne pouvait pas supporter une telle infamie! Il avait presque l'impression que quelqu'un s'amusait à lui enfoncer un poignard dans le cœur… et Merlin qu'est-ce que c'était douloureux. Soudain, les lèvres du brun se posèrent sur les siennes avant de s'éloigner de nouveau.
-Tu dois partir d'ici… et je dois aller me battre. C'est notre destiné.
-Non! C'est ton choix! Tu veux partir dans cette guerre ignoble qui coûtera la vie de centaines de soldats! Tu!
-Je t'aime Quatre. Je ne pensais pas te le dire un jour, mais voilà.
Et sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit, Trowa le planta là.
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Cornelius Fudge sentit tout d'abord un frisson désagréable lui remonter le long du dos. Il l'ignora aussitôt. Il n'y avait rien dans ce bureau. Même Voldemort n'oserait pas s'attaquer au ministère de la magie. Pas aussi directement… et pas maintenant… Certes, il avait relâché dans la nature deux dangereux psychopathes qui avaient tentés de l'assassiner. Certes, son Vidi s'était enfui il ne savait trop où… Mais, la situation n'était pas dramatique. Elle ne l'était jamais. Il pouvait tout gérer pour la simple et bonne raison que Voldemort semblait être tombé dans l'oublie depuis plusieurs mois. Peut-être était-il mort? Ou peut-être avait-il tout simplement décidé de prendre sa retraite? Il l'ignorait et s'en fichait éperdument. Ce calme le comblait de joie… c'était la seule chose qui comptait. En sentait une main froide et métallique s'enrouler fermement autour de son bras, il ne put s'empêcher de laisser échapper un cri de terreur. Ce cri se coinça aussitôt dans sa gorge en sentant une lame de couteau se presser presque langoureusement contre son cou.
-Chut… Cornelius… tu ne voudrais pas m'obliger à tuer, non seulement toi, mais tout ton personnel?
Il connaissait cette voix… Il l'avait entendu il y a de cela fort longtemps… dans une autre vie peut-être? Non… pas si longtemps que ça… Le bras l'obligea à se tourner et il tomba nez à nez avec un vieil homme d'une laideur épouvantable.
-Prisonnier J…. Bégaya-t-il.
-Oui… exactement…
-Vous venez terminer ce que vous avez commencé?
Il avait envie d'uriner sur lui… Il avait envie de pleurer et d'appeler pour ses parents… J n'était pas supposé être devant lui avec un couteau! Comment avait-il pu passer la sécurité et tous ces gens qui étaient sensés travailler pour lui? C'était fou. Grotesque même! Un sourire malsain se forma alors sur le visage décharné et, cette fois-ci, le premier ministre ne put retenir une plainte silencieuse. Il n'avait presque plus de dents. Seulement trois… et elles étaient si pourries… si dégoûtantes…
-Cornelius… si j'avais voulu que tu sois mort la première fois… je t'aurais tué…
-On vous a capturé! Répliqua Cornelius Fudge.
-Non… vous avez cru me capturer quand tout faisait parti de mon plan.
-De quel plan parlez-vous?
-Harry Potter…
Les yeux bleus de Fudge s'écarquillèrent brusquement alors que de la sueur dégringolait partout sur son corps. Harry Potter… il n'y comprenait plus rien. Quel était le lien entre Harry Potter et la capture de J? Le vieil homme s'était fait capturer bien avant que le survivant ne soit enfermé à Azkaban!
-J'avais besoin d'être sur place avant que le jeune Potter n'arrive bien évidemment.
-Comment pouviez-vous donc savoir qu'il…
-Franchement Cornelius… Tu penses vraiment que sans mon intervention tu aurais osé mettre le jeune Potter en prison? Surtout pour la simple et bonne raison qu'il a osé ouvrir sa bouche?
Cornelius cligna lentement des yeux avant qu'un mal de tête intense ne le foudroie. La première fois que J était venu dans son bureau… qu'avait-il fait? Qu'avait-il dit? Il n'arrivait pas à s'en souvenir… La main métallique de J quitta alors son bras pour se diriger vers ses lunettes de soleil.
-Regarde bien mes yeux Cornelius… Après tout, on dit que les yeux sont le miroir de l'âme.
Cornelius Fudge regretta aussitôt de ne pas être tout simplement mort.
À suivre…
