Bon matin, Bonjour, Bonsoir à tous!
Si vous êtes là, c'est que vous avez lu le premier chapitre et l'avez trouvé quand même potable, avez eu pitié de moi, venez rire de ma gueule ou avez décidé de me laisser une chance de me reprendre, au choix! Peu importe, merci d'être là!
Merci à Tori Ki pour la correction et aussi à girlcameleon qui m'a donné ma première review à vie! Voici la suite!
Assez parlé, place au deuxième chapitre…
Vincent se rapprochait toujours du bureau derrière le quel était assise la turk intimidée et craintive. Il s'approcha jusqu'à ce que ses genoux touchent le bureau, se pencha pardessus celui-ci, leva lentement sa main munie de la prothèse dorée… et pointa la sortie d'un geste brusque. (Vous avez eu peur hein!)
-Qu… qui me dit que vous dites la vérité? Demanda Elena dans un léger soupir de soulagement de frustration.
-Vas voir Reno si tu veux être rassurée… Débutante…
-Quoi!? S'indigna Elena en ne faisant qu'un bond pour se mettre sur ses pieds.
Débutante, comment osait-il? Et… il l'avait tutoyé!?
Elena ne se rendit pas compte tout de suite de l'erreur qu'elle avait faite en se levant de sa chaise, mais voilà, Vincent s'était habillement glissé derrière elle et s'y était assis, profitant de la douce chaleur du coussin qu'y avait laissé la jeune femme. Il étira ses jambes et posa ses pieds chaussés d'imposants souliers pointus de la même couleur que sa main gauche sur le bureau. Joli bureau d'ailleurs, remarqua-t-il, le meilleur réservé aux Turks… Puis il pointa la porte à nouveau.
-Du balais, fut la dernière chose qu'il dit a la blonde qui sortit rageusement du bureau, la tête haute, en claquant la porte.
-*=*=*-
Pendant ce temps, à l'étage au-dessus…
-Crème à la glace, limonade sucrée, dit moi le nom de ta cavalière, A… Chantait Rude sans intonation.
-RENO!! Cria la voix ravagée de colère d'Elena.
-T'es mauvais Reno, commenta Rude, suite à la magnifique chute de Reno qui s'était pris les pieds dans le fil électrique qui lui servait de jouet.
-C'est pas ma faute, c'est Elena qui m'a déconcentré, c'est pas juste! Et d'abord, c'est nul la corde à danser! Je vais me chercher une bière.
La femme réprima l'envie fulgurante d'attraper l'oreille de Reno et de tirer jusqu'à ce qu'elle arrache, et hurla de plus belle pour attirer l'attention des deux hommes. Deux hommes qui étaient habitués à ces colères subites et qui n'y portait plus une réelle attention.
-RENO! Tu peux me dire qui est l'énergumène qui à réquisitionné mon bureau il y a quelques minutes? Demanda outrageusement Elena, sa frange lui tombant dans le visage au passage.
-Hein? Le beau gosse sexy avec les cheveux noir? C'est Vincent… bon à quoi on joue maintenant? Demanda Reno avec lassitude pour cacher son embarra, surprit de ses propre qualificatif de Vincent.
-RENO! Que fait-il là? Dans mon bureau? S'énerva Elena en se jetant Sur Reno, matraque au poing.
-AÏE! T'énerve pas comme ça, c'est l'ancien Turk dont vous a parlé Rufus à toi et à Tseng. Voyant qu'Elena n'était pas satisfaite et ne semblait pas vouloir le lâcher, Reno lui servit un sourire charmeur. Tu sais que t'a de beaux yeux quand t'es fâché? Minauda-t-il en approchant son visage du sien.
Elena devint rouge pivoine et frappa durement Reno à la tête en le lâchant, dégoutée.
-Je sais, on joue à chat! S'exclama Rude, qui cherchait un autre jeu depuis la cascade de Reno avec le ''fil électrique à danser''. Il toucha l'épaule de sa collègue. Chat!
Nouveau coup de bâton, à Rude cette fois. Un craquement écœurant en provenance de l'épaule de la jeune femme retentit dans la pièce alors que le grand gaillard n'avait pas bougé d'un pouce. Dans une grimace de douleur, elle donna un coup sur son épaule pour la replacer.
-T'as pas le droit de retouche, tu triche! Cria Reno du bout du corridor, hors de sa portée, tout sourire.
Elena cria de rage au moment où Rufus arriva, très en énervé.
-Elena, arrête d'hurler qu'il y a un envahisseur dans ton bureau, je t'ai entendue jusqu'au mien! Vincent prend ton bureau, je n'ai pas eu le temps de te le dire, mais c'est à toi de déménager dans un autre!
Le président tourna ses yeux froids vers ses deux autres gardes du corps, qui se tenaient droit comme des I, presque au garde-à-vu. Le jeune homme repartit dans un ample mouvement de cape blanche, l'air de défi peint sur le visage.
Elena tourna les talons au même moment et repartit tête basse vers son maintenant ancien bureau en se massant l'épaule.
-*=*=*-
Vincent soupira d'exaspération en entendant les cris de la femme se répercuter dans les corridors et son bureau. Il ouvrit un tiroir pour prendre un crayon mais n'en trouva pas. Normal, après tout, cela faisait trente ans que d'autres personnes utilisaient ce bureau. Vincent vida donc tout ce qui appartenait à la blondinette et déposa le tout dans une boîte sur le coin de son bureau avec une certaine gêne la boîte contenant tampons, sous-vêtements en dentelle, maquillage et photos d'hommes plus ou moins… moins en fait… habillés.
Quand Elena revint peu après la cessation de ses cris, elle fut surprise de voir le bureau ramassé des documents et petites décorations qui y trainaient normalement. Rouge tomate – elle aurait préféré faire son ramassage elle-même – elle s'avança et pris la boîte.
-Vous avez fait vite monsieur Valentine… Je… suis désolée pour tout à l'heure, déclara-t-elle avec un certain embarras.
-Humm… Fit le ténébreux sans même la regarder, s'en fichant tout à fait. C'est «T'as fait vite Vincent», la corrigea-t-il d'un air absent, les yeux fixés sur l'écran d'ordinateur.
-Oh! Heu bien monsi… Vincent! Moi v… tu peux m'appeler El…
-Je sais comment tu t'appelle, tu me l'as gentiment montré en me pointant la porte tout à l'heure, maintenant, du vent.
Il avait parlé d'une voix ferme et désintéressée mais qui aurait fait s'enfuir n'importe qui. C'est d'ailleurs ce que fit la Turk; elle partie presque en courant et ferma la porte. Quelques secondes passèrent puis des coups discrets retentirent à la porte du bureau. Vincent –toujours sans quitter son écran d'ordinateur des yeux- dit d'entrer.
-Heu… pardon de vous dé… te déranger Vincent, j'ai… j'ai laissé ma… ma boîte.
Elena la récupéra et repartit à toute vitesse, cachant les photos douteuses à la vue de son nouveau collègue. Nouveau collègue qui s'en fichait totalement.
-*=*=*-
Un peu plus tard, à l'étage au-dessus (on commence à s'en douter)…
-J't'ai trouvé Reno! Dit Rude d'un ton monocorde, comme à son habitude.
-Pas ma faute, c'est la bière qui me fait roter! Se défendit Reno en sortant de derrière la machine distributrice.
Elena fit arriva à ce moment là, une boîte dans les bras, le visage rouge comme les cheveux de Reno.
-Hey! Elena! Réconciliée avec ton imposteur? C'est quoi cette boîte? Hey! La photo! C'est qui ce gars et il est où son linge!? Et la dentelle là…
-La ferme Reno! Dit Elena d'une voix basse et hautement gênée. C'est les trucs que j'avais dans le bureau que Vincent a vidé.
-Ha… Tu sais, pour la photo, ils on pas prit le meilleur! La mienne est beaucoup plus AÏE! MAIS QUOI? Demanda Reno à Rude qu'il n'avait pas vu faire de grands signes de mains.
-La ferme Reno, conseilla Rude.
Reno se retourna et devint aussi rouge qu'Elena en voyant Rufus qui s'était glissé dans son dos, l'aire exaspéré des enfantillages de ses employés.
-On soupe tous ensembles ce soir afin que tout le monde, j'entends par là les Turks, connaisse mieux Vincent. Reno, tu t'occupe d'aller le chercher, Elena, je te montre ton nouveau bureau –Rufus jeta un coup d'œil irrité aux photos dans la boîte qu'elle tenait toujours-, on ira chercher Tseng en passant et Rude… Tu n'a qu'à compter jusqu'à cent et aller te cacher, termina Rufus agacé. Tout le monde dans cinq minutes dans la salle à manger numéro 3.
Ils se séparèrent en deux groupes, Rude suivant Reno, et partirent chacun de leur côté.
Arrivé devant l'ancien bureau d'Elena, Reno frappa et entra sans attendre d'invitation. Il resta figé un moment, la bouche grande ouverte avant de se mettre à crier en agitant les bras au-dessus de sa tête.
-Mais ques que tu fabrique!?
Vincent releva la tête, surpris et agacé de cette interruption, et termina en vitesse ce qu'il avait commencé.
-J'astiquait ma griffe! Dit-il en levant son bras gauche qui était caché par le bureau. Que croyiez-vous? Ah! Ces jeunes, je vous jure! Soupira-t-il. Que puis-je pour vous?
Rude n'avait pas bougé, impassible, comme à son habitude, et Reno reprit contenance en affichant son sourire pervers et joueur coutumier.
-Trouve-toi une fille, ça presse! S'exclama Reno pour blaguer.
À ces mots, Vincent fut traversé d'une vague de tristesse en pensant à Lucrecia. Reno avait peut-être raison, une petite aventure ne pourrait pas lui faire de mal… Son trouble passa inaperçu et Reno poursuivit :
-Rufus veut que tu viennes manger avec nous dans cinq minutes.
Cette fois, la surprise de Vincent fut remarquée des deux hommes. Quoi? Manger avec eux? Mais sa mission ne contenait aucune clause de fraternité! Il avait toujours été mauvais avec les relations humaines…
-Manger avec… vous? Qui d'autre que vous deux et le patron? Et pourquoi?
Reno et Rude le regardaient intrigués. Pourquoi était-il si nerveux et surpris d'un coup? Juste à cause du souper? Ce n'était pas légèrement exagéré?
-Tu sais que tu peux être vraiment têtu quand tu veux! C'est juste comme ça entre Turks! Et j'ai eu l'ordre de te ramener dans cinq minutes… il en reste trois! Fit Reno mi-exaspéré, mi-amusé de l'expression d'horreur peinte sur le visage de Vincent.
Le regardant avec insistance, le roux se dit qu'il devait trouver un moyen de le traîner jusqu'à la salle à manger. La force? Mauvaise idée, l'issue du combat était un peu trop prévisible. Les yeux de chiot? Non! Ça, ca marche juste avec les filles! Les menaces? Pourquoi pas? Après tout, il s'agissait d'un ordre indirect adressé à Vincent. C'est lui qui devait venir manger!
- Yo, t'a pas le choix de toute façon! C'est un ordre du patron; on soupe tous ensemble! Son sourire pervers-joueur habituel revint sur son visage. Et… une rumeur se propage si vite, tu ne voudrais pas que tout le monde sache qu'on t'a trouvé entrain de… comment t'a dit déjà? Astiquer ta griffe? Demanda Reno en relevant un sourcil moqueur.
Vincent, totalement exaspéré, se leva et passa devant les deux Turks avec un visage redevenu impassible, à son habitude.
-Passe devant, je te suis, si c'est le patron… pas vraiment le choix, dit-il de sa voix calme.
Le chemin se fit en silence. Rude se demandant quel serait le menu, Reno le breuvage, et Vincent, se préparant mentalement à socialiser. Ses pensées dérivèrent lentement vers une autre branche de sa vie sociale. Sa vie amoureuse, plus désertique encore que le crâne de Rude. Il se dit que s'il avait la chance d'avoir une aventure, peut-être oublierait-il un peu Lucrecia… Une toute petite aventure… Il fixait les cheveux rouges devant lui alors qu'il se faisait cette réflexion. Une aventure avec…
-Voilà, on est arrivé.
La voix de Reno le fit sortir de sa rêverie. Il entra à la suite des deux autres et salua tout le monde d'un signe de tête bref avant de s'asseoir à la table.
-Bien, tout le monde est là! Déclara Rufus. Tseng, voici Vincent Valentine, votre nouveau collègue. Les autres ont déjà fait connaissance, je crois.
Un silence s'empara de l'assemblée suite aux paroles de Rufus. Elena regardait ses genoux sous la table, le visage et les oreilles rouges tomate, gênée du premier contact qu'elle avait eu avec Vincent. Reno s'amusait à lancer sa fourchette en la faisant tournoyer puis à la rattraper sous le regard désapprobateur de Tseng, quant à Rude… Il ne faisait rien de spécial, fidèle à lui-même.
-Ne parlez pas tous en même temps surtout! Dit Reno au bout d'un moment en souriant.
-C'est qu'on n'a rien à dire, lui répondit la petite voix à peine audible d'Elena qui était incapable de ne pas parler, bien qu'elle aurait voulu disparaître.
-D'accord, alors je vais partir un sujet de conversation… Déclara Reno avec un air malicieux. Savez-vous ce que Vincent faisait tout à l'heure quand on est entré dans son bureau?
-Il n'essayait pas de cacher les documents qu'il doit remplir en tant que Turk quand même… Fit Tseng d'un ton désapprobateur en fixant Reno, chez qui il s'agissait d'une habitude.
-NON! Cria Reno tout sourire, ignorant la provocation.
-La question, c'est est ce qu'on a vraiment envi de le savoir? Répliqua Rufus d'une voix calme qui contrastait avec l'énervement du roux.
-OUI! Fit Reno sur le même élan de gaminerie sur le quel il s'était lancé. Il se…
-Préparait pour souper, compléta Vincent en lui coupant la parole sans élever la voix mais si froidement que même Reno se tut. Le regard plein d'avertissement qu'il lança à Reno appuya son ton de voix alors qu'il saisissait sa fourchette. Bon appétit, dit-il pour conclure sans conviction.
Un nouveau silence s'installa, ce qui convenait au ténébreux. Un instant, on entendit que les bruits de vaisselles puis, Tseng, voulant paraître pour le parfait chef des Turks, comme à son habitude, prit la parole.
-Ainsi, tu as déjà été Turk par le passé?
-Oui, si vous avez des questions, j'y répondrai, répondit Vincent légèrement ennuyé.
Reno ouvrit la bouche précipitamment dans le but de sortir une connerie mais se ravisa en croisant le regard sévère de Rufus. Petit silence, à nouveau brisé par Tseng.
-Alors, pourquoi n'étais-tu plus dans les Turks et que s'est-il passé durant toutes ces années d'exil?
Un silence de plomb s'abattit sur l'assemblé. L'Utaien ne connaissait pas le passé de Vincent, il avait posé la question juste comme ça, par curiosité… Tous suspendirent leurs gestes et tournèrent la tête vers l'impertinent. Vincent, Rufus, Reno et même Rude, le regardaient à présent avec différentes expressions dans le regard. Quand Tseng compris son erreur, plus que gêné, il devint aussi rouge qu'Elena et baissa la tête sans attendre de réponse.
Vincent soupira imperceptiblement. Ses collègues avaient le droit de savoir et même s'il s'agissait de souvenirs douloureux, il devait apprendre à vivre avec.
-Je n'ai jamais vraiment quitté les Turks, dit lentement Vincent. Ma dernière mission consistait à protéger une scientifique de la Shinra. J'ai eu quelques… démêlé avec son collègue et lors d'un affront, il a sortit sans arme et m'a atteint au cœur. Ensuite, lui et la personne que je devais protéger ont utilisé mon corps pour lui faire subir des expériences toutes plus folles les unes que les autres. Lors de l'injection de certaines cellules, la réaction avec mon corps, et sans doute d'autre substance des précédents essais, m'a ramené à la vie. Bien sûr, non sans conséquence. J'étais devenu une créature que personne ne contrôlait, encore moins moi-même. Quand j'ai repris mes esprits et constaté mon état, je me suis enfermé dans un cercueil. C'est trente ans plus tard que Cloud est venu m'ouvrir et j'ai rejoint AVALANCHE. Si je l'ai fait, c'est parce que celui qui m'avait tué travaillait encore à la Shinra… Tout comme aujourd'hui d'ailleurs… Vincent, les yeux dans le vague et perdu dans ses pensées, sembla émerger de l'eau, reprit sa respiration et son expression habituelle. Il survola chaque personne à la table – et un serviteur - du regard. D'autres questions? Demanda-t-il sèchement, sans réellement se rendre compte du malaise général ni du fait que se dernière phrase y était pour beaucoup.
Un court silence suivit, mais Reno, avec son comportement d'adolescent immature, pris la parole, nullement gêné.
-Et… *Sourire espiègle et pervers*, on peut savoir ce que tu as fait dans ton cercueil toutes ces années?
L'homme fut alors la proie des regards assassins de ses collègues. Un serviteur vint pout entrer dans la pièce mais en voyant la situation, roula les yeux et s'en retourna. Encore le roux…
-Reno, je t'en pris! S'exclama Elena.
C'était la première fois qu'elle levait la tête et tous les regards se tournèrent vers elle. Il s'agissait d'un repas assez étrange. Elena rebaissa la tête en se maudissant, se disant que Vincent n'avait certainement pas besoin de sa protection.
-El… elle est bonne la purée de patate, tentât-elle pour effacer son intervention et lancer un sujet de conversation.
Elle se traita intérieurement d'imbécile en remarquant qu'il n'y avait même pas de purée de patate dans son spaghetti bolognaise. Elle fut alors sauvée de Reno, qui ouvrait à nouveau la bouche pour parler, par la porte qui s'ouvrit à volée.
Voilà! Ya pas encore vraiment d'action, mais ça s'en viens tranquillement. J'avais prévu plus vite mais je me rends compte que j'ai plus de choses à dire que je ne le croyais au départ. Je ne veux pas non plus mettre des chapitres trop longs alors c'est ça. Je vais essayer de me mettre à écrire plus, en temps normal, Tori ki reste plus d'une semaine sans répondre au forum, mais là, elle est en feu! Il faut dire qu'en ce moment, c'est que Reno est… Nah, je ne vous dirais rien!! :P
Bloopers… Yen a pas vraiment pour ce bout là… j'ai vraiment mais vraiment allongé quelques réponses du forum seulement et on a pas eu le temps de trop déconner… Je me reprends au prochain chapitre!!
Prochain chapitre : Bonnet de douche et petite salle abandonnée! C'est quoi le rapport? Vous verrez XD
