Coucou tout le monde!

Je suis heureuse de vous annoncer que ça commence ici! Réellement là, la vraie histoire, c'est ICI! J'espère que vous apprécierez! Il s'agit de la première partie de la fic, en ce moment, sur le forum, la deuxième et une troisième dans la deuxième partie sont entrain d'être écrite. On a également prévu la quatrième donc : fic assez longue en perspective! Mais rassurez vous, il n'y a plus vraiment de temps mort comme les premiers chapitres (bien que ceux qui l'on lu m'ont dit qu'il ne s'agissait pas du tout de temps morts…) Enfin, je m'en fait trop :P

Et tiens à remercier MisseCCC qui me fait de belles reviews!! Merci beaucoup!! (Malgrés le fait que j'ai eu plus de 320 clic sur la fic, je n'ai eu que trois personnes qui m'ont laissé des comm's, dont une est Tori Ki alors c'est vraiment apprécié!!)

Merci à To de m'avoir laissé en vie même si je la provoque ouvertement :P

Je préviens qu'il y a un lemon dans le chapitre (je le trouve pas vraiment réussi mais bon...) alors c'est ça...

Sur ce, bonne lecture!


Reno ouvrit de grands yeux terrifiés. Un… un clone? Comment était-ce possible?

-Je ne croirais pas, je suis moi, tu ne peux donc l'être aussi… que fais-tu là? Articula-t-il difficilement.

-Je viens t'éliminer et prendre ta place, répondit simplement l'autre en haussant les épaules avec lassitude avant de foncer sur son model avec un bâton électrique en tout point semblable à celui des Turks à la main.

Reno évita le coup sans trop de difficulté mais sa puissance était telle qu'un trou apparut dans le mur à l'endroit où le faux Reno avait frappé. Le vrai n'hésita pas et lui sauta dessus pour le déséquilibrer. Ils roulèrent au sol et défoncèrent la porte de l'appartement, se retrouvant couchés dans le corridor, l'un essayant d'immobiliser l'autre et le deuxième tentant de l'assommer avec son arme.

Tseng arriva alors en courant et resta surpris du spectacle. Son entrainement de Turks pris néanmoins le contrôle et il décida d'immobiliser le plus dangereux – celui avec le bâton – au mur le plus près. Au même moment, Elena arriva en courant au bout du couloir avec une pile de documents en main, choquée que Tseng lui ai tout donné et soit partit en courant en entendant le bruit.

-Vous allez m'expliquer ce qui se passe! Pourquoi il y a deux Reno?... Déjà qu'un c'était l'enfer! Fit Tseng en criant presque malgré l'absence de bruits.

Le Reno qui était au mur et c'était laissé prendre par Tseng sans opposer aucune résistance prit la parole en premier.

-C'est lui le dangereux! Je revenais de la cafet (cafétéria) et il m'a attaqué chez moi! Se plaignit-il.

-Moi!? C'est lui le jumeau! Se défendit l'autre qui s'était relevé.

-C'est ça… laisse-moi et attaque-le avant qu'il ne le fasse! Répliqua celui au mur.

-Certainement pas! C'est lui qui est armé, moi je suis le gentil! Fit l'autre.

-Oui c'est toi! Fit l'autre en le pointant de son arme d'un ton accusateur.

-Non!

-Oui!

-Non!

Assez! Cria Elena.

Le Reno du mur se libéra avec une force surhumaine, profitant du fait que Tseng avait relâché son attention. Tout le monde recula jusqu'à l'autre mur en voyant son expression enragée. Il sortit alors une petite bille noire de sa poche et la lança avec force au sol. Une fumée noire envahit l'espace. Il y eu des bruit de lutte, d'étouffement, des pas, des bruits de quelque chose que l'on traine au sol, puis, la lumière revint. Un Reno était étendu au sol et regardait partout autour de lui.

-Vous avez vu? Demanda-t-il l'air perdu.

À ce moment, Rufus arriva du bout du couloir en tenant un Reno en joue avec son fusil. Il avait vu la scène de loin et avait capturé Reno en le voyant s'enfuir du nuage noir.

-Mais qu'attendez-vous? Qu'ils s'entre tuent? On va les interroger et si on ne réussit pas à les différencier, on les emmènera voir Vincent… Fit Rufus, autoritaire. S'il a réussit à me différencier de RS2 l'autre jour, il réussira peut-être pour Reno, continua-t-il en réponse aux regards interrogateurs des quatre Turks... Enfin, trois plus un.

Tseng prit le Reno au sol et Rufus garda l'autre en joue.

-Minute! Fit le Reno de Tseng. Je dois prend quelque chose dans mon appart!

Croyant qu'il s'agissait d'une ruse, Tseng ne le lâcha pas. Rufus comprit néanmoins et envoya Elena, confuse, chercher le pantalon au sol, derrière la porte. Elle le prit et échangea un regard avec Tseng. Pourquoi le pantalon de Vincent était là et comment Rufus était au courant? Étrange…

-Finalement, je crois qu'on va aller voir Vincent en premier, fit Rufus, se disant qu'il en saurait probablement plus.

Ils se mirent en marche vers le bureau. En y arrivant, Le président entrebâilla la porte et y lança le vêtement avant de refermer.

Vincent fut surpris de recevoir ainsi son vêtement, par son patron. Il l'enfila rapidement et ouvrit la porte. Il ouvrit de grands yeux étonnés en voyant deux Reno. Il reprit néanmoins son self contrôle rapidement et les invita à entrer.

-Peux-tu distinguer le vrai du faux? Demanda Rufus.

-Laissez moi seul avec eux cinq minutes au maximum, répondit Vincent, de marbre.

Rufus haussa les épaules et fit sortir tout le monde, refermant la porte derrière lui. Dans le bureau, le roux laissé par Rufus regardait Vincent, les bras croisés et le regard sans expression. L'autre que Tseng avait escorté avait esquissé un pas vers Vincent dès que la porte se fut refermée, mais s'était retenu, Vincent ne pouvait savoir qu'il était le vrai. Il parla donc, le suppliant du regard et de sa voix.

-Vincent, je peux te prouver que je suis moi, je…

L'autre Reno, ayant remarqué leur différence d'émotion avait sortit une autre balle noire de sa poche et l'avait lancée au sol, répandant les ténèbres dans la pièce. Bruits de luttes, insultes étouffées. L'obscurité se dissipa au bout de quelques secondes, révélant deux Reno ayant changés de place et abordant à présent le même visage implorant.

Vincent fronça les sourcils. Impossibles de les différencier au physique et s'il posait des questions ou que Reno changeait, l'autre referait son petit tour de passe-passe. Vincent posa sa main sur Cerberus et s'approcha du Reno près de son bureau. De sa main métallique, il lui fit pencher la tête sur le côté et sentit son odeur, sans quitter l'autre des yeux. Il fit le même manège pour le second. D'un geste rapide, il pointa son arme sur le premier, près de son bureau. Celui-ci eu vraiment peur, mais se calma en voyant qu'il observait la réaction de l'autre : Bras croisés, un sourire satisfait aux lèvres qui n'appartenait pas du tout au Reno que tout le monde connaissait. Vincent retourna immédiatement son arme vers lui et lui tira dans la jambe.

-Tu ne connais pas la personne que tu dois imiter donc tu utilise des tours pour camoufler ton incompétence et tu n'a même pas la même odeur que lui, c'est pathétique. Fit Vincent en gardant son arme pointée vers l'homme à terre.

Les autres entrèrent, interpellés par le coup de feu. Tous furent stupéfaits du Reno au sol, les traits tirés par la fureur. Ils le dévisageaient tous intensément. Personne ne vit donc le vrai Reno, celui debout, s'approcher de Vincent par derrière et passer sa main dans son dos, le long de la colonne vertébrale, donnant des frissons à Vincent, qui lui répondit d'un petit regard bienveillant en tentant de cacher sa réaction.

-Merci, murmura-t-il à son oreille.

Personne n'avait rien vu, personne sauf l'autre Reno.

-Je voix où est mon erreur, nous reviendrons, fit-il agressivement.

Il leva ses mains, saisit sa tête, et dans un mouvement sec, un craquement écœurant, il se brisa la nuque et s'étendit mollement au sol. Mort. Il y eut un silence inquiétant une minute avant que Rufus ne prenne la parole, plus pour lui-même que pour le groupe.

-Ça n'est pas un clone normal, il saigne. Ça aurait donc été un vrai être humain? Comment est-ce possible?

Vincent se pencha à côté du clone et fit une légère entaille avec sa griffe dans son cou. Il repoussa la peau de son autre main un peu, puis d'un coup sec, il retira ce qui était en fait un masque. Dessous, une sorte de bulle de chair sans visage, sans cheveux, avec seulement des trous au niveau des oreilles et de la bouche. QU'une bulle de peau dans la quelle il semblait y avoir cerveau, nerfs, veines.

-Voilà l'astuce, un masque totalement adhéré à sa véritable tête, fit Vincent, sans intonation.

-Mais qui? Et pourquoi? Et ce suicide… il n'a même pas transmit d'information? Continua Rufus.

Cette fois, Reno s'approcha du mort et jeta un coup d'œil dans le trou ou aurait du se trouver l'oreille.

-Il a un implant et un mini-ordinateur ici. On dirait qu'il a pu transmettre les informations automatiquement… Fit Reno en retirant délicatement le petit dispositif.

Vincent se releva et se tourna vers Rufus.

-Je dois y aller, je crois qu'il y a quelqu'un chez moi qui pourrait répondre à certaines de nos question, lui dit Vincent.

-De qui tu parle Vincent? Demanda Tseng, voyant qu'il n'avait pas l'intention de s'expliquer.

-Une femme que j'ai gentiment enfermée à double tours dans mon sous-sol ce matin, répondit-il, sans plus de détails.

Un silence plana un instant dans le bureau, Vincent attendant l'approbation de Rufus, ce fut néanmoins Reno qui parla, révélant ce que tout le monde pensaient.

-Elle a eu un avant midi complet pour se déprendre. Si c'est bien elle qui manigance tout ça, elle doit avoir d'autres ressources. Un autre clone aurait pu venir la chercher, elle a dû prévenir quelqu'un de l'endroit où elle allait, il est probable qu'elle soit liée par un implant aussi… Fit Reno, incrédule que Vincent n'y ai pas pensé lui-même.

Vincent haussa les épaules. Il prit l'implant des mains de Reno et le donna avec précaution à Elena.

-Tu peux essayer d'en tirer quelque chose, Tseng, occupe-toi de la sécurité du patron et Rude pourrait disséquer Reno2 pour être sur qu'il ne cache pas autre chose. Je retourne tout de même chez moi voir si aurait put laisser un indice quel qu'oncle…

Tseng renifla dédaigneusement. C'était à lui de donner les ordres non? C'était lui le chef des Turks…

-Bien, Reno, tu vas avec Vincent. Comme ça, tu feras le transport avec l'hélico et tu pourras le seconder au cas où il aurait une mauvaise surprise, conclu Rufus avec un sourire en coin, il avait dit à Vincent plus tôt qu'il enverrait Reno avec lui et l'embarras qu'il pouvait ressentir l'amusait beaucoup.

Elena hoqueta et baissa les yeux dans un soupir inaudible. Après ce qu'elle avait entendu l'autre jour… Et surtout avec l'histoire du pantalon… Les garçons ne changeraient donc jamais, se dit-elle intérieurement avec dégoût.

Tous se mirent au travail, s'afférant à la tâche donnée par leur nouveau collègue de la veille.

-*=*=*-

Dans l'hélicoptère, Reno pilotait en silence. Il jetait fréquemment des regards obliques à son compagnon de vol, qui restait obstinément silencieux. Reno ne parlait pas non plus, contrairement à son habitude. Il aurait voulu que Vincent lui dise quelque chose qui aurait put clarifier ce qu'il ressentait. Pourquoi couchait-il avec lui? Éprouvait-il des sentiments pour lui ou avait-il seulement envi de le prendre pour assouvir ses désirs et de faire comme si de rien n'était après? Reno était perdu. Il ne savait pas lui-même ce qu'il voulait. Il le regarda à nouveau. Mais un Turks était avant tout un Turks… Tant pis…

Vincent pensait effectivement au boulot. Puis, il vit l'un des regards en coin de Reno. Il se remémora sa caresse après qu'il ait tiré sur le faux lui. Il avait du avoir peur un instant et cherchait du réconfort. Vincent ne voulait pas lui faire peur, loin de là… Pourquoi restait-il silencieux d'ailleurs? Ça n'était pas normal, maintenant qu'il y portait attention. Et puis il ne voulait pas s'embrouiller avec Reno, il ne voulait pas le perdre parce qu'il l'aimait et… Il l'aimait? C'était ça? Lui? Un éternel amoureux de Lucrecia? Tien, il y avait longtemps qu'il n'y avait plus pensé à elle… C'était donc cela…

Il aimait Reno. Il croisa un autre de ses regards obliques. Le silence lui parut soudain lourd et inconfortable. Il se pencha et posa sa main sur la cuisse de Reno. Il le sentit trembler sous ses doigts.

-T'aurais pas eu un peu peur que je te tire dessus tout à l'heure? Demanda-t-il avec un petit sourire.

-Je me suis dis que… tu avais sentit mon stress et que peut-être que… enfin… Répondit Reno, mal assuré.

-Ça te dit de rester chez moi après le boulot? Fit Vincent avec un petit sourire espiègle. À la place de retourner t'enfermer seul dans ta tour. C'est moi qui fais le souper!

-Ça marche, je ne travaille pas demain… Je m'occuperai du dessert… Fit joyeusement le roux en reprenant son sourire pervers habituel, heureux que Vincent veule passer du temps avec lui. Et puis… était-ce un sourire qu'il avait vu sur le visage de Vincent?

-*=*=*-

Comme l'avait supposé Reno, il n'y avait plus personne à leur arrivée. Le sous-sol était vide et silencieux. Seule une note avait été laissée au sol. Curieusement, Reno eu l'impression de reconnaître l'écriture.

-Je reviendrai prendre ce qui me revient de droit, lu Vincent à haute voix. T'a une idée de ce qu'elle aurait pu vouloir?

-Dettes de poker? Proposa Reno en marchant lentement dans la pièce. Il se dit que c'était peu probable. Elle ne te l'a pas dit ce matin? Elle n'est pas venue sans but non?

Vincent se remémora en détail sa rencontre du matin. La femme, ses paroles, ses gestes.

-Elle cherchait désespérément à avoir du sexe et me lâchait des commentaires peu subtils pour m'attirer dans cette direction… C'est curieux, elle connaissait des choses sur mon passé… Elle ressemblait beaucoup à Rufus aussi, on aurait dit lui mais au féminin, termina-t-il en ouvrant de grands yeux, frappé par le souvenir soudain.

À son tour, Reno fut frappé d'un souvenir, ou plutôt du souvenir d'un souvenir, très flou.

-Blonde, cheveux ondulés, courbes généreuses? Demanda-t-il, légèrement confus.

-Tu la connais? Fit Vincent en se retournant.

-Non, mais… je l'ai vu quelque part, hier et… Reno se souvint de son malaise du matin. Et si lui aussi l'avait rencontré mais n'avait pas été aussi fort que Vincent pour la repousser? Je ne me souviens plus, je suis désolé, c'est comme si quelqu'un me l'avait raconté dans un rêve, je me souviens avoir marché vers la tour nord la nuit et… Reno s'interrompit, cherchant toujours.

Voyant son embarras, Vincent n'insista pas, devinant avec une certaine tristesse la suite.

Sans y penser, Reno mit ses mains dans ses poches. Il toucha à un bout de papier, tout au fond. Il le sortit et le déplia.

Bonsoir Turks,

Il y a longtemps que je t'observe et j'en suis venue à la conclusion que tu serais une bonne recrue pour nous.

Nous œuvrons pour créer de nouveaux spécimens et les recherches de la Shinra est la seule façon de mener à bien nos projets. Présente-toi au sommet de la tour nord à minuit. Seul.

La dame noire.

-C'est le mot qu'elle avait laissé dans ma chambre, fit Reno en tendant le bout de papier à Vincent, voyant qu'il s'agissait de la même écriture que le mot qu'il avait en main. Je comprends maintenant ce qu'elle voulait dire en parlant de nouveaux spécimens! Fit Reno horrifié.

-J'imagine qu'ils t'on drogué ou quelque chose du genre pour que tu n'ai plus de souvenir. Ils t'on ramené à ta chambre au cas où quelqu'un te chercherait le matin et ne trouve pas de lit vide, puis, quand ton double a été fini, ils l'ont envoyé t'éliminer… Conclu Vincent.

-Quand il s'est tué, il a dit qu'il comprenait son erreur. La prochaine copie sera donc meilleure. Est-il possible de créer une réplique parfaite? Si oui, c'est vraiment mauvais… On doit vite prévenir Rufus! Ils n'attendront pas les bras croisés qu'on découvre leur manège, ils en enverront d'autre, et peut-être de Tseng ou Elena, voir Rufus, la prochaine fois. Ils sont vraiment forts en plus. Quand Tseng l'a immobilisé au mur plus tôt, il s'est libéré comme si ça n'était qu'une toile d'araignée. S'il s'est laissé avoir facilement par toi, c'est qu'il n'avait plus vraiment d'autre issue, trop de monde savaient… Reno avait tout résonné rapidement de peur que ses idées ne s'en aillent.

Le roux décrocha donc son portable et téléphona à son patron.

-Dis-lui de se faire remplacer par RS2 et d'aller se cacher, fit Vincent en lui tapotant l'épaule.

Reno fit signe qu'il avait compris, termina sa conversation rapidement et raccrocha.

-Ils feront attentions. Ils disent qu'ils n'ont rien tiré encore du corps, ni du mini ordinateur. Ils ont dit aussi qu'ils ne renforceraient pas la sécurité non plus pour ne pas laisser entendre que quelque chose ne va pas. C'est à peu près ça… Reno regarda sa montre. J'ai terminé ma journée… tu fais des heures supplémentaires ou on mange? Demanda Reno en haussant la voix, voyant que Vincent regardait le vide sans réagir, perdu dans se pensées.

Ce dernier regarda les cheveux flamboyants de Reno sans réellement les voir. Il se réveilla au bout de dix secondes et vit vraiment son compagnon, ainsi que son air irrité.

-Je crois que c'est assez le travail pour aujourd'hui, fit Vincent.

Ils remontèrent les escaliers, Reno retrouvant son sourire par la même occasion, jusqu'à la cuisine. Vincent fit signe à Reno de s'asseoir à la table et il ouvrit le réfrigérateur pour voir ce qu'il pourrait bien préparer.

Reno quant à lui, était assit à la table, tourné vers Vincent, ou plutôt le derrière de Vincent qui, penché vers l'avant, lui arrivait juste devant les yeux. Il ne se gênait d'ailleurs pas pour le fixer, la bouche légèrement entre-ouverte.

-De quoi tu as le goût? Demanda Vincent, le sortant de ses pensés dans un léger sursaut.

-Hein? De quoi? Manger? J'en sais rien, on est chez toi, surprend-moi! Je ne suis pas difficile… Je te l'ai dis tout à l'heure, moi c'est le dessert qui m'intéresse… répondit Reno avec un sourire pervers qui lui allait tout à fait alors que Vincent se repenchait. Tu sais que t'a des fesses… trop sexy…? Demanda Reno en en bavant presque.

Vincent sourit en se relevant avec ce dont il avait besoin.

*Son sourire aussi est top sexy* se dit Reno intérieurement, déplorant de ne le voir que très rarement.

Vincent décida de faire un riz aux légumes et au poulet, simple et rapide. Il faut dire qu'il attendait également le dessert avec impatience… Il mit donc les légumes à cuire. Un morceau resta collé à la planche à découper. Il le prit et alla le porter aux lèvres de Reno, qui ne le quittait pas des yeux. Le roux prit doucement le légume, frissonnant quand les doigts de Vincent frôlèrent ses lèvres.

Il prit son poignet pour qu'il ne parte pas et suçota doucement le bout de son doigt. Il se leva d'un bond et fit reculer Vincent jusqu'au frigo où il l'appuya et l'embrassa goulument, surprenant sa proie tout à fait consentante par sa candeur. Reno alla murmurer à son oreille de ne pas faire bruler les légumes, en profitant pour lui mordiller lobe.

Vincent sourit. Décidément, Reno avait un don pour cela. Il effleura ses lèvres, ne l'embrassant pas réellement pour le faire languir, et le repoussa, retournant à son four.

Ils soupèrent en parlant joyeusement, pour une fois, il ne s'agissait pas d'un monologue de Reno.

Vincent ne voulait que se réchauffer au début en ayant une petite aventure, pour se changer les idées. Seulement, il ne s'en rendait pas totalement compte, mais il commençait à ressentir des sentiments pour Reno. Il l'aimait, mais ne savait pas réellement à quel point ni pourquoi. Il était bien et en confiance avec lui. Il lui avait dit durant ce souper des choses dont il n'avait jamais parlé à personne avant et curieusement, il l'avait fait avec un sourire, comme s'il se libérait de poids trop lourds pour ses épaules.

De son côté, Reno plaisantait, parlait et écoutait. Il se rendait bien compte que Vincent souriait et semblait heureux. Il se doutait, non, en fait, il était certain que Vincent ressentait quelque chose pour lui. Peut-être quelque chose minime, mais il s'en fichait un peu. Il n'avait jamais vraiment aimé une fille, malgré le nombre incalculable qu'il avait mit dans son lit. Mais avec lui, c'était différent. Il était d'ailleurs content de voir à son expression qu'il ne s'agissait pas que d'une coucherie pour lui non plus.

-On fait quoi maintenant? Demanda Reno dans un demi-sourire après avoir terminer de manger.

-On peut aller continuer cette conversation au salon ou aller se coucher… je suis crevé, répondit Vincent en mimant un bâillement.

-Ou on pourrait réviser nos… techniques de ce matin, après tout, une fois par jour, ce n'est pas assez, suggéra Reno avec un sourire gourmand.

-Ou alors prendre une bonne douche avant d'aller se coucher… fit Vincent en jetant une sorte d'invitation, faisant comme s'il n'avait pas entendu Reno.

En ayant assez du petit jeu, Reno se leva et détacha la cape de Vincent en frôlant son cou de sa main et ses lèvres des siennes dans un presque-baiser et se recula vers les escaliers qui montaient au deuxième avec un sourire joueur.

Vincent savoura le frisson à son cou et suivit les cheveux rouges de Reno, tel un guide, avec un petit sourire raisin. Arrivés à la salle de bain, il mit sa main dans son dos pour l'empêcher de reculer encore. De sa griffe, il détacha délicatement sa chemise et son pantalon.

Reno était réellement heureux. Vincent souriait. Dans son élan de joie, il le mit à nu et le poussa dans la douche où il le plaqua au mur violement et l'embrassa à l'en étouffer.

-Vincent, est ce que tu m'aime? Demanda-il contre ses lèvres, n'y tenant plus, il en voulait la confirmation.

-Ça fait trente ans que personne ne me fait cet effet si tu veux savoir, répondit-il sincèrement avant de chercher le robinet à tâtons et de l'ouvrir, reprenant les lèvres de Reno pour couper court la discussion.

Reno sentit son cœur se serrer de joie. C'était dit, confirmé. Il l'aimait. Reno maintenait Vincent sur la paroi de la douche fermement. Il répondit à son baiser avant d'aller lui mordiller le cou et les épaules. Le rouquin passa également ses mains derrière Vincent, lui griffant doucement le dos alors que ses morsures étaient de plus en plus fortes, il remonta à son oreille pour y déposer quelques mots au creux, tel un secret.

-Je t'aime aussi…

Vincent soupira doucement. Le contact chaud de la peau de Reno contre la sienne et sa bouche qui le mordillait toujours plus fort… Il fit glisser doucement sa main normale vers le sexe durcit de son vis-à-vis alors que sa main gauche s'était posée sur son torse.

Il se laissa doucement glisser à genoux devant le roux, sa griffe glissant doucement sur son ventre pour ne pas l'entailler. Doucement, il prit le membre chaud de Reno en bouche et commença de lents vas et viens.

Reno tremblait au simple contact de Vincent et quand il commença ce qu'il avait entreprit il crut que ses jambes le lâcheraient. Il se retint difficilement au mur glissant d'une main alors que de l'autre il plantait ses ongles dans l'épaule de l'homme agenouillé devant lui.

Vincent sentit son instabilité et remonta prendre possession de ses lèvres. Il se décolla un instant pour écarter quelques mèches du visage du roux. Il en profita pour l'observer : Reno, nu, l'eau ruisselant sur son corps… Le tout lui donnait bien des idées en tête. Il n'eût pas le temps d'y penser bien longtemps que le roux reprit ses lèvres humides et tremblantes.

Reno remonta sa main qui était dans le dos de Vincent en le griffant. Doucement, puis de plus en plus fort. Remontant vers les omoplates, la nuque, les épaules, puis, redescendant sur son torse en laissant cinq marques rouges presque sanglantes partout où elle s'aventurait. Une caresse lente et infernale, douloureuse à la fois… Reno ne quittait pas les lèvres de son amant, férocement, il jouait avec sa langue, jusqu'à ce que sa main atteigne ses fesses.

-Pour une fois, ça sera toi en dessous, fit Reno malicieusement en enfonçant un doigt dans son orifice anal.

Vincent laissa s'échapper un petit cri aigu, surprit par l'intrusion. Toute fois, il ne souffrait pas, ayant déjà eu, il y a longtemps, des expériences semblables, il savait à quoi s'attendre et son corps également. Il s'habitua rapidement au premier doigt et fit signe à Reno de passer au deuxième.

Se faisant, Reno joignit son majeur à son indexe et fit des mouvements de ciseaux pour détendre le muscle. Un troisième doigt se joignit aux premiers, toujours cherchant à élargir l'entrée de son amant. N'y tenant plus, celui-ci fit signe à Reno d'y aller. Le roux retourna donc sa proie face au mur et le pénétra doucement mais avec une certaine détermination. Il commença immédiatement des vas et viens rapides et profond, tirant soupirs et gémissements à Vincent.

Le roux planta ses dents dans l'épaule blanche devant ses yeux. Doucement, une main se plaça sur le côté de son bassin pour guider les coups de reins de Vincent qui accompagnait son mouvement. Son autre main descendit à son entre jambe et en saisit durement la colonne de chair tendue pour lui donner le même mouvement.

La respiration de Vincent était courte et la douche lui semblait bouillante. Il tentait de se retenir au mur avec ses mains, sa griffe crissant sur les tuiles. Reno toucha un point particulièrement réceptif et sa griffe s'enfonça dans le mur, laissant un trou.

Dans un râle commun, les deux hommes atteignirent l'orgasme ensemble, Vincent se libérant sur le mur et Reno en Vincent. Doucement, il se retira et retourna Vincent face à lui pour lui mordiller la lèvre inférieure. Il se décolla avec un sourire sadique et le retourna à nouveau face au mur, faisant fit de ses jambes tremblantes, et le pénétra de nouveau.

-Attends la prochaine fois… Menaça difficilement Vincent en s'accrochant désespérément au mur.

-Pourquoi je patienterais? Je n'ai qu'à me servir… Et je sais que tu aimes alors… Répondit Reno, la respiration irrégulière.

Reno enfonça encore ses ongles dans la peau de Vincent, faisant perler le sang. Il lécha la blessure qu'il avait causée, s'arrêtant un court instant pour murmurer au creux de l'oreille de Vincent.

-Pas ma faute si t'es si irrésistible, il faut t'y attendre quand t'es dans ta position, conclu Reno avant de continuer ses léchouilles, cessant ses autres caresses.

Vincent attrapa alors le poignet de Reno et fit un brusque revirement de situation, le plaquant au mur. Il l'embrassa furieusement avant de descendre embrasser son cou. Il sentait le sexe durcit de Reno contre le sien et s'y frottait doucement, tirant du rouquin des sons fort excitants.

-C'est... pas…du jeu! Se plaignit Reno, sentant ses jambes défaillir sous son poids.

Il s'accrocha à la nuque de Vincent et se laissa choir au sol, épuisé. Les deux pouffèrent un peu, surtout Vincent en voyant l'air hébété de Reno. Ils laissèrent l'eau devenue tiède détendre leurs muscles, emmêlés dans un enchevêtrement se bras et de jambes.

-Tu peux marcher? Demanda Vincent dans un demi-sourire.

-Mieux que les autres fois! Fit Reno en montrant ses jolies dents, repensant aux deux premières fois où c'était lui qui était le dominé. Mais si tu y tien, je peux faire le souffrant pour que tu me porte jusqu'au lit, continua-t-il en rapprochant son visage de celui de Vincent.

Vincent attrapa une serviette accrochée au mur et les en enveloppa tous les deux dedans. Reno ouvrit de grand yeux : ça n'était pas une serviette ça, mais carrément une couverture de lit King! Vincent sourit – encore!! – en voyant le visage de Reno. Il ressemblait vraiment à un enfant étonné devant une bonbonnerie avec sa bouche entre-ouverte.

-C'est probablement une des seules fois que je vais dire ça, mais je suis épuisé et je ne sais même pas si je vais réussir à me trainer jusqu'au lit moi-même… C'est que je manque d'exercice !

-Bien, je m'occuperai de te faire un entraînement intensif dans ce cas, répondit Reno en parfait pervers.

Ils se levèrent et se rendirent à la pièce à côté, abandonnant la serviette en chemin, et se laissèrent tomber sur le lit. Vincent invita son amant sous les couvertures et le tourna dos à lui. Il se colla à son dos pour dormir en position cuillère, le nez dans la crinière rousse humide de l'homme qu'il aimait, il le savait maintenant.

Lentement, le sommeil gagna les deux hommes, les laissant tout de même savourer la présence de l'autre contre son corps avant de les emporter complètement.


Voilà! Sixième chapitre complété! J'espère qu'il vous a plu. Un peu plus long que ce que j'avais prévu mais je me suis laissée emporter dans le ''lemon'' (Que je ne trouve pas très… enfin bon…)… désolé!

Bloopers!

+ Ça je l'ai enlevé parce que c'était juste mauvais et je n'arrivais pas à le placer… C'est dans la douche quand ils s'écrasent au plancher XD

-Tu peux marcher? Demanda Vincent dans un demi-sourire.

-Je… je crois que non, fit Reno dans un sourire amusé. Il fit mine de se lever et de retomber. Attends, fit-il, soudain sérieux. J'ai mal à la cheville. Reno se rapprocha pour montrer à Vincent. Il se colla à lui et l'embrassa. Il tira sur la serviette de bain au mur et les enroula à l'intérieur. Elle est immense ta serviette! S'exclama-t-il. Tu viens, on va au dodo, continua-t-il en se relevant. Quoi? Mais non, elle a rien ma cheville, je cherchais un prétexte pour me rapprocher… mais si tu tiens à me porter, je peux faire le souffrant, sourit-il en se raccrochant à Vincent à présent debout.

-C'est probablement une des seules fois que je vais dire ça, mais je suis épuisé et je ne sais même pas si je vais réussir à me trainer jusqu'au lit moi-même… répondit Vincent d'une voix traînante mais tout de même pleine de tendresse.

++ Ici c'est le rêve de Reno après qu'il se soit endormi XD…

Reno s'était endormi doucement dans les bras de Vincent. Il émettait de petits bruits de victoires et de contentement dans son sommeil. Il rêvait qu'il battait le record du monde de buveur de bière.

+++ Celui là il est juste sortit de me tête déjanté, je trouvais ça trop drôle et j'ai ris toute seule un bon bout en imaginant les expressions des différents personnages. C'est la scène entre Vincent et les deux Reno dans son bureau.

-Laissez moi seul avec eux cinq minutes au maximum, répondit Vincent, de marbre.

Rufus haussa les épaules et fit sortir tout le monde, refermant la porte derrière lui. Reno fit un pas dans la direction de Vincent mais se ravisa.

-Vincent, je peux te prouver que je suis moi!

Vincent le fit taire d'un geste. Il dévisagea les deux hommes identiques un instant, les regardant dans les yeux l'un après l'autre.

-Il n'y a qu'un moyen de vérifier quel Reno est le vrai, déclara Vincent. On fait… un trip à trois.

Le Reno qu'il fixait, celui qui avait parlé prit un air gourmand, puis dégoûté.

-Pas avec la copie ! S'écria-t-il

L'autre avait parlé exactement au même moment que le premier, un air parfaitement horrifié sur le visage.

-Pas avec toi! Un mec, beurk!

Il eu à peine le temps de finir sa phrase que sans comprendre comment ni pourquoi, il était mort, une balle entre les deux yeux, tirée par Vincent, rapide comme l'éclaire.

-T'es déganté, commenta Reno, à la fois surpris, amusé et grognon.

-Et t'a rien vu encore! Répondit Vincent en sautant dessus.

Désolé! C'était plus fort que moi, je trouvais les premiers trop poche XD. Un avant goût du prochain chapitre? Bah… Ils sont en congé… vous savez ce que ça veux dire…? XD Deux mots, comme d'habitude! Voilà : Costa et interrompue!! Rooooh! Je m'amuse follement, vous n'avez pas idée! On dit que ce n'est pas bien la dépendance (et je suis d'accord) mais à ma fic, ya pas de problème, ce n'est pas nocif pour la santé, gâtez-vous! Ce sont les bloopers et mon Bla Bla qui pourraient vous rendre cinglés!! On se revoit au prochain chapitre! :K

Shoku